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L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mercredi que le ministère de la Santé du Paraguay demandait au Groupe international de coordination (GIC) pour l'approvisionnement en vaccin antiamaril de l'OMS de lui fournir 2 millions de doses de ce vaccin. Cela s'ajoute aux multiples efforts des pays voisins qui visent à mobiliser leurs propres inventaires du vaccin. Par exemple, le Brésil et le Pérou ont acheminé 1 million de doses. Au moins quatre personnes sont décédées au cours de la première éclosion de fièvre jaune depuis les 34 dernières années. Jusqu'à maintenant, 200 000 vaccins ont été administrés aux habitants des régions les plus à risque. L'OMS a affirmé que les autorités du Paraguay sont à renforcer les mesures de contrôle dans les régions touchées au moyen d'une campagne de vaccination pour les personnes qui habitent la région ou qui y transitent et elles ont resserré les mesures de répression du vecteur, comme l'éradication des habitats des moustiques et la pulvérisation systématique. On resserre également la surveillance, notamment en raison du risque de graves répercussions sur la santé publique, et du faible taux d'immunisation chez les populations touchées. La dernières mise à jour de l'OMS précise que les autorités du Paraguay ont maintenant déclaré 7 cas confirmés de fièvre jaune sylvatique qui se sont produits dans le département de San Pedro, en plus de 4 cas présumés qui restent à confirmer, dans la municipalité de San Lorenzo, qui se trouve beaucoup plus près de la capitale, Asunción. Entre-temps, les autorités brésiliennes ont déclaré à l'OMS qu'en date du 1er février, il y avait en tout 48 cas de fièvre jaune, dont 13 décès. Au nombre de ces cas qui se sont produits dans les États de Goias, de Distrito Federal et de Mato Grosso do Sul, 23 sont maintenant confirmés en laboratoire. Vingt et une des 23 personnes atteintes n'avaient jamais été vaccinées contre la fièvre jaune et bien que les 2 autres l'aient été, cela remonte à plus de 20 ans. La fièvre jaune est endémique en Amérique du Sud et en Afrique et elle se transmet par la piqûre d'un moustique. Les symptômes débutent avec une fièvre, des douleurs musculaires, des céphalées, des nausées, des vomissements et des tremblements.
Source : Medical News Today, le 22 février 2008
Site Web : http://www.medicalnewstoday.com/articles/98341.php
Le Centre de surveillance pluripathologique (CSPP) de l'OMS à Ouagadougou, au Burkina Faso surveille la situation de la méningite en Afrique pendant toute la saison épidémique et en particulier dans 13 pays faisant l'objet d'une surveillance saisonnière renforcée : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Tchad et le Togo. Selon les rapports préliminaires de ces pays, 2 312 cas au total (dont 324 mortels) se sont produits entre le 1er janvier et le 10 février 2008. Ces chiffres sont inférieurs de 29 p. 100 à ceux de la période correspondante de six semaines en 2007 (3 274 cas, dont 413 mortels) ce qui indique, jusqu'à présent, une activité plus faible de la méningite en 2008. Le Burkina Faso est le pays le plus touché avec un total de 1 422 cas, dont 204 mortels (taux de létalité de 14,3 p. 100) notifiés entre le 1er janvier et le 10 février. Ces cas représentent plus de 61 p. 100 de tous les cas notifiés au CSPP en 2008 (par rapport à 64 pour la même période en 2007).
Source : Organisation mondiale de la santé, le 22 février 2008
Site Web : http://www.who.int/csr/don/2008_02_22a/fr/index.html
Une étude récente de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique qu'aujourd'hui les taux de tuberculose à bacilles multirésistants (tuberculose MR) sont les plus élevés enregistrés de tous temps à l'échelle mondiale. Il s'agit jusqu'à maintenant de la plus importante étude sur la pharmacorésistance de la tuberculose. L'étude porte sur les données recueillies entre 2002 et 2006 auprès de 90 000 patients atteints de tuberculose originaires de 81 pays et conclut par ailleurs que 45 pays sont en présence de cas de tuberculose à bacilles ultrarésistants (tuberculose UR). C'est la première fois qu'une étude de l'OMS permet d'examiner cette forme de tuberculose quasi incurable, et comme plusieurs pays ne sont pas en mesure de la diagnostiquer, le tableau pourrait en réalité être pire. Près d'un demi-million de nouveaux cas de tuberculose MR par année se produisent dans le monde, selon les estimations que fait l'OMS à partir des nouvelles données. Cela représente environ 5 p. 100 de l'ensemble des 9 millions de nouveaux cas d'infection causée par la tuberculose. La nouvelle étude a également permis de découvrir un lien marqué entre les infections à VIH et la tuberculose MR, à l'image de la situation en Latvie et en Ukraine où il y a deux fois plus de cas de tuberculose MR chez les patients qui ont contracté le VIH par rapport aux patients tuberculeux qui ne n'ont pas contracté le VIH. L'étude comporte des données sur les formes de tuberculose à bacilles multirésistants dans six pays africains uniquement, ce qui ne suffit pas pour dégager l'ampleur du problème dans une partie du monde où l'incidence globale de tuberculose est la plus élevée. Selon l'OMS, il s'avère presque impossible de recueillir des données sur la tuberculose à bacilles multirésistants en Afrique en raison de la pénurie d'équipements adéquats et d'un manque de formation du personnel pour déceler les formes pharmacorésistantes de la maladie.
Source : Medical News Today; Organisation mondiale de la Santé, le 26 février 2008
Sites Web : http://www.medicalnewstoday.com/articles/98688.php
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr05/fr/print.html
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