Infection à Helicobacter canadensis :
Canada
Des chercheurs ont identifié une souche de la
bactérie Helicobacter comme étant une nouvelle source
d'infections diarrhéiques. Dans leur étude, ils
signalent plusieurs cas de diarrhée au Canada survenus au
cours des dernières années qui semblent être
causés par la bactérie Helicobacter
pullorum. La bactérie qui provoque ces infections a
réagi positivement à l'acétate
d'indoxyle, ce qui n'était pas le cas avant pour
H. pullorum. Une étude plus approfondie a
suggéré qu'il s'agissait d'une nouvelle
bactérie que les chercheurs ont nommée
Helicobacter canadensis. Depuis qu'on
l'a isolée et décrite pour la première
fois, la bactérie H. pullorum a été
isolée dans des selles diarrhéiques chez des humains
en Amérique du Nord et en Europe. Étant donné
qu'elle est associée aux matières fécales
et aux carcasses de poulet, des études ont
suggéré qu'il existait un lien entre la
consommation de poulet et cette bactérie. Il faudra
effectuer d'autres études pour déterminer si la
bactérie H. canadensis possède des
hôtes réservoirs et un potentiel zoonotique semblables
à ceux de H. pullorum.
Source : Journal of Clinical Microbiology, vol. 38,
no 7, juillet 2000
Association d'usagers d'Internet et transmission de
la syphilis : San Francisco
Une éruption récente de syphilis chez des usagers
d'un cybersalon a mis à l'épreuve les
méthodes traditionnelles de notification des partenaires et
d'éducation communautaire, car la recherche
d'information sur les partenaires sexuels se limitait à
des noms affichés à l'écran. En outre, par
souci de maintenir la vie privée, on ne pouvait pas
identifier les partenaires sexuels par l'entremise du
fournisseur de services Internet. Des chercheurs ont alors
tenté de déterminer les liens existant entre
l'utilisation d'Internet et la transmission de la syphilis
et de décrire des méthodes novatrices de notification
des partenaires dans le cyberespace. Une enquête sur
l'éruption a été menée au San
Francisco Department of Public Health (service de santé
publique de San Francisco) de juin à août 1999. Cette
enquête a révélé que 7 cas de gais
atteints de syphilis précoce étaient liés
à la fréquentation d'un cybersalon. Dans le cadre
de cette enquête, on a effectué une étude
cas-témoin comportant 6 gais atteints de la syphilis qui
s'étaient présentés au service de
santé publique de San Francisco en juillet et août
1999 (groupe expérimental) et 32 gais non atteints de la
syphilis qui se sont présentés à une clinique
de la ville, d'avril à juillet 1999 (groupe
témoin). Pendant l'éclosion, les membres du
groupe expérimental étaient davantage susceptibles
que ceux du groupe témoin d'avoir rencontré leurs
partenaires sexuels par l'entremise d'Internet. Les
chercheurs ont ensuite avisé et confirmé les tests de
42 % des partenaires nommés; le nombre moyen par cas de
référence de partenaires sexuels qui avaient subi une
évaluation médicale était de 5,9. Dans cette
étude, on a établi que la rencontre de partenaires
sexuels par l'entremise d'Internet était
associée à la transmission de la syphilis au sein de
gais. Cette situation démontre donc que les efforts en
matière de santé publique doivent constamment adapter
leurs méthodes de lutte contre les maladies aux nouveaux
endroits, en pesant judicieusement le pour et le contre des droits
à la vie privée et la nécessité de
protéger la santé publique.
Source : Journal of the American Medical Association, vol. 284,
no 4, 26 juillet 2000
Infection à arénavirus :
Californie
Les décès enregistrés en Californie au cours
des 14 derniers mois ont été associés à
un arénavirus, soit un virus rare causant des syndromes de
fièvre hémorragique en Afrique et en Amérique
du Sud. En effet, cette découverte découle d'une
enquête complète effectuée par le California
Department of Health Services (service de santé publique de
la Californie) et la University of Texas Medical Branch en vue
d'expliquer le décès d'une femme de 52 ans
survenu en juin 1999 dans le comté de Riverside, celui
d'une jeune fille de 14 ans en avril 2000 dans le
comté d'Alameda et celui d'une femme de 30 ans en
juin 2000 dans le comté Orange. Dans le cas de la patiente
de 14 ans, les premiers tests de laboratoire ont
confirmé la présence de l'arénavirus; dans
ceux des deux autres patientes, on soupçonne que le virus
est fort probablement en cause. D'autres tests sont toutefois
en cours. Les patientes n'avaient pas d'activités
communes et ne possédaient pas
d'antécédents de voyage à
l'extérieur de la Californie au cours des quatre
semaines précédant leur maladie. Les maladies
étaient associées à des symptômes
fébriles aspécifiques, notamment de la fièvre,
des maux de tête et des points de myalgie. En outre, les
trois patientes étaient atteintes d'une insuffisance
respiratoire aiguë, et deux d'entre elles ont eu une
insuffisance hépatique et une hémorragie. Toutes les
patientes sont décédées de une à huit
semaines après le début de la maladie. À
l'instar de l'hantavirus, on croit que
l'arénavirus est transmis aux humains par
l'inhalation de poussière contaminée par de
l'urine, des matières fécales ou de la salive de
rongeurs infectés. On a donc interviewé les membres
de la famille des trois patientes relativement aux activités
de ces dernières et aux endroits où elles auraient pu
être exposées au virus pendant le mois
précédant le début de la maladie. On a
signalé que l'une des patientes aurait nettoyé
des excréments de rongeurs dans sa maison au cours des deux
semaines précédant le début de la maladie; on
n'a toutefois pas rapporté que les deux autres patientes
avaient été en contact avec des rongeurs.
Source : California Department of Health Services,
communiqué de presse, 3 août 2000; Morbidity and
Mortality Weekly Report, vol. 49, no 31, 11 août
2000
Ces renseignements sont donnés à titre d'information seulement et peuvent être très provisoires. Les incidents auxquels on accordera une importance nationale seront suivis et mis à jour selon la disponibilité de nouveaux renseignements.
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