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le 25 juillet 2003

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Grippe : Canada
Jusqu'à ce jour cette saison (du 25 août 2002 au 12 juillet 2003), Santé Canada a reçu 57 648 rapports de tests de laboratoire pour la grippe, y compris les confirmations de 2 047 (3,6 %) infections de grippe A et de 1 462 (2,5 %) infections de grippe B. À ce jour, le Laboratoire national de microbiologie a caractérisé sur le plan antigénique 529 isolats du virus grippal : 61 étaient similaires à A/Panama/2007/99 (H3N2), 263 étaient similaires à A(H1N2), 81 étaient similaires à A/New Caledonia/20/99 (H1N1) et 122 étaient similaires à B/Hong Kong/330/01. À ce jour cette saison, on a signalé 46 éclosions de grippe confirmées en laboratoire dans les centres hospitaliers de longue durée. La plus récente éclosion s'est manifestée dans un centre hospitalier de longue durée situé à Vancouver au cours des semaines 24 à 26 et on a confirmé qu'il s'agissait du type A au cours de la semaine 27.
Source : FluWatch, du 29 juin au 12 juillet 2003 (semaines 27 et 28), La Section des maladies respiratoires virales, Division de l'immunisation et des maladies respiratoires, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses.

Infection génitale à Chlamydia trachomatis : Comté de Los Angeles
En 2001, dans le cadre du Programme de lutte contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), on a documenté 32 670 cas de chlamydia dans le comté de Los Angeles, dont la plupart (74 %) étaient des femmes. Les femmes âgées de 20 à 24 ans ont présenté le taux le plus élevé d'infection, suivies des adolescentes âgées de 15 à 19 ans. Le taux de réinfection à Chlamydia trachomatis chez les femmes varie de 13 % à 7 % et la réinfection est souvent causée faute de traitement de leur partenaire sexuel mâle. On a proposé le traitement administré au partenaire par la patiente afin d'assurer le traitement des partenaires. On donne des médicaments supplémentaires aux patientes pour qu'elles en donnent à leur partenaire sans exiger de les soumettre à un examen. En tenant compte des premières études sur le traitement administré au partenaire par la patiente et de l'augmentation de l'incidence de Chlamydia trachomatis en Californie, on a appliqué une loi en septembre 2000 qui permet aux médecins de prescrire l'antibiothérapie sans examiner le partenaire sexuel des personnes chez lesquelles on a confirmé en laboratoire l'infection à Chlamydia trachomatis. Dans le but de mettre au clair certaines de ces questions qui portent sur la mise en œuvre du traitement administré au partenaire par la patiente, on mène une étude échelonnée sur un an dans le cadre du Programme de lutte contre les maladies transmissibles sexuellement qui permettra d'évaluer l'acceptabilité du traitement administré au partenaire par la patiente, et ce, tant du point de vue du fournisseur que celui de la patiente. L'un des principaux objectifs de l'étude consiste à déterminer le taux d'acceptabilité du traitement administré au partenaire à l'aide de la patiente à l'aide de deux populations cliniques distinctes en fonction de variables démographiques et de variables de risque définies par une série de sondages effectués auprès des patients, des partenaires et des fournisseurs. Les évaluations comprennent les attitudes relativement au traitement administré au partenaire par la patiente, les obstacles perçus quant à la réussite de la mise en œuvre, le nombre de partenaires identifiés qui terminent le traitement ainsi que les variables démographiques et les variables de risque des patientes et des partenaires qui reçoivent le traitement administré au partenaire par la patiente. Dans le cadre de l'étude, on effectuera également des tests de suivi des patientes échelonnés sur trois mois afin de déterminer le taux de réinfection à Chlamydia trachomatis dans les groupes qui acceptent et refusent le traitement administré au partenaire par la patiente.
Source : The Public's Health, vol. 3, no 5, juin 2003, Department of Health Services, comté de Los Angeles.

Réduction des préjudices chez les utilisateurs de drogues injectables : Royaume-Uni
En juillet 2003, le gouvernement britannique a apporté des changements afin de permettre aux médecins, aux agents de traitement des toxicomanes et aux pharmaciens de fournir une plus grande gamme d'équipement d'injection aux utilisateurs de drogues injectables. Auparavant, il était légal de fournir seulement des aiguilles et des seringues aux utilisateurs de drogues injectables. À partir du 1er août 2003, on sera également en mesure de fournir aux utilisateurs de drogues injectables des tampons, des ampoules d'eau stérile et des ustensiles nécessaires afin de préparer un médicament contrôlé (cuillères, bols, tasses, vaisselle), de l'acide citrique ainsi que des filtres. L'objet de cette modification législative consiste à encourager et à appuyer l'adoption de pratiques d'injection plus hygiéniques chez les utilisateurs de drogues qui continuent à injecter des drogues. Par conséquent, cette mesure de santé publique devrait donner lieu à la réduction des préjudices pour les utilisateurs de drogues injectables, en particulier par la poursuite de l'élaboration des programmes d'échange de seringues. L'augmentation récente du taux de transmission de l'hépatite C parmi les utilisateurs de drogues injectables et les autres infections en cours telles que l'hépatite A, le botulisme et l'infection récente du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) dans cette population soulignent les avantages et l'importance de ce changement.
Source : CDR Weekly, 17 juillet 2003, Health Protection Agency, Communicable Disease Surveillance Centre, Royaume-Uni.


Ces renseignements détaillés sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.