[Édition actuelle - Table des matières]
Fraser Health déclare cinq cas d’oreillons confirmés en laboratoire à Chilliwack dans le sillage d’éclosions plus importantes en Alberta. La semaine dernière, les bureaux de Fraser Health ont émis un avis d’alerte médicale au sujet des oreillons, prévenant les résidents de Chilliwack de bien s’assurer que leur carnet de vaccination est à jour. Les adultes plus âgés sont plus à risque de contracter une maladie grave lorsqu’ils ne sont pas immunisés soit par vaccination, soit du fait qu’ils ont déjà contracté la maladie. Les personnes âgées de 18 ans et moins, celles qui fréquentent une institution d’enseignement postsecondaire et les travailleurs des services de garde et de santé qui sont nés après 1956 sont admissibles à l’administration gratuite de deux doses du vaccin associé Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR). En tout, 399 cas ont été déclarés en Alberta entre le 1er septembre 2007 et le 4 mars 2008; la plupart sont survenus dans la région de Chinook, au sud de l’Alberta, et les autres à Calgary. Des éclosions se sont également manifestées en Nouvelle–Écosse.
Source : The Chilliwack Progress, le 10 mars 2008
Site Web : http://www.bclocalnews.com/news/16450111.html
À la suite d’une enquête sur plusieurs cas aigus d’hépatite C, le Southern Nevada Health District a annoncé qu’il informerait les quelque 40 000 patients d’une clinique locale de soins médicaux du risque d’exposition à la maladie. L’avis des autorités sanitaires du district de santé s’adresse aux patients qui ont reçu des traitements à la clinique entre le mois de mars 2004 et le 11 janvier 2008, et on y recommande à ces derniers de communiquer avec leur médecin de premier recours ou leur fournisseur de soins de santé en vue de passer un examen de dépistage de l’hépatite C de même que de l’hépatite B et du VIH. Les autorités ont décelé une grappe de trois cas aigus d’hépatite C en janvier 2008 et ont repéré en tout six cas jusqu’à maintenant. Cinq des cas avaient fait l’objet d’interventions médicales nécessitant l’injection d’un anesthésique le jour même. À la suite d’une enquête conjointe avec le Nevada State Bureau of Licensure and Certification (BLC), menée en consultation avec les Centers for Disease Control and Prevention des États–Unis, les autorités ont déterminé que des pratiques non sécuritaires d’injection au moment d’administrer des anesthésiques pouvaient avoir exposé des patients au sang d’autres patients. Les expositions ne découlent pas des actes médicaux qui ont été posés. L’enquête conjointe a établi que la réutilisation de seringues (et non d’aiguilles) et l’utilisation de fioles d’anesthésique à dose unique pour plusieurs patients représentaient des sources potentielles de contamination. La clinique a pris des mesures pour corriger la situation dès qu’elle en a été informée par le personnel qui menait l’enquête. Les autorités sanitaires ont recommandé aux patients de passer également un examen de dépistage de l’hépatite B et du VIH, car ces deux maladies peuvent être transmises par les mêmes pratiques non sécuritaires d’injection identifiées comme la source probable de transmission. Cependant, le risque de transmission de l’hépatite B et du VIH est plus faible et aucun cas associé à ces deux virus n’a été dépisté jusqu’à présent. Le dépistage rapide de ces infections est d’autant plus important qu’il existe des options de traitement ou de gestion médicale. Environ 2 p. 100 de la population générale recevront un diagnostic d’hépatite C et, compte tenu de l’âge moyen des patients de la clinique, on s’attend à ce qu’environ 4 p. 100 d’entre eux présentent des résultats positifs car plusieurs personnes ont contracté le virus par d’autres sources. L’hépatite C est plus commune chez les personnes qui avaient reçu une transfusion sanguine ou une greffe d’organes avant 1992 et chez les utilisateurs de drogues injectables; par conséquent, il sera impossible de déterminer si les patients présentant des résultats positifs ont été infectés à la clinique.
