Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Partagez cette page

Lignes directrices – Mesures de prévention et de contrôle des infections à l’intention des travailleurs de la santé dans les établissements de soins de longue durée

Virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009

La présente fiche de renseignements fournit des lignes directrices aux travailleurs de la santé dans les établissements de soins de longue durée sur la gestion des résidents atteints d’un syndrome grippal (SG) soupçonné ou confirmé comme attribuable au virus de la grippe pandémique (HINI) 2009 en vue de la prévention et du contrôle des infections.

L’objectif des mesures de prévention et du contrôle de l’infection au virus HINI 2009 dans les établissements de soins de longue durée consiste tout d’abord à tenir l’établissement (ou des sections importantes de l’établissement) tout à fait exempt du virus de la grippe.

Ces lignes directrices ont pour but de ralentir (atténuer) la transmission de ce virus. Il est à prévoir que les recommandations relatives à la prévention et au contrôle des infections (particulièrement celles se rapportant à la protection respiratoire) pourraient changer selon l'évolution de l'éclosion et au fur et à mesure que d'autres informations d'ordre épidémiologique (p. ex., sur le mode de transmission du virus) et clinique (p. ex., une maladie bénigne ou grave) seront connues. Ce document suit une approche fondée sur l'évaluation des risques dans les points de service qui oriente les décisions relatives au type de protection respiratoire ou de précautions contre la transmission par gouttelettes à utiliser (l'Annexe A).

Ces lignes directrices sont fournies par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à la suite de l'éclosion du virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009. Les présentes lignes directrices sont fondées sur les données scientifiques que nous avons présentement à notre disposition au sujet de cette maladie émergente. Elles pourront être révisées et modifiées au fur et à mesure que de nouveaux renseignements deviendront disponibles. Elles doivent être interprétées en conjonction avec les documents d'orientation pertinents des administrations provinciales et territoriales. L'Agence de la santé publique du Canada affichera régulièrement des mises à jour et les documents connexes à l'adresse suivante : www.phac-aspc.gc.ca. Le contenu du présent document est basé sur des avis spécialisés fournis à l'ASPC par le Groupe consultatif d'experts de la lutte contre les infections et sur les discussions entre eux.

En ce moment, les éléments probants indiquent que la période d’incubation du virus H1N1 2009 dure jusqu'à sept jours et la personne infectée pourrait rester contagieuse jusqu'à sept jours. Cet échéancier correspond à l'expérience antérieure vécue avec le virus de la grippe porcine chez l’humain. Jusqu'à maintenant, le virus H1N1 2009 s'est propagé presque uniquement dans la collectivité, et s'est aussi dans la collectivité que la plupart des expositions touchant le public et les travailleurs de la santé auront lieu. À l'heure actuelle, le tableau clinique chez les humains ayant contracté le virus H1N1 2009 correspond à une maladie mineure, cependant, certains souffrent d'une maladie grave. Le virus H1N1 2009 est sensible aux agents antiviraux, l'oseltamivir et le zanamivir, lesquels sont des options thérapeutiques pour les personnes nécessitant un traitement. Ces renseignements sur la morbidité et mortalité et les choix de traitement ont été pris en compte lors de la mise à jour des présentes lignes directrices. Comme mentionné ci-dessus, étant donné la propagation mondiale du virus, le tableau clinique et épidémiologique peut changer et entraîner d'autres modifications des lignes directrices en conséquence. Ces lignes directrices révisées ont entre autres pour but, à l'aide d'une approche se basant sur l'évaluation des risques, de préciser quelle est l'utilisation la plus appropriée de l'équipement de protection individuelle en fonction du risque associé aux soins à donner, et par le fait même, de réserver des ressources limitées aux situations pour lesquelles la protection est la plus nécessaire. Lien vers le sommaire épidémiologique

Les critères suivants, à utiliser en présence de syndromes grippaux (SG), peuvent servir à déterminer s'il est nécessaire de faire usage des mesures de prévention et de contrôle des infections qui se trouvent dans les présentes lignes directrices :

  • Apparition soudaine d’une maladie respiratoire accompagnée de toux, avec ou sans fièvre (chez les enfants de moins de 5 ans et les adultes de plus de 65 ans, l'infection peut ne pas amener de fièvre; de plus, la fièvre n'est pas un symptôme fiable de la grippe H1N1 2009; chez les enfants de moins de 5 ans, des symptômes gastro-intestinaux peuvent être présents)
  • Aussi, au moins un des symptômes suivants : maux de gorge, douleurs articulaires, myalgie ou prostration qui peuvent être attribuables à la grippe.

