Un rapport de recherche qui examine les répercussions financières liées à sept maladies chroniques, de même que les accomplissements de la province quant aux principaux facteurs de risque modifiables pour ces maladies ainsi que les déterminants de la santé sous-jacents sur le plan social.
Par Ron Coleman, Ph.D., GPI Atlantic
135 pages
Description
The Cost of Chronic Disease in Nova Scotia est le rapport d’une étude visant à évaluer le coût financier des maladies chroniques, et d’évaluer la proportion de ces maladies qui est évitable et le rapport coût-efficacité en matière de prévention. L’étude utilise des chiffres de 1998 pour examiner les coûts liés à certaines maladies chroniques des systèmes circulatoire, respiratoire, locomoteur, endocrinien et nerveux de même qu’à des cancers et à des maladies mentales. L’auteur examine également les coûts et les accomplissements associés aux principaux facteurs de risque pour ces maladies et les déterminants de la santé sous-jacents sur le plan socioéconomique. De plus, le rapport présente une revue de la recherche en cours sur l’importance de la promotion de la santé dans la réduction des maladies chroniques.
Comparativement aux autres Canadiens, les Néo-Écossais ont un taux particulièrement élevé de maladies chroniques. La province compte le plus grand nombre de personnes souffrant d’arthrite et de rhumatisme de même que de décès liés au cancer et aux maladies respiratoires. La Nouvelle-Écosse se classe au deuxième rang au pays pour le nombre d’hospitalisations en raison de troubles psychiatriques ainsi que pour les dècés liés au diabète et aux maladies du système circulatoire. Les maladies cardiovasculaires (maladies du coeur, accident vasculaire cérébral et athérosclérose) font chaque année plus de 2 800 victimes en Nouvelle-Écosse et sont responsables de 36 % des décès dans la province. Chaque année, environ 2 400 Néo-Écossais décèdent des suites du cancer, ce qui représente 30 % de tous les décès dans la province.
Les coûts associés aux soins médicaux pour les personnes souffrant de maladies chroniques comptent pour 60 % du total des dépenses en soins de santé pour la Nouvelle-Écosse, soit 1, 2 milliard de dollars par année. En raison de la nature débilitante de ces maladies et parce que le cancer et les maladies du coeur sont les causes de nombreux décès chez une population relativement jeune, les coûts indirects des maladies chroniques provoqués par une perte de productivité sont relativement élevés. Lorsque l’on combine les coûts directs pour les soins médicaux à la perte indirecte de productivité (1,79 milliard de dollars), le fardeau économique total pour ces sept types de maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, cancer, insuffisance respiratoire, diabète, maladies squeletto-musculaires, troubles du système nerveux et des organes sensoriels et les maladies mentales) dépasse 3 milliards de dollars par année.
Le rapport évalue à 40 % le pourcentage de maladies chroniques qui peuvent être évitées. Des études épidémiologiques indiquent que 25 % de tous les coûts de soins de santé (ou près de un demi-million de dollars par année en Nouvelle-Écosse) sont attribuables à un nombre peu élevé de facteurs de risque, par exemple, le tabagisme, l’obésité, la sédentarité ou une mauvaise alimentation.
Les causes socioéconomiques des maladies chroniques, par exemple, la pauvreté, l’inégalité et la pauvreté en matière d’éducation ainsi que les causes environnementales comme l’exposition aux polluants toxiques sont également modifiables. Les femmes à faible revenu âgées de moins de 40 ans sont 62 % plus à risque d’être hospitalisées que les femmes à revenu plus élevé; les femmes à faible revenu âgées de plus de 40 ans sont 92 % plus à risque d’être hospitalisées. En Nouvelle-Écosse, les personnes n’ayant pas terminé les études secondaires font 49 % plus souvent appel aux services d’un médecin que les personnes détenant un baccalauréat. Les groupes à faible revenu font 43 % plus souvent appel aux services d’un médecin que les groupes à revenu plus élevé. Selon le rapport, le surplus dans les visites aux médecins en raison d’une inégalité en matière d’éducation coûte au régime de soins de santé de la Nouvelle-Écosse 42,2 millions de dollars par année; le surplus dans les visites aux médecins en raison d’une inégalité de revenu coûte à cette province 27,5 millions de dollars par année.
Les groupes à faible revenu comptent un nombre plus élevé de fumeurs, de personnes faisant de l’embonpoint, de personnes sédentaires et sont plus à risque d’être victimes de maladies cardiovasculaires. Le rapport laisse entendre que la Nouvelle-Écosse pourrait éviter, chaque année, environ 200 décès et épargner 214 millions dollars si tous les Néo-Écossais jouissaient d’une aussi bonne santé cardiovasculaire que les groupes à revenu plus élevé.
Le rapport conclut que le taux élevé de maladies chroniques chez les Néo-Écossais peut être réduit par des initiatives concertées en promotion de la santé qui réduisent les comportements à risque et les maladies. L’auteur suggère que l’escalade des coûts en soins de santé au niveau de la province peut être réduite de façon importante par une amélioration de la santé de la population, ce qui engendrerait une réduction dans les besoins et la demande de soins médicaux.
Auteurs
The Cost of Chronic Disease in Nova Scotia a été préparé par Ron Coleman, Ph.D. de GPI Atlantic. Le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse et la Direction générale de la santé de la population et de la santé publique, bureau régional de l’Atlantique, Santé Canada ont commandé et financé la préparation de ce rapport.
Accessibilité
Ce rapport est disponible en anglais seulement sur le site Web du ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse.
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