Source : Southern Nevada Health District, le 27 février 2008
Site Web : http://www.southernnevadahealthdistrict.org/press_releases/2008/022708b.html
Selon une étude publiée dans le JAMA, le dépistage systématique du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) à l’admission à l’hôpital ne semble pas favoriser la diminution du taux d’infections nosocomiales chez les patients qui ont subi une intervention chirurgicale. On estime que pour lutter contre le SARM, les médecins et les établissements hospitaliers doivent dépister les patients infectés au SARM le plus tôt possible. Ils doivent également appliquer des mesures de prévention des infections afin d’éviter que des patients propagent l’infection à d’autres patients. L’étude menée par Stephan Harbarth, M.D., M.S. (Hôpitaux universitaires de Genève et Faculté de médecine de l’Université de Genève, Genève, Suisse) et ses collègues, visait à déterminer les effets d’une stratégie de dépistage précoce du SARM sur les infections au SARM contractées dans un hôpital. Ces infections, comme le SARM, sont dites nosocomiales et elles englobent les surinfections distinctes de l’état original du patient; les infections des voies urinaires et la pneumonie sont des infections nosocomiales courantes. Harbarth et ses collègues ont étudié 21 754 patients qui avaient subi une intervention chirurgicale dans un hôpital universitaire en Suisse, et ont fait appel à deux stratégies de prévention des infections au SARM : 1) le dépistage rapide au moment de l’admission en plus de mesures normalisées de prévention des infections et 2) strictement des mesures normalisées de prévention des infections. Les chercheurs ont sélectionné 12 blocs opératoires de différentes spécialisations en chirurgie qui étaient conformes aux exigences établies dans le cadre d’un protocole prédéterminé, afin de les inclure dans l’étude. Chaque bloc était assigné ou bien au groupe de contrôle (10 910 patients) ou encore au groupe d’intervention (10 844 patients) au cours d’une période de 9 mois. Dans un deuxième temps, les groupes ont été permutés pour une autre période de 9 mois. Au moment de l’admission ou avant l’admission à un bloc opératoire d’un groupe d’intervention durant plus de 24 heures, une technique moléculaire permettant un dépistage précoce et rapide du SARM avait été utilisée auprès des patients. Environ 94 p. 100 (soit 10 193 patients) du groupe d’intervention ont été soumis à un test de dépistage rapide durant les périodes d’intervention. La médiane du temps écoulé entre le dépistage à l’admission et la notification des résultats de l’examen était de 22,5 heures. En tout, 515 (soit 5,1 p. 100) des patients avaient été soumis à un dépistage ont été diagnostiqués positifs au SARM durant les périodes d’intervention. De ce nombre, 65 p. 100 (soit 337 patients) n’avaient pas été diagnostiqués auparavant comme étant porteurs du SARM. Si on n’avait pas procédé au dépistage systématique au moment de l’admission, ces cas auraient été omis. Selon les estimations des auteurs, il faudrait examiner 30 patients au moment de l’admission afin d’en dépister un qui soit porteur du SARM et qui n’avait pas été identifié auparavant. Au cours des périodes d’intervention, 93 patients (soit 1,11 p. 1 000 jours-patient) ont contracté une infection nosocomiale au SARM, alors que 76 patients (soit 0,91 p. 1 000 jours-patient) ont contracté une telle infection au cours des périodes de contrôle. Les auteurs n’ont pas constaté un changement significatif dans le taux des infections au SARM contractées dans les blocs opératoires et en milieu hospitalier. Des 93 patients infectés dans les blocs opératoires, 53 (soit 57 p. 100) n’avaient pas contracté d’infection au SARM avant leur admission, mais celle-ci s’est développée au cours de leur séjour à l’hôpital.
Source : The Journal of the American Medical Association, vol. 299, no 10, le 12 mars 2008
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