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le 10 août, 2001

Actualités en bref pour maladies infectieuses

Hépatite A : Colombie-Britannique
Au Canada, les vaccins inactivés contre l'hépatite A visent uniquement les personnes courant un risque élevé d'infection ou de complications découlant de l'infection. Afin d'évaluer les besoins de programmes courants de vaccination contre l'hépatite A à Vancouver pour les jeunes de la rue, les utilisateurs de drogues injectables (UDI) et les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRH), les chercheurs ont déterminé la prévalence des anticorps contre le virus de l'hépatite A (VHA) et les facteurs de risque de ces groupes en ce qui concerne le VHA. Parmi les 494 participants à l'étude, 235 ont signalé volontairement l'utilisation de drogues injectables, 51 se sont identifiés comme des HRH et 111 satisfaisaient aux critères définissant les jeunes de la rue. Des résultats positifs aux tests visant à dépister les anticorps du VHA sont apparus pour 6,3% des jeunes de la rue, 42,6% des UDI et 14,7% des personnes qui avaient nié l'utilisation de drogues injectables. Parmi les hommes qui avaient nié l'utilisation de drogues injectables, la prévalence était de 26,3% pour les HRH et de 12% pour les hétérosexuels. La régression logique démontre qu'une ancienne infection par le VHA était liée avec un âge avancé et le fait d'être né dans un pays ayant un fort taux d'infection par l'hépatite. L'utilisation de drogues injectables chez les jeunes adultes (de 25 à 34 ans) représentait un facteur de risque important pour des résultats positifs au test visant à déceler les anticorps du VHA. Les HRH couraient également un risque plus élevé pour une ancienne infection au VHA bien que ce lien soit nominalement important. Les taux peu élevés d'une ancienne infection au VHA chez les jeunes de la rue de Vancouver indiquent un taux peu élevé de circulation du virus dans cette population qui est vulnérable aux poussées d'hépatite A. Un risque plus élevé d'infection par le VHA chez les UDI et les HRH démontre le besoin d'élaborer des programmes courants de vaccination pour ces groupes.
Source : Journal de l'Association médicale canadienne, vol. 165, no 3, 7 août 2001

Syndrome de dermite/folliculite à pseudomonas : Alberta
Le Pseudomonas aeruginosa est une cause bien connue de poussées de folliculite liées à l'utilisation de bains bouillonnants, de spas, de piscines, de saunas et de piscines d'hydrothérapie. Les patients peuvent avoir des lésions prurigineuses sous forme de follicules, de maculo-papules, de vésicules ou de pustules sur toute partie du corps qui a été immergée dans l'eau. Cependant, les lésions nodulaires sont très rares. Une éclosion d'un syndrome distinct au niveau clinique appelé syndrome de dermite/folliculite à pseudomonas a eu lieu à Edmonton entre mars et mai 1998 et a été caractérisée par une apparition de nodules plantaires extrêmement douloureux chez les enfants et une évolution bénigne résolutive. Quarante cas se sont déclarés après l'utilisation, par des enfants, d'une pataugeoire de 2 pieds (environ 60 cm) de profondeur dans un centre aquatique public ouvert en 1996. La pataugeoire était principalement utilisée par de jeunes enfants et son fond était recouvert d'une couche rugueuse pour empêcher les baigneurs de glisser. Tous les cas se sont déclarés dans les 10 à 40 heures suivant l'utilisation de la pataugeoire par l'enfant et l'affection a eu un cours remarquablement similaire dans tous les cas. Chez tous les patients, le premier symptôme a été l'apparition d'une douleur intense sous les pieds, puis, au cours des heures suivantes, d'une enflure, d'une rougeur et d'une sensation de chaleur marquées ainsi que d'une douleur exquise empêchant de mettre quelque poids que ce soit sur les endroits affectés. Chez certains patients, le port de chaussettes ou de chaussures, ou même le contact avec les draps du lit, causaient des douleurs aigues. La culture des pustules plantaires d'un enfant a produit le Pseudomonas aeruginosa qui a révélé, par électrophorèse en champs pulsés, une composition identique à celle d'une souche de P .aeruginosa cultivée à partir de l'eau de la pataugeoire. Il est possible que le P .aeruginosa ait été inoculé sur la peau de la plante des pieds par les traumatismes répétés causés par la friction sur le fond rugueux de la pataugeoire. Qui plus est, la couche cornée de l'épiderme d'un enfant est moins épaisse que celle d'un adulte, ce qui pourrait faciliter l'entrée de microorganismes après friction sur une surface rugueuse.
Source : New England Journal of Medicine, vol. 345, no 5, 2 août 2001

Brucellose : Arkansas
Le Arkansas Department of Health informe les personnes faisant partie de la communauté mexicaine-américaine du sud-est de l'Arkansas qui ont de la fièvre, des frissons, des poussées de sueur pendant la nuit, des douleurs, de la fatigue ou un manque d'énergie que ces symptômes pourraient être causés par la brucellose. La brucellose a récemment affecté cinq personnes de la communauté mexicaine-américaine du sud-est de l'Arkansas. Les fonctionnaires de la santé publique du Arkansas Department of Health et les Centers for Disease Control and Prevention tentent de trouver d'autres personnes infectées dans la communauté afin de les traiter. La brucellose est relativement rare aux États-Unis où de 100 à 200 cas se déclarent chaque année. Les humains sont généralement infectés de l'une des trois façons suivantes : la consommation de quelque chose qui est contaminé par la Brucella, l'inhalation de l'organisme ou l'entrée de la bactérie dans le corps par la voie de lésions cutanées.
Source : Mise en garde sanitaire, Arkansas Department of Health, 2 août 2001


Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.