Il est à noter que les critères de dépistage d'un SG correspondront également aux personnes souffrant d'une maladie respiratoire sévère (MRS). En plus de ces critères, les radiographies thoraciques de personnes atteintes d’une MRS montrent des infiltrats pulmonaires. Il convient également de noter que les critères de dépistage seront mis à jour à mesure qu'évolue la situation épidémiologique.

Avec les pratiques de base et les précautions contre la transmission par gouttelettes et par contacts nécessaires pour les soins de résidents atteints de la grippe saisonnière, les mesures de prévention et de contrôle des infections mises en place dans les établissements de soins de longue durée pour empêcher le virus H1N1 2009 de pénétrer dans l’établissement et pour en maîtriser la transmission au sein de l’établissement devraient inclure:



  1. Contrôles à la source
  2. Dépistage
  3. Hygiène des mains
  4. Hygiène respiratoire (aussi connue sous le nom « d’étiquette respiratoire »)
  5. Hébergement
  6. Précautions contre la transmission par contacts
  7. Précaution respiratoire ou précautions contre la transmission par gouttelettes (masque1/respirateur N95; et lunettes protectrices ou protection du visage)
  8. Transfert des résidents
  9. Nettoyage et désinfection de l’équipement
  10. Visiteurs
  11. Activités sociales et rendez-vous à l’extérieur
  12. Traitement et prophylaxie
  13. Déclaration

Le contrôle à la source, exercé à l'aide de mesures administratives et techniques, est le moyen le plus efficace de prévenir la transmission des agents infectieux, y compris le H1N1 2009, dans les établissements de soins de longue durée.

Les mesures de prévention et de contrôle des infections décrites ci-dessous doivent être mises en pratique dès l'apparition des symptômes et jusqu'à leur disparition.  

  1. Les contrôles à la source :

    Contrôles à la source (contrôles techniques  [p. ex., utilisation de cloisons pour établir une distance de deux mètres entre les résidents atteints d’un SG et les autres résidents] ou administratifs [p. ex., limiter l’accès aux visiteurs présentant des symptômes de SG]).

    L'importance d'appliquer des contrôles techniques et administratifs comme première stratégie afin de protéger les résidents et les travailleurs de la santé contre l'exposition aux agents infectieux dans un établissement de soins de longue durée ne peut être surestimé. Les établissements de soins de longue durée devraient procéder à l'évaluation de toutes leurs installations de soins de longue durée, y compris la disposition physique (p. ex., disponibilité de chambres privées, utilisation de cloisons, capacité de séparer les résidents atteints d'un SG d'au moins 2 mètres des autres résidents), et le type de soins prodigués aux résidents dans les zones résidentielles. Selon le résultat de cette évaluation, l'établissement doit ensuite déterminer quelles sont les mesures de contrôles administratifs et techniques nécessaires. Cela est particulièrement important pour les départements et les établissements résidentiels où les résidents reviennent d’une visite ou d’un rendez-vous dans une communauté où le virus H1NI 2009 circule.

