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Document d’information : mythes liés aux vaccins

L’immunisation est le meilleur moyen de se protéger et de protéger ses proches contre les virus de la grippe, notamment celui de la grippe H1N1.

Il est important de faire la distinction entre le mythe et la réalité. Voici quelques‑uns des mythes les plus courants en ce qui a trait aux vaccins, notamment à ceux contre la grippe H1N1 et la grippe saisonnière.

Premier mythe : Les vaccins sont inefficaces.

La réalité : Lorsqu’il y a éclosion d’une maladie, il arrive que certaines personnes ayant été vaccinées tombent malades. Cela donne à penser que les vaccins ne sont pas efficaces. En fait, chaque personne est différente, et de 10 à 15 % des gens qui se font vacciner contre une maladie ne seront pas immunisés. Néanmoins, l’immunisation réduit le risque de contracter une maladie grave. Dans le cas du virus de la grippe H1N1, il n’y a que très peu de personnes qui sont naturellement immunisées : c’est pourquoi on prévoit que, à défaut d’interventions comme la vaccination et l’administration d’antiviraux, près de 25 à 35 % de la population pourrait tomber malade en quelques mois. L’immunisation est le moyen le plus efficace de prévenir la maladie et de réduire le risque de la transmettre aux autres.

Deuxième mythe : Les vaccins comportent de nombreux effets secondaires graves.

La réalité : Nous reconnaissons qu’il existe des préoccupations face à l’immunisation. Certains risques sont associés au vaccin contre la grippe, mais le risque éventuel de subir des effets secondaires graves, comme le syndrome Guillan-Barré, est faible.

Dans le cas de la grippe saisonnière ordinaire, de cinq à dix pour cent de la population tombera malade et, en moyenne, environ 4 000 personnes mourront chaque année. Le risque de subir des effets secondaires graves découlant de la grippe est beaucoup plus élevé que celui de manifester une réaction néfaste après avoir reçu le vaccin contre la grippe. Le risque de souffrir du syndrome Guillan-Barré comme trouble attribuable à la grippe est supérieur au risque de contracter la maladie en réaction au vaccin contre la grippe.

Les vaccins comptent parmi les outils les plus sûrs de la médecine moderne. Au Canada, de graves effets secondaires attribuables au vaccin contre la grippe ne surviennent que très rarement, soit environ un cas pour 100,000 de doses distribuées. La vaste majorité des effets secondaires généré par les vaccins sont mineurs et transitoires, par exemple une douleur au bras ou une légère fièvre. Ces effets secondaires sont beaucoup moins graves qu’une infection grippale, et ils durent bien moins longtemps. Aucun effet secondaire à long terme n’a été associé aux vaccins qui sont actuellement utilisés.

Troisième mythe : Comme il est nouveau, le vaccin contre la grippe H1N1 n’a pas été évalué et n’est pas sûr.

La réalité : Avant qu’un vaccin ne soit administré à grande échelle, des études rigoureuses sont effectuées pour établir son innocuité. L’autorisation de la vente de vaccins au Canada est assujettie à des exigences rigoureuses. Le fabricant et la Le lien suivant vous amène à un autre site web (lien externe) Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques de Santé Canada vérifient l’innocuité de tous les lots de vaccins. Santé Canada examinera tous les résultats d’essais à sa disposition, y compris les données internationales, pour s’assurer que le vaccin est sûr et efficace avant d’en autoriser l’utilisation au Canada. Les dangers liés aux maladies évitables par la vaccination sont beaucoup plus grands que le risque qu’un vaccin déclenche une réaction grave.

L’utilisation d’un vaccin avec adjuvant n’est pas nouvelle. L’adjuvant utilisé dans le vaccin H1N1, bien qu’il soit nouveau au Canada, a été largement utilisé en toute sécurité dans d’autres vaccins en Europe. Cet adjuvant a déjà été évalué par Santé Canada, et aucune préoccupation en matière d’innocuité n’a été constatée.

Quatrième mythe : En me faisant vacciner contre la grippe saisonnière, je risque d’être très malade si je contracte la grippe H1N1.

