Maladie cryptococcale : Colombie-Britannique
Le 6 juin 2002, le British Columbia Centre for Disease Control Society
(BCCDCS) a présenté un avis aux médias au sujet de
la maladie cryptococcale sur l'île de Vancouver suivant l'observation
de 52 cas au cours des 3 dernières années et demie. Depuis
le début de l'année, on a signalé 11 cas. Dans l'un
des premiers cas, la victime est décédée. Le sous-typage
a permis de déterminer que la souche causant la maladie est le
sérotype B, dont la variété gattii. Les victimes
n'ont pas reçu une infection au VIH. Par contre, 80 %
des personnes atteintes souffraient déjà d'une maladie pulmonaire
ou étaient fumeurs. En somme, 46 victimes vivent sur l'île
de Vancouver et six sont des habitants de la terre-ferme qui ont visité
l'île. Les cas ont été observés sur la côte Est
plus chaude et plus sèche de l'île. Les premières
victimes sont devenues malades au début de 1999. Avant 1999, le
nombre de cas signalés sur l'île de Vancouver était
de 2 ou 3 par année. Le taux d'incidence sur l'île au cours
des 2 dernières années est de 2,5 par 100 000 cas. Ce taux
est plus élevé que les taux observés normalement
en Australie, où le champignon a été retrouvé
sur des arbres d'eucalyptus. Les signes cliniques chez nos victimes se
sont manifestés surtout sous forme d'infection respiratoire et
ou de méningite. De plus, environ 40 cas d'animaux infectés
ont été signalés, y compris quelques marsouins retrouvés
morts de la pneumonie cryptococcale sur la côte de l'île.
Le champignon a récemment été découvert dans
des troncs d'arbres évidés et pourris de plusieurs espèces
indigènes, y compris le Douglas taxifolié et l'aulne rouge,
dans un parc côtier de l'île centrale. Il est maintenant évident
que ce champignon vient de se présenter sur l'île de Vancouver.
On ne connaît pas les raisons, mais des hypothèses comprennent
l'importation de plantes tropicales et le réchauffement de la planète.
L'enquête en cours consiste en la surveillance, une étude
des enquêtes cas, l'échantillonnage et le sous-typage moléculaire.
Source : British Columbia Centre for Disease Control, PROMED, 7 juin
2002.
E. coli O157:H7 : Canada
À l'heure actuelle, l'Agence canadienne d'inspection des aliments,
en collaboration avec Santé Canada, la Alberta Health and Wellness,
le BCCDCS, le gouvernement de la Saskatchewan et d'autres organismes provinciaux
étudient la cause des maladies causées par la bactérie E. coli O157:H7. Même si la cause des maladies n'a toujours pas
été confirmée, on soupçonne que le bouf haché
non cuit est une source éventuelle. Cette année, en Alberta,
on a signalé 44 cas d'infection par E. coli, dont 12 ont
été liés à l'enquête en cours. Le BCCDCS
a signalé 14 cas en comparaison avec les neuf à 10 cas par
an signalés en mai au cours des dernières années.
En Saskatchewan, trois cas d'infections par une bactérie E.
coli ayant un type particulier d'ADN pourraient correspondre à
l'épidémie actuelle au Canada, mais on estime que seulement
l'un des cas a été causé par la consommation de bouf
haché mal cuit. Le nombre moyen de cas d'E. coli signalés dans la province en mai au cours des dernières
années est de trois ou quatre.
Source : Santé Canada, Alberta Health and Wellness, British
Columbia Centre for Disease Control, gouvernement de la Saskatchewan,
Agence canadienne d'inspection des aliments, du 4 au 7 juin 2002.
5e Conférence canadienne nationale sur l'immunisation
: Canada
La 5e Conférence canadienne nationale sur l'immunisation
aura lieu du 1er au 3 décembre 2002 au Victoria Conference
Centre à Victoria, en Colombie-Britannique. La conférence
présentera un forum aux fins d'échange de renseignements
et de discussion sur l'élaboration et la mise en ouvre de la Stratégie
nationale d'immunisation au Canada. Le programme portera sur les accomplissements
et les difficultés en ce qui concerne l'élaboration de la
Stratégie nationale d'immunisation, les mesures nécessaires
afin de mettre en ouvre la Stratégie, les nouveaux problèmes
et défis qui touchent les programmes d'immunisation à l'échelle
régionale, provinciale, territoriale, nationale et mondiale, la
promotion de la santé par l'immunisation, l'information scientifique
courante sur les vaccins et la recherche et le développement. On
a alloué du temps au cours de la conférence pour les présentations
approuvées par des collègues (affiches et présentations
orales) qui portent sur les objectifs de la conférence. Il faut
soumettre les résumés avant le 16 août 2002. On peut
consulter le site Web de la conférence afin de se tenir au courant
des programmes à l'adresse : http://www.phac-aspc.gc.ca/cnic-ccni/index_f.html.
Source : Centre de prévention et de contrôle des maladies
infectieuses, Santé Canada, Société canadienne de
pédiatrie.
Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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