  2. Dépistage:

    2.1 Familles et visiteurs – Un objectif clé consiste à prévenir l’introduction du virus H1N1 2009 dans l’établissement; des pancartes (multilingue, si approprié) devraient être affichées dans toutes les entrées de l’établissement de soins de longue durée pour rappeler aux personnes qui y entrent de S’ABSTENIR de pénétrer à l’intérieur si elles présentent de symptômes de SG, comme la fièvre, la toux, le mal de gorge, l’arthralgie ou la myalgie. Les pancartes affichées devraient fournir des instructions claires sur la manière de pratiquer l’hygiène respiratoire et l’hygiène des mains. Au minimum, le dépistage passsif2 des symptômes respiratoires auprès des familles et des visiteurs devrait être effectué. Les mesures de dépistage actif3 devraient être envisagées avant leur mise en œuvre si l’influenza se propage activement dans la collectivité ou lors d’une éclosion d’influenza dans la collectivité.

    2.2 Personnel – Les membres du personnel devraient procéder à une auto-évaluation des symptômes de SG et devraient s’abstenir de travailler s’ils présentent un SG. Il est important de rappeler aux membres du personnel de déclarer leur maladie aux autorités responsables de la santé au travail s’ils développent des symptômes d’un SG pendant qu’ils sont en service, et se faire rappeler de retourner à la maison s’ils développent des symptômes d’un SG.  

    2.3 Résidents – Il faudrait procéder à un dépistage renforcé des symptômes de SG auprès des résidents; tous les résidents devraient faire l’objet d’une évaluation au moins une fois par jour. Ils devraient en outre faire l’objet d’une surveillance en cas de signes et de symptômes de complications relatives à l’influenza et devraient être transférés vers un établissement de soins actifs au besoin (voir Transfert des résidents, numéro 8 ci-dessous). Dans l’éventualité de la présence d’une éclosion du virus H1N1 2009 dans la collectivité adjacente, il faudrait hausser la fréquence des évaluations à deux fois par jour.

  3. Hygiène des mains
    Toutes les personnes qui entrent dans l’établissement devraient s’adonner à de bonnes pratiques d’hygiène des mains. Il faudrait afficher des pancartes avec des instructions claires pour les résidents, les travailleurs de la santé, les autres membres du personnel, les visiteurs, les entrepreneurs, etc. quant à la manière de pratiquer l’hygiène des mains. Un désinfectant à base d’alcool devrait être mis à la disposition du public dans les entrées et les sorties de l’établissement, dans les unités résidentielles et au point de service dans la chambre des résidents. Les travailleurs de la santé devraient pratiquer l’hygiène des mains fréquemment en utilisant un désinfectant pour les mains à base d’alcool (60 % à 90 %) ou de l’eau et du savon.
  4. Hygiène respiratoire (étiquette respiratoire)

    Enseigner l’hygiène des mains aux résidents, si physiquement ou cognitivement apte (voir Hygiène des mains, numéro 3 ci-dessus). Les résidents devraient être aidé à pratiquer l’hygiène des mains s’ils sont incapable sans assistance.

    Enseigner aussi l’hygiène respiratoire (tousser dans leur manche, utiliser des mouchoirs en papier et porter un masque1) aux résidents, si physiquement ou cognitivement possible. Les résidents soupçonnés d’un SG devraient porter un masque1 (si toléré) en présence d’un travailleurs de la santé, d’autres membres du personnel ou de visiteurs.

  5. Hébergement

    5.1 En l’absence d’une éclosion d’influenza dans l’établissement de soins de longue durée – Un résident chez qui on a identifié la présence de symptômes d’un SG devrait être placé sans délai sous précautions additionnelle (précaution contre la transmission par contacte et gouttelettes) et placé dans une chambre individuelle si c’est possible. S’il n’est pas possible d’héberger un résident présentant les symptômes d’un SG dans une chambre individuelle, il faudrait maintenir une distance de séparation de deux mètres entre l’endroit où se situe le lit du résident malade et tous ses compagnons de chambre, et il faudrait fermer les rideaux d’intimité.  Des pancartes appropriées devraient être affichées sur la porte de la chambre des résidents symptomatiques indiquant les précautions nécessaires. Le résident atteint d’un SG devrait être confiné à sa chambre (espace du lit), y compris pendant les repas et les autres activités cliniques ou sociales. Le suivi des contacts devrait être amorcé et tous les résidents qui partagent ou ont partagé une chambre avec le résident malade devraient être considérés comme exposés à l’influenza et faire l’objet d’une surveillance quant aux symptômes d’un SG au moins deux fois par jour pendant sept jours. Les compagnons de chambre exposés ne devraient pas être transférés dans une autre chambre avant que sept jours se soient écoulés depuis la dernière exposition.

