Mise à jour : 18 novembre 2009
La présence du virus de la grippe H1N1 a été signalée partout au monde, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré qu'il s'agissait d'un virus de grippe pandémique. Le virus H1N1 est une souche du virus de la grippe qui, auparavant, n'infectait habituellement que les porcs. Au printemps 2009, le virus s'est manifesté chez des Nord-Américains. Il s'agit d'une nouvelle souche grippale qui peut entraîner une infection grave et répandue en raison du peu d'immunité naturelle des humains contre elle.
Q1. Le virus H1N1 est-il contagieux? Comme se propage-t-il entre les êtres humains?
Le virus de la grippe H1N1 est contagieux et se propage de la même façon que la grippe saisonnière habituelle. Le virus est transmis lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue et que ses microbes pénètrent dans le nez, les yeux, ou la gorge d'une personne. Ces microbes peuvent également se retrouver sur des surfaces dures, comme les comptoirs ou les poignées de porte, et peuvent alors se retrouver sur nos mains et passer ensuite dans le système respiratoire lorsque nous nous touchons la bouche ou le nez. Il n'est pas possible de l'attraper en consommant du porc ou des produits du porc, ni par transfusion sanguine.
Q1. Pourquoi les renseignements au sujet du virus H1N1 changent-ils?
Depuis l'apparition du virus H1N1 au Canada, nous avons dit que les conseils de l'ASPC évolueraient au fur et à mesure que de nouveaux renseignements seraient connus. Nous mettons à jour nos messages au public au fur et à mesure que de nouveaux renseignements crédibles deviennent connus.
Q2. Est-ce que le gouvernement fédéral s'attend à l'éclosion d'un plus grand nombre de cas de grippe causée par le virus H1N1 au Canada ou à une deuxième vague d'infections?
La deuxième vague a fait son apparition à la fin du mois d'octobre. Par deuxième vague, on veut dire que l'activité de la grippe H1N1 a connu une recrudescence dans plusieurs parties du pays ; en d'autres termes, un nombre croissant de Canadiens et de Canadiennes sont infectés par le virus. Cela était prévu. Même si certains cas étaient graves, entraînant parfois la mort, la plupart sont bénins. Nous poursuivons nos recherches avec nos partenaires à l'échelle internationale afin de mieux connaître ce virus et de nous préparer à d'autres vagues infectieuses ou à des modifications dans la nature du virus.
Q3. Si j'ai bien compris, le virus H1N1 a entraîné des décès au Canada. Cela signifie-t-il que la virulence du virus a augmenté?
Rien ne laisse croire que la virulence du virus a augmenté.
Il est important de savoir que, chaque année, différentes souches de grippe entraînent la mort de quelque 2 000 à 8 000 personnes au Canada. Nous devons prendre au sérieux toutes les souches de la grippe, pas seulement celle responsable de l'éclosion en cours, et prendre des mesures pour nous protéger.
Q4. Combien de personnes au Canada sont décédées de la grippe causée par le virus H1N1?
Rapports sur le nombre de décès dus au virus H1N1 au Canada
Q5. Pourquoi signale-t-on uniquement le nombre de décès et non le nombre de cas atteints de la maladie?
Au début, il était important de comprendre comment le virus se répandait et quel genre de maladie il entraînait. C'est la raison pour laquelle nous avons procédé à des essais individuels de cas confirmés en laboratoire de la grippe causée par le virus H1N1. Nous savons que le virus s'est propagé dans toutes les provinces et les territoires et qu'il se répand comme la grippe saisonnière traditionnelle.
Q1. Que puis-je faire pour me protéger de l'infection?
L'Agence de la santé publique du Canada donne aux Canadiens les conseils suivants :
Parlez à un professionnel de la santé si vous êtes à risque de souffrir de complications, et ce, même si vos symptômes grippaux sont légers. Voici la liste des personnes à risque :
Q2. Les personnes à risque de souffrir de complications devraient-elles prendre des précautions particulières, comme éviter les foules?
