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Lignes directrices sur les mesures de prévention individuelles et collectives destinées à prévenir la transmission des symptômes grippaux (SG) dans la communauté, notamment du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009

Mise à jour: 10 septembre 2009

Ces lignes directrices sont publiées par l'Agence de la santé publique du Canada en réponse à l'éclosion du virus de l'influenza H1N1 de 2009. Veuillez prendre note que le présent document remplace les lignes directrices antérieures intitulées Lignes directrices provisoires pour l'intervention en santé publique face aux cas de grippe porcine de type A (H1N1) chez l'humain au Canada,du 5 juin 2009. Ces lignes directrices sont fondées sur les données scientifiques disponibles actuellement au sujet de cette nouvelle maladie, et de l’opinion d’experts en santé publique dans le domaine des stratégies de lutte contre les maladies à l’échelle communautaire, des maladies infectieuses, des mesures d’urgence, des communications et de l’éthique; par conséquent, elles peuvent faire l'objet de révisions et de modifications au fur et à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.

Ces lignes directrices doivent être lues en parallèle avec les directives pertinentes qui sont publiées par la province ou par le territoire. L'Agence de la santé publique du Canada continuera de publier régulièrement des mises à jour et des documents complémentaires à l'adresse : www.phac-aspc.gc.ca.
 

Objectif

Les mesures de prévention et d’intervention recommandées au Canada visent à réduire l’incidence de cas graves de la maladie et des décès pouvant en découler, et à atténuer les perturbations sociales au pays pouvant résulter d’une pandémie d’influenza. Ce document a pour but de fournir des lignes directrices aux autorités de santé publique au sujet des mesures non pharmaceutiques qui peuvent aider à lutter contre la propagation du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 au sein de la communauté. Les professionnels de la santé publique et les autres intervenants du milieu de la santé sont invités à adapter ces lignes directrices en fonction des circonstances prévalant dans leur milieu respectif.

Ce document s’inspire des recommandations d’ordre général formulées dans l’annexe intitulée Lignes directrices sur les mesures de santé publique du Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza dans le secteur de la santé (http://www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/ann-m-fra.php). Ces recommandations ont été adaptées au contexte de la transmission au sein d’une communauté du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 au Canada.   

Les lignes directrices formulées dans ce document doivent être mises en pratique en conjonction avec les autres mesures individuelles de prévention des infections, notamment les consignes en matière de lavage des mains et sur la façon d’éternuer et de tousser.

Analyse de la situation au Canada et introduction

Le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 s’est rapidement répandu à travers le monde. On s’attend habituellement à ce que l’activité de l’influenza diminue durant les mois d’été, mais le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 a continué sa progression à une faible intensité au Canada, si bien qu’il existe une possibilité d’une résurgence à l’automne.
Jusqu’à présent, l’infection par le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 résulte en un syndrome grippal (SG) semblable à l’influenza ou à la grippe saisonnière.

  • Aux fins de la surveillance, le SG est défini comme étant l’apparition soudaine de symptômes respiratoires accompagnée de fièvre et de toux ainsi qu’au moins un des symptômes suivants : maux de gorge, douleurs musculaires, douleurs articulaires, ou état de faiblesse pouvant être attribuables au virus d’influenza. Chez les enfants de moins de 5 ans, des symptômes gastro-intestinaux peuvent être présents. Chez les moins de 5 ans et les personnes âgées de 65 ans et plus, la fièvre n’est pas un symptôme fiable.
  • La définition de cas clinique du SG aux fins de traitement ou d’isolement dans un milieu donné doit être adaptée afin de s’assurer de tenir compte de la sensibilité et de la spécificité propres à ce milieu.