    5.2 En présence d’une éclosion d’influenza dans l’établissement de soins de longue durée – Si l’établissement de soins de longue durée comporte une aire d’isolement contre l’influenza (AII), il faut envisager d’ouvrir l’aire en question pour héberger les résidents (selon leurs besoins en soins de santé) présentant des symptômes d’un SG. Un résident (p. ex., nouvelles admissions, résidents de retour de la collectivité, résidents ayant contracté l’influenza pendant leur séjour dans l’établissement de soins de longue durée) chez qui on détermine la présence de symptômes d’un SG devraient être transférés immédiatement à l’AII. Des précautions additionnelles devraient être mises en place sans délai. Une séparation spatiale appropriée devrait être opérée et les rideaux d’intimité devraient être fermé entre chaque résidents. Des pancartes appropriées devraient être affichées sur la porte de la chambre indiquant les précautions nécessaires. Lorsque c’est possible, les travailleurs de la santé et les autres membres du personnel devraient être identifiés comme travaillant exclusivement à l’AII. Les résidents admis à l’AII devraient y rester au moins sept jours, (c.-à-d. pendant une période de transmissibilité), (et le temps que les symptômes se résorbent avant de retourner à leur chambre habituelle).

    Les recommandations mentionnées au numéro 5.1 pour l’Isolement devraient être suivies s’il n’y a pas de AII d’ouverte.

  6. Précautions contre la transmission par contact

    Portez des gants lorsque vous entrez dans une pièce où il y a un résident soupçonné d’avoir un SG.
    Retirez les gants avant de quitter la pièce, et jetés dans un récipient approprié.
    Le port d’une blouse d’hôpital est requis en vertu des pratiques de base. Lorsqu’on porte la blouse, la retirer avant de quitter la pièce et la jeter dans une poubelle à mains libres.
    Il faudrait utiliser un désinfectant à base d’alcool pour les mains ou se laver les mains à l’eau et au savon après avoir retiré la blouse et les gants et après avoir quitté la chambre du résident.

  7. Protection respiratoire ou précautions contre la transmission par gouttelettes
    (masque1/respirateur N95; et lunettes protectrices ou protection du visage).
    Il faudrait porter un masque1 (précautions contre la transmission par gouttelettes) ou un respirateur N95 (protection respiratoire) lorsqu’on se trouve dans un rayon de deux mètres d’un résident atteint d’un SG. Le choix entre le masque1 et le respirateur N95 devrait être fondé sur les critères suivants :

    Un masque1 devrait être porté :

    •  Si on se situe à moins de 2 mètres d’un résident atteint d’un SG.

    Un respirateur N95  devrait être porté :

    •  Si une intervention médicale générant des aérosols (IMGA2), comme une succion trachéale ou buccale (voir IMGA2 ci-dessous pour obtenir une liste détaillée d’exemples d’IMGA), est pratiquée sur un patient atteint d’un SG, le personnel présent dans la chambre devrait être limité au nécessaire. Il est préférable que l’IMGA2 soit effectuée dans des chambres individuelles. Toutes les personnes présentes dans la pièce devraient porter un respirateur N95.

    Chaque fois qu'il est nécessaire de porter un masque1 ou un respirateur N95, le travailleur de la santé devrait également porter des lunettes protectrices ou une protection du visage (p. ex., des lunettes, des lunettes de sécurité ou un écran facial). L‘équipement de protection pour les yeux et le visage devrait être retiré après avoir quitté la chambre du résident et jeté dans une poubelle à mains libres (si jetable) ou dans un bac pour le retraitement (si réutilisable).

    Une fois sorti de la chambre du résident, retirer le masque1 ou le respirateur N95 par les courroies en prenant soin de ne pas toucher le masque ou le respirateur lui-même, et le jeter dans une poubelle à mains libres.

