Éclosion de la bactérie E. coli : Saskatchewan
Selon l'enquête épidémiologique sur la bactérie E. coli, jusqu'à ce
jour, 14 personnes ont reçu un diagnostic positif pour la maladie. Une personne
est toujours à l'hôpital, continuant de recevoir des soins, et les autres
sont en rétablissement à la maison. Depuis le 16 décembre 2001, 39 personnes
ont été reconnues comme présentant des symptômes. Les personnes désignées
comme préposées à la manutention des aliments ou aides en soins de santé ne
sont pas autorisées à retourner au travail jusqu'à ce qu'elles produisent
des selles révélant un test négatif. Les analyses des données de 162 entrevues
semblent révéler que deux des salades (macaroni et taco) servies lors d'un
événement tenu le 16 décembre 2001 seraient la cause de la maladie. On rappelle
encore une fois au grand public que les habitudes de bien se laver les mains
et de bien cuire les viandes crues sont des mesures importantes quant à la
prévention et à la propagation de la maladie.
Source : Regina Health District, 3 janvier 2002
Virus de l'hépatite B (VHB), virus de l'hépatite C (VHC) et virus de
l'immunodéficience humaine (VIH) : Canada
L'objectif du Réseau de surveillance canadien des piqûres d'aiguilles (RSCPA)
est de surveiller les expositions professionnelles des travailleurs de la
santé au sang ou aux liquides organiques et de suivre l'apparition subséquente
d'anticorps dirigés contre des virus transmissibles par le sang (VHB, VHC,
VIH). D'après les 1 436 expositions professionnelles signalées dans les
12 centres participants survenues du 1er avril 2000 au 31 mars
2001, les taux généraux de blessures s'élevaient à 4,24 % ETP, à 16,83 %
lits, à 0,06 % journées d'hospitalisation ou à 0,54 % admissions.
Le taux de cas d'expositions percutanées s'élevait à 84 % et celui de
cas d'expositions cutanéo-muqueuses s'élevait à 16 %. Les blessures par
piqûres d'aiguilles représentaient 78 % des expositions percutanées,
alors que les éclaboussures étaient à l'origine de 88 % des expositions
cutanéo-muqueuses. Dans tous les cas d'exposition, les liquides organiques
les plus souvent en cause étaient le sang, le sérum ou le plasma (85 %),
suivis par la salive contaminée (4 %). La personne à la source de l'exposition
a été identifiée dans 84 % des 1 436 incidents; toutefois, 10 %
de ces sources n'ont pas subi de test de détection des virus transmissibles
par le sang. Le nombre de personnes-sources séropositives pour le VHB était
de 15, celui pour le VHC était de 77 et celui pour le VIH était de 24. Les
116 résultats positifs ont été recensés chez 104 patients; 10 patients étaient
co-infectés : 7 par le VHC et le VIH, 1 par le VHB et le VHC et 2 par le VHB,
le VHC et le VIH. Les travailleurs de la santé qui courent un risque particulier
comptent parmi ceux qui travaillent dans des hôpitaux d'enseignement, les
phlébotomistes, les résidents en médecine, les techniciens en médecine nucléaire
et les préposés à la stérilisation.
Source : Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 27, no 24,
15 décembre 2001.
Infection par le virus d'Ebola : Gabon (mise à jour)
Au 1er janvier 2002, 32 cas confirmés (15 cas liés au laboratoire et 17 cas
liés au épidémies) ont été signalés. Au Gabon, 20 cas ont été détectés et
dans les villages environnants de la République du Congo, 12 cas ont été détectés.
Parmi les 32 cas confirmés, il y a eu 23 décès, 17 au Gabon et 6 dans la République
du Congo. En outre, 7 cas soupçonnés au Gabon et 2 cas soupçonnés dans la
République du Congo font l'objet d'une enquête. Tous les proches des personnes
atteintes (qui ont eu des contacts directs ou des contacts soupçonnés avec
le sang ou avec d'autres liquides organiques liés à un cas examiné) sont surveillés
de près pendant 21 jours afin de dépister des signes et des symptômes de la
fièvre hémorragique Ebola. Dès le 1er janvier 2002, 191 proches de personnes
atteintes se font suivre activement; 96 proches se font suivre au Gabon et
95 dans la République du Congo. On prévoit qu'au moins un cas et plus de la
maladie pourrait se développer parmi ces proches. L'équipe internationale
travaille des deux côtés de la frontière et collabore de près sur les lieux
avec les équipes des ministères de la santé du Congo et du Gabon sur les interventions
de lutte contre les poussées endémiques.
Source : Information sur les flambées épidémiques, Communicable Disease
Surveillance and Response, Organisation mondiale de la Santé, 2 janvier 2002.
Le virus West Nile : ville de New York
Le New York City Department of Health (ministère de la santé de la ville de
New York) a publié un aperçu des résultats de l'enquête sur le virus West
Nile (VWN) effectuée à New York en 2001. En totalité, 7 cas confirmés de personnes
atteintes du VWN à New York ont nécessité une hospitalisation en raison d'une
encéphalite ou d'une méningite causée par le VWN. En outre, partout dans la
ville, des résultats positifs du VWN ont été observés dans 166 oiseaux morts,
dans 71 oiseaux vivants et dans 208 bassins de moustiques. À l'échelle nationale,
en 2001, 49 personnes, 6 101 oiseaux et 756 bassins de moustiques ont
eu un test positif pour le VWN.
Source : Communiqué de presse, The New York City Department of Health,
11 décembre 2001.
Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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