Agence de la santé publique du Canada
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le 27 juin 2003

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Évolution clinique et gestion du SRAS chez les travailleurs de la santé : Toronto
Dans le cadre des mesures prises en réaction à l'éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenue à Toronto, on a mis sur pied une unité du SRAS pour les travailleurs de la santé qui ont été infectés. On a recueilli des données de manière prospective sur leur évolution clinique, la gestion et les complications et on a suivi ces personnes pendant 3 semaines après qu'elles ont reçu leur congé de l'hôpital. Parmi ceux qui ont fourni des services médicaux ou auxiliaires à des patients chez lesquels on a par la suite décelé le SRAS, on compte 11 femmes et trois hommes (âge moyen de 42 ans [écart-type de 9]). Quatre des patients qui pouvaient clairement définir seulement un seul contact avec un patient atteint du SRAS ont commencé à présenter des symptômes du SRAS en moyenne 4 jours (écart-type de 3) après avoir été en contact avec une personne infectée. Pour les dix autres patients qui ont eu de nombreux contacts avec des patients, les symptômes ont commencé en moyenne 3,5 jours (écart-type de 3) après l'exposition. On a administré de la ribavirine à tous les patients, et ils ont tous reçu de la lévofloxacine. Plusieurs personnes ont eu des complications graves. La dyspnée était présente chez 12 patients lors de leur séjour à l'hôpital, et ils ont tous développé des anomalies décelées par la radiographie pulmonaire. Trois patients ont développé une hypoxémie grave (PaO2 < 50 mmHg). Tous les patients ont eu une baisse du taux d'hémoglobine. Neuf patients ont eu l'anémie hémolytique. Trois patients ont connu un engourdissement et un picotement des mains et des pieds, et deux patients sont devenus nettement tétaniques. Les trois patients avaient des taux de magnésium de moins de 0,1 mmol/L. Tous les patients se sont rétablis et ont été envoyés à la maison. Lors d'un examen de suivi 3 semaines après avoir reçu leur congé de l'hôpital (5 semaines après le début de la maladie), tous les patients n'étaient plus faibles, mais continuaient à se fatiguer facilement et à avoir la dyspnée au moindre effort. Pour cinq patients, les radiogrammes pulmonaires montraient toujours des résidus de la maladie.
Source : Journal de l'Association médicale canadienne, vol. 168, no 13, 24 juin 2003

Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP) Résultats 2002 : Canada
Le rapport annuel présente un résumé final des études conclues : œdème cérébral en cas d'acidocétose diabétique, syndrome hémolytique et urémique, infection au virus de l'hépatite C, insuffisance hépatique néonatale et hémochromatose périnatale et syndrome de Smith-Lemli-Opitz. Il donne également un aperçu des cinq nouvelles études de 2003 : effets indésirables des médicaments sévères, troubles de l'alimentation à apparition précoce, syndrome de la ceinture de sécurité, ostéogenèse imparfaite et syndrome de Prader-Willi. Le fait que 95 % des questionnaires détaillés ont été remplis a permis aux enquêteurs du PCSP de recueillir des données épidémiologiques importantes à l'échelle nationale sur les 12 études effectuées en 2002. Des études terminées en 2002 accompagnées d'un aperçu des études nouvelles, présentent un programme qui est à la fois dynamique et polyvalent. On peut consulter le rapport en ligne aux adresses électroniques suivantes : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cpsp-pcsp02/index_f.html ou http://www.cps.ca.
Source : Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, juin 2003

Cas de VIH/sida : Massachusetts
Depuis que le programme de surveillance du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a été mis sur pied en 1999, au Massachusetts, le nombre de cas signalés de VIH/syndrome d'immunodéficience acquise (sida) a augmenté considérablement chez les personnes âgées de 13 ans à 24 ans. En 2002, les adolescents et les jeunes adultes représentaient 8,7 % des cas signalés de VIH, contre 6,1 % en 1999. Au cours de cette période de 4 ans, 301 sur 4 219 nouveaux cas signalés à l'État représentent des personnes âgées de 13 ans à 24 ans. Environ 77 % des cas ont été diagnostiqués chez ceux qui sont âgés de 19 ans à 24 ans, bien que l'âge d'infection peut être beaucoup plus précoce que l'âge du diagnostic. Parmi les adolescents et les jeunes adultes, 10 % des nouveaux cas signalés sont causés par l'utilisation de drogues injectables. Le nombre relatif de nouveaux cas signalés de VIH/sida chez les personnes âgées de plus de 50 ans a également augmenté de manière significative au cours de la même période, et ce groupe représente 12 % des cas signalés en 2002, contre 9,2 % en 1999. On a diagnostiqué le sida chez 17 998 résidents du Massachusetts. Le nombre de décès s'élève à 60 %. Il existe une somme estimée de 19 000 à 21 000 résidents atteints du VIH/sida et environ un quart de ces résidents ne connaissent pas leur situation de VIH ou ne l'ont pas signalée.
Source : Press Release, Massachusetts Department of Public Health, 24 juin 2003

 



Ces renseignements détaillés sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.