Ce virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 se propage sans doute d’une personne à l’autre de la même façon que le virus de l’influenza saisonnière, qui se transmet de manière prédominante par les gouttelettes provenant de la toux et des éternuements. La transmission indirecte peut également se produire par auto inoculation accidentelle en entrant en contact avec des surfaces ou des objets contaminés par des personnes infectées par le virus.
La période d’incubation pour le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 peut durer jusqu’à quatre jours et la période de contagion peut durer jusqu’à sept jours à partir de l’apparition des symptômes dans les cas sans complications. Cette période de contagion peut être plus longue (jusqu’à dix jours) dans les cas plus graves et chez les enfants pour lesquels les symptômes et l’élimination du virus peuvent persister. Comme pour la grippe saisonnière, la transmission du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 est plus probable durant les premiers jours de l’infection quand l’individu présente des symptômes et possède une charge virale élevée.

Comme pour la grippe saisonnière, l’infection par l’influenza pandémique (H1N1) 2009 chez l’humain peut entraîner une maladie légère ou même sévère. Les cas de maladie les plus graves se manifestent dans les nouveaux groupes à risque comme entre autres les personnes immunodéficientes et les femmes enceintes (en particulier au cours des deuxième et troisième trimestres). Le virus semble également induire une forme plus grave de la maladie chez le groupe d’âge des 5 à 55 ans que dans le cas de la grippe saisonnière; cependant, la plupart des personnes ayant contracté le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 n’ont pas eu à être hospitalisées et se sont rétablies à la maison.

Ce document a été élaboré en fonction de la situation prévalant au Canada et, par conséquent, son contenu peut différer quelque peu des recommandations formulées dans d’autres pays à cet égard. Les caractéristiques particulières propres à certains milieux (p. ex., les refuges pour les sans-abri) et à certaines collectivités (p. ex., les communautés en région éloignée ou isolée comptant une grande proportion de personnes à risque élevé) peuvent exiger que ces recommandations soient adaptées en fonction de ces circonstances particulières. Par exemple, les milieux de nature communale, comme un refuge pour les itinérants, pourraient établir des mécanismes visant à dépister les cas de maladie, à isoler les personnes atteintes dont l’état ne nécessite pas leur hospitalisation, à sensibiliser la clientèle aux bonnes pratiques d’hygiène respiratoire et de lavage des mains, et à consulter un professionnel de la santé, au besoin.

Recommandations

Les mesures non pharmaceutiques recommandées ci-après visent à réduire la propagation du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 au sein de diverses communautés.

Mesures de prévention et de lutte contre les infections

Auto-isolement des personnes présentant des SG semblables à l’influenza

Afin d’aider à diminuer la transmission du virus entre les personnes malades et les personnes en santé, le dépistage rapide des symptômes et la pratique immédiate de l’auto-isolement (rester à la maison) des personnes symptomatiques sont des mesures cruciales. Les personnes atteintes de symptômes grippaux doivent rester à la maison jusqu’à la disparition des symptômes et qu’elles sont en mesure de vaquer normalement à leurs activités courantes.

Les personnes atteintes de symptômes grippaux et qui doivent se rendre à l’extérieur de la maison (pour consulter un médecin, par exemple) doivent prendre les mesures hygiéniques qui s’imposent, notamment tousser ou éternuer dans un papier mouchoir ou dans le creux de leur manche et éviter les foules (notamment le transport en commun) afin d’éviter d’exposer les autres au virus. Si cela est impossible ou, si on préfère, la personne peut porter un masque chirurgical afin de diminuer le risque de propagation
au sein de la communauté.

Les membres de la famille ou quiconque prend soin d’une personne atteinte de SG et qui est à la maison, peuvent continuer à vaquer à leurs autres activités, mais dès qu’ils ressentent des symptômes grippaux, ils doivent pratiquer également l’auto-isolement (rester à la maison).  

Bien qu’il n’y ait que peu d’éléments probants pouvant justifier le port d’un masque à l’intérieur de la maison afin de réduire la transmission du virus grippal, il peut cependant être utile de faire porter un masque à la personne atteinte lorsqu’elle se trouve dans la même pièce qu’une personne en santé afin de contribuer à réduire le risque de transmission du virus aux autres.

