Hépatite A : Colombie-Britannique
Au Canada, les vaccins inactivés contre
l'hépatite A visent uniquement les personnes courant un
risque élevé d'infection ou de complications
découlant de l'infection. Afin d'évaluer les
besoins de programmes courants de vaccination contre
l'hépatite A à Vancouver pour les jeunes de la
rue, les utilisateurs de drogues injectables (UDI) et les hommes
qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRH), les
chercheurs ont déterminé la prévalence des
anticorps contre le virus de l'hépatite A (VHA) et les
facteurs de risque de ces groupes en ce qui concerne le VHA. Parmi
les 494 participants à l'étude, 235 ont
signalé volontairement l'utilisation de drogues
injectables, 51 se sont identifiés comme des HRH et
111 satisfaisaient aux critères définissant les
jeunes de la rue. Des résultats positifs aux tests visant
à dépister les anticorps du VHA sont apparus pour
6,3% des jeunes de la rue, 42,6% des UDI et 14,7% des personnes qui
avaient nié l'utilisation de drogues injectables. Parmi
les hommes qui avaient nié l'utilisation de drogues
injectables, la prévalence était de 26,3% pour les
HRH et de 12% pour les hétérosexuels. La
régression logique démontre qu'une ancienne
infection par le VHA était liée avec un âge
avancé et le fait d'être né dans un pays
ayant un fort taux d'infection par l'hépatite.
L'utilisation de drogues injectables chez les jeunes adultes
(de 25 à 34 ans) représentait un facteur de risque
important pour des résultats positifs au test visant
à déceler les anticorps du VHA. Les HRH couraient
également un risque plus élevé pour une
ancienne infection au VHA bien que ce lien soit nominalement
important. Les taux peu élevés d'une ancienne
infection au VHA chez les jeunes de la rue de Vancouver indiquent
un taux peu élevé de circulation du virus dans cette
population qui est vulnérable aux poussées
d'hépatite A. Un risque plus élevé
d'infection par le VHA chez les UDI et les HRH démontre
le besoin d'élaborer des programmes courants de
vaccination pour ces groupes.
Source : Journal de l'Association médicale
canadienne, vol. 165, no 3, 7 août
2001
Syndrome de dermite/folliculite à
pseudomonas : Alberta
Le Pseudomonas aeruginosa est une cause bien connue de
poussées de folliculite liées à
l'utilisation de bains bouillonnants, de spas, de piscines, de
saunas et de piscines d'hydrothérapie. Les patients
peuvent avoir des lésions prurigineuses sous forme de
follicules, de maculo-papules, de vésicules ou de pustules
sur toute partie du corps qui a été immergée
dans l'eau. Cependant, les lésions nodulaires sont
très rares. Une éclosion d'un syndrome distinct
au niveau clinique appelé syndrome de dermite/folliculite
à pseudomonas a eu lieu à Edmonton entre
mars et mai 1998 et a été caractérisée
par une apparition de nodules plantaires extrêmement
douloureux chez les enfants et une évolution bénigne
résolutive. Quarante cas se sont déclarés
après l'utilisation, par des enfants, d'une
pataugeoire de 2 pieds (environ 60 cm) de profondeur dans un
centre aquatique public ouvert en 1996. La pataugeoire était
principalement utilisée par de jeunes enfants et son fond
était recouvert d'une couche rugueuse pour
empêcher les baigneurs de glisser. Tous les cas se sont
déclarés dans les 10 à 40
heures suivant l'utilisation de la pataugeoire par l'enfant
et l'affection a eu un cours remarquablement similaire dans
tous les cas. Chez tous les patients, le premier symptôme a
été l'apparition d'une douleur intense sous
les pieds, puis, au cours des heures suivantes, d'une enflure,
d'une rougeur et d'une sensation de chaleur marquées
ainsi que d'une douleur exquise empêchant de mettre
quelque poids que ce soit sur les endroits affectés. Chez
certains patients, le port de chaussettes ou de chaussures, ou
même le contact avec les draps du lit, causaient des douleurs
aigues. La culture des pustules plantaires d'un enfant a
produit le Pseudomonas aeruginosa qui a
révélé, par électrophorèse en
champs pulsés, une composition identique à celle
d'une souche de P .aeruginosa cultivée à
partir de l'eau de la pataugeoire. Il est possible que le P
.aeruginosa ait été inoculé sur la peau
de la plante des pieds par les traumatismes
répétés causés par la friction sur le
fond rugueux de la pataugeoire. Qui plus est, la couche
cornée de l'épiderme d'un enfant est moins
épaisse que celle d'un adulte, ce qui pourrait faciliter
l'entrée de microorganismes après friction sur
une surface rugueuse.
Source : New England Journal of Medicine, vol. 345,
no 5, 2 août 2001
Brucellose : Arkansas
Le Arkansas Department of Health informe les personnes faisant
partie de la communauté mexicaine-américaine du
sud-est de l'Arkansas qui ont de la fièvre, des
frissons, des poussées de sueur pendant la nuit, des
douleurs, de la fatigue ou un manque d'énergie que ces
symptômes pourraient être causés par la
brucellose. La brucellose a récemment affecté cinq
personnes de la communauté mexicaine-américaine du
sud-est de l'Arkansas. Les fonctionnaires de la santé
publique du Arkansas Department of Health et les Centers for
Disease Control and Prevention tentent de trouver d'autres
personnes infectées dans la communauté afin de les
traiter. La brucellose est relativement rare aux États-Unis
où de 100 à 200 cas se déclarent chaque
année. Les humains sont généralement
infectés de l'une des trois façons suivantes : la
consommation de quelque chose qui est contaminé par la
Brucella, l'inhalation de l'organisme ou
l'entrée de la bactérie dans le corps par la voie
de lésions cutanées.
Source : Mise en garde sanitaire, Arkansas Department of
Health, 2 août 2001
Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.