Affiché: 2009-12-15
Le présent document fournit des lignes directrices pour la gestion de la santé au travail (ST) et la prévention et le contrôle des infections chez les travailleurs en soins de santé1 et autres membres du personnel afin de prévenir la transmission du virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 dans tous les secteurs où l’on fournit des soins de santé. Il contient de l’information utile à tous les travailleurs de la santé, mais il est avant tout destiné aux responsables des mesures de prévention et de contrôle des infections et de la santé au travail dans tous les secteurs où des soins de santé sont offerts. Le présent document traitera de stratégies de prévention, d’expositions professionnelles, la gestion post-exposition et le traitement des travailleurs de la santé malades. On y présente aussi des définitions recommandées sur l’aptitude au travail.
Ces lignes directrices sont fournies par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) en réponse à l’éclosion du virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009. Les présentes lignes directrices sont fondées sur les données scientifiques que nous avons présentement à notre disposition au sujet de cette maladie émergente et elles pourront être révisées et modifiées au fur et à mesure que de nouvelles informations deviendront disponibles. Elles devraient être interprétées en conjonction avec les présentes lignes directrices provinciales et territoriales et avec les lois et règlements fédéraux, provinciaux et territoriaux en vigueur. L’ASPC affichera régulièrement des mises à jour et les documents connexes à l’adresse suivante www.phac-aspc.gc.ca. Le contenu du présent document est basé sur les discussions et des avis spécialisés fournis à l’ASPC par le Groupe consultatif d’experts de la lutte contre les infections.
Pour être efficace, un programme de lutte contre les maladies infectieuses en milieu professionnel doit comprendre une hiérarchie de système et de mesures de contrôle personnelles (c.-à-d. mesures de contrôles administratifs et techniques, vaccins et utilisation d’équipement de protection individuelle) pour aider les employeurs et permettre aux employés des organisations de soins de santé d’accomplir leurs tâches dans un environnement où le risque d’être exposé à des dangers, dont les agents infectieux, est réduit au minimum.
À l’heure actuelle, le tableau clinique chez les humains ayant contracté le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 au Canada correspond pour la plupart des personnes touchées à une maladie mineure, cependant, certains présentent une maladie modérée ou grave. En ce moment, les données épidémiologiques de l’ASPC suggèrent que la période d’incubation du virus H1N1 2009 est en moyenne de quatre jours, et les personnes non traitées peuvent demeurer contagieuses jusqu’à sept jours ou plus si elles sont gravement malades ou immunodéficientes. Exception faite de quelques cas de résistance à l’oseltamivir, le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 est sensible aux agents antiviraux oseltamivir et zanamivir, lesquels sont les options thérapeutiques. L’application complète des lignes directrices de l’ASPC sur la prévention et le contrôle des infections, des Pratiques de base et précautions additionnelles, y compris des mesures contre la grippe pandémique, permettra d’atténuer au maximum ou de prévenir la transmission de toutes les infections, y compris celle de la grippe pandémique, dans les secteurs où l’on fournit des soins de santé.
Jusqu’à maintenant, le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 s’est propagé uniquement dans la collectivité, et s’est aussi dans la collectivité que la plupart des expositions touchant le public et les travailleurs de la santé auront probablement lieu. Lorsque les travailleurs de la santé et autres membres du personnel se trouvent dans la collectivité en général (p. ex. dans des magasins, des réunions publiques), ils sont exposés au même risque d’attraper le virus de la grippe que la population générale.
Ces lignes directrices pourront être modifiées en fonction des changements au tableau clinique et épidémiologique.
En ce qui concerne la gestion de la santé au travail, les critères suivants d’un syndrome grippal, peuvent servir à déterminer s’il est nécessaire de faire usage des mesures de santé au travail et de prévention et contrôle des infections qui se trouvent dans ces lignes directrices :
* Même s’il est question de fièvre et de toux dans les critères de surveillance, l’infection par le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 ne produit pas toujours de la fièvre.Les critères recommandés dans ces lignes directrices sont plus stricts que les critères de surveillance de l’ASPC afin de réduire au minimum le risque qu’un travailleur de la santé, ou un autre membre du personnel, infecté n’introduise l’influenza dans un établissement de santé.