    Les travailleurs de la santé devraient pratiquer l'hygiène des mains avant et après avoir retiré le masque ou le respirateur et la protection des yeux et du visage l'équipement de protection respiratoire et après avoir quitté la chambre du résident.

  8. Transfert des résidents

    Les résidents atteints d’un SG qui ont besoin de soins médicaux immédiats et d’un transfert dans une installation de soins actifs devraient porter un masque1, si tolèré.
    En plus des pratiques de base, les travailleurs de la santé affectés au transport du résident devraient porter un masque1 ou un respirateur, des lunettes protectrices ou protection du visage et des gants conformément aux recommandations ci-dessus.
    Il faut avertir le service médical d’urgence et l’hôpital d’accueil de la nécessité de prendre des précautions additionnelles en raison de la maladie du résident.

  9. Nettoyage et désinfection de l’équipement

    L’équipement et les surfaces devraient être nettoyés et désinfectés quotidiennement.
    Tout équipement mis en commun entre les résidents devrait être nettoyé et désinfecté avant de passer d’un résident à un autre.

  10. Visiteurs

    10.1 En l’absence d’une éclosion d’influenza – Il faudrait pratiquer des mesures de dépistage passif (comme dans le point 2, Dépistage, ci-dessus), en rappelant aux personnes de S’ABSTENIR d’entrer si elles présentent des symptômes d’un SG comme la fièvre, la toux, le mal de gorge, l’arthralgie ou la myalgie. Il faudrait demander aux familles et aux visiteurs de rester éloignés jusqu’à ce que 24 heures se soient écoulées après que les symptômes se sont résolus ou sept jours après l’apparition de la maladie, selon celle des deux périodes qui est la plus longue. Si un visiteur malade est autorisé à visiter le résident pour des raisons de compassion, le visiteur devrait porter un masque en tout temps pendant qu’il est dans l’établissement et NE DEVRAIT PAS participer aux activités en milieu de soins de longue durée pendant qu’il est malade.

    10.2 En présence d’une influenza active ou d’une éclosion d’influenza dans la collectivité – Il faudrait envisager de restreindre l’entrée des visiteurs dans l’établissement de soins de longue durée à une seule porte. Un dépistage actif des symptômes d’un SG auprès de tous les membres de la famille et des visiteurs devrait être effectué. Tout membre de la famille du résident ou tout visiteur ayant des symptômes d’un SG devraient être empêchés d’entrer (sauf dans le cas des visites pour les résidents en phase terminale de maladie). Si un visiteur malade est autorisé à visiter le résident pour des raisons de compassion, le visiteur devrait porter un masque en tout temps pendant qu’il est dans l’établissement et NE DEVRAIT PAS participer aux activités en milieu de soins de longue durée pendant qu’il est malade.

    10.3 Tous les visiteurs d’un résident atteint d’un SG devraient se voir offrir les mêmes précautions contre la transmission par gouttelettes et par contacts (c.-à-d. équipement de protection individuelle) comme celui que portent les travailleurs de la santé.

  11. Activités sociales et rendez-vous à l’extérieur

    11.1 En l’absence d’une éclosion d’influenza dans l’établissement de soins de longue durée ou dans la collectivité – Pour le résident atteint d’un SG, toutes les activités sociales et les rendez-vous à l’extérieur devraient être reportées à moins qu’ils soient médicalement nécessaires (voir Transfert des résidents, au point 8). Aucune restriction n’est à instaurer pour les résidents qui ne présentent pas de symptômes.

    11.2 En présence d’une éclosion d’influenza dans l’établissement de soins de longue durée – Les activités sociales organisées devraient être annulées.

    11.3 En présence d’une éclosion d’influenza ou d’une influenza active dans la collectivité Les activités sociales communautaires organisées devraient être annulées. Les visites familiales à domicile, en particulier à des domiciles où un membre de la famille présente des symptômes compatibles avec un SG, devraient être découragées. Tous les rendez-vous à l’extérieur devraient être reportés à moins qu’ils soient médicalement nécessaires (voir Transfert des résidents, au point 8).

