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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 5 juin 2009

[Édition actuelle - Table des matières]

Des mesures rentables pourraient freiner la mortalité causée par la pneumonie infantile

La mise en place de mesures afin d’améliorer la nutrition, la pollution de l’air intérieur, la couverture vaccinale et la gestion des cas de pneumonie pourrait être économique et réduire considérablement la mortalité infantile des suites de la pneumonie, selon une étude récente. Des chercheurs ont remarqué que ces stratégies combinées pourraient réduire la mortalité infantile totale de 17 p. 100  et réduire de plus de 90 p. 100 la mortalité causée par la pneumonie. La pneumonie est la première cause de mortalité chez les nourrissons de nombreux pays en développement, qui occasionne 2,2 millions de morts chaque année. L’étude, réalisée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres écoles de santé publique, a permis d’évaluer les aspects économiques d’interventions actuelles auprès d’enfants et de déterminer les stratégies de contrôle de la pneumonie les plus efficaces. Les programmes visant la promotion d’un meilleur traitement communautaire de la pneumonie, de l’allaitement maternel exclusif, de l’utilisation d’un supplément de zinc et de la vaccination pour le Haemophilus influenzae b et le S pneumoniae se sont révélés les interventions les plus efficientes. Le brûlage de combustibles solides comme le bois, pour la cuisson et le chauffage, s’est révélé un facteur contribuant à au moins 20 p. 100 du fardeau de pneumonie infantile. 
Source : Medical News Today, 3 juin 2009
http://www.medicalnewstoday.com/articles/152275.php

Vaccin contre le papillomavirus efficace chez les femmes de 24 à 45 ans non exposées auparavant

Selon un article publié dans Online First et dans une prochaine édition de The Lancet,  les femmes âgées de 24 à 45 ans peuvent être protégées par le vaccin contre le papillomavirus ou virus du papillome humain (VPH), si elles n’ont pas déjà été infectées par le virus. Le rapport est le travail de la Dr Nubia Muñoz, du National Institute of Cancer, à Bogota, en Colombie et de ses collaborateurs. Les femmes qui ont participé à l’essai randomisé n’avaient pas d’historique de maladie cervicale ou de cancer ou encore de verrues génitales, causées par les types 6, 11, 16 et 18 du VPH. Le premier groupe de femmes a reçu le vaccin contre le VPH quadrivalent et le deuxième groupe a reçu un  placebo (le premier jour et les deuxième et sixième mois). Il y avait au total 1 911 femmes dans le premier groupe et 1 908 femmes dans le deuxième groupe. Le premier résultat final pour l’évaluation était l’infection pendant six mois ou plus et la maladie cervicale et génitale externe attribuable aux types 6, 11, 16 et 18 de VPH. Le deuxième était le même, mais la maladie génitale était attribuable aux types 16 et 18 du VPH seulement. La moyenne de la période de suivi était de 2,2 ans. Aucune autre donnée n’a été analysée à la fin de l’essai de quatre ans. Parmi les femmes, des populations précises ont été analysées. La population par protocole de participantes idéales incluait 1 615 femmes ayant reçu le vaccin et 1607 femmes ayant reçu un placebo. Du premier jour au septième mois, elles ont toutes testé négatif pour le vaccin approprié de type VPH. Au cours d’une année, elles ont toutes dû recevoir trois doses de vaccin. Elles étaient tenues d’avoir une visite de suivi ou plus après le septième mois. La recherche a permis de démontrer qu’il y a eu quatre cas d’infection ou de maladie dans le groupe du vaccin à comparer à 41 dans le groupe du placebo. Les chercheurs ont observé que le vaccin a démontré une efficacité de 91 p. 100 par rapport à la totalité des quatre souches (la réduction par pourcentage en taux d’incidence dans le groupe du vaccin à comparer au groupe du placebo). Dans l’évaluation des types 16 et 18 du VPH seulement, quatre cas sont survenus dans le groupe du vaccin à comparer à 23 dans le groupe du placebo (efficacité du vaccin de 83 p. 100). Lorsque les femmes qui n’avaient pas été complètement vaccinées et avaient déjà une infection au VPH existante ont été incluses à l’analyse, l’efficacité du vaccin par rapport à la totalité des quatre types de VPH était inférieure (31 p. 100). L’efficacité était de 4 pour cent lorsqu’il était précisément administré contre les types 16 et 18 du VPH. Malgré la présence de résultats visés de l’essai, les chercheurs ont observé qu’en général, les femmes atteignant le résultat final avaient des infections, plutôt qu’une maladie cervicale ou génitale. Par conséquent, la grande efficacité du vaccin dans la population ayant l’intention de se traiter était principalement à la suite de l’efficacité contre l’infection.               
Source : Medical News Today, 2 juin 2009
http://www.medicalnewstoday.com/articles/152137.php

Surveillance des cas d’hospitalisation par suite de l’influenza de 2004 à 2008, Colorado, É.-U.

Le Colorado est devenu le premier État à faire des hospitalisations associées à des tests d’influenza confirmés en laboratoire un problème de santé à déclaration basé sur les cas en 2004. Les chercheurs ont résumé la surveillance des hospitalisations de l’influenza au Colorado au cours des quatre premières saisons enregistrées d’influenza (2004–2008). Ils ont souligné les similarités et les différences entre les saisons de l’influenza; les saisons no 2 étaient entièrement les mêmes. La saison de l’influenza 2005–2006 a eu deux vagues d’activité distinctes (types A et B), la saison 2006–2007 est arrivée bien plus tard et a eu une moindre importance, et la saison 2007–2008 a eu une activité considérablement supérieure de l’influenza B. La surveillance des cas d’hospitalisation de l’influenza a fourni de l’information sur la durée de l’activité de la grippe saisonnière, le nombre de cas déclarés et les taux représentatifs par groupe d’âge et type de virus d’influenza et une mesure de gravité relative. La surveillance de l’hospitalisation par suite de l’influenza a fourni plus d’information sur l’activité de la grippe saisonnière que toute autre mesure de surveillance (p. ex. la surveillance de l’affection pseudo-grippale) actuellement grandement utilisée parmi les États. Un nombre accru d’États devraient envisager la mise en œuvre de la surveillance des cas d’hospitalisations de l’influenza.
Source : Emerging Infectious Diseases Journal, volume 15, numéro 6, juin 2009