Il n’existe présentement pas suffisamment d’éléments de preuve pouvant justifier de recommander le port du masque par les personnes asymptomatiques (l’aidant naturel) afin d’aider à réduire le risque de transmission du virus à l’intérieur de la maison.

Si une personne asymptomatique choisit de porter un masque facial ou chirurgical pendant qu’elle prodigue des soins à une personne grippée qui ne porte pas de masque, cette mesure pourrait ne pas procurer la protection voulue à moins de se conformer rigoureusement aux consignes sur l’utilisation du masque et les bonnes pratiques hygiéniques, notamment le lavage fréquent des mains.

Hygiène des mains et étiquette respiratoire

Une bonne hygiène des mains et l’étiquette respiratoire adéquate (éternuer et tousser dans sa manche, etc.) sont des mesures importantes de prévention de la transmission du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009.

L‘étiquette respiratoire exige de tousser ou d’éternuer dans un papier mouchoir, de le jeter immédiatement et de se laver les mains aussitôt, ou de tousser ou d’éternuer dans le pli du coude ou de la manche et non dans la main, si on n’a pas de papier mouchoir à la portée.

Le lavage des mains à l’eau tiède et au savon est la méthode préconisée en milieu communautaire, car cette action mécanique est efficace afin d’enlever la saleté visible aussi bien que les microbes. Lorsqu’on ne peut se laver les mains selon cette méthode, il est recommandé d’utiliser un gel antiseptique à base d’alcool (de 60 à 90 % en en teneur d’alcool); toutefois, l’utilisation d’un gel antiseptique à base d’alcool à lui seul ne sera pas nécessairement efficace afin d’éliminer le virus d’influenza pouvant se trouver sur les mains visiblement sales.

Il est recommandé que les entreprises et les autres milieux communautaires dans lesquels les personnes se réunissent fournissent une quantité suffisante de dispositifs et de produits pour se laver les mains dans les toilettes, les cuisinettes et les autres endroits similaires dans leur établissement. Ils pourraient également songer à fournir des sites de lavage des mains dans des endroits à haute fréquentation, notamment les lieux dans lesquels les gens se réunissent (à l’entrée des locaux, dans les aires de restauration, etc.). La disposition de postes de lavage des mains dans des lieux publics non surveillés (gares, stations de métro, parcs, etc.) n’est pas recommandée car il a été démontré que le maintien de ces dispositifs en bon état de fonctionnement est difficile, sur le plan logistique.

Nettoyage des locaux, des surfaces, etc.

Les virus de la grippe peuvent survivre sur certaines surfaces pendant plusieurs heures et même pendant des jours, mais ils sont rapidement éliminés par le nettoyage des surfaces sur lesquelles ils se trouvent. Le nettoyage régulier d’objets et de surfaces à haute fréquentation (les poignées de porte, les robinets, les surfaces de travail, les claviers d’ordinateur, les combinés téléphoniques, les rampes, etc.) aide à prévenir la transmission du virus de la grippe d’une personne à une autre par la contamination des mains.

Afin de diminuer le risque d’auto-inoculation de l’infection par le contact avec des surfaces contaminées, il est recommandé que les entreprises et les organismes communautaires augmentent la fréquence du nettoyage des surfaces à haute fréquentation (à au moins deux fois par jour) et de veiller à toujours avoir suffisamment de produits pour le lavage des mains.

Aucun désinfectant particulier ni aucun traitement des rebuts différents, sont exigés dans le contexte du virus de la grippe; les produits ménagers courants suffisent à cette fin, tout comme les pratiques habituelles en matière de traitement des rebuts. Il suffit également de laver la vaisselle, les vêtements et la literie d’une personne atteinte de la grippe avec un détergent ordinaire et de l’eau.

Sensibilisation

Le retour de la saison automnale est notamment caractérisée par une hausse de la fréquentation des locaux situés à l’intérieur des immeubles pour les réunions à caractère social, de même que la rentrée scolaire et au travail après les vacances estivales; et ainsi, cela peut augmenter le risque d’exposition aux virus d’influenza, car les gens passeront probablement plus de temps à l’intérieur et en contact plus rapproché avec d’autres personnes. Il est alors opportun de rappeler à la population les principaux messages en matière de prévention des syndromes grippaux.

