Maladie des légionnaires : Canada
De janvier 1996 au 31 octobre 1997, on a mené une étude
prospective étiologique de la pneumonie communautaire (PC) qui
a exigé l'admission à 15 hôpitaux de soins tertiaires
dans huit provinces canadiennes. On a soumis à une épreuve
de détection de l'antigène du sérogroupe 1 de Legionella
pneumophila un échantillon d'urine de chaque patient en utilisant
le dosage immunoenzymatique (ELISA) qui est offert sur le marché.
À la discrétion du médecin traitant, on a prélevé
une culture des expectorations et d'autres échantillons respiratoires
dans le but de déceler la présence de Légionella.
Des échantillons sériques prélevés chez 234
patients pendant la phase aiguë et une convalescence de 6 semaines
ont fait l'objet d'un test de détection d'anticorps contre les
sérogroupes 1 à 6 de L. pneumophila par une méthode
ELISA. Sur 850 patients, 28 (3,2 %) étaient atteints de la maladie
des légionnaires, 18 (2,1 %) sur 823 patients avaient un résultat
positif pour le sérogroupe 1 de L. pneumophila selon le
test d'anticorps effectué sur les échantillons d'urine.
Fondée sur les épreuves de détection d'anticorps
dans les échantillons d'urine, l'incidence de la maladie des légionnaires
est plus élevée à Halifax qu'aux autres endroits
(sept sur 163 patients par rapport à 11 sur 660 patients [P = 0,04]).
Parmi les 28 cas de maladie des légionnaires décelés
en utilisant toutes les méthodes, 11 (3,9 %) se sont manifestés
parmi les 277 patients inscrits qui provenaient des provinces de l'Ouest
par rapport à 17 sur 573 patients (2,9 %) inscrits qui provenaient
des provinces de l'Est (P = non significatif). La maladie des légionnaires
est aussi commune à l'Ouest qu'à l'Est du Canada. Le sérogroupe
1 de L. pneumophila peut être plus commun à Halifax
qu'aux autres endroits étudiés.
Source : Journal canadien des maladies infectieuses, vol. 14, no 3,
mai-juin 2003.
Infection au virus de la variole du singe : États-Unis (mise
à jour)
Depuis le 19 juin 2003, un total de 87 cas de maladie humaine causée
par le virus de la variole du singe font l'objet d'une enquête dans
les États suivant : Wisconsin (38), Indiana (24), Illinois (19),
Kansas (1), Missouri (1) et Ohio (4). Un garçon âgé
de 11 ans du New Jersey qu'on soupçonnait être atteint de
la variole du singe a obtenu un résultat négatif pour la
maladie et un résultat positif pour la varicelle.
Source: Telebriefing Transcript, Centers for Disease Control and Prevention,
19 juin 2003; New Jersey Department of Health and Senior Services, 13
juin 2003.
Rage humaine : Virginie
Un homme âgé de 25 ans du Nord de la Virginie est mort d'une
infection de rage. Les Centers for Disease Control and Prevention ont
confirmé le diagnostic le 11 juin 2003. Le patient a été
hospitalisé à la mi-février, car il présentait
des symptômes pseudogrippaux et il est décédé
à la mi-mars. On ne soupçonnait pas la rage au début
de la maladie. En ce moment, il n'est pas clair comment le patient a contracté
le virus de la rage, mais les autorités de la santé mènent
une enquête. Depuis 1990, la plupart des cas de rage humaine aux
États-Unis sont causés par le contact avec des chauves-souris
enragées.
Source : Press Release, Virginia Department of Health, 12 juin 2003.
Fièvre typhoïde : Haïti
Depuis le 30 mai, le Bureau régional des Amériques (Organisation
panaméricaine de la santé [OPS]) de l'Organisation mondiale
de la Santé (OMS) et le ministère de la Santé d'Haïti
ont signalé 200 cas de typhoïde et 40 décès.
On a confirmé trois cas en laboratoire. L'éclosion a commencé
en avril lors de la saison sèche et a touché des villages
isolés de la région de Grand Bois, située près
de la frontière de la République Dominicaine. Ces villages
n'ont pas accès aux établissements de santé et à
l'eau salubre; tous les points d'eau de la région ont présenté
un niveau maximum de contamination par E. coli. La plupart des
décès sont survenus chez des personnes qui n'avaient pas
accès à un établissement de santé. En mai,
l'OPS et le ministère de la Santé ont envoyé une
équipe afin d'étudier et de contrôler l'épidémie,
ce qui comprend le prélèvement d'échantillons aux
points d'eau, l'établissement d'unités sanitaires mobiles,
l'essai de cas en laboratoire, la prestation d'éducation sur la
santé ainsi que l'organisation de l'intervention à l'échelle
locale.
Source : Communicable Disease Surveillance and Response, Organisation
mondiale de la Santé,17 juin 2003.
Ces renseignements détaillés sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.