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le 20 juin 2003

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Maladie des légionnaires : Canada
De janvier 1996 au 31 octobre 1997, on a mené une étude prospective étiologique de la pneumonie communautaire (PC) qui a exigé l'admission à 15 hôpitaux de soins tertiaires dans huit provinces canadiennes. On a soumis à une épreuve de détection de l'antigène du sérogroupe 1 de Legionella pneumophila un échantillon d'urine de chaque patient en utilisant le dosage immunoenzymatique (ELISA) qui est offert sur le marché. À la discrétion du médecin traitant, on a prélevé une culture des expectorations et d'autres échantillons respiratoires dans le but de déceler la présence de Légionella. Des échantillons sériques prélevés chez 234 patients pendant la phase aiguë et une convalescence de 6 semaines ont fait l'objet d'un test de détection d'anticorps contre les sérogroupes 1 à 6 de L. pneumophila par une méthode ELISA. Sur 850 patients, 28 (3,2 %) étaient atteints de la maladie des légionnaires, 18 (2,1 %) sur 823 patients avaient un résultat positif pour le sérogroupe 1 de L. pneumophila selon le test d'anticorps effectué sur les échantillons d'urine. Fondée sur les épreuves de détection d'anticorps dans les échantillons d'urine, l'incidence de la maladie des légionnaires est plus élevée à Halifax qu'aux autres endroits (sept sur 163 patients par rapport à 11 sur 660 patients [P = 0,04]). Parmi les 28 cas de maladie des légionnaires décelés en utilisant toutes les méthodes, 11 (3,9 %) se sont manifestés parmi les 277 patients inscrits qui provenaient des provinces de l'Ouest par rapport à 17 sur 573 patients (2,9 %) inscrits qui provenaient des provinces de l'Est (P = non significatif). La maladie des légionnaires est aussi commune à l'Ouest qu'à l'Est du Canada. Le sérogroupe 1 de L. pneumophila peut être plus commun à Halifax qu'aux autres endroits étudiés.
Source : Journal canadien des maladies infectieuses, vol. 14, no 3, mai-juin 2003.

Infection au virus de la variole du singe : États-Unis (mise à jour)
Depuis le 19 juin 2003, un total de 87 cas de maladie humaine causée par le virus de la variole du singe font l'objet d'une enquête dans les États suivant : Wisconsin (38), Indiana (24), Illinois (19), Kansas (1), Missouri (1) et Ohio (4). Un garçon âgé de 11 ans du New Jersey qu'on soupçonnait être atteint de la variole du singe a obtenu un résultat négatif pour la maladie et un résultat positif pour la varicelle.
Source: Telebriefing Transcript, Centers for Disease Control and Prevention, 19 juin 2003; New Jersey Department of Health and Senior Services, 13 juin 2003.

Rage humaine : Virginie
Un homme âgé de 25 ans du Nord de la Virginie est mort d'une infection de rage. Les Centers for Disease Control and Prevention ont confirmé le diagnostic le 11 juin 2003. Le patient a été hospitalisé à la mi-février, car il présentait des symptômes pseudogrippaux et il est décédé à la mi-mars. On ne soupçonnait pas la rage au début de la maladie. En ce moment, il n'est pas clair comment le patient a contracté le virus de la rage, mais les autorités de la santé mènent une enquête. Depuis 1990, la plupart des cas de rage humaine aux États-Unis sont causés par le contact avec des chauves-souris enragées.
Source : Press Release, Virginia Department of Health, 12 juin 2003.

Fièvre typhoïde : Haïti
Depuis le 30 mai, le Bureau régional des Amériques (Organisation panaméricaine de la santé [OPS]) de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le ministère de la Santé d'Haïti ont signalé 200 cas de typhoïde et 40 décès. On a confirmé trois cas en laboratoire. L'éclosion a commencé en avril lors de la saison sèche et a touché des villages isolés de la région de Grand Bois, située près de la frontière de la République Dominicaine. Ces villages n'ont pas accès aux établissements de santé et à l'eau salubre; tous les points d'eau de la région ont présenté un niveau maximum de contamination par E. coli. La plupart des décès sont survenus chez des personnes qui n'avaient pas accès à un établissement de santé. En mai, l'OPS et le ministère de la Santé ont envoyé une équipe afin d'étudier et de contrôler l'épidémie, ce qui comprend le prélèvement d'échantillons aux points d'eau, l'établissement d'unités sanitaires mobiles, l'essai de cas en laboratoire, la prestation d'éducation sur la santé ainsi que l'organisation de l'intervention à l'échelle locale.
Source : Communicable Disease Surveillance and Response, Organisation mondiale de la Santé,17 juin 2003.


Ces renseignements détaillés sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.