Il est important que tous continuent de vivre normalement pendant une pandémie. L'ASPC ne recommande pas aux gens de ne pas aller travailler ou de ne pas participer à des activités sociales s'ils sont en bonne santé. Dans des situations inévitables où il y a beaucoup de gens, il est préférable de prendre des précautions supplémentaires comme se laver souvent les mains afin d'éviter de contracter le virus. Les femmes enceintes et les autres personnes à risque de souffrir de complications devraient envisager d'avoir sur elles du désinfectant pour les mains pour les mêmes raisons.
Q3. Les Canadiens doivent-ils prendre des mesures supplémentaires, comme porter des masques chirurgicaux, pour éviter de contracter le virus H1N1?
Les Canadiens doivent continuer de prendre les précautions habituelles pour se protéger, comme ils le feraient pour une grippe ordinaire. Pendant que nous étudions le mode de transmission de ce virus, notre meilleur conseil aux Canadiens est de se laver les mains souvent et soigneusement, de tousser et d'éternuer dans leurs bras plutôt que dans leurs mains, de se faire vacciner et de rester à la maison s'ils sont malades.
L'Agence de la santé publique du Canada ne recommande pas au grand public de porter des masques chirurgicaux pour se protéger contre le virus H1N1. Il a été démontré que cette mesure n'est pas efficace pour éviter la transmission de la grippe au sein de la population. Dans la majorité des cas, les gens n'utilisent pas leur masque correctement, ou ils se contaminent lorsqu'ils le mettent ou l'enlèvent, cela pourrait en fait augmenter les risques de contagion.
La seule exception concerne les personnes atteintes par le virus H1N1 et les personnes qui présentent des symptômes pseudo-grippaux. Ces personnes pourraient être tenues de porter un masque afin de protéger les personnes avec qui elles sont en contact direct, comme les médecins, les infirmières et les soignants à domicile.
Q4. Quelle est la protection que le gouvernement du Canada offre aux professionnels de la santé contre le virus H1N1?
Selon les pratiques courantes de lutte contre l'infection, les professionnels de la santé doivent se laver souvent les mains. Lorsqu'ils sont en contact direct avec des patients atteints, ils doivent employer des mesures de précaution supplémentaires comme porter des masques et des lunettes de protection.
Pour de plus amples renseignements sur les mesures de protection prévues à leur intention, les professionnels de la santé sont priés de consulter la section destinée aux Professionnels de la santé.
Q1.Combien de doses de vaccin le gouvernement a-t-il commandées?
Le gouvernement a acheté 50,4 millions de doses du vaccin contre la grippe H1N1 pour le compte des provinces, des territoires et des populations relevant du gouvernement fédéral. Il a commandé surtout un vaccin avec adjuvant et 1,8 million de doses de vaccin sans adjuvant.
Le gouvernement du Canada a depuis longtemps un contrat avec la société GlaxoSmithKline (GSK) pour le maintien au Canada d'une capacité de production de vaccins afin de pouvoir répondre rapidement et efficacement à ses besoins en vaccins en cas de pandémie de grippe.
La commande de vaccins sans adjuvant de GSK sera disponible à la mi-novembre.
Pour que les femmes enceintes du Canada aient accès au vaccin sans adjuvant le plus rapidement possible, le gouvernement du Canada a acheté de CSL Australia 200 000 doses de vaccin sans adjuvant contre le virus H1N1, que l'on est en train d'administrer d'un bout à l'autre du Canada.
Q2. Comment le gouvernement paiera-t-il le vaccin?
Bien que l'immunisation relève des provinces et des territoires, compte tenu des circonstances exceptionnelles causées par une pandémie, le gouvernement du Canada couvrira de façon ponctuelle 60 % du coût d'achat de ce vaccin.
Cet investissement reflète la gravité de la situation et notre engagement de faire preuve de leadership en collaboration avec les provinces et les territoires dans ce grand dossier. On effectuera cet investissement grâce à un nouveau fonds fédéral affecté à l'achat du vaccin contre la grippe H1N1.
Q3. Comment le gouvernement a-t-il déterminé la quantité de vaccin à commander?
Bien que nous pourrions viser à vacciner 100 pour cent de la population, à partir des observations recueillies dans le cadre des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière, nous savons que même dans les provinces offrant des programmes universels et gratuits de vaccination, habituellement moins de 50 pour cent de la population choisira de se faire vacciner.