Les messages de Santé publique destinés à tous les groupes au sein d’une population, notamment des groupes à risque ou marginalisés, contribuent à renseigner la population au sujet des mesures destinées à prévenir la maladie et à gérer les cas de maladie, le cas échéant.

Les principaux messages sur la prévention de la transmission du virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 devraient entre autres véhiculer les informations suivantes :   

  • Repérer et isoler sans délai les personnes malades manifestant des symptômes grippaux :
    • Être aux aguets des signes et des symptômes grippaux;
    • La personne ayant des symptômes grippaux doit rester à la maison jusqu’à la disparition des symptômes et qu’elle soit en mesure de vaquer normalement à ses activités courantes;
    • La personne ayant des symptômes grippaux doit tenter de se tenir le plus loin possible des autres pour aider à éviter de les infecter;
    • Si les symptômes apparaissent alors qu’on est à l’école ou au travail, planifier son retour à la maison dans les plus brefs délais en veillant à minimiser les occasions d’exposition aux autres.
  • Pratiquer les consignes de lavage des mains et en matière d’étiquette respiratoire;
  • Éviter de se toucher aux yeux, au nez ou la bouche; éviter de partager les boissons, les ustensiles, les cigarettes, etc., pour aider à empêcher le virus de pénétrer dans votre organisme;
  • Éviter le contact avec les personnes manifestant des symptômes grippaux; si cela n’est pas possible, tenter dans la mesure du possible de garder une distance d’au moins deux mètres d’une personne manifestant des symptômes grippaux.

Parmi les autres messages qu’il serait opportun de véhiculer au public, mentionnons :

  • Les coordonnées des services offrant des conseils de santé (ligne info-santé, etc.) et à quel moment il y a lieu de consulter;
  • Réfléchir à la possibilité d’instaurer un réseau d’entraide grippale, par lequel on s’entend avec les voisins pour que chacun veille sur son voisin, en particulier les personnes âgées, les personnes seules et les familles monoparentales, de manière à leur venir en aide au besoin;
  • Dans le cas des personnes à risque élevé de développer une forme plus grave de la maladie ou des complications des suites de la grippe, l’importance est :
    • de consulter leur médecin traitant avant la saison grippale afin de planifier ce qu’il faut faire si elles contractent la grippe et comment accéder rapidement à des antiviraux, s’il y a lieu;
    • d’éviter les rassemblements lorsque le virus grippal circule dans la communauté, afin de réduire le risque d’exposition au virus.
  • Tout le monde devrait faire des préparatifs en cas de maladie et veiller à avoir suffisamment de provisions à la maison pour parer à l’éventualité de s’isoler à la maison pendant plusieurs jours.

Voici des liens utiles pour appuyer l’élaboration des contenus pour la sensibilisation du public :

Organismes et offices religieux

Il est recommandé que les organismes religieux réfléchissent à l’opportunité d’appliquer les lignes directrices formulées dans ce document selon les circonstances qui leur sont propres, et notamment s’il y a lieu de modifier temporairement certaines pratiques religieuses afin de tenter de prévenir la transmission des virus grippaux dans leur milieu, en particulier lorsque le virus grippal circule dans la communauté.
  
Par ailleurs, les organismes religieux peuvent contribuer aux initiatives de santé publique visant à prévenir la transmission de la grippe. Notamment, grâce à leur réseau, ils sont en mesure de diffuser à un grand nombre d’individus des messages de prévention de la grippe et aussi, grâce à leurs programmes d’entraide, peuvent notamment participer à l’instauration d’un réseau d’entraide grippale par lequel des personnes seraient chargées de s’enquérir de l’état de santé des personnes vulnérables au sein de leur communauté respective.

