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1 mars 2002

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Listériose : Colombie-Britannique (mise à jour)
On a relié à la consommation de fromage contaminé un total de 19 cas (quatre cas invasifs confirmés en laboratoire et 15 cas cliniques non-invasifs avec ou sans confirmation d'échantillon de selles) de listériose. Le 3 février 2002 représente la date de la plus récente apparition des cas invasifs confirmés et rapportés. Deux cas touchaient des adultes en bonne santé, sans aucun facteur de risque qui ont souffert de la méningite, deux femmes enceintes ont subi une fausse couche, une dans son premier trimestre et une dans son deuxième trimestre. Tous les cas sauf deux, ont achetés du fromage contaminé pendant la fin de semaine du 1er au 3 février chez Abbott Company Cheese sur l'île Granville à Vancouver. Le premier cas réside sur l'île de Vancouver; et l'autre cas réside également sur l'île de Vancouver, un travailleur de l'usine de fromage. Le plus récent cas clinique qu'on a rapporté en ce qui a trait à l'apparition de la maladie est survenu le 20 janvier, après que la personne ait consommé du fromage le 18 janvier. Seulement un cas a consommé du fromage après le rappel de l'Agence canadienne d'inspection des aliments émis le 13 février. Un autre cas confirmé en laboratoire (isolat du liquide péritonéal) est survenu chez une personne âgée sujette à d'autres facteurs de risque et vivant dans la même région géographique de l'île de Vancouver où est située l'usine de fromage. À ce jour, aucun lien avec le fromage contaminé n'a été établi. On a obtenu des tests positifs à la bactérie Listeria monocytogenes pour le fromage de lait de vache et de chèvre provenant de l'usine. Les plus hauts comptages de Listeria provenaient de camembert et de tomme qui avaient été aspergés respectivement d'une solution de moisissures de Penicillium ou de solution d'affinage aux bactéries de type Brevibactérium, dans l'aire d'affinage, après la production. Les deux solutions pour asperger ont permis à la bactérie L. monocytogenes de s'implanter. La source de contamination de ces solutions fait toujours l'objet d'une investigation mais il est probable qu'un manque d'hygiène soit survenu pendant la reconstitution de la solution à vaporiser et que la multiplication de la bactérie Listeria fut favorisée par l'entreposage prolongé autant à des températures froides qu'à des températures plus chaudes. La source de l'organisme était probablement soit le lait cru entré dans l'usine, soit une contamination de l'environnement provenant de matières fécales animales.
Source : Centre for Disease Control de la Colombie-Britannique, 28 février 2002


Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) : Mise à jour de la Déclaration du CCNI sur le vaccin varicelleux
La Déclaration sur l'usage recommandé du vaccin antivaricelleux du CCNI contient de nouvelles recommandations ayant trait aux paramètres améliorés de conservation et de manipulation du vaccin antivaricelleux actuellement disponible aux indications pour l'immunisation des personnes immunodéprimées et à l'utilisation du vaccin après une exposition pour prévenir les cas secondaires. Deux vaccins antivaricelleux ont été homologués au Canada depuis la publication de la déclaration originale du CCNI (RMTC, vol. 25, DCC-1, mai 1999). Il s'agit des vaccins : Varivax II® (Merck Frosst Canada & Cie) et Varilrix® (SmithKline Beecham Pharma). Varilrix® (vaccin à virus vivant atténué de la souche Oka) a été homologué au Canada le 13 octobre 1999. Au moment d'aller sous presse, ce dernier virus n'était pas commercialisé ici.
Source : Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC), vol. 28, DCC-3, 15 février 2002


Paludisme nosocomial : Angleterre
Un homme âgé est entré à l'hôpital, en Angleterre, à la fin de décembre 2001 afin de subir une chirurgie orthopédique et, par la suite, a contracté le paludisme à Plasmodium falciparum à la fin janvier. Puisqu'il n'avait aucun facteur de risque pour attraper le paludisme, il s'agissait probablement d'un cas d'infection nosocomiale. Des investigations mettent l'accent sur la transmission de travailleurs de la santé ou de malades hospitalisés atteints du paludisme. L'infection a dû être transmise dans la salle d'opération ou dans la salle commune où se trouvait le cas de référence. Il s'agit du deuxième cas d'infection nosocomiale au paludisme à survenir en Angleterre au cours des 3 dernières années. Lors de l'incident précédent, il semblerait que la transmission se serait produite au moment de l'utilisation répétée d'une bouteille de solution saline intraveineuse contaminée par le sang d'un patient atteint de paludisme, ce qui a entraîné trois cas d'infection, dont un décès. Ces deux incidents dénotent que les infections exotiques à diffusion hématogène doivent être prises en considération lorsque les patients qui n'ont pas d'antécédents personnels en ce qui a trait aux voyages contractent une fièvre d'origine inconnue. Il est possible pour des personnes semi-immunes d'être atteintes de parasitémie asymptomatique du paludisme et de transmettre l'infection par voie veineuse. Afin de déterminer la source de transmission, les personnes à sérologie négative atteintes de paludisme peuvent être exclues alors que les personnes semi-immunes ont des taux d'anticorps anti-paludisme très élevés.
Source : Communicable Disease Report Weekly, vol. 12, no 8, 21 février 2002


Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.