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Actualités en bref pour maladies infectieuses

le 7 septembre 2007

Salmonella : Nouveau-Brunswick
Le bureau des Services de santé publique de Fredericton surveille plusieurs cas d’intoxication alimentaire causé par la Salmonella chez des personnes qui ont mangé au Cannon’s Cross Pub, à Fredericton, depuis le 17 août. La Santé publique conseille aux personnes qui ont mangé à ce restaurant depuis le 17 août de consulter un médecin si elles éprouvent des symptômes de maladies gastro-intestinales. La brasserie Cannon's Cross Pub est fermée depuis le 17 août pendant que la Santé publique mène une enquête sur les cas de salmonelle.
Source : Communiqué de Presse, Gouvernement du Nouveau-Brunswick, le 29 août 2007.

Estimation du nombre de femmes qu’il faudrait vacciner afin de prévenir les maladies et les décès liés à une infection à virus du papillome humain : Canada
Un vaccin contre les types 6, 11, 16 et 18 du virus du papillome humain (VPH) peut maintenant être utilisé au Canada et dans beaucoup d’autres pays. Un modèle de cohorte de l’histoire naturelle de l’infection à VPH a été élaboré. Les simulations du modèle étaient fondées sur 209 ensembles de paramètres différents qui reproduisent les données canadiennes propres au type de VPH pour l’infection, la néoplasie cervicale intraépithéliale, le cancer du col de l’utérus et les condylomes génitaux. Le nombre de femmes qu’il faudrait vacciner a été calculé comme le nombre de femmes qui devraient être vaccinées pour prévenir un événement lié au VPH au cours de leur vie. Parmi les filles de 12 ans, on a estimé que le nombre qu’il faudrait vacciner afin de prévenir un épisode de condylomes génitaux s’établirait à 8 (intervalle de crédibilité (ICr) à 80 %, 5–15)) et à 324 (ICr à 80 %, 195–757) pour prévenir un cas de cancer du col de l’utérus. Ces estimations reposaient sur l’hypothèse selon laquelle le vaccin protège pendant toute la vie et son efficacité est de 95 %. Si l’on suppose que la protection assurée par le vaccin diminue de 3 % par année, le nombre prévu de doses nécessaires pour vacciner la population passerait à 14 (ICr à 80 %, 6–18) et 9 080 (ICr à 80 %, 1040 – ne prévient pas) respectivement. Ce dernier chiffre diminuerait considérablement avec l’ajout d’une dose de rappel et tomberait à 480 (ICr à 80 %, 254–1572). Les prévisions établies par le modèle donnent à penser que la vaccination contre le VPH avec le vaccin actuellement disponible pourrait réduire considérablement l’incidence des condylomes génitaux, des néoplasies cervicales intraépithéliales et des cancers du col de l’utérus. Cependant, les avantages (en particulier sur le plan de la réduction du nombre de cas de cancer du col de l’utérus) dépendent toutefois énormément de la durée de la protection assurée par le vaccin, dont les preuves sont actuellement limitées.
Source : Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 177, nº 5, le 28 août 2007.

Activité grippale – Un examen préliminaire de la saison hivernale 2007 : hémisphère Sud
Au cours de la saison, quelques cas d’influenza inhabituels ont été largement signalés dans certaines parties de l’hémisphère Sud. En Australie, plusieurs états ont signalés un nombre plus élevé de cas cet hiver, dont le Queensland et New South Wales qui ont été particulièrement touchés. En revanche, le Chili a observé une hausse des cas comparativement à l’année précédente, mais pas autant de cas qu’en 2004. Dans les régions équatoriales (où l’influenza est moins saisonnière), l’expérience n'avait aussi rien d'exceptionnel. En Chine, aux Philippines, en Thaïlande et en Malaisie, la souche prédominante cette saison était l’influenza A(H3N2), avec la présence du virus A(H1N1) et du virus B. Le Sri Lanka a observé une importante activité du virus A(H1N1) au cours de la saison, tandis qu’à Singapour, c’est le virus B qui a été le plus souvent signalé. Contrairement à l’Australie, la Nouvelle-Zélande a éprouvé une saison grippale relativement bénigne en 2007, jusqu’à maintenant, avec la circulation d’un mélange des virus A(H1N1), A(H3N2) et certains virus B. L’Afrique du Sud a constaté la présence des virus A et B en proportions à peu près égales et, jusqu’à maintenant, les virus H1N1 sont plus communs que les virus H3N2. En résumé, à l’exception des cas inhabituels chez les enfants en Australie, la saison grippale de 2007 dans l’hémisphère Sud n’a rien d’exceptionnel, quant au nombre de cas qui sont signalés ou aux souches qui circulent. Les souches qui ont été observées ont aussi été observées dans l’hémisphère Nord au cours de la saison précédente, et la plupart d’entre elles sont comprises dans le vaccin actuel mis au point pour l’hémisphère Sud cette saison (un virus analogue à A/New Caledonia/20/99 (H1N1), un virus analogue à A/Wisconsin/67/2005 (H3N2) et un virus analogue à B/Malaysia/2506/2004). Comme il a été constaté dans l’hémisphère Nord au cours de la saison 2006-2007, les souches du virus A(H2N2) dans l’hémisphère Sud n’ont pas bien réagi à l’antisérum A/Wisconsin/67/2005. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) abordera officiellement l’expérience de l’hémisphère Sud au cours de sa consultation habituelle pour la sélection des souches vaccinales.
Source : Eurosurveillance Weekly, vol. 12, nº 8, le 23 août 2007.


Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d’information seulement et peuvent être provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.