Interventions potentielles en milieu communautaire NON RECOMMANDÉS à l’heure actuelle

Port du masque au sein de la population en général

L’Agence de la santé publique du Canada ne recommande pas aux personnes en bon état de santé de porter un masque en vaquant à leurs activités courantes.Rien n'indique que le port du masque prévient la propagation de l'infection au sein de la population. Un mauvais usage des masques peut en fait augmenter le risque d'infection. Les masques ne constituent pas une barrière efficace contre la maladie lorsqu'on les porte durant une période prolongée. En outre, le fait d'enlever le masque incorrectement peut favoriser la transmission du virus aux mains et au visage.
Pour plus de renseignements au sujet du port du masque au sein de la population en général ou à la maison, veuillez consulter les sites suivants :

Fermeture des écoles et des garderies

Aucune fermeture proactive (en anticipation d’une éclosion de grippe) ni réactive (en réaction une éclosion de grippe) généralisée n’est recommandée à l’heure actuelle. Pour plus de renseignements au sujet des consignes en ce qui a trait aux écoles et aux garderies, veuillez consulter les sites suivants :

Document d’orientation de la santé publique pour les programmes de garderie d’enfants et les écoles (maternelle à la 12e année)
http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/interim-provisoires0819-fra.php

Document d’orientation en matière de santé publique à l’intention des établissements postsecondaires et des pensionnats
http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/hp-ps/psili-fra.php

Fermeture des commerces, des bureaux ou des lieux publics

La fermeture généralisée des commerces ou des lieux publics (bibliothèques, centres de loisirs, bureaux gouvernementaux, etc.) n’est pas recommandée à l’heure actuelle. Il existe peu d’éléments de preuve quant à l’efficacité de telles mesures; l’essentiel des éléments de preuve à cet égard provient d’études de modélisation dans lesquelles de telles mesures s’inscrivent dans le cadre de fermetures plus larges au sein d’une communauté. On estime que les perturbations sociales et économiques qui résulteraient de telles mesures dépassent largement la diminution potentielle qui pourrait en découler de la transmission de l’influenza au stade actuel de la pandémie qui sévit au Canada.

Outre les mesures d’atténuation proposées dans ce document, des entreprises pourraient toutefois songer à garder une distance d’au moins deux mètres entre les postes de travail de leurs employés, de réduire les rencontres individuelles, ou encore de décaler l’heure d’arrivée au travail des employés dans le cadre de leur planification pandémique à l’interne. Aucun élément de preuve ne permet actuellement de justifier le bien-fondé de telles mesures.

Restrictions sur les voyages  

En raison de la transmission généralisée du virus H1N1, des restrictions sur les voyages ne sont pas conseillées à titre de mesure efficace pour arrêter la propagation du virus; toutefois, en ce qui a trait aux personnes ayant des symptômes grippaux, la recommandation formulée antérieurement à leur égard vaut toujours : rester à la maison (ou dans la chambre d’hôtel si vous êtes en voyage) si vous êtes malade.

Pour obtenir des conseils particularisés au sujet de la pandémie de grippe H1N1 et des voyages à l’étranger, veuillez consulter le site de l’ASPC et les avis sanitaires à l’intention des voyageurs, au lien suivant : http://www.phac-aspc.gc.ca/tmp-pmv/2009/h1n1_global-090722-fra.php#rec.

Restrictions généralisées visant les rassemblements

À l’heure actuelle, on sait que le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009 se propage aisément entre humains, et des éclosions en milieu communautaire ont été observées dans l’ensemble du Canada, mais résultant généralement en une maladie bénigne. Par conséquent, en ce moment, on estime que des fermetures ou des annulations généralisées ou quelque autre restriction généralisée ne seraient pas suffisamment bénéfiques pour justifier les coûts considérables que de telles mesures entraîneraient inévitablement. Par contre, inciter les personnes malades à ne pas assister à des rassemblements et s’assurer que des moyens efficaces sont en place afin d’isoler et de transporter de manière sécuritaire les personnes malades dans un endroit situé à l’extérieur du lieu de rassemblement sont les mesures les plus importantes à prendre afin de prévenir la transmission du virus.

