E. coli O157:H7 :
Île-du-Prince-Édouard
Depuis le 29 octobre 2002, 14 patients et 31 membres du personnel
ont manifesté des symptômes d'infection par E.
coli à l'hôpital Hillsborough, un
hôpital psychiatrique qui comprend 100 lits, à
Charlottetown. Deux patients et un membre du personnel de
l'hôpital Hillsborough ont été admis
à un hôpital de soins actifs. Les deux patients sont
décédés, alors qu'on n'a toujours pas
obtenu les résultats des tests confirmant l'infection
par E. coli. À ce jour, on a confirmé deux
cas d'infection par E. coli 0157:H7. Le personnel
hospitalier effectue présentement des tests sur les 75
patients, les membres du personnel du service de
diététique et tous les autres membres du personnel
qui ont présenté des symptômes. La source de la
bactérie est probablement alimentaire. Depuis le 6 novembre,
aucun cas nouveau présentant des symptômes n'a
été décelé. Santé Canada
participe à l'enquête qui comprend
l'élaboration des historiques alimentaires de tous ceux
qui présentent des symptômes.
Source : Communiqué de presse de
l'Île-du-Prince-Édouard, Services sociaux et de
santé, 8 novembre 2002.
Peste bubonique : New York
On présume que le New York City Department of Health and
Mental Hygiene (DOHMH) aurait diagnostiqué la peste
bubonique chez un homme âgé de 53 ans, résidant
de Sante Fe, au Nouveau-Mexique, qui visitait la ville de New York.
En outre, son épouse de 47 ans a manifesté des
symptômes semblables et on attend les résultats
d'essais en laboratoire. Il est présentement
hospitalisé et son état est critique alors
qu'elle repose dans un état stable. Le couple est
arrivé à New York, du Nouveau-Mexique, le 1er
novembre et deux jours plus tard, il s'est rendu à
l'hôpital en signalant des symptômes de grippe, une
fièvre élevée et des noeuds lymphatiques
enflés. Comme ces patients sont devenus malades en moins de
48 heures suivant leur arrivée dans la ville de New York, il
est clair qu'ils ont été exposés au
Nouveau-Mexique. Ces personnes habitent une région où
la peste est endémique et toutes les preuves
épidémiologiques indiquent qu'ils ont
été infectés par des rongeurs et des puces de
rongeurs qui se trouvent dans les environs de leur maison où
on a confirmé des cas de peste l'été
dernier. Le New Mexico Department of Health et les Centers for
Disease Control and Prevention effectuent présentement une
enquête sur le domicile des patients.
Source : New York City Department of Health and Mental Hygiene,
Press Release, 6 novembre 2002.
Syphilis primaire et secondaire :
États-Unis
En dépit des déclins continus chez les
Afro-américains et les femmes de toutes les origines
ethniques, les taux de syphilis primaire et secondaire aux
États-Unis ont augmenté de deux pour cent de 2000
à 2001; c'est la première hausse depuis 1990. Les
résultats indiquent une hausse soutenue chez les
Afro-américains et les personnes habitant au Sud, les deux
populations prioritaires faisant l'objet d'initiatives
d'élimination du syphilis que les Centers for Disease
Control and Prevention (CDC) ont mis en œuvre en 1998. De
l'an 2000 à 2001, les taux de syphilis ont
diminué de 9,9 % chez les Afro-américains et de 8,1 %
dans le Sud. Le taux de syphilis a également continué
à diminué chez les femmes, soit de 19,5 % en
2000-2001. La hausse générale de syphilis en 2001 est
due à une augmentation de 15,4 % des taux de syphilis chez
les hommes, une augmentation qui correspondait aux éclosions
chez les hommes homosexuels et bisexuels dans plusieurs villes des
É.-U.
Source : Morbidity and Mortality Weekly Report, vol. 51, no 43,
1er novembre 2002.
Méningite d'origine fongique : Caroline du
Nord
Quatre patients en Caroline du Nord ont contracté la
méningite d'origine fongique après avoir
reçu en juin une injection de stéroïde afin de
traiter l'arthralgie. Le dernier patient, qui a
été hospitalisé le 15 octobre, a
été libéré et suit présentement
une thérapie antifongique. En septembre, trois autres
patients ont été diagnostiqués comme souffrant
de méningite d'origine fongique liée au
médicament antidouleur. L'un d'eux est
décédé alors que les deux autres suivent une
thérapie antifongique en tant que malades externes.
D'avril à juillet 2002, les trois cas
précédents avaient reçu une injection de
méthylprednisolone à la colonne vertébrale,
lequel a été fourni par un seul fabricant. Le
fabricant n'offre plus le médicament et en septembre,
tous les flacons inutilisés ont été
retirés du marché. On effectue présentement
des essais sur les flacons inutilisés du médicament
aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) afin de
déterminer s'il y a contamination par le Wangiella. Des
agents de santé étatiques et fédéraux
et d'autres spécialistes mènent
présentement une enquête afin de déterminer
s'il existe d'autres facteurs de risques liés
à la méningite.
Source : North Carolina Department of Health and Human
Services, Press Release, 18 octobre 2002.
Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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