Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

PARTIE I

image04

Centre:   Family Outreach Resource Centre, Corner Brook, T.-N.
Artist:   Stephanie, 4 ans
Description:   Maman et moi colorions à la garderie

PARTIE I : PROGRAMME D'ACTION COMMUNAUTAIRE POUR LES ENFANTS

1.0 HISTORIQUE

Au Sommet mondial pour les enfants de septembre 1990, les dirigeants de 71 pays se sont rencontrés avec l’objectif d’assurer un avenir meilleur aux enfants du monde. Les participants au Sommet ont préparé deux documents, une Déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l’enfant et un Plan d’action, qui ont tous deux exposé en détail le besoin d’initiatives permettant d’améliorer la vie des enfants de tous les pays.

Le Sommet mondial visait avant tout à motiver les gouvernements, les organisations, les parents, et même les enfants, à agir sur un large éventail de problèmes qui avaient des incidences négatives surles enfants. Il a encouragé tout le monde à travailler collectivement vers une amélioration de la situation des enfants dans le monde.

L’initiative Grandir ensemble a été la réponse spécifique du gouvernement du Canada. Décrit comme un plan d’action pour les enfants, il a défini les rôles principaux des enfants, des parents et des prestataires de soins, à la fois dans l’établissement d’un vaste plan de travail et dans la mise en oeuvre de programmes spécifiques.

Le Programme d’action communautaire pour les enfants (PACE) a été l’une des composantes initiales de Grandir ensemble. Annoncé en mai 1992, il vise principalement les enfants (de 0 à 6ans) considérés à risque1 ou prioritaires en raison de leurs conditions de vie.

Au Canada atlantique, les allocations de 1996-1997 pour la région se sont élevées à 8 392 000 $ (2 736 000 $ pour la Nouvelle-Écosse; 1 220 000 $ pour l’Île-du-Prince-Édouard; 2 070 000 $ pour Terre-Neuve et le Labrador, et 2 366 000 $ pour le Nouveau-Brunswick). Toutefois, une réduction de 51,9 % de l’ensemble du budget du PACE a été annoncée dans le budget de février 1995 et devait entrer en vigueur le 1er avril 1997.

Deux ans plus tard, le gouvernement fédéral réaffirmait son engagement aux programmes communautaires pour les enfants, visant notamment le PACE et le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) en annonçant des fonds additionnels pour les deux programmes. Le gouvernement libéral a souligné la force des deux programmes dans son discours du budget de février 1997. Ce faisant, il affirmait l’importance que les Canadiens attribuaient à l’amélioration de la situation des jeunes enfants de 0 à 6 ans. Il reconnaissait également l’importance de fournir aux groupes communautaires les ressources financières nécessaires au soutien des programmes qui améliorent le développement social et celui de la santé des jeunes enfants et des familles ayant à faire face aux situations difficiles de la vie.

Le PACE assure un soutien financier aux groupes communautaires qui élaborent des programmes faisant la promotion de la santé et du développement social des jeunes enfants et de leurs familles. Pour atteindre cet objectif, les projets du PACE oeuvrent avec les parents, les bénévoles et les groupes et organisations communautaires.

Les partenariats et les activités collectives au niveau de la communauté sont considérés comme une composante essentielle du PACE. Le PACE cherche à renforcer le pouvoir d’action des communautés et des familles en ce qui concerne la mise en place et le maintien des programmes qui favorisent la santé et le bien-être de leurs enfants. En mettant la communauté au centre du processus de prise de décisions et de l’action, on s’assure d’une approche coordonnée et efficace. Les buts généraux et les principes directeurs du PACE national sont énumérés à l’annexe I.

image05

1.1 Développement du PACE dans la région de l'Atlantique

Le Programme d’action communautaire pour les enfants (PACE) a été établi en 1993 dans la région de l’Atlantique avec la signature d’un protocole d’entente entre les quatre gouvernements provinciaux et le gouvernement du Canada. Cette entente assurait la mise en oeuvre du programme dans les provinces de l’Atlantique.

Un comité de cogestion ou comité consultatif de programme (CC / CCP), comprenant des représentants des gouvernements fédéral et provincial, a été établi dans chaque province afin d’étudier les demandes et de gérer et de soutenir les projets du PACE à l’intérieur de chaque juridiction provinciale.

Même si chaque province a élaboré son propre protocole d’entente, toutes les provinces reconnaissaient que :

  • il y a un besoin d’aborder les problèmes complexes et variés des enfants à risque, âgés de 0 à 6 ans;

  • ces enfants peuvent être à risque en raison de problèmes sociaux, émotionnels et de santé ainsi que de problèmes d’accident ou d’invalidité;

  • étant donné l’envergure du problème des enfants à risque, il serait efficace d’établir des priorités et des programmes spécifiques visant les enfants prioritaires;

  • ces programmes devraient compléter les programmes existants mis sur pied pour répondre aux priorités de chaque province; et

  • on devrait éviter le dédoublement des programmes et des services.

Afin de respecter les priorités provinciales, les projets ont été financés s’ils remplissaient les lacunes dans les programmes et les services en élaborant de nouveaux programmes ou en complétant les programmes existants. De cette façon, on a évité de dédoubler des programmes offerts dans le cadre de l’Initiative relative à la petite enfance au Nouveau-Brunswick, par exemple.

Les provinces ont adopté différentes approches à la mise en oeuvre du PACE et du processus de demande de projets. Cela comprenait l’évaluation des besoins; la révision des programmes et services; les consultations communautaires; les séances d’information; la formation; et le financement de projets de développement social. Certaines provinces ont choisi un processus de demande non compétitif, visant les communautés et les régions déjà identifiées. D’autres provinces ont opté pour les appels de propositions.

Conformément à la place importante qu’accorde le PACE à la collaboration, les projets de chaque province ont été mis sur pied au moyen de coalitions communautaires. Les directives pour les projets du PACE en matière de formulation d’une demande ont été conçues pour assurer de la flexibilité à l’intérieur d’un plan d’ensemble, permettant ainsi aux communautés de développer des projets qui répondaient à leurs besoins. Chaque projet a élaboré des buts et objectifs spécifiques liés aux parents et aux enfants qu’ils desservaient. Au moment de l’évaluation, il y avait 40 projets du PACE financés au Canada atlantique : 13 au Nouveau-Brunswick; 9 à Terre-Neuve; 12 en Nouvelle-Écosse; et 6 à l’Île-du-Prince-Édouard. On a analysé séparément les projets ayant un contenu linguistique ou culturel distinct afin de s’assurer que les données recueillies se reflétaient dans l’analyse. Un des projets était centré sur les francophones et cinq projets étaient bilingues. Deux projets visaient les enfants noirs. Trois projets visaient les enfants autochtones vivant hors des réserves, dont deux au service des enfants autochtones à l’échelle provinciale, et un au service des enfants autochtones en milieu urbain.


[Précédent] [Table des matières] [Prochaine]

 

"Notre mission est de promouvoir et protéger la santé des Canadiens grâce au leadership, aux partenariats, à l'innovation et aux interventions en matière de santé publique."