http://www.phac-aspc.gc.ca/pau-uap/condition-physique/au_travail/res_8.html

Les premiers pas dans la bonne direction et soutien à l'égard des programmes de vie active au travail

Préparation au départ

  1. Understanding Workplace Wellness
    Rapport technique sur les conséquences de la vie active sur le bien-être au travail. Santé et Bien-être social Canada. Shehadeh, V et Shain, M. (1990).
  2. How to Start a Physical Activity Program in the Workplace
    Gouvernement du Canada. Condition physique et sport amateur.

Participation

  1. Lechner et de Vries (1995) ont étudié les facteurs déterminants du niveau d'adhésion à un programme d'activité physique pour employés. Les chercheurs ont effectué un sondage auprès de 236 employés (police) qui avaient l'intention de débuter un programme d'activité physique, et, pour ce faire, ils les ont évalués avant et après le programme en question. Ils leur ont alors distribué un premier questionnaire pour ensuite leur en remettre un deuxième dix mois plus tard.
    Les facteurs déterminants sur lesquels les chercheurs se sont penchés comprenaient l'attitude des employés à l'égard de l'existence d'un programme d'activité physique à leur intention, leurs attentes par rapport à leur propre auto-efficacité, et le soutien social.
    L'auto-efficacité, qui a été étudiée de façon indirecte lors de l'évaluation après le programme, s'est avérée le meilleur élément de prédiction pour la fréquence moyenne de l'activité physique, alors qu'en deuxième place est venue l'attitude des employés. Les auteurs prétendent donc que la promotion visant à améliorer le niveau d'adhésion à un programme d'activité physique doit être axée sur la façon de surmonter les divers obstacles.
    Lechner, L., de Vries, H., Adriaansen, S., Drabbels, L.. Effects of an employee fitness program on reduced absenteeism, JOEM, vol.39, no 9, 1997 p. 827-831.
  2. Crump et al (1996) ont fait une étude et effectué un sondage auprès de 3 388 employés provenant de dix organismes fédéraux, afin de faire enquête sur la question quant à savoir si les variables organisationnelles et le processus de mise en oeuvre des programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies contribuaient à augmenter le taux de participation des employés à un programme d'activité physique. L'étude a démontré que les employés participaient chaque année en moyenne à moins de deux activités de santé soutenues par leur organisme.

    Les résultats ont également démontré que le taux de participation était plus élevé chez les employés dont les collègues de travail et les directeurs appuyaient ce genre de programme. On a noté une plus grande participation des employés aux activités de conditionnement physique dans les organismes qui avaient été en mesure de réduire un plus grand nombre d'obstacles entravant une telle participation, ou qui avaient réussi à mieux faire connaître leur programme à leurs employés. On a réussi à éliminer certains obstacles; entre autres, on a rendu l'horaire des programmes et l'emplacement des installations prévues à cette fin plus convenables, et on a eu recours à des données d'évaluation pour améliorer les programmes. On a constaté que les employés minoritaires et ceux dont le niveaux de poste était moins élevé ne participaient aux activités de conditionnement physique que si leur organisme disposait d'une structure de programme plus intégrée, s'il se consacrait à la mise en place d'un plus grand nombre de stratégies de marketing, s'il accordait un congé aux employés de temps à autre pour leur permettre de participer aux programmes offerts, ou s'il disposait d'installations sur place. On s'est également rendu compte que le taux de participation était plus élevé chez les hommes de race blanche et occupant un poste de plus haut niveau s'il y avait un plus grand soutien de la gestion à l'égard des programmes. Crump, C.E., Earp, J.L., Kozma, C.M., Hertz-Picciotto, I. Effect of organization-level variables on differential employee participation in 10 federal worksite health promotion programs, Health Educ Q, vol. 23, no 2, 1996, p. 204-223.

