La vie active au travail est profitable tant pour les employeurs que pour les employés; elle améliore :
De nombreuses recherches sur les effets de l'activité physique sur les lieux de travail ont été réalisées. Plus de 200 études sur les initiatives visant le mieux-être au travail ont été examinées.
La majorité de ces études ont été effectuées sans groupe de contrôle; les données qu'elles ont générées ne peuvent donc être validées scientifiquement. Cependant, les conclusions auxquelles elles sont arrivées peuvent servir à orienter la réflexion stratégique et le processus décisionnel.
Les observations donnent à penser qu'une organisation qui instaure un programme de mieux-être au travail comportant un volet activité physique peut en retirer de substantiels avantages d'ordre financier et autre.
Dans l'ensemble, la recherche portant sur la promotion de la santé et la prévention en milieu de travail indique que de telles initiatives améliorent la santé et sont rentables.
De nombreuses entreprises renommées ont initié un programme d'activité physique et en ont documenté les résultats, dont les suivantes :
| Entreprises canadiennes | Entreprises américaines | Entreprises américaines cont'd |
|---|---|---|
| Alcan | Adolph Coors | Prudential Insurance |
| BC Hydro & Accenture Business Services of BC | American Airlines | Steelcase |
| BEI/PECAL | AT&T | Tenneco |
| Compagnie d'Assurance du Canada sur la Vie | Boeing Aircraft | Travellers Insurance |
| Postes Canada | City of Birmingham | Union Pacific |
| Canada Safeway | Control Data | Xerox |
| Canadien National (CN) | DuPont | |
| Electrohome | Equitable Life Insurance | |
| Pétrolière Impériale Ressources Ltée | General Electric | |
| Magna Corporation | General Mills | |
| Malette Inc. | General Motors | |
| MDS Nordion | Goodyear | |
| Merck Frosst | Honeywell | |
| Administration municipale du Toronto métropolitain | Johnson & Johnson | |
| Nortel | Kimberley Clark | |
| Gouv. prov. de la Saskatchewan | Mesa Petroleum | |
| Shell Canada | Metropolitan Life | |
| Administration de l'aéroport international de Vancouver | NASA | |
| Anciens Combattants Canada | Pepsico | |
| Pour plus d'information sur les entreprises qui prêchent par l'exemple en matière de promotion de la vie active au travail, voyez la section Études commerciales de cas. | ||
Les plus récentes études indiquent que l'activité physique régulière contribue à l'amélioration de la santé des employés.
Les résultats qui suivent sont reliés aux facteurs et signes précurseurs de risque et sont documentés :
On a établi des liens entre l'activité physique régulière et :
Une relation inverse existe entre la pression artérielle et l'activité physique, indépendamment de l'embonpoint ou de l'obésité. Faire davantage d'activité physique contribue à abaisser la pression artérielle systolique et diastolique, tandis que l'entraînement physique fait diminuer la pression artérielle chez les personnes obèses ou faisant de l'embonpoint ayant une pression artérielle à la limite de la normale ou faisant de l'hypertension
Participer aux programmes de vie active peut avoir les effets suivants :
Les experts s'entendent pour dire que plus de la moitié de tous les cancers qui affectent les populations des pays développés pourraient être évités si des mesures visant l'ensemble de la population et faisant de promotion des comportements sains (incluant des mesures de contrôle du poids, l'adoption d'une saine alimentation, la réduction du tabagisme et l'augmentation de l'activité physique) étaient mises en œuvre.
L'activité physique fait diminuer le risque de cancer du côlon et de cancer du sein. Elle est également un outil efficace dans la réadaptation des patientes ayant un cancer du sein. Les programmes de promotion de la santé en milieu de travail peuvent réduire les risques de cancer.
L'exercice fait considérablement diminuer le risque de devenir insulinorésistant en améliorant la tolérance au glucose et l'action de l'insuline chez les personnes prédisposées à développer le diabète de type 2.
Les programmes d'interventions axées sur le mode de vie, avec composantes régime alimentaire et/ou exercice, ont fait ralentir le développement du prédiabète (diminution de la tolérance au glucose) en diabète de type 2. Combinée à une perte de poids et à une alimentation équilibrée, l'activité physique modérée peut faire diminuer de 50 % à 60 % les risques de développer le diabète chez les personnes à haut risque.
Des liens ont été établis entre l'activité physique régulière et :
Des liens ont été établis entre la vie active et :
Faire de l'activité physique peut accroître la capacité aérobique et augmenter la consommation maximale d'oxygène.
On a établi des liens entre l'activité physique régulière et la diminution des facteurs de risque, la fréquence et la durée des maladies ainsi que le taux de mortalité ajusté selon l'âge.
On a établi des liens entre la participation aux programmes de vie active en milieu de travail et :
Les programmes en milieu de travail ont un effet modeste mais positif sur le tabagisme des employés. Les gens qui participent aux programmes de vie active sont plus susceptibles de réduire leur consommation de tabac ou de cesser de fumer, en particulier s'ils s'inscrivent également à un programme de lutte contre le tabagisme.