La réalité : Les conclusions préliminaires de certaines études canadiennes indiquent que les adultes en santé qui ont obtenu un résultat positif au test de détection du virus H1N1 avaient deux fois plus de chances d’avoir reçu le vaccin contre la grippe saisonnière. Plus de recherches sont requises pour établir si, oui ou non, il y a un lien de causalité entre ces facteurs. Ce qu’il faut souligner c’est qu’il n’y a pas de lien entre le fait d’avoir reçu le vaccin contre la grippe saisonnière et le fait d’éprouver une maladie grave attribuable à la grippe H1N1.

Des études effectuées au Canada et aux États‑Unis ont démontré qu’il ne semble y avoir aucun risque accru de maladie grave découlant du virus de la grippe H1N1 chez les personnes qui ont été vaccinées contre la grippe saisonnière. Des études effectuées aux États-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne n’ont révélé aucune association entre l’administration du vaccin contre la grippe saisonnière et le risque de contracter la grippe H1N1.

Cinquième mythe : Il est possible de contracter la grippe par suite de la vaccination.

La réalité : Le vaccin contre la grippe ne peut pas vous donner la grippe. Le vaccin  renferme des virus morts, qui ne peuvent pas provoquer d’infection.

Sixième mythe : Se faire vacciner contre la grippe tous les ans surcharge et affaiblit le système immunitaire.

La réalité : Le vaccin contre la grippe confère un degré élevé d’immunité contre le virus. Les personnes qui se font vacciner tous les ans sont mieux protégées que celles qui ne se font pas vacciner.

Septième mythe : Le vaccin contre la grippe contient du thimérosal (du mercure), une substance nocive, surtout pour les jeunes enfants.

La réalité : La quantité de thimérosal qui est utilisée dans le vaccin contre la grippe est infime, et rien ne montre qu’elle puisse être nocive. Après avoir examiné les données scientifiques les plus récentes sur la question, le Le lien suivant vous amène à un autre site web (lien externe) Comité consultatif national de l’immunisation du Canada (auquel siègent des experts reconnus dans les domaines suivants : pédiatrie, infectiologie, immunologie, microbiologie médicale, médecine interne et santé publique) a conclu qu’il « n’existe aucune raison légitime liée à la sécurité pour ne pas administrer des produits contenant du thimérosal aux enfants [ou] aux personnes âgées ». Les vaccins qui sont administrés aux enfants et aux adultes canadiens sont sécuritaires.

Huitième mythe : Les femmes enceintes doivent éviter de se faire vacciner.

La réalité : Le vaccin contre la grippe est sans danger pendant la grossesse. Pour les femmes enceintes, le fait d’être immunisées constitue le meilleur moyen de se protéger et de protéger leurs proches, y compris leur enfant à naître. Par ailleurs, l’allaitement maternel après la vaccination de la mère ne pose aucun risque pour le bébé.

Le risque de contracter la grippe H1N1 n’est pas supérieur chez les femmes enceintes; toutefois, la maladie risque d’entraîner davantage de complications chez elles, surtout pendant le deuxième et le troisième trimestre de grossesse.

Pour en savoir davantage sur la vaccination contre la grippe pendant la grossesse, parlez à votre médecin ou à votre professionnel de la santé.

Neuvième mythe : Mon enfant a été vacciné contre la grippe l’an dernier. Il n’est donc pas nécessaire de le faire vacciner de nouveau. Il est toujours protégé contre le virus.

La réalité : Il est important de faire vacciner les enfants âgés de plus de six mois annuellement. Cela permet à leur corps de fabriquer des anticorps contre les souches les plus communes du virus de la grippe qui circulent au cours de l’année. Comme les virus de la grippe peuvent changer d’une année à l’autre, le vaccin est modifié tous les ans. C’est pourquoi vous devriez faire vacciner votre enfant chaque année.

Ce ne sont là que quelques‑uns des nombreux mythes répandus sur l’immunisation et les vaccins contre la grippe H1N1 et la grippe saisonnière. Lorsque vous cherchez des renseignements sur une question aussi cruciale que votre santé, il vous faut consulter des sources officielles, comme Santé Canada, l’Agence de la santé publique du Canada ou le ministère de la Santé de votre province ou de votre territoire.

Pour obtenir des renseignements à jour, consultez le site Internet www.combattezlagrippe.ca ou composez sans frais le numéro suivant : 1 800 O‑Canada (1-800-622-6232). Le premier pas pour se prémunir contre toute maladie, c’est de se renseigner.

S’informer, c’est se protéger