  3. Wilson (1990), dans un rapport de synthèse, fait part de quelques suggestions pour favoriser l'augmentation du taux de participation aux programmes de promotion de la santé en milieu de travail. Il cite des études qui soutiennent que les techniques de marketing connaissent un certain succès dans les établissements de santé. Aussi, il recommande la mise en place d'un plan de marketing spécialement conçu pour faire augmenter le taux de participation aux programmes de santé.
    Wilson, M.G. Factors associated with, issues related to, and suggestions for increasing participation in workplace health promotion programs, Health Values, vol. 14, no 4, 1990, p. 29-36.
  4. Peterson et Aldana (1999) ont réalisé une étude auprès d'un groupe d'adultes travaillant dans un établissement social et choisis au hasard, pour y évaluer les répercussions d'un programme d'activité physique par étapes et axé sur les changements. Pour procéder aux diverses évaluations, les chercheurs se sont concentrés sur les changements à l'égard du programme d'activité physique et sur les étapes de changement.

    Les auteurs concluent que les messages par étapes et personnalisés en rapport avec le conditionnement physique ont tendance à s'avérer plus efficaces pour l'augmentation du taux d'activité physique à court terme que les messages à caractère générique ou l'absence complète d'information.
    Peterson, T.R., Aldana, S.G. Improving exercise behavior: An application of the stages of change model in a worksite setting, Am J Health Promot, vol. 13, no 4, 1999, p. 229-232.

  5. Jaffee et al (1999) ont étudié les facteurs d'incitation et les obstacles auxquels font face les femmes au travail dans leurs tentatives à intégrer l'activité physique dans leur vie quotidienne, et se sont également penchés sur le rôle que doit jouer le milieu de travail dans la stimulation des femmes à cet égard. À cette fin, un questionnaire s'inspirant du modèle des étapes de changement de Prochaskal a été élaboré. Un échantillon aléatoire de 750 employées sur une possibilité de 1 406 a été choisi, et un questionnaire a été envoyé à ces 750 femmes. Elles ont été 393 (52,4 %) à y répondre. Une fois qu'on a instauré le niveau d'activité physique selon des catégories bien établies du modèle des étapes de changement, on a étudié les différences sur le plan des obstacles et des facteurs d'incitation caractérisant chacun des groupes. Il y a eu des différences importantes relativement aux attentes à l'égard de l'activité physique entre toutes les variables.

    Les obstacles comprenaient, entre autres, le manque de temps pour toutes pour faire de l'activité physique et l'auto-conscience quant à l'activité physique faite devant les autres. Les femmes qui en étaient aux étapes d'observation et de préparation ont signalé des obstacles liés au manque de confiance en elles ou au faible taux d'auto-conscience, dans une plus grande proportion que les femmes des autres groupes.

    Les auteurs prétendent que les femmes à l'étape précédant celle de l'observation tireraient davantage profit des activités de sensibilisation sur les avantages que procure l'activité physique, ainsi que des programmes conçus pour les femmes n'ayant jamais fait d'exercice physique. Les femmes à l'étape de l'observation connaissent les avantages qui s'y rattachent, mais elles sont aux prises avec un nombre plus élevé d'obstacles perçus que leurs collègues, ce qui fait en sorte que la programmation s'adressant à ce groupe de femmes doit être souple en ce qui concerne les horaires, et elle doit offrir un nombre élevé de programmes. L'étude mentionne également que le modèle des étapes de changement doit offrir une orientation pour les intervenants en promotion de la santé dans leurs tentatives à assurer l'augmentation du taux de participation des femmes au travail aux divers programmes d'activité physique.
    Jaffee, L., Mahle Lutter, J., Re, J., Hawkes, C., Bucaccio, P. Incentives and barriers to physical activity for working women, Am J Health Promot, vol. 13, no 4, 1999, p. 215-218.

