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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 11 avril 2008

[Édition actuelle - Table des matières]

Transmission interhumaine de la grippe aviaire : Chine

En Chine, des essais cliniques indiquent qu’un père de famille chez qui la grippe aviaire a été diagnostiquée l’avait probablement attrapée de son fils, ce qui ne fait qu’accroître la crainte au sujet de la transmission du virus entre humains. Âgé de 24 ans, le fils est décédé, alors que le père, âgé de 52 ans, a survécu après qu’on lui avait administré rapidement des agents antiviraux et du plasma sanguin post-vaccination provenant d’un participant à un essai du vaccin contre le virus H5N1. L’unique endroit où le fils aurait été exposé était le marché de volailles où il s’était rendu six jours avant que ne débute la maladie. Entre-temps, le père avait été passablement exposé à son fils. Les virus isolés présents chez le père et le fils étaient génétiquement identiques, à l’exception d’une petite modification de la base de la chaîne moléculaire de l’acide nucléique qui compose la structure génétique du virus H5N1. Les auteurs en concluent que la transmission s’était probablement produite entre les deux hommes.
Source : Medical News Today, le 8 avril 2008
Site Web : http://www.medicalnewstoday.com/articles/103196.php

À Rio, la dengue fauche à foison : Brésil

Les autorités sanitaires de Rio de Janeiro, la deuxième plus grande ville du Brésil, ont annoncé mardi que 67 personnes étaient décédées de la dengue et que des dizaines de milliers d’autres étaient devenues malades en raison du virus transmis par un moustique. Plusieurs des décès et les cas les plus graves se retrouvent parmi les enfants. Les spécialistes des maladies suggèrent que l’exode rural dans plusieurs pays de l’Amérique latine, ainsi que la diminution des épandages d’insecticides qui avaient virtuellement éliminé le virus entre 1950 et 1980, est la cause probable du retour en force de la maladie. Le virus provoque une forte fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires. Il existe également une forme hémorragique de la maladie. En tout, le nombre de cas de dengue signalés en 2008 dans l’État de Rio de Janeiro dépasse dorénavant les 57 000, de l’avis du secrétaire d’État à la Santé de Rio. Le nombre total de décès, soit 67, est en hausse de 13 par rapport à la semaine précédente, et de ce nombre, 21 cas étaient de la forme hémorragique de la maladie, qui se caractérise par la perte de sang.
Source : Medical News Today, le 3 avril 2008
Site Web : http://www.medicalnewstoday.com/articles/102771.php

Nouvelles perspectives à l’étude dans l’estimation de l’incidence du VIH lors d’épidémies : Afrique

Dans l’étude on fait un compte-rendu de l’élaboration et de la mise à l’essai de deux méthodes conviviales qui font appel aux changements dans la prévalence transversale du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Les auteurs avancent que l’on peut estimer l’incidence du VIH au moyen de nouvelles enquêtes sur la prévalence qui sont suffisamment précises pour suivre l’évolution de l’épidémie. Dans le but de contrer cette épidémie, les gouvernements et les agences internationales ont évalué les répercussions des interventions en faisant le suivi des modalités de la propagation du virus. Habituellement, les agences font la surveillance d’une épidémie généralisée en déterminant la prévalence de l’infection au VIH chez les femmes qui fréquentent une clinique de soins prénataux. Des mesures plus précises de la prévalence du VIH se font à l’aide d’analyses sanguines afin de dépister des anticorps associés au virus du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA). Bien que les chercheurs s’intéressent toujours à la prévalence, ils se préoccupent également de l’incidence du virus afin d’évaluer comment évolue l’épidémie au fil du temps et comment le virus se transmet. Toutefois, le coût des mesures de l’incidence est généralement plus élevé; les chercheurs doivent faire un dépistage des individus, les soumettre à une analyse sanguine et, par la suite, faire un suivi répété de ces mêmes individus. Les auteurs du rapport abordent ce problème en mettant au point des méthodes mathématiques qui permettent d’utiliser les données sur la prévalence pour estimer l’incidence du VIH lors d’épidémies généralisées. Se rendant compte que les modifications dans les taux d’incidence du VIH et de mortalité contribuent aux modifications dans les taux de prévalence du VIH, les chercheurs ont élaboré des modèles qui font appel à des méthodes visant à clarifier ces caractéristiques. La première méthode associe des renseignements et les taux de mortalité recueillis des études de cohortes sur l’infection au VIH, alors que la deuxième méthode s’appuie sur des données recueillies des études de cohortes sur le long terme qui se concentrent sur la survie à la suite d’une infection au VIH. Les données simulées par ordinateur et les données réelles sur la prévalence et l’incidence du VIH tirées d’études de cohortes au Zimbabwe, en Ouganda et en Tanzanie ont servi à évaluer l’exactitude de ces deux méthodes. Les méthodes d’estimation ont toutes deux eu pour résultat des prévisions précises de l’incidence du VIH à partir des données simulées. Lorsque les données sur l’Afrique ont été utilisées, l’écart moyen entre les mesures réelles de l’incidence et les estimations était de 19 p. 100 dans le cas de la première méthode et de 14 p. 100 dans le cas de la deuxième. Ces conclusions indiquent que des enquêtes répétées sur la prévalence peuvent contribuer à estimer les taux d’incidence du VIH avec suffisamment de précision pour suivre l’évolution de l’épidémie. Une des faiblesses possible de l’étude consiste en ce qu’il peut s’avérer difficile de la généraliser à d’autres régions de l’Afrique où les épidémies de VIH se limitent à des sous-populations. Comme les mesures de prévalence tirées d’analyses sanguines sont de plus en plus disponibles, les nouvelles méthodes présentées en vue d’estimer l’incidence du VIH à partir de données sur sa prévalence pourraient être très utiles pour faire le suivi de l’évolution des épidémies à l’échelle nationale et pour faire en sorte que les programmes de lutte au VIH reposent sur des informations précises.
Source : Medical News Today, le 9 avril 2008
Site Web : http://www.medicalnewstoday.com/articles/103274.php