Ces lignes directrices devraient être utilisées en conjonction avec les lignes directrices sur le H1N1 existante :
Pour être efficace, un programme de santé au travail doit comprendre une hiérarchie de système et de mesures de contrôle personnelles (c.‑à‑d. mesures de contrôles administratifs et techniques, vaccins et utilisation d’équipement de protection individuelle (EPI)) pour permettre aux employés des organisations de soins de santé à accomplir leurs tâches dans un environnement où le risque d’être exposé à des dangers, dont les agents infectieux, est réduit au minimum. Il est recommandé aux organisations qui offrent des soins de santé de prendre les mesures suivantes :
Il est recommandé que toutes les organisations de soins de santé, y compris les organismes qui fournissent des travailleurs contractuels aux établissements de soins de santé, offrent à tous les travailleurs de la santé et aux autres membres du personnel une formation générale et technique appropriée sur la prévention et le contrôle de la grippe pandémique dans les établissements de soins de santé. Les éléments importants de l’éducation et de la formation, inclut une revue du plan organisationnel de santé et d’hygiène au travail et de prévention et contrôle des infections, l’importance de l’immunisation antigrippale (voir le point 3 ci-dessous), l’évaluation des risques au point de service, l’application constante des pratiques de base (y compris l’hygiène des mains et l’hygiène respiratoire) et précautions additionnelles, dont les précautions en cas de grippe pandémique, qui visent à prévenir l’exposition à la grippe pandémique et sa transmission pendant l’administration des soins de santé. De plus, il est recommandé que tous les travailleurs de la santé apprennent comment effectuer une autoévaluation pour dépister les symptômes de la grippe (voir le point 4 ci-dessous) et connaissent les recommandations relatives à l’aptitude au travail (voir le point 7 ci-dessous).
Il est recommandé que les travailleurs de la santé, et autres membres du personnel, reçoivent un vaccin antigrippal annuel contre la grippe saisonnière. De plus, il est recommandé que les travailleurs de la santé, et autres membres du personnel, reçoivent le vaccin contre le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009.
Il est recommandé de conseiller aux personnes vaccinées de continuer de procéder à l’autoévaluation quotidienne pour la présence de syndromes grippaux (voir Annexe A).
Conformément aux pratiques de base, il est aussi recommandé de conseiller aux travailleurs de la santé et aux autres membres du personnel (vaccinés ou rétablis de la grippe H1N1), de continuer à appliquer les mesures de prévention des infections, comme l’hygiène des mains, l’étiquette respiratoire et le port d’équipement de protection individuelle, pour se protéger contre de nouvelles souches du virus de la grippe et autres agents respiratoires infectieux.
Il est recommandé d’aviser à tous les travailleurs de la santé et aux autres membres du personnel de procéder à une autoévaluation quotidienne pour les symptômes de la grippe (voir Annexe A) et de ne pas travailler s'ils développent un syndrome grippal. Il est suggéré de rappeler aux membres du personnel l'importance de signaler leur maladie aux responsables de la santé au travail si un syndrome grippal se développe pendant qu'ils sont au travail. Il est conseillé à l'organisation d’encourager les membres du personnel qui sont malades à signaler leur maladie et de quitter les lieux de travail dès que possible.
Il est recommandé d’aviser aux travailleurs de la santé, et aux autres membres du personnel, de pratiquer l’hygiène des mains fréquemment (conformément aux politiques de l’établissement) en utilisant soit un désinfectant pour les mains à base d’alcool (60-90 %) ou de l’eau et du savon.
