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Les autorités sanitaires de Toronto tentent d’aborder l’augmentation du nombre de cas signalés d’infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), dans la ville. Les chiffres des ITS de septembre, tirés du Bureau de santé publique de Toronto, indiquent que l’on a diagnostiqué 405 cas de VIH, 5 480 cas de chlamydia, 1 293 cas de gonorrhée et plus de 200 nouveaux cas de syphilis infectieuse. Les cliniques étaient engorgées de personnes demandant des tests de dépistage et de personnes dont les tests se sont révélés positifs pour des maladies comme la gonorrhée, la chlamydia et l’herpès. Un médecin-hygiéniste adjoint de la ville estime que l’augmentation des cas de chlamydia pourrait être attribuable à une campagne visant à faire augmenter le nombre de tests de dépistage. La chlamydia peut faire augmenter le risque d’une personne de contracter d’autres ITS, dont le VIH.
Source : Medical News Today, le 21 novembre 2008
http://www.medicalnewstoday.com/articles/130360.php
Le carcinome hépatocellulaire primitif est le type de cancer le plus fréquent en Gambie. On a mis sur pied l’Étude d’intervention contre l’hépatite en Gambie (EIHG) en 1986 afin d’évaluer l’efficacité protectrice de l’immunisation contre l’hépatite B des nourrissons dans la prévention de maladies chroniques du foie, particulièrement le carcinome hépatocellulaire et la cirrhose plus tard pendant la vie adulte. Ce programme était conçu selon une série de suppositions. Ici, les chercheurs ont utilisé des données tirées d’études observationnelles et épidémiologiques conçues depuis 1986 afin d’examiner la validité de ces hypothèses. Ils ont découvert que : (a) la couverture vaccinale contre l’hépatite B était de 15 p. 100 supérieure à l’hypothèse initiale; (b) la protection contre l’infection au virus de l’hépatite B (VHB) ne dépendait pas du nombre de doses vaccinales reçues; (c) l’importance de l’infection périnatale à VHB était négligeable; (d) le risque de carcinome hépatocellulaire attribuable au VHB des moins de 50 ans était de 70 à 80 p. 100, un taux inférieur à l’hypothèse initiale. D’après ces données, le résultat final de l’EIHG devrait être mesurable à compter de 2017, soit plus tôt qu’on ne le prévoyait à l’origine. La stratégie de l’EIHG tient compte des tendances particulières de l’épidémiologie du virus et de l’histoire naturelle du carcinome hépatocellulaire en Afrique, et elle offre un modèle d’intégration et d’évaluation de nouveaux vaccins dans le Programme élargi de vaccination des pays africains sub‑sahariens.
Source : Cancer Epidemiol Biomarkers Prevention, vol. 17, no 11, novembre 2008, p. 3216‑3223
Il y a cinq ans, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est devenu la première pandémie mondiale du XXIe siècle. Le coronavirus (CoV-SRAS) qui a rendu malades plus de 8 000 personnes et tué près de 800 d’entre elles pourrait tirer son origine chez les chauves-souris, mais la source animale réelle demeure inconnue. Afin de comprendre la façon dont le CoV-SRAS pourrait s’être transmis des chauves-souris aux humains, une équipe de chercheurs du Vanderbilt University Medical Center et de la University of North Carolina, située à Chapel Hill, a maintenant produit un coronavirus synthétisé semblable au SARS présent chez les chauves-souris. Le virus, qui est le plus grand organisme synthétique jamais répliqué, est infectieux chez les cellules de culture et les souris. Les conclusions permettent de cerner des voies par lesquelles un coronavirus de chauve‑souris pourrait s’être adapté afin d’infecter des humains. Les études comprennent aussi une approche fondée sur un modèle en vue de la détermination, de l’analyse et des interventions en santé publique rapides en cas d’épidémies virales naturelles ou intentionnelles dans l’avenir. Pendant l’épidémie de SRAS, on a rapidement identifié le virus souche comme un coronavirus (CoV-SRAS). Il ne ressemblait toutefois pas aux deux coronavirus humains connus, qui causent de 20 à 30 p. 100 des rhumes, et l’on n’arrivait pas à déterminer l’animal qui était l’hôte initial du virus. Les chercheurs sont devenus convaincus que les chauves-souris étaient la source probable, mais on n’avait jamais réussi à développer en culture ou chez des animaux des coronavirus de chauves‑souris, ce qui mettait un frein aux études de duplication, d’évolution et de prévention. Les équipes de Denison et Baric ont déterminé que le fait de ne pas pouvoir cultiver le virus représentait un manque important à la capacité d’identifier rapidement de nouveaux pathogènes et d’y répondre. Afin d’aborder cette vulnérabilité, l’équipe a décidé de se servir de la biologie synthétique en vue de récupérer un virus non cultivable. Les chercheurs ont utilisé des séquences publiées de coronavirus de chauves‑souris semblables au SRAS afin d’établir une séquence de génomes consensuelle, ce qui représentait la meilleure possibilité d’obtenir le génome d’un virus qui serait viable. Ils ont ensuite utilisé la synthèse d’ADN commerciale et la génétique inversée afin de concevoir le génome viral consensuel et plusieurs variations. Le CoV de chauve-souris semblable au SRAS consensuel ne s’est pas développé en culture au départ. Cependant, la substitution d’une seule petite région du CoV-SRAS humain, soit le domaine de liaison du récepteur des protéines de spicule qui est essentiel à l’entrée du virus dans les cellules humaines, a permis au nouveau CoV de chauve-souris chimérique semblable au SRAS de bien se développer dans des cellules de singes (que l’on utilise souvent pour étudier le CoV-SRAS humain). Le virus chimérique s’est aussi bien développé dans des cellules de souris modifiées pour ressembler au récepteur du CoV‑SRAS et aux cellules épithéliales primaires des voies respiratoires humaines. Il s’est mal développé chez les souris, mais un seul autre changement dans la région du récepteur des protéines de spicule a permis une croissance efficace chez les souris, sans causer de maladie semblable au SRAS. Les études donnent à penser qu’un événement de recombinaison très simple pourrait avoir suffi à permettre à un coronavirus de se transmettre d’une espèce à l’autre.
Source : Medical News Today, le 26 novembre 2008
http://www.medicalnewstoday.com/articles/130812.php
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