La promotion de l'activité physique et des modes de vie sains au travail peut :
Adopter un mode de vie actif peut :
Selon la plupart des organisations qui ont mis en œuvre des programmes ou initiatives d'activité physique et ont fait le suivi des résultats, les employés participants sont satisfaits de ces programmes.
Dans leurs rapports sur ces programmes, les employeurs font généralement mention des points suivants :
Les employés actifs disent se sentir :
Les employés actifs se disent plus satisfaits au travail que les employés inactifs. Les dirigeants d'une entreprise ont indiqué que le programme de conditionnement physique qu'ils ont mis en place a eu une incidence positive sur la capacité de l'entreprise à recruter des employés de haut calibre.
Lorsqu'une entreprise s'engage à améliorer la santé physique de ses employés, il en résulte :
Faire de l'activité physique améliore considérablement la capacité des gestionnaires de prendre des décisions complexes.
Les participants aux programmes d'activité physique déclarent que :
Certaines études indiquent que par rapport aux employés qui ne sont pas actifs, ceux qui participent à un programme d'activité physique commettent moins d'erreurs dans les tâches qui exigent de la concentration et de la mémoire à court terme.
Des études donnent à penser que l'efficience du travailleur moyen décroît de 50 % durant les deux dernières heures de sa journée de travail, alors qu'un employé actif physiquement demeure efficient toute la journée et que sa productivité s'en trouve même augmentée de 12,5 %.
En résumé, les études montrent que le rendement au travail peut être amélioré de 4 % à 15 % lorsque les gens font régulièrement de l'activité physique
1. Coûts d'assurance maladie / de soins de santé
Un examen de 23 études portant sur l'incidence des programmes de promotion de la santé et de mieux-être au travail sur les coûts des soins de santé a permis de conclure qu'ils permettent de réduire ces coûts de 26 % en moyenne.
2. Invalidité de courte durée (ICD) – Indemnisation des accidentés du travail
Les programmes de vie active font diminuer le coût des régimes d'invalidité de courte durée parce qu'ils entraînent une diminution du nombre de demandes d'indemnités et des incidents ainsi que de la durée des incidents.
Des employés en bonne condition physique sont moins sujets aux blessures. Lorsque ces employés se blessent, leur rétablissement prend moins de temps, ce qui réduit les coûts associés aux blessures. Par exemple :
3. Réduction de l'absentéisme
Dans certaines entreprises, les programmes d'activité physique ont fait diminuer l'absentéisme de 20 %, ce qui représente une augmentation de la présence au travail de 1,6 jour par participant par année. Au Canada par exemple, on a constaté les gains suivants : 0,8 jour à la Société canadienne des postes, 3,35 jours dans l'agglomération torontoise et 6,5 jours à la Canada Safeway Limited de Winnipeg.
Selon les résultats d'études choisies, les employés physiquement actifs prennent 27 % de moins de congés de maladie. BC Hydro par exemple estime qu'elle économise chaque année 1,2 million de dollars en coûts de congés de maladie depuis qu'elle a implanté un programme d'activité physique.
4. Diminution du roulement du personnel
Le taux de roulement est moins élevé chez les employés qui participent aux programmes de conditionnement physique que chez ceux qui n'y participent pas. Exemple : des entreprises comme Canada-Vie, Tenneco et BC Hydro ont constaté des baisses de roulement de leur personnel de 8,1 %, 13 % et 7 % respectivement.
Faits saillants au Canada :
Pour chaque dollar investi sur la réduction du roulement du personnel, la Canada-Vie de Toronto a obtenu un rendement de 3,40 $, une augmentation de la productivité et une diminution des demandes de règlement de frais médicaux.
Le Dr Roy Shephard estime que les programmes de mieux-être de l'entreprise ont eu un rendement cumulatif de 500 $ à 700 $ par travailleur, par année.
Au cours des six premiers mois du programme de conditionnement physique Metro Fit, les employés municipaux de Toronto inscrits au programme ont manqué 3,35 jours de moins que ceux qui n'y étaient pas inscrits.
Chez BC Hydro, le taux de roulement des employés inscrits à un programme de conditionnement physique offert par la société a été de 3,5 %, comparativement à un taux moyen de 10,3 % pour l'ensemble de la société.
Sur une période de sept ans, la Compagnie d'Assurance du Canada sur la Vie estime le taux de roulement des participants au programme de conditionnement physique a été inférieur au taux moyen dans une proportion de 32,4 %.
La compagnie d'Assurance sur la vie de Toronto a constaté que le taux de roulement du personnel inscrit à un programme de conditionnement physique était de 1,5 % contre 15 % pour les employés non inscrits.
Faits saillants aux États-Unis :
Un examen de 16 études sur les programmes de promotion de la santé en milieu de travail a indiqué que leur ratio avantages-coûts est en moyenne de 5,93.