Il est recommandé d’aviser à tous les travailleurs de la santé, et autres membres du personnel, d’appliquer les mesures d’hygiène respiratoire (tousser dans sa manche, utiliser des mouchoirs, porter un masque3 si toléré). Ceux qui développent un syndrome grippal lorsqu’ils sont au travail devraient quitter les lieux de travail dès que possible et continuer d’appliquer les mesures d’hygiène respiratoire.
Les recommandations portant sur l’évaluation de l’aptitude au travail présentées dans ces lignes directrices sont particulières au virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009. Veuillez consulter le document de l’ASPC (auparavant Santé Canada), publié en 2002, intitulé La prévention et la lutte contre les infections professionnelles dans le domaine de la santé, qui contient des recommandations sur l’aptitude au travail relative à d’autres agents infectieux. Les mesures suivantes sont recommandées pendant la période d’activité du virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 pour permettre aux organisations de déterminer si les travailleurs de la santé, et autres membres du personnel, sont aptes au travail (voir la section a. ci-dessous), inaptes au travail (voir la section b. ci-dessous), aptes au travail avec restrictions pour des raisons médicales4 (voir la section c. ci-dessous) ou aptes au travail au cours d’une vague de grippe pandémique grave (voir la section d. ci-dessous).
a. Apte au travail : Un travailleur de la santé, ou autre membre du personnel, est considéré comme apte au travail s’il est asymptomatique conformément à l’Outil d’évaluation des syndromes grippaux décrit à l’Annexe A.
Les personnes vaccinées contre le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009, ou qui s’en sont rétablies, de continuer de procéder à l’autoévaluation quotidienne pour la présence de syndromes grippaux (voir Annexe A) et d’utiliser de l’équipement de protection individuelle pour se protéger contre de nouvelles souches du virus de la grippe et autres agents respiratoires infectieux.
b. Inapte au travail : Un travailleur de la santé, ou autre membre du personnel, est considéré comme inapte au travail s’il:
c. Apte au travail avec restrictions – travailleur de la santé ou membre du personnel à risque élevé de maladie ou complications grippales graves:
Il est important de reconnaître que ce sont souvent les cas non soupçonnés qui finissent par exposer les travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel, à un agent infectieux. La réduction des risques par, l’immunisation et le renforcement de l’évaluation des risques au point de service, combinés au respect des règles d’hygiène des mains, des pratiques de base et précautions additionnelles recommandées, sont beaucoup plus importants que les restrictions imposées aux affectations. Il est évident qu’il y a des cas où la grippe pandémique (H1N1) 2009 a été transmise aux travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel, à l’intérieur d’un établissement de soins de santé.
Dans la mesure du possible, les travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel qui sont connus pour avoir des problèmes médicaux4 les exposent à un risque élevé de maladie ou de complications graves s’ils sont infectés par la grippe pandémique H1N1, et qui n’ont pas été immunisés, ne devraient pas êtres affectés à des cliniques désignées d’évaluation de la grippe ou à des unités de traitement de la grippe en milieu hospitalier, ou à un secteur de patients hospitalisés aux prises avec une éclosion de grippe ou être présents pendant que l’on pratique une intervention médicale générant des aérosols (IMGA)5 chez un patient dont l’infection par le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 est soupçonnée ou confirmée.
d. Apte au travail avec restrictions – travailleur de la santé ou membre du personnel à risque élevé de maladie ou complications grippales graves:
Au cours d’une vague de grippe pandémique grave ou prolongée, ou lorsque de multiples vagues se suivent de près, et que des pénuries de personnel pourraient compromettre la sécurité des patients, les organisations peuvent avoir besoin de considérer que des travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel, qui ont des symptômes de la grippe sont «aptes à travailler avec restrictions».
Cette décision devrait être prise de concert avec les responsables de la santé au travail et des mesures de prévention et contrôle des infections; elle doit aussi être fondée sur le taux d’absentéisme général et sur la disponibilité des travailleurs de la santé, et autres membres du personnel, selon leur degré de sensibilité au virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009, leur immunisation contre le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009, et leur volonté, capacité ou besoin d’utiliser des médicaments antiviraux.