Une commande de 50,4 millions de doses du vaccin anti-pandémique équivaut à une commande de 50 % plus de doses que ce que nous nous attendrions à utiliser pendant une campagne normale de vaccination contre la grippe saisonnière.
Le gouvernement du Canada est confiant que 50,4 millions de doses de vaccin suffiront pour répondre aux besoins de tous les Canadiens susceptibles d'en avoir besoin ou de vouloir se faire vacciner.
Q4. Que se passera-t-il si nous finissons d'avoir besoin de plus de 50 millions doses de vaccins? Le gouvernement pourra-t-il en acheter davantage et qui paiera?
Notre contrat avec GSK nous permet de placer d'autres commandes par la suite si nous pensons avoir besoin de plus de vaccin pour répondre aux besoins de la population canadienne. Le partage du coût des achats supplémentaires sera négocié à ce moment-là.
Q5. Le vaccin sera-t-il gratuit pour tous les Canadiens, même ceux des provinces et des territoires qui n'offrent pas de campagne de vaccination universelle contre la grippe saisonnière?
Les décisions relatives à la mise à disposition du vaccin et à l'administration des cliniques de vaccination contre la grippe relèvent des gouvernements provinciaux et territoriaux. Le gouvernement du Canada prévoit assumer 60 p. 100 du coût de l'achat des vaccins. Chaque province et territoire devra évaluer sa capacité d'offrir des cliniques d'immunisation et devra prendre des décisions entourant le coût à la lumière d'un certain nombre de critères d'ordre logistique et éthique.
Q1. En quoi consiste la séquence de la vaccination?
Bien qu'il y ait suffisamment de doses du vaccin contre la grippe H1N1 pour tous les Canadiens qui auront besoin de la protection qu'il procure et ceux qui voudront s'en prévaloir, on ne pourra immuniser tout le monde en même temps. La séquence de la vaccination est la formulation par le gouvernement du Canada de recommandations à l'intention des provinces et des territoires au sujet des groupes et des populations à qui la vaccination serait la plus bénéfique, contribuant ainsi à éclairer leurs décisions quant au moment et aux endroits à privilégier lors du lancement de leurs campagnes de vaccination respectives.
Q2. Quelles sont les recommandations du gouvernement du Canada quant à savoir qui devrait recevoir le vaccin en premier?
Tout en sachant que nous avons commandé suffisamment de doses du vaccin pour tous les Canadiens qui auront besoin de la protection qu'il procure et ceux qui voudront être vaccinés, notre souci fondamental est de veiller à ce que les personnes qui en ont le plus besoin l'obtiennent en premier.
Les personnes à qui la vaccination sera la plus bénéfique et les personnes qui leur fourniront des soins sont notamment :
Parmi les autres personnes qui pourraient bénéficier de la vaccination, signalons :
Les groupes de chacune des deux catégories ne sont pas énumérés selon un ordre de priorité. Les provinces et les territoires sont censés se servir du document d'orientation à des fins de planification et l'interpréteront à la lumière des circonstances et des réalités locales.
En reconnaissant que bon nombre de populations autochtones sont plus jeunes; peuvent être plus désavantagées sur le plan socioéconomique que les Canadiens dans leur ensemble; comptent un plus grand nombre de femmes enceintes; ont des taux supérieurs de maladies chroniques diagnostiquées et possiblement non diagnostiquées; et pourraient vivre dans des communautés éloignées et isolées, on fera l'impossible pour que ces Autochtones qui bénéficieraient le plus d'une immunisation, peu importe où ils résident, aient accès au vaccin H1N1 aussitôt que possible.
Q3. Quel raisonnement justifie la priorisation des groupes primaires?
Les personnes de moins de 65 ans atteintes d'une maladie chronique : Les personnes de ce groupe présentent un risque de complications plus élevé. En évaluant la situation prévalant au Canada, on observe que la vaccination hâtive des personnes appartenant à ce groupe aurait l'effet le plus important sur la réduction de l'incidence des cas graves de la maladie et des décès pouvant en résulter, même davantage que les personnes appartenant à des groupes ayant un taux d'infection plus élevé, comme les enfants d'âge scolaire.
