Évolution clinique et gestion du SRAS chez
les travailleurs de la santé : Toronto
Dans le cadre des mesures prises en réaction à l'éclosion
du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenue à
Toronto, on a mis sur pied une unité du SRAS pour les travailleurs
de la santé qui ont été infectés. On a recueilli
des données de manière prospective sur leur évolution
clinique, la gestion et les complications et on a suivi ces personnes
pendant 3 semaines après qu'elles ont reçu leur congé
de l'hôpital. Parmi ceux qui ont fourni des services médicaux
ou auxiliaires à des patients chez lesquels on a par la suite décelé
le SRAS, on compte 11 femmes et trois hommes (âge moyen de 42 ans
[écart-type de 9]). Quatre des patients qui pouvaient clairement
définir seulement un seul contact avec un patient atteint du SRAS
ont commencé à présenter des symptômes du SRAS
en moyenne 4 jours (écart-type de 3) après avoir été
en contact avec une personne infectée. Pour les dix autres patients
qui ont eu de nombreux contacts avec des patients, les symptômes
ont commencé en moyenne 3,5 jours (écart-type de 3) après
l'exposition. On a administré de la ribavirine à tous les
patients, et ils ont tous reçu de la lévofloxacine. Plusieurs
personnes ont eu des complications graves. La dyspnée était
présente chez 12 patients lors de leur séjour à l'hôpital,
et ils ont tous développé des anomalies décelées
par la radiographie pulmonaire. Trois patients ont développé
une hypoxémie grave (PaO2 < 50 mmHg). Tous les patients ont
eu une baisse du taux d'hémoglobine. Neuf patients ont eu l'anémie
hémolytique. Trois patients ont connu un engourdissement et un
picotement des mains et des pieds, et deux patients sont devenus nettement
tétaniques. Les trois patients avaient des taux de magnésium
de moins de 0,1 mmol/L. Tous les patients se sont rétablis et ont
été envoyés à la maison. Lors d'un examen
de suivi 3 semaines après avoir reçu leur congé de
l'hôpital (5 semaines après le début de la maladie),
tous les patients n'étaient plus faibles, mais continuaient à
se fatiguer facilement et à avoir la dyspnée au moindre
effort. Pour cinq patients, les radiogrammes pulmonaires montraient toujours
des résidus de la maladie.
Source : Journal de l'Association médicale canadienne, vol.
168, no 13, 24 juin 2003
Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP) Résultats
2002 : Canada
Le rapport annuel présente un résumé final des études
conclues : dème cérébral en cas d'acidocétose
diabétique, syndrome hémolytique et urémique, infection
au virus de l'hépatite C, insuffisance hépatique néonatale
et hémochromatose périnatale et syndrome de Smith-Lemli-Opitz.
Il donne également un aperçu des cinq nouvelles études
de 2003 : effets indésirables des médicaments sévères,
troubles de l'alimentation à apparition précoce, syndrome
de la ceinture de sécurité, ostéogenèse imparfaite
et syndrome de Prader-Willi. Le fait que 95 % des questionnaires détaillés
ont été remplis a permis aux enquêteurs du PCSP de
recueillir des données épidémiologiques importantes
à l'échelle nationale sur les 12 études effectuées
en 2002. Des études terminées en 2002 accompagnées
d'un aperçu des études nouvelles, présentent un programme
qui est à la fois dynamique et polyvalent. On peut consulter le
rapport en ligne aux adresses électroniques suivantes : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cpsp-pcsp02/index_f.html ou http://www.cps.ca.
Source : Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, juin 2003
Cas de VIH/sida : Massachusetts
Depuis que le programme de surveillance du virus de l'immunodéficience
humaine (VIH) a été mis sur pied en 1999, au Massachusetts,
le nombre de cas signalés de VIH/syndrome d'immunodéficience
acquise (sida) a augmenté considérablement chez les personnes
âgées de 13 ans à 24 ans. En 2002, les adolescents
et les jeunes adultes représentaient 8,7 % des cas signalés
de VIH, contre 6,1 % en 1999. Au cours de cette période de 4 ans,
301 sur 4 219 nouveaux cas signalés à l'État représentent
des personnes âgées de 13 ans à 24 ans. Environ 77
% des cas ont été diagnostiqués chez ceux qui sont
âgés de 19 ans à 24 ans, bien que l'âge d'infection
peut être beaucoup plus précoce que l'âge du diagnostic.
Parmi les adolescents et les jeunes adultes, 10 % des nouveaux cas signalés
sont causés par l'utilisation de drogues injectables. Le nombre
relatif de nouveaux cas signalés de VIH/sida chez les personnes
âgées de plus de 50 ans a également augmenté
de manière significative au cours de la même période,
et ce groupe représente 12 % des cas signalés en 2002, contre
9,2 % en 1999. On a diagnostiqué le sida chez 17 998 résidents
du Massachusetts. Le nombre de décès s'élève
à 60 %. Il existe une somme estimée de 19 000 à 21
000 résidents atteints du VIH/sida et environ un quart de ces résidents
ne connaissent pas leur situation de VIH ou ne l'ont pas signalée.
Source : Press Release, Massachusetts Department of Public Health,
24 juin 2003
Ces renseignements détaillés sont donnés à titre
d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les
incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et
mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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