Intégration

  1. Dishman et coll. (1998) prétendent que de nombreux programmes en milieu de travail ont été inefficaces parce qu'on n'y avait pas fait une utilisation suffisamment optimale de l'environnement en milieu de travail et de l'organisme. Les chercheurs ont comparé les travaux de recherche et les stratégies de bien-être en place dans les milieux de travail nord-américains avec ceux qu'utilisent les milieux de travail européens. Les milieux de travail nord-américains (nota : surtout ceux des États-Unis) ont tendance à adopter une approche axée sur la prise de responsabilité individuelle en matière de santé, alors que les milieux de travail européens élaborent des stratégies environnementales et organisationnelles de manière plus complète, et, du point de vue des auteurs, ceux-ci sont beaucoup plus susceptibles d'entraîner l'augmentation du taux d'activité physique chez les employés. Dishman, R.K., Oldenburg, B., O'Neal, H., Shephard, R.J. Am J Prev Med, vol. 15, no 4, 1998, p. 344-361.
  2. Shephard, R.J. (1999) soutient pour sa part que peu de rapports de recherche ont tenu compte des facteurs externes qui peuvent entraîner le succès des programmes, comme les politiques organisationnelles, la participation des directeurs et superviseurs, ou les buts et objectifs de l'entreprise.
    Shephard, F.J. Do work-site exercise and health programs work?, The Physician and Sportsmedicine, vol. 27, no 2, 1999, p. 48-72.
  3. DeJoy et Southern (1993) ont allégué que les efforts relatifs à la promotion de la santé doivent être intégrés à la stratégie d'ensemble en matière de santé de l'organisme, et que la préoccupation à l'égard de l'apport de modifications au mode de vie individuel doit être la même que celle qui touche la mise en place de conditions de travail sûres et saines.

    Les auteurs divisent les préoccupations relatives à la santé et au milieu de travail en quatre volets (niveau de contrôle élevé chez l'employeur et l'employé; niveau de contrôle élevé chez l'employeur et peu élevé chez l'employé; niveau de contrôle peu élevé chez l'employeur et élevé chez l'employé; et niveau de contrôle peu élevé chez l'employeur et l'employé). D'ordinaire, la section de santé et sécurité au travail prend des mesures à l'égard des questions où le niveau de contrôle de l'employeur est élevé et celui de l'employé peu élevé, comme, entre autres, le milieu de travail et la conception des machines. Les responsables des programmes de santé en milieu de travail, eux, traitent généralement des questions où le niveau de contrôle de l'employé est élevé et celui de l'employeur peu élevé, comme, entre entres, les programmes relatifs au mode de vie et les habitudes personnelles en matière de santé. Les approches d'ensemble nécessiteront que des efforts soient déployés dans les quatre volets.

    Dans leur article, les auteurs de l'étude recommandent l'adoption d'un modèle intégratif lié à la santé des travailleurs et qui caractérise trois systèmes interactifs, soit 1) exigences relatives au travail et caractéristiques des travailleurs, 2) milieu de travail et 3) influences à l'extérieur de l'organisation, ce qui nécessite un aperçu plus général de la santé des travailleurs et un éloignement de l'« approche de programme » dans le but d'adopter une meilleure « approche d'ensemble » à l'égard de la santé en milieu de travail.

    Les auteurs soulignent que dans de nombreux cas, on doit procéder à l'apport de changements sur le plan des politiques et de changements organisationnels avant la mise en place de stratégies de programme, pour en augmenter l'efficacité. Ils concluent que du point de vue commercial, un modèle intégratif doit : 1) contribuer à la restriction de la redondance de programmes et de services en matière de santé en milieu de travail; 2) assurer une meilleure liaison entre les programmes et services en place; et 3) élaborer un processus plus ouvert et intégré en vue de l'établissement des problèmes et des priorités relatives à la promotion et à la protection de la santé.
    Dejoy, D.M., Southern, D.J. An integrative perspective on work-site health promotion, JOM, vol. 35, no 12, 1993, p. 1221-1230.


Pour un résultat positif

Pour un résultat positif de la vie active en milieu de travail
Centre canadien pour la Vie Active en milieu de travail, Nansi Cunningham,
ISBN 1-895670-08-X