Cependant, en cas de changement au niveau des données épidémiologiques de la maladie, en particulier dans certaines tranches d’âge, ces recommandations seraient revues en tenant compte également d’autres stratégies de distanciation sociale.

Il n’existe qu’une somme limitée d’éléments de preuve pouvant justifier des fermetures et des restrictions généralisées visant les rassemblements (cinémas, parades, événements sportifs, etc.) et, par conséquent, les bénéfices pouvant découler de telles mesures demeurent théoriques. Certaines modélisations ont démontré que des fermetures généralisées et prolongées de certains lieux (écoles, commerce, etc.), lorsque ces mesures sont mises en œuvre tôt lors d’une pandémie, ont le potentiel de réduire la transmission du virus, résultant en un « plafonnement » du pic de la vague pandémique, en particulier si ces mesures sont mises en œuvre en série avec d’autres interventions. De plus, les données historiques au sujet de la pandémie de 1918 suggèrent que le pic de l’épidémie était moins élevé dans les villes qui avaient annulé la tenue de grands rassemblements tôt au cours de la pandémie; il est toutefois impossible de vérifier si cette mesure, à elle seule, a eu une incidence significative à cet égard.   

Le bénéfice potentiel de l’annulation de la tenue de tels rassemblements doit être évalué en tenant compte également des coûts socio-économiques très élevés connus qui en découleraient inévitablement. Il faut également tenir compte de questions d’ordre éthique, notamment l’imposition d’un fardeau indu sur les populations visées et la perturbation potentielle de services névralgiques, notamment les soins de santé et le transport en commun.

Bibliographie et ressources complémentaires

  • Aledort J.E., et al. Non-pharmaceutical public health interventions for pandemic influenza: an evaluation of the evidence base). BMC Public Health 7:208. 2007. (Disponible en anglais seulement) http://www.biomedcentral.com/1471-2458/7/208
  • Centers for Disease Control and Prevention. CDC Guidance for Businesses and Employers To Plan and Respond to the 2009-2010 Influenza Season. 2009. (Disponible en anglais seulement) http://www.cdc.gov/h1n1flu/business/guidance/
  • European Centre for Disease Prevention and Control. ECDC Interim Risk Assessment Influenza A(H1N1) 2009 Pandemic. 20 juillet 2009. (Disponible en anglais seulement)    http://www.reliefweb.int/rw/RWFiles2009.nsf/FilesByRWDocUnidFilename/SODA-7U5TH8-full_report.pdf/$File/full_report.pdf Nouvelle fenêtre
  • MacIntyre C.R., et al. Face mask use and control of respiratory virus transmission in households. Emerging Infectious Diseases, vol 15, no 2. February 2009. (Disponible en anglais seulement)
  • Perez-Padilla, R., et al. Pneumonia and Respiratory Failure from Swine-Origin Influenza A (H1N1) in Mexico. New England Journal of Medicine 361;7. Août 2009. (Disponible en anglais seulement) http://content.nejm.org/cgi/reprint/361/7/680.pdf
  • Agence de la santé publique du Canada. Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza dans le secteur de la santé : annexe M - Lignes directrices sur les mesures de santé publique, octobre 2006. (http://www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/ann-m-fra.php)
  • Agence de la santé publique du Canada. Document d’orientation de la santé publique pour les programmes de garderie d’enfants et les écoles (maternelle à la 12e année) concernant la prévention et la gestion des cas de syndrome grippal (SG), y compris le virus de la grippe pandémique (H1N1) de 2009. 2009. http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/interim-provisoires0819-fra.php
  • Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices provisoires concernant les soins ambulatoires permettant de traiter le syndrome grippal dans le contexte du virus pandémique H1N1 de 2009. http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/guidance-orientation-amb-07-16-fra.php
  • Agence de la santé publique du Canada. Ressources et listes de vérification de la planification de la continuité des activités. http://www.phac-aspc.gc.ca/influenza/bcp-fra.php