Le diabète représente l'un des grands problèmes de santé publique au Canada et dans le reste du monde. On estime que plus de deux millions de Canadiens sont atteints du diabète, qu'ils aient été diagnostiqués ou non, et que 180 millions de personnes dans le monde ont reçu un diagnostic de diabète. Étant donné les graves répercussions potentielles sur la santé et la prévalence croissante du diabète, il est essentiel que des stratégies soient entreprises afin de réduire les taux d'incidence de la maladie et les facteurs qui y contribuent.
En 2000, le Bureau régional de l'Atlantique de l'Agence de santé publique du Canada (ASPC Atlantique) a effectué une analyse des programmes de prévention du diabète offerts dans la région atlantique afin d'en faire le point de départ de sa planification. Comme le contexte a beaucoup changé depuis, une deuxième analyse a été commandée en 2006 pour mettre à jour l'information recueillie en 2000. Le présent rapport présente les résultats de cette dernière analyse et comprend les éléments suivants :
Au Canada atlantique, deux éléments fondamentaux de toutes les stratégies provinciales de promotion de la santé sont : une vie active et une saine alimentation. Ces stratégies ont certains éléments en commun et utilisent une approche axée sur la santé de la population pour susciter des changements à grande échelle. Chacune des provinces travaille avec des coalitions ou des alliances fortes, qui desservent un vaste public, composées d'organismes communautaires et de personnes qui partagent le même intérêt pour la promotion d'une saine alimentation et de l'activité physique. Ces alliances pour une vie active et une saine alimentation ont beaucoup influencé l'élaboration des stratégies de promotion et sont des partenaires clés de leur mise en œuvre. La formation de ces alliances et l'élaboration des stratégies provinciales figurent au nombre des développements importants survenus depuis 2000.
Une variété de stratégies complémentaires sont aussi en cours d'élaboration ou d'application aux niveaux national, atlantique, provincial, régional et communautaire pour prévenir le diabète et faire la promotion d'une saine alimentation et d'une vie active. Ces stratégies sont également signalées dans le présent rapport.
Contrairement aux résultats de la dernière analyse, la majorité des activités mentionnées ici reposent sur des approches axées sur la santé de la population (plutôt que sur des interventions auprès de personnes) ou pourraient le faire si elles étaient suffisamment financées. Cela est tout particulièrement vrai dans le secteur de la nutrition et de la saine alimentation avec la mise en place, dans chaque province, de stratégies provinciales de promotion d'une saine alimentation. Comparativement à l'analyse de 2000, il semble que les organismes qui luttent contre le diabète ont, en plus de leurs efforts de prévention primaire, accordé une attention particulière aux populations prédiabétiques en leur offrant des programmes de sensibilisation et de soutien pour instaurer des modes de vie sains.
En 2000, la majorité des services et des programmes ciblant une saine alimentation et une vie active relevaient de deux groupes séparés et distincts - santé publique/santé/nutrition et loisirs/sport. Avec l'établissement de cadres de prévention des maladies chroniques, le renforcement de l'attention portée à la prévention du diabète de type 2 et d'autres maladies chroniques, et l'intensification des efforts de promotion de la santé, il est devenu évident qu'une stratégie ciblée nécessitait une plus grande coordination entre ces deux groupes, notamment parce que l'obésité influencée par une alimentation déficiente et un mode de vie sédentaire) est un facteur important de diabète et d'autres maladies chroniques.
Comparativement au rapport de 2000, le rapport de 2006 révèle une meilleure coordination et intégration des efforts pour promouvoir des modes de vie sains. Les données indiquent un rôle mobilisateur plus fort de la part du gouvernement et un plus grand nombre d'initiatives pour une saine alimentation, de partenariats bien développés et structurés, d'approches axées sur la santé de la population, de déterminants de la santé ciblés, sans compter des évaluations plus fréquentes. On constate également un accent plus marqué sur les enfants et les aînés. Le rapport comprend également une description des approches clés dont les courantes sont : la création de partenariats, l'éducation du public et la création de milieux favorables.
On a demandé aux répondants, par le biais d'un sondage ou d'une entrevue téléphonique, de donner leurs points de vue sur les lacunes, les défis, les leçons apprises et les moyens d'avancer dans la prévention du diabète. Bien que les répondants de la présente analyse se soient montrés beaucoup plus optimistes, le risque de ne pas disposer d'un financement suffisant à long terme est celui qui mine le plus l'avenir de ce secteur d'activité. D'après les répondants, c'est la volonté des gouvernements de contrer l'inactivité physique et la mauvaise alimentation - les deux principaux facteurs de risque pour le diabète -, et l'établissement d'une base solide pour une action intersectorielle du vaste réseau de partenaires qui participent aux alliances pour une vie active et une saine alimentation qui, de toutes les possibilités d'action, sont les plus prometteuses. Les partenariats ont effectivement été un facteur critique du succès remporté par les organismes qui avaient des objectifs communs à atteindre dans ce secteur. Il semble y avoir une plus grande coordination et une meilleure structure entre les intervenants qui apparemment, consacrent plus d'efforts à la coordination des activités, des politiques, des programmes et des plans d'action pour se doter d'une orientation plus cohérente et plus stratégique.
Une série de recommandations a été formulée dans ce rapport qui traitent du financement durable, de la promotion des programmes et des moyens d'y accéder, de la nécessité d'une prise en charge et d'une coordination stratégiques, des partenariats, des secteurs où intervenir, des politiques et des programmes de soutien, et des données probantes pour soutenir la prise de décisions, le développement et le transfert de connaissances. Ces recommandations peuvent être résumées comme suit :
1. Financement durable
Il faut :
2. Promotion des programmes et moyens d'y accéder
Il faut :
3. Prise en charge et coordination stratégiques
Il faut :
4. Partenariats
Il faut :
5. Secteurs où intervenir
6. Politiques et programmes de soutien
Il faut :
7. Données probantes pour soutenir la prise de décisions, le développement et le transfert de connaissances
Il faut :
[Précédent] [Tables des matières] [Prochaine]
"Notre mission est de promouvoir et protéger la santé des Canadiens grâce au leadership, aux partenariats, à l'innovation et aux interventions en matière de santé publique."
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.