Un travailleur de la santé ou autre membre du personnel malade peut être considéré comme apte au travail avec restrictions au cours d’une vague de pandémie grave si TOUS les facteurs suivants s’appliquent :
Le travailleur de la santé ou autre membre du personnel malade:
Il y a exposition professionnelle lorsque:
Le risque d’infection suivant l’exposition diminue considérablement si un travailleur de la santé, ou autre membre du personnel, est immunisé contre le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009.
On recommande de tenir attentivement compte de la nature de l’exposition, car on ne dispose pas pour le moment de renseignements sur la durée de l’exposition.
Les recommandations concernant l’utilisation des médicaments antiviraux en cas d’éclosion*** se trouvent à l’annexe E et à l’annexe F du Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza.
Traitement antiviral:
Il faudrait traiter peu de temps après le début d’un syndrome grippal (soupçonnés, probables, confirmés) les travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel, dont les problèmes médicaux4 les exposent à un risque élevé de maladie ou de complications graves s’ils sont infectés par la grippe.
Au cours d’une vague pandémique grave, lorsqu’il y a un risque de pénurie de personnel, le médecin traitant peut, dans des circonstances exceptionnelles, envisager au cas par cas le traitement précoce des travailleurs de la santé, ou autres membres du personnel, qui seraient malades, qu’ils présentent ou non des conditions médicales4 qui les exposent à un risque élevé de maladie ou de complications graves s’ils étaient infectés par le virus de l’influenza
Il n’est pas recommandé d’appliquer des mesures de prophylaxie post-exposition routinières en raison du potentiel de résistance au médicament chez la personne qui reçoit l’agent antiviral. Jusqu’à maintenant, presque tous les cas de résistance à l’oseltamivir chez le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009 ont été détectés chez des personnes qui avaient reçues des antiviraux en prophylaxie post-exposition. La présence d’un virus résistant limite les possibilités de traitement et pourrait éventuellement mener à la transmission d’un virus résistant aux travailleurs de la santé, ou aux autres membres du personnel, qui pourraient ensuite transmettre ce virus résistant à des patients vulnérables de l’établissement ou dans la collectivité.
Cas d’infection nosocomiale: Un patient ou un bénéficiaire chez lequel des symptômes compatibles à ceux de la grippe font leur apparition plus de 72 heures après leur admission. Remarque: tous les cas subséquents liés à un cas dans la collectivité se produisant dans un établissement de soins de santé seront nommés «cas d’infection nosocomiale ».
Il est recommandé que lorsqu’une organisation apprend qu’un travailleur de la santé, ou autre membre du personnel, a un syndrome grippal, le responsable de la prévention et contrôle des infections est avisé des secteurs où travaillait la personne en cause. Les responsables de la santé au travail ou de la prévention et contrôle des infections devraient déclarer au département de la santé publique les cas soupçonnés ou confirmés d’infection par le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009, y compris les grappes de travailleurs de la santé malades, conformément à la politique de l’organisation.
Toute déclaration supplémentaire obligatoire des maladies professionnelles comme celles de la Commission d’indemnisation des accidentés du travail et du ministère du Travail devrait être produite conformément aux exigences des lois fédérales, provinciales ou territoriales et des lois relatives la protection des renseignements personnels.
