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le 7 février 2003

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Poussée de E. coli 0157 : Ontario (Mise à jour)
La ville de Hamilton poursuit son enquête sur une poussée d'infection au E. coli 0157:H7. Le laboratoire de santé publique de l'Ontario, situé à Toronto, a fait correspondre le E. coli 0157:H7 provenant des échantillons de restes de haggis au E. coli 0157:H7 retrouvé dans des échantillons de fèces à l'aide de méthodes d'analyse de l'ADN. On avait recueilli les échantillons de restes de haggis du réfrigérateur de trois familles distinctes qui avaient assisté à l'événement. Le haggis se vendait dans une boucherie située à Hamilton au cours de la période allant jusqu'au 25 janvier 2003 inclusivement. Le produit contaminé se vendait dans des paquets de poids varié sans un code spécifique ni un code universel des produits. Sur 236 personnes interviewées jusqu'à ce jour, 61 ont signalé une maladie et 15 cas ont été confirmés en laboratoire. Neuf personnes ont été hospitalisées. Dans cette enquête, jusqu'à ce jour, la Division des services sociaux et de santé publique n'a décelé aucune preuve que ce produit a causé une maladie liée à E. coli à l'extérieur de cet événement. L'enquête a commencé le 26 janvier par la déclaration de trois cas de maladie. On a détecté la maladie à un seul événement social tenu à Hamilton le 18 janvier où l'on servait du haggis.
Source : Communiqué, ville de Hamilton, 31 janvier 2003

Conjonctivite à pneumocoques : Maine
Le 18 octobre 2002, l'infirmière d'une école primaire de Westbrook, au Maine, a avisé le Maine Bureau of Health de l'accroissement du nombre d'étudiants atteints d'une conjonctivite. Du 23 septembre au 18 octobre, des parents ont signalé à l'infirmière de l'école que leurs enfants ont contracté une conjonctivite et l'infirmière l'a diagnostiquée chez un total de 31 étudiants de la pré-maternelle ainsi que de la première et la deuxième année. Des prélèvements porteurs de la conjonctivite provenant de cinq étudiants sur 13 (38%) que l'on avait testés ont cultivé le Streptococcus pneumoniae. Cette poussée a été causée par une souche rare de Streptococcus pneumoniae. C'est la première fois que cette souche de bactéries a causé une poussée de conjonctivite chez de jeunes enfants; les poussées reconnues préalablement sont survenues chez des adultes d'âge universitaire. Même si les enfants n'étaient pas grièvement malades, la poussée a causé des absences scolaires chez les enfants malades et a coûté des visites à des professionnels de la santé ainsi que des absences au travail pour les parents.
Source : Morbidity and Morality Weekly Report, vol. 52, no 4, 31 janvier 2003

Infection au virus du Nil occidental : Ville de New York
Le Department of Health and Mental Hygiene (DOHMH) de la ville de New York a publié un résumé sur l'infection au virus du Nil occidental (VNO) dans la ville de New York en 2002. On a signalé un total de 29 cas humains d'infection au VNO dans les cinq subdivisions administratives de New York et plus de deux tiers (20) des cas sont survenus chez des personnes âgées de plus de 65 ans. Il y a eu trois décès liés au VNO, soit un homme âgé de 73 ans de Queens, un homme âgé de 74 ans du Bronx et un homme âgé de 83 ans du Staten Island. On a diagnostiqué l'encéphalite et la méningite aseptique dans 28 cas, ce qui exige habituellement l'hospitalisation. L'une de ces personnes n'a manifesté aucun symptôme d'encéphalite ou de méningite et n'a pas eu besoin d'être hospitalisée. Le VNO peut causer une innocuité de la maladie, surnommée fièvre du Nil occidental, qui se résout sans intervention et n'exige pas une hospitalisation. Une enquête menée par le DOHMH en l'an 2000 a conclu que pour chaque personne hospitalisée à cause de VNO, environ 150 infections moins graves qui ne causent pas une maladie ou une maladie assez grave pour exiger des soins médicaux se manifestent.
Source : Communiqué de presse, New York City Department of Health and Mental Hygiene, 22 janvier 2003

Hépatite A : Finlande
En 2002, on a signalé 385 cas confirmés au niveau microbiologique d'hépatite A en Finlande. Ce nombre est beaucoup plus élevé en comparaison des trois années précédentes lorsqu'on a signalé de 48 à 51 cas annuels. La fréquence chez les hommes était deux fois plus élevée que chez les femmes. L'âge médian des personnes atteintes était de 28 ans (échelle de 0 à 74 ans) et les taux les plus élevés de la maladie se manifestaient parmi les personnes âgées de 20 à 29 ans, ce qui représente 138 (36%) cas. Parmi les cas signalés, 260 cas (68%) sont survenus dans le district de Helsinki et Uusimaa. À Helsinki, on a déterminé par des entrevues qu'au début de la poussée, presque toutes les personnes atteintes étaient des utilisateurs de drogues injectables (UDI) ou pouvaient être liées aux UDI. Plus tard, on a signalé des cas de la population générale. En Finlande, il s'agit de la deuxième plus grande poussée d'hépatite A depuis 1994 chez les UDI. Afin d'éviter d'autres poussées, on devrait considérer fortement d'offrir le vaccin de l'hépatite A gratuitement aux UDI à tous les points d'accès du système des soins de santé. Cette poussée illustre également la tendance de l'hépatite A à se transmettre des UDI à la population générale.
Source : Eurosurveillance Weekly, vol. 7, no 5, 30 janvier 2003


Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.