Poussée de E. coli 0157 : Ontario (Mise à jour)
La ville de Hamilton poursuit son enquête sur une poussée
d'infection au E. coli 0157:H7. Le laboratoire de santé
publique de l'Ontario, situé à Toronto, a fait correspondre
le E. coli 0157:H7 provenant des échantillons de restes
de haggis au E. coli 0157:H7 retrouvé dans des échantillons
de fèces à l'aide de méthodes d'analyse de l'ADN.
On avait recueilli les échantillons de restes de haggis du réfrigérateur
de trois familles distinctes qui avaient assisté à l'événement.
Le haggis se vendait dans une boucherie située à Hamilton
au cours de la période allant jusqu'au 25 janvier 2003 inclusivement.
Le produit contaminé se vendait dans des paquets de poids varié
sans un code spécifique ni un code universel des produits. Sur
236 personnes interviewées jusqu'à ce jour, 61 ont signalé
une maladie et 15 cas ont été confirmés en laboratoire.
Neuf personnes ont été hospitalisées. Dans cette
enquête, jusqu'à ce jour, la Division des services sociaux
et de santé publique n'a décelé aucune preuve que
ce produit a causé une maladie liée à E. coli à l'extérieur de cet événement. L'enquête
a commencé le 26 janvier par la déclaration de trois cas
de maladie. On a détecté la maladie à un seul événement
social tenu à Hamilton le 18 janvier où l'on servait du
haggis.
Source : Communiqué, ville de Hamilton, 31 janvier 2003
Conjonctivite à pneumocoques : Maine
Le 18 octobre 2002, l'infirmière d'une école primaire de
Westbrook, au Maine, a avisé le Maine Bureau of Health de l'accroissement
du nombre d'étudiants atteints d'une conjonctivite. Du 23 septembre
au 18 octobre, des parents ont signalé à l'infirmière
de l'école que leurs enfants ont contracté une conjonctivite
et l'infirmière l'a diagnostiquée chez un total de 31 étudiants
de la pré-maternelle ainsi que de la première et la deuxième
année. Des prélèvements porteurs de la conjonctivite
provenant de cinq étudiants sur 13 (38%) que l'on avait testés
ont cultivé le Streptococcus pneumoniae. Cette poussée
a été causée par une souche rare de Streptococcus pneumoniae. C'est la première fois que cette souche
de bactéries a causé une poussée de conjonctivite
chez de jeunes enfants; les poussées reconnues préalablement
sont survenues chez des adultes d'âge universitaire. Même
si les enfants n'étaient pas grièvement malades, la poussée
a causé des absences scolaires chez les enfants malades et a coûté
des visites à des professionnels de la santé ainsi que des
absences au travail pour les parents.
Source : Morbidity and Morality Weekly Report, vol. 52, no 4, 31 janvier
2003
Infection au virus du Nil occidental : Ville de New York
Le Department of Health and Mental Hygiene (DOHMH) de la ville de New
York a publié un résumé sur l'infection au virus
du Nil occidental (VNO) dans la ville de New York en 2002. On a signalé
un total de 29 cas humains d'infection au VNO dans les cinq subdivisions
administratives de New York et plus de deux tiers (20) des cas sont survenus
chez des personnes âgées de plus de 65 ans. Il y a eu trois
décès liés au VNO, soit un homme âgé
de 73 ans de Queens, un homme âgé de 74 ans du Bronx et un
homme âgé de 83 ans du Staten Island. On a diagnostiqué
l'encéphalite et la méningite aseptique dans 28 cas, ce
qui exige habituellement l'hospitalisation. L'une de ces personnes n'a
manifesté aucun symptôme d'encéphalite ou de méningite
et n'a pas eu besoin d'être hospitalisée. Le VNO peut causer
une innocuité de la maladie, surnommée fièvre du
Nil occidental, qui se résout sans intervention et n'exige pas
une hospitalisation. Une enquête menée par le DOHMH en l'an
2000 a conclu que pour chaque personne hospitalisée à cause
de VNO, environ 150 infections moins graves qui ne causent pas une maladie
ou une maladie assez grave pour exiger des soins médicaux se manifestent.
Source : Communiqué de presse, New York City Department of Health
and Mental Hygiene, 22 janvier 2003
Hépatite A : Finlande
En 2002, on a signalé 385 cas confirmés au niveau microbiologique
d'hépatite A en Finlande. Ce nombre est beaucoup plus élevé
en comparaison des trois années précédentes lorsqu'on
a signalé de 48 à 51 cas annuels. La fréquence chez
les hommes était deux fois plus élevée que chez les
femmes. L'âge médian des personnes atteintes était
de 28 ans (échelle de 0 à 74 ans) et les taux les plus élevés
de la maladie se manifestaient parmi les personnes âgées
de 20 à 29 ans, ce qui représente 138 (36%) cas. Parmi les
cas signalés, 260 cas (68%) sont survenus dans le district de Helsinki
et Uusimaa. À Helsinki, on a déterminé par des entrevues
qu'au début de la poussée, presque toutes les personnes
atteintes étaient des utilisateurs de drogues injectables (UDI)
ou pouvaient être liées aux UDI. Plus tard, on a signalé
des cas de la population générale. En Finlande, il s'agit
de la deuxième plus grande poussée d'hépatite A depuis
1994 chez les UDI. Afin d'éviter d'autres poussées, on devrait
considérer fortement d'offrir le vaccin de l'hépatite A
gratuitement aux UDI à tous les points d'accès du système
des soins de santé. Cette poussée illustre également
la tendance de l'hépatite A à se transmettre des UDI à
la population générale.
Source : Eurosurveillance Weekly, vol. 7, no 5, 30 janvier 2003
Les renseignements détaillés que vous y trouverez sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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