Les femmes enceintes : Les femmes enceintes présentent un risque plus élevé de maladie grave lorsqu'elles contractent effectivement le virus. De plus, l'immunisation de la mère enceinte peut aussi aider à protéger son nouveau-né.
Les enfants de six mois à moins de cinq ans : Ce groupe est celui des enfants d'âge préscolaire, lesquels présentent un risque plus élevé de maladie grave que les autres enfants. En outre, les enfants en bonne santé de six mois à vingt-trois mois présentent un risque particulier de maladie grave et d'hospitalisation et sont principalement visés à l'intérieur de ce groupe cible. Par ailleurs, les enfants en bonne santé de deux à moins de cinq ans présentent un risque plus élevé de maladie grave et d'hospitalisation que les autres enfants.
Les personnes vivant dans des communautés en région éloignée ou isolée : Les personnes vivant dans des communautés en région éloignée ou isolée ont un accès restreint à des soins de santé, et il est donc important de prendre toutes les mesures de prévention disponibles. L'immunisation de l'ensemble des individus qui vivent dans ces communautés a également le potentiel de susciter une immunité massive, un phénomène en vertu duquel le fait d'immuniser un important segment de la population aide à protéger le reste de la population d'une même communauté. En outre, étant donné la forte concentration de maladies chroniques dans certaines communautés autochtones situées en région éloignée, la vaccination en priorité de ces communautés contribuerait à réduire le risque de maladie grave et de décès.
Les travailleurs de la santé participant aux mesures d'intervention pandémique ou assurant la prestation de services de santé essentiels : La société a l'obligation de protéger les travailleurs de la santé qui seront exposés au virus H1N1 dans le cadre de leurs activités courantes. Cette mesure aide également à empêcher la propagation du virus à des patients vulnérables. La protection des travailleurs de la santé assurant la prestation de services de santé essentiels, travaillant notamment dans les hôpitaux, les laboratoires, les pharmacies et les établissements de production du vaccin, contribue à la protection de l'infrastructure névralgique du réseau de la santé.
Les personnes de la maisonnée et les aidants naturels ou professionnels d'une personne malade à risque élevé qui ne peut pas être immunisée ou dont le système immunitaire pourrait ne pas répondre au vaccin : Certains groupes à risque élevé, notamment les enfants de moins de six mois et les personnes au système immunitaire fragilisé, ne peuvent être immunisés; il faut donc s'assurer d'immuniser leur entourage afin d'aider à réduire le risque de propagation du virus aux individus appartenant à ces groupes plus vulnérables.
Les populations que l'on estime par ailleurs être à risque élevé : Les campagnes de vaccination étant du ressort des gouvernements provinciaux et territoriaux, ces gouvernements pourraient identifier d'autres groupes auxquels le vaccin devrait être administré en priorité, en tenant compte de la situation sur leur territoire respectif et de la propagation de la maladie.
Q4. Quel raisonnement justifie l'inclusion des autres groupes?
Les enfants de cinq à dix-huit ans : L'éclosion de la grippe est assez courante chez les enfants d'âge scolaire. Bien qu'ils ne présentent pas un risque élevé de maladie grave ou de décès, la vaccination des enfants d'âge scolaire pourrait contribuer à diminuer la propagation du virus à d'autres groupes plus vulnérables.
Les premiers répondants : Les policiers et les pompiers sont souvent appelés à intervenir aux côtés des travailleurs de la santé lors d'une urgence médicale; il convient donc de leur offrir une protection contre le virus car leur travail les expose au risque de contracter le virus.
Les travailleurs du secteur de la production porcine ou aviaire : La vaccination de ces travailleurs peut aider à lutter contre la recombinaison du virus de la grippe, un phénomène pouvant se produire lorsque des personnes ayant contracté le virus de la grippe H1N1 entrent en contact avec des animaux malades, ce qui peut entraîner une co-infection mettant en présence le virus humain et le virus animal de la grippe humaine. Ceci pourrait induire une mutation du virus de la grippe H1N1, le rendant plus difficile à prévenir et à traiter.
Les adultes âgés de dix-neuf à soixante-quatre ans : Par rapport au groupe des adultes de plus de soixante-cinq ans, ce groupe présente un taux d'infection plus élevé et un risque plus élevé de maladie grave.
