Grippe : Canada
Jusqu'à ce jour cette saison (du 24 août au 13 décembre 2003)
Santé Canada a reçu 25 680 rapports de tests de laboratoire
pour la grippe dont 3 540 (13,8 %) tests étaient positifs,
y compris 3 538 (99,9 %) détections de grippe A
et 2 (0,1 %) détections de grippe B. Le Laboratoire
national de microbiologie a antigéniquement caractérisé 294 isolats
du virus grippal : 267 (91 %) étaient similaires à A/Fujian/411/02 (H3N2),
25 (8,5 %) était similaire à A/Panama/2007/99 (H3N2),
1 (0,3 %) étaient similaires à A/New Caledonia/20/99 (H1N1)
et 1 (0,3 %) H1N2. À ce jour, on dénombre 210 éclosions,
y compris dans les établissements de soins de longue durée
ou les résidences de personnes âgées (119), les hôpitaux
(13) et les écoles (78) avec une forte augmentation, au cours
de la semaine 50, en raison de 23 nouvelles éclosions rapportées
en Ontario. La Colombie-Britannique a rapporté deux décès
qui pourraient être associés à la grippe chez des
enfants, par contre, la confirmation du laboratoire est à venir.
Les données actuelles au Canada, aux États-Unis et à l'échelle
mondiale indiquent que l'impact du virus A/Fujian ne s'écarte
pas des taux prévus, observé tel qu'il est au cours des
précédentes saisons sévères de la grippe.
Source : FluWatch, du 7 décembre au 13 décembre 2003,
(semaine 50) Centre de prévention et de contrôle des maladies
infectieuses, Santé Canada.
Grippe : États-Unis
Depuis le 28 septembre,
les laboratoires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du National Respiratory and Enteric Virus
Surveillance System (NREVSS) ont testé 32 854 échantillons
pour y déceler les virus de la grippe et 9 464 (28,8 %)
se sont avérés positifs. Des 9 464 virus isolés,
9 395 (99,3 %) étaient des virus de la grippe A
et 69 (0,7 %) étaient des virus de la grippe B. Parmi
les 9 395 virus de la grippe A isolés, 2 113 (22,5 %)
ont été sous-typés, 2 112 (>99,9 p.100) étaient
des virus de la grippe A (H3N2) et un (<0,1 %) était
celui de la grippe A (H1). Les 50 États ont signalé des
cas de grippe confirmés en laboratoire cette saison. Des 269 virus
de la grippe antigéniquement caractérisés, 265 étaient
des virus de la grippe A (H3N2), deux étaient des virus
de la grippe A (H1) et deux étaient des virus de la
grippe B. Les protéines hémagglutinine des virus de
la grippe A (H1) étaient antigéniquement similaires à A/New Caledonia/20/99.
Parmi les 265 isolats du virus de la grippe A (H3N2) qui
ont été caractérisés, 62 (23 %) étaient
antigéniquement similaires à la souche A/Panama/2007/99 (H3N2)
du vaccin et 203 (77 %) étaient similaires à la dérive
de la variante A/Fujian/411/2002 (H3N2). Les deux virus de la grippe B
caractérisés étaient antigéniquement similaires
au virus B/Sichuan/379/99.
Source : Morbidity and Mortality Weekly Report, vol. 52,
nº 50, le 19 décembre 2003.
Syphilis : San Francisco
Au cours de l'été 1999, une éclosion de syphilis
précoce chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec des
hommes qui ont rencontré leurs partenaires dans Internet a fait
présager une épidémie en croissance rapide à San
Francisco. En 2002, San Francisco détenait les taux les plus élevés
de syphilis primaire et secondaire de toutes les régions métropolitaines
des États-Unis. De 1998 à 2002, le nombre de cas de syphilis
précoce a augmenté de 41 cas en 1998 à 495 cas en
2002. Une augmentation de la proportion de cas chez les hommes qui ont
des relations sexuelles avec des hommes allait de pair avec l'augmentation
de syphilis précoce, de 22 % en 1998 à 88 % en
2002. En vue d'évaluer le lien entre la syphilis précoce
et l'utilisation d'Internet par les hommes qui ont des relations sexuelles
avec des hommes pour rencontrer des partenaires sexuels, le San Francisco
Department of Public Health (SFDPH) a analysé les données
de surveillance et les exposés de cas. Selon les résultats
de cette analyse, les responsables de la santé publique pourraient
découvrir qu'Internet serait un outil utile à 1) la
promotion de la sensibilisation aux maladies, la prévention et
le contrôle des maladies et 2) l'accès aux partenaires
sexuels des patients syphilitique afin d'aviser le bon partenaire, d'effectuer
une évaluation et une gestion. Les résultats font ressortir
la nécessité que les responsables de la santé publique
comprennent le rôle que joue Internet à faciliter la propagation
des maladies transmissibles sexuellement (MTS), y compris le virus de
l'immunodéficience humaine (VIH). À l'aide des partenaires
communautaires, les autres compétences peuvent examiner les réseaux
sociaux et sexuels en ligne qui sont utilisés couramment au sein
de leurs collectivités homosexuelles et bisexuelles et élaborer
des moyens efficaces de communication relativement aux messages de prévention
et de contrôle en ligne.
Source : Morbidity and Mortality Weekly Report, vol. 52,
nº 50, le 19 décembre 2003.
Veuillez prendre note qu'il n'y aura pas de publication pendant la semaine du 2 janvier 2004.
Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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