Syndrome grippal : Colombie-Britannique
Des données de laboratoire du Centre d'épidémiologie
de la Colombie-Britannique et du Genome Sciences Centre de la BC Cancer
Agency offrent des preuves concluantes que le virus responsable d'une
éclosion de maladies respiratoires à un centre hospitalier
de longue durée de North Surrey n'est pas le coronavirus du syndrome
respiratoire aigu sévère (SRAS). On a clairement décelé
de longues séquences du virus qui ne sont pas présentes
dans le coronavirus du SRAS. Un séquençage plus approfondi
du génome du virus décelé lors de l'éclosion
révèle une famille connue de coronavirus humains qui est
en relation avec OC43. Les symptômes que cause cette famille de
virus ressemblent à ceux que connaissent les résidents et
les membres du personnel du centre hospitalier de longue durée.
Lorsque les données de laboratoire préliminaires ont indiqué
la possibilité d'un coronavirus semblable au SRAS, les responsables
de la santé de l'autorité sanitaire de la Fraser ont établi
des mesures de précautions accrues pour le contrôle des infections
au centre hospitalier de longue durée et à une salle commune
du Surrey Memorial Hospital. Compte tenu des nouveaux renseignements,
ils ont décidé, en consultation avec le responsable provincial
de la santé et le Centre d'épidémiologie de la Colombie-Britannique,
d'atténuer les mesures de précautions relatives au protocole
normal de prévention des infections en ce qui concerne les maladies
respiratoires aux centres hospitaliers de longue durée. Les membres
du personnel qui demeurent en quarantaine seront libérés
et seront en mesure de reprendre leurs tâches régulières
et on permettra encore un nombre limité de visites au centre hospitalier
de longue durée. Depuis que l'éclosion a commencé
au début de juillet, 96 résidents et 51 membres du personnel
ont connu surtout des symptômes bénins semblables à
ceux du rhume comme la rhinorrhée. La recherche en laboratoire
visant à séquencer la totalité du génome du
virus responsable de l'éclosion se poursuit.
Source : Communiqué de presse, Centre d'épidémiologie
de la Colombie-Britannique, le 22 août 2003.
Virus du Nil occidental : Canada (mise à jour)
À présent, 12 nouveaux cas probables de maladie clinique
chez l'humain causée par le virus du Nil occidental existent en
Saskatchewan. Trois des personnes ont été hospitalisées
(une personne dans chacune des régies régionales de la santé
de Cypress et de Sun Country souffre du syndrome neurologique lié
au virus du Nil occidental et une personne de Heartland souffre de la
fièvre liée au virus du Nil occidental) et les autres présentent
des symptômes bénins probablement causés par la fièvre
du virus du Nil occidental. Les infections sont réparties partout
dans le sud et au centre de la province dans les régies régionales
de la santé suivantes : Heartland (3); Five Hills (3); Sun Country
(2); Cypress (2); Regina Qu'Appelle (1); Prairie North (1). Par conséquent,
le nombre total de cas probables et confirmés de virus du Nil occidental
augmente à 28 en Saskatchewan. On a décelé deux cas
probables d'infection au virus du Nil occidental chez l'humain au Manitoba.
La première personne infectée, un résident de Stony
Mountain, se rétablit à la maison après un bref séjour
à l'hôpital. On a signalé à Santé Canada
que la personne souffrait probablement d'un syndrome neurologique lié
au virus du Nil occidental. Il semble que le virus provenait de moustiques
infectés de la région de Stony Mountain à la fin
de juillet. La deuxième personne, un résident âgé
d'une vingtaine d'années de la région de Neepawa, présentait
des symptômes bénins de maladie qui n'exigeaient pas d'hospitalisation.
On avait signalé à Santé Canada que la personne était
un cas probable de fièvre liée au virus du Nil occidental.
Les données de la surveillance effectuée partout dans la
province font état de la présence du virus dans la plus
grande partie du sud du Manitoba et confirment que le risque de contracter
le virus du Nil occidental a augmenté au Manitoba.
Source : Communiqué, gouvernement de la Saskatchewan; Communiqué,
Manitoba Health, le 22 août 2003.
Syphilis : Ontario
Au cours des 6 premiers mois de 2003, on a diagnostiqué onze cas
de syphilis infectieuse à Ottawa. Le risque d'infection est plus
élevé chez les hommes et les femmes qui sont actifs sexuellement.
La majorité des cas décelés sont survenus chez
des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes.
Source : Avis d'alerte, ville d'Ottawa, juillet 2003.
Cryptosporidiose : Espagne
Le 22 juillet 2003, le Scottish Centre for Infection and Environmental
Health (centre pour les infections et l'hygiène de l'environnement
de l'Écosse) a signalé une éclosion de cryptosporidiose
au Centro Nacional de Epidemiología (CNE) (centre national d'épidémiologie
de l'Espagne). Cette éclosion est survenue dans un hôtel
de Majorca où 2 000 personnes avaient logé pendant la période
d'épidémie (occupation d'environ 100 %). Tous les clients
de l'hôtel qui ne sert qu'un organisateur de voyages étaient
des touristes britanniques. Les premiers signes de la maladie sont apparus
le 5 juillet 2003. À présent, le CNE reconnaît que
391 cas de maladie existent, dont 214 sont positifs en ce qui a trait
au cryptosporidiose. On soupçonne que la piscine de l'hôtel
est la source de l'infection. On n'a trouvé aucune défectuosité
dans l'infrastructure de l'approvisionnement en eau de l'hôtel.
On a détecté de oocystes de Cryptosporidium dans l'eau de
la piscine. L'étude épidémiologique et les mesures
de contrôle se poursuivent.
Source : Eurosurveillance Weekly, vol. 7, no 33, le 14 août 2003.
Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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