1. Déclaration de 2008-2009 sur la grippe - Comité consultatif national de l'immunisation. RCMT volume 34 ACS-3, juillet 2008
Rapport de Surveillance de l’Agence de la santé publique du Canada
Centre de prévention et de contrôle de la maladie (en anglais seulement)
Protocoles et formulaire d’enquête sur les syndromes grippaux disponibles sur les sites Web suivants :
http://www.phac-aspc.gc.ca/eri-ire/pdf/02-Protocol-de-surveillance-MRS_f.pdf ![]()
http://www.phac-aspc.gc.ca/eri-ire/pdf/03-Formulaire-de-rapport-MRS_f.pdf ![]()
Section des infections nosocomiales et professionnelles, Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, ASPC
Outil recommandé d’autoévaluation des syndromes grippaux à fournir aux
Travailleurs de la santé et aux membres du personnel
Si vous avez répondu oui à a et/ou b et à un des choix de c, vous nécessitez une évaluation plus poussée par le service Santé au travail.
Les lecteurs qui désirent consulter le rapport en format PDF peuvent le télécharger ou le visualiser :
Nettoyage
Au cours d’une intervention médicale générant des aérosols (IMGA), le temps d’élimination de ces aérosols de l’environnement peut varier selon la ventilation et le nombre de renouvellements d’air dans une chambre. Basé sur les données pour autres aérosols infectieux, il est postulé que les aérosols infectieux avec le virus de la grippe dans l’air se déposent rapidement. La nécessité de prévoir un délai d’élimination des contaminants aéroportés ne devrait poser problème que pour certaines IMGA, comme l’intubation, la bronchoscopie et l’aspiration endotrachéale ouverte (IMGA « à risque élevé »). Le délai qui devrait s’écouler entre la fin d’une IMGA à risque élevé et avant d’entrer dans une chambre d’hôpital sans respirateur peut être calculé en fonction du nombre de renouvellements d’air dans une chambre. En l’absence d’études spécifiques sur les aérosols avec le virus de la grippe pandémique (H1N1) 2009, les «principes de précautions» devraient être appliqués. L’annexe F des Lignes directrices pour la lutte antituberculeuse dans les établissements de soins et autres établissements au Canada devrait servir de guide pour évaluer le délai d’élimination des contaminants aéroportés (p. ex. pour une chambre où s’effectuent 6 renouvellements d’air par heure, il faut prévoir environ 23 minutes pour éliminer 90 % des contaminants aéroportés, tandis que le délai est d’environ 12 minutes pour une chambre où l’air est renouvelé 12 fois l’heure).
Le personnel de nettoyage devrait être informé du moment à partir duquel il peut entrer sans danger dans une chambre après l’exécution d’une IMGA à risque élevé. Le personnel de nettoyage devrait porter un masque1 et des lunettes de protection en plus de la tenue de nettoyage habituelle lorsqu’il entre dans la chambre une fois le délai requis écoulé, s’il y a un patient dans la chambre. Si la chambre doit être préparée avant la fin du délai requis pour réduire les contaminants aéroportés de 90 %, le personnel devrait porter un respirateur et des lunettes de protection.
Les agents de nettoyage et de désinfection habituellement utilisés dans les hôpitaux conviennent au nettoyage environnemental dans le contexte de la grippe H1N1.
Les lecteurs qui désirent consulter le rapport en format PDF peuvent le télécharger ou le visualiser :
Cabinets dentaires
Les directives provisoires qui se trouvent dans les Mesures de prévention et de contrôle des infections à l’intention des travailleurs de la santé dans les établissements de soins actifs peuvent aussi s’appliquer aux cabinets dentaires. Les patients devraient être informés de ne pas se présenter pour des soins non urgents s’ils présentent des syndromes grippaux (SG) et de faire évaluer leurs SG avant d’obtenir des soins non urgents ou de subir une procédure non urgente au cabinet dentaire.
Si un patient présentant des symptômes d’un syndrome grippal soupçonnés ou confirmés causés par la grippe H1N1 nécessite des soins urgents, une évaluation des risques de produire des aérosols devrait être effectuée, et les mesures appropriées de protection contre les gouttelettes et de protection respiratoire doivent être appliquées en fonction de cette même évaluation des risques.