  12. Traitement et prophylaxie

    L’utilisation de médicaments antiviraux pour contrôler les éclosions d’influenza dans les établissements fermées comme les établissements de soins de longue durée doit comprendre le traitement des résidents atteints d’influenza et avoir un traitement prophylactique offert aux personnes ayant été en contact avec les résidents (résidents et personnel). Pendant une éclosion d’influenza, la prophylaxie antivirale peut s’étendre à tout l’établissement ou à une unité individuelle si l’éclosion est limitée à cette unité-là et si les résidents et le personnel ont peu de contacts entre les unités. On peut trouver de plus amples renseignements dans le document intitulé : « Lignes directrices intérimaires sur la gestion des éclosions du virus pandémique H1N1 2009 dans les établissements fermés1  » (www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-07-16-fra.php).

    Veuillez consulter l’annexe E, section 5.3.4, et les documents intitulés : « Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza pour le secteur de la santé » et « Utilisation des médicaments antiviraux durant une pandémie, version du 12 mai 2009, section 5.4, affichés dans le site suivant : www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/pdf-e/annex_e0513-fra.pdf et aussi le document intitulé « Utilisation d’antiviraux pour traiter le virus H1N1 (grippe porcine chez l’être humain) »  à l’adresse : www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/antiviral-antiviraux05-01-fra.php.

  13. Déclaration

    Il faut informer la personne responsable de la prévention et de contrôle des infections à l’établissement de soins de longue durée de l’existence de résidents présentant des symptômes de SG.

    La personne responsable de la prévention et de contrôle des infections à votre établissement informera ensuite la santé publique de la présence de cas soupçonnés ou confirmés d’infection au virus H1N1 2009.

L’utilisation de médicaments antiviraux afin de lutter contre une éclosion d’influenza dans un établissement fermé est une pratique courante.  Durant une éclosion, un traitement précoce (c.-à-d, l’administration d’antiviraux débutant dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes) est généralement recommandé pour tous les cas observés tant chez les résidents que chez le personnel de l’établissement, en particulier chez les personnes présentant des facteurs de risque de complications découlant d’une grippe.  Par ailleurs, dans l’évaluation d’une stratégie prophylactique, il y a lieu de considérer la gravité de l’affection, sa transmissibilité et la vulnérabilité de la population résidente.  Les personnes âgées semblent moins susceptibles au virus pandémique H1N1 2009. Les éclosions de la souche pandémique H1N1 2009 dans des établissements de soins de longue durée ont été rares jusqu’à présent et, lorsqu’il s’en est produit, les cas étaient plutôt bénins et la transmission de l’infection faible.  En présence d’une telle situation (cas bénins avec une faible transmission) la prophylaxie n’est peut-être pas nécessaire.  En présence d’une transmission limitée de l’infection, une prophylaxie après exposition pourrait être indiquée pour les personnes se trouvant dans l’unité de soins; si on observe une transmission soutenue et étendue de l‘infection, cette mesure pourrait alors être indiquée pour l’ensemble de l’établissement touché.  La présence de directives médicales, de plans d’administration des médicaments, de l’obtention préalable du consentement requis auprès des personnes atteintes de troubles cognitifs, et de politiques prévoyant les cas de maladie chez le personnel soignant favorisera une lutte rapide et diligente contre une éclosion.  À mesure que la pandémie progresse, il pourrait être nécessaire d’établir des protocoles destinés à favoriser un accès rapide aux stocks d’antiviraux de la Réserve nationale d’antiviraux.  

Références et renseignements supplémentaires
  1. Site Web de l’Agence de la santé publique du Canada, affiché le 8 juin 2009, à l’adresse :
    www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/surveillance-fra.php
  2. Centres de lutte et de prévention contre les maladies, affiché le 8 juin 2009 à l’adresse :
    www.cdc.gov/h1n1flu/update.htm

[Prochaine - Annexe A]