Les adultes de soixante-cinq ans et plus : L'immunisation est l'un des moyens les plus efficaces de protéger l'ensemble des membres de notre communauté. Bien que les adultes de soixante-cinq ans et plus en bon état de santé soient moins sujets à contracter le virus H1N1, en incitant les personnes de tous les groupes d'âge à se faire vacciner nous pouvons réduire le risque d'exposer les populations vulnérables au virus.
Q5. Les Autochtones sont-ils inclus dans la liste des groupes cibles primaires?
Notre démarche fondamentale consiste à nous assurer que les personnes qui bénéficieraient le plus de l'administration du vaccin l'obtiennent en premier. Les Autochtones à risque sont compris dans les groupes prioritaires mentionnés dans le document d'orientation. Par exemple, nous reconnaissons que plusieurs populations autochtones sont plus jeunes que la moyenne de la population canadienne dans son ensemble et, à ce titre, compte un nombre plus élevé de personnes enceintes, de maladies chroniques diagnostiquées et possiblement sous-diagnostiquées, et dont les individus vivent dans des communautés situées en région éloignée ou isolée. Tous les efforts seront déployés afin de faire en sorte que les Autochtones qui bénéficieraient le plus de la vaccination contre le virus aient accès dans les meilleurs délais au vaccin, peu importe où ils résident.
Q6. Quels autres groupes ont été pris en considération sans être priorisés, et pourquoi?
Les travailleurs des infrastructures névralgiques : La maladie s'avérant relativement bénigne au Canada jusqu'à présent, aucun élément probant ne permet de conclure que le virus de la grippe H1N1 causera des perturbations sociales importantes au point de justifier la vaccination en priorité des travailleurs des infrastructures névralgiques.
Les établissements de détention : Les personnes les plus à risque dans les établissements de détention (les personnes atteintes d'une maladie sous-jacente) seront vaccinées à titre d'individus appartenant à un groupe prioritaire.
Les travailleurs, bénévoles et athlètes aux Jeux olympiques : Au Canada, nous disposons de suffisamment de doses de vaccin pour immuniser les personnes ayant besoin de cette protection ou souhaitant s'en prévaloir avant la tenue des Jeux olympiques. La maladie s'avérant relativement bénigne au Canada jusqu'à présent, aucun élément probant ne permet de conclure qu'il y a lieu de prioriser la vaccination des personnes appartenant à ce groupe.
Les personnes de la maisonnée et les aidants naturels ou professionnels d'une personne malade atteinte d'une maladie chronique : L'inclusion de ce groupe a été examinée, mais l'on a conclu qu'il est trop vaste pour pouvoir cibler efficacement toutes les personnes qui en font partie. La plupart des individus appartenant à ce groupe seront couverts dans le cadre de la vaccination des groupes prioritaires mentionnés précédemment.
Les personnes obèses : Il n'existe pas suffisamment d'éléments probants à l'heure actuelle pour justifier la vaccination prioritaire des personnes appartenant à ce groupe. L'évaluation des éléments probants se poursuit à cet égard.
Q7. Est-ce que ces recommandations concordent avec celles formulées dans d'autres pays?
Nos recommandations tiennent compte de celles formulées par l'OMS et celles d'autres pays. Ces recommandations reflètent les besoins et les réalités au Canada, et notamment notre situation privilégiée de savoir que nous aurons suffisamment de doses de vaccin pour l'administrer à tous les Canadiens qui en auront besoin et voudront se prévaloir de cette protection.
Q8. Si j'ai reçu un diagnostic de grippe H1N1, suis-je immunisé ou aurai-je quand même besoin d'un vaccin?
Dans la plupart des cas, une personne infectée par un virus de la grippe développe, une fois guérie, des anticorps qui lui confèrent une immunité contre ce virus en particulier. Dans le cas de la grippe H1N1, le vaccin est recommandé à tous, mais il n'est pas nécessaire pour les personnes dont l'infection par le virus de la grippe H1N1 a été confirmée en laboratoire.
Q1. Quelle est la différence entre un vaccin avec adjuvant et un vaccin sans adjuvant?
Un vaccin avec adjