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le 22 août 2003

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Syndrome grippal : Colombie-Britannique
Des données de laboratoire du Centre d'épidémiologie de la Colombie-Britannique et du Genome Sciences Centre de la BC Cancer Agency offrent des preuves concluantes que le virus responsable d'une éclosion de maladies respiratoires à un centre hospitalier de longue durée de North Surrey n'est pas le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). On a clairement décelé de longues séquences du virus qui ne sont pas présentes dans le coronavirus du SRAS. Un séquençage plus approfondi du génome du virus décelé lors de l'éclosion révèle une famille connue de coronavirus humains qui est en relation avec OC43. Les symptômes que cause cette famille de virus ressemblent à ceux que connaissent les résidents et les membres du personnel du centre hospitalier de longue durée. Lorsque les données de laboratoire préliminaires ont indiqué la possibilité d'un coronavirus semblable au SRAS, les responsables de la santé de l'autorité sanitaire de la Fraser ont établi des mesures de précautions accrues pour le contrôle des infections au centre hospitalier de longue durée et à une salle commune du Surrey Memorial Hospital. Compte tenu des nouveaux renseignements, ils ont décidé, en consultation avec le responsable provincial de la santé et le Centre d'épidémiologie de la Colombie-Britannique, d'atténuer les mesures de précautions relatives au protocole normal de prévention des infections en ce qui concerne les maladies respiratoires aux centres hospitaliers de longue durée. Les membres du personnel qui demeurent en quarantaine seront libérés et seront en mesure de reprendre leurs tâches régulières et on permettra encore un nombre limité de visites au centre hospitalier de longue durée. Depuis que l'éclosion a commencé au début de juillet, 96 résidents et 51 membres du personnel ont connu surtout des symptômes bénins semblables à ceux du rhume comme la rhinorrhée. La recherche en laboratoire visant à séquencer la totalité du génome du virus responsable de l'éclosion se poursuit.
Source : Communiqué de presse, Centre d'épidémiologie de la Colombie-Britannique, le 22 août 2003.

Virus du Nil occidental : Canada (mise à jour)
À présent, 12 nouveaux cas probables de maladie clinique chez l'humain causée par le virus du Nil occidental existent en Saskatchewan. Trois des personnes ont été hospitalisées (une personne dans chacune des régies régionales de la santé de Cypress et de Sun Country souffre du syndrome neurologique lié au virus du Nil occidental et une personne de Heartland souffre de la fièvre liée au virus du Nil occidental) et les autres présentent des symptômes bénins probablement causés par la fièvre du virus du Nil occidental. Les infections sont réparties partout dans le sud et au centre de la province dans les régies régionales de la santé suivantes : Heartland (3); Five Hills (3); Sun Country (2); Cypress (2); Regina Qu'Appelle (1); Prairie North (1). Par conséquent, le nombre total de cas probables et confirmés de virus du Nil occidental augmente à 28 en Saskatchewan. On a décelé deux cas probables d'infection au virus du Nil occidental chez l'humain au Manitoba. La première personne infectée, un résident de Stony Mountain, se rétablit à la maison après un bref séjour à l'hôpital. On a signalé à Santé Canada que la personne souffrait probablement d'un syndrome neurologique lié au virus du Nil occidental. Il semble que le virus provenait de moustiques infectés de la région de Stony Mountain à la fin de juillet. La deuxième personne, un résident âgé d'une vingtaine d'années de la région de Neepawa, présentait des symptômes bénins de maladie qui n'exigeaient pas d'hospitalisation. On avait signalé à Santé Canada que la personne était un cas probable de fièvre liée au virus du Nil occidental. Les données de la surveillance effectuée partout dans la province font état de la présence du virus dans la plus grande partie du sud du Manitoba et confirment que le risque de contracter le virus du Nil occidental a augmenté au Manitoba.
Source : Communiqué, gouvernement de la Saskatchewan; Communiqué, Manitoba Health, le 22 août 2003.

Syphilis : Ontario
Au cours des 6 premiers mois de 2003, on a diagnostiqué onze cas de syphilis infectieuse à Ottawa. Le risque d'infection est plus élevé chez les hommes et les femmes qui sont actifs sexuellement. La majorité des cas décelés sont survenus chez des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes.
Source : Avis d'alerte, ville d'Ottawa, juillet 2003.

Cryptosporidiose : Espagne
Le 22 juillet 2003, le Scottish Centre for Infection and Environmental Health (centre pour les infections et l'hygiène de l'environnement de l'Écosse) a signalé une éclosion de cryptosporidiose au Centro Nacional de Epidemiología (CNE) (centre national d'épidémiologie de l'Espagne). Cette éclosion est survenue dans un hôtel de Majorca où 2 000 personnes avaient logé pendant la période d'épidémie (occupation d'environ 100 %). Tous les clients de l'hôtel qui ne sert qu'un organisateur de voyages étaient des touristes britanniques. Les premiers signes de la maladie sont apparus le 5 juillet 2003. À présent, le CNE reconnaît que 391 cas de maladie existent, dont 214 sont positifs en ce qui a trait au cryptosporidiose. On soupçonne que la piscine de l'hôtel est la source de l'infection. On n'a trouvé aucune défectuosité dans l'infrastructure de l'approvisionnement en eau de l'hôtel. On a détecté de oocystes de Cryptosporidium dans l'eau de la piscine. L'étude épidémiologique et les mesures de contrôle se poursuivent.
Source : Eurosurveillance Weekly, vol. 7, no 33, le 14 août 2003.


Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.