Utilisation de l’analyse par Amplification en chaîne par polymérase (ACP) pour mettre fin aux mesures de précaution
La décision de poursuivre ou non les mesures de précaution devrait être prise avec l’accord d’experts en maladies infectieuses et/ou microbiologie médicale et en prévention des infections. Dans les établissements ayant accès à l’analyse par ACP, celle‑ci a été utilisée pour faciliter la prise de décisions. Toutefois, aucune donnée publiée ne vient soutenir une recommandation fondée sur des données probantes concernant la façon d’utiliser l’analyse par ACP pour prendre une décision relative à l’arrêt des mesures de précaution contre la grippe H1N1. Aucun lien n’a été établi entre une analyse par ACP positive et la transmissibilité de la grippe. Par ailleurs, l’analyse par ACP détectera des particules virales non viables; ainsi, une analyse par ACP positive ne peut être utilisée seule pour indiquer une transmissibilité virale continue. Par conséquent, il se peut que le fait de maintenir les mesures de précaution jusqu’à ce que l’analyse par ACP soit négative prolonge inutilement la durée des mesures de précaution. Cependant, il est très improbable qu’une transmission virale survienne quand l’analyse par ACP s’avère négative.
Mesures relatives aux contacts avec la grippe H1N1
La grippe se transmet principalement par des gouttelettes. Le contact par les mains avec le patient et/ou son environnement peut également devenir un mode de transmission. Cependant, aucune preuve ne permet d’affirmer que la grippe peut être transmise par les vêtements des TS. Par conséquent, le port de blouses d’hôpital n’est pas recommandé comme méthode de prévention des contacts avec la grippe, mais est recommandé dans les Pratiques de base pour se protéger contre les éclaboussures et la projection de gouttelettes.
1. Les travailleurs de la santé sont des professionnels (y compris les stagiaires, étudiants, retraités et travailleurs temporaires d'agence) qui travaillent pour fournir des services de soins de santé ou qui le font bénévolement
2. La santé et l’hygiène au travail est une démarche axée sur la collaboration qui comprend des composants de programmes de santé au travail, et des programmes de prévention et de contrôle des infections dans les établissements de soins de santé. Ceci ce distingue de la santé et sécurité au travail qui est une expression juridique tel que définie dans les lois fédérales, provinciales et territoriales. Ces lignes directrices ne sont pas destinées à répondre aux exigences de la législation de la santé et sécurité au travail car ces exigences varient entre les juridictions.
3. Masque chirurgical ou opératoire
4. Le Comité consultatif national sur l'immunisation a décrit des problèmes médicaux qui rendent des gens à un risque élevé de complications suite à un syndrome grippale ou les rend plus susceptibles d'être hospitalisés et qui comprennent les suivants: adultes (y compris femmes enceintes) qui ont les problèmes de santé chroniques suivants: troubles cardiaques ou pulmonaires (y compris dysplasie bronchopulmonaire, fibrose kystique et asthme); diabète sucré et autres maladies métaboliques; cancer, immunodéficience, immunosuppression (attribuable à une maladie ou à un traitement sous-jacent); néphropathie; anémie ou hémoglobinopathie; problèmes qui compromettent la gestion des sécrétions respiratoires et qu'on associe à un risque accru d'aspiration; femmes enceintes en bonne santé (le risque d'hospitalisation relié à la grippe augmente avec la durée de la gestation; p. ex., il est plus élevé au troisième trimestre qu'au deuxième)
5. Intervention médicale pouvant générer des aérosols (IMGA): Toute intervention menée sur un patient pouvant entraîner la production d'aérosols de différentes dimensions, notamment des noyaux de gouttelettes. Par exemple : ventilation non invasive en pression positive à deux niveaux (BiPAP, VPPC), intubation endotrachéale, drainage des voies respiratoires, ventilation par oscillation à haute fréquence, soins d'une trachéostomie, physiothérapie de la poitrine, administration de médicaments en aérosol, induction de l'expectoration à des fins diagnostiques, bronchoscopie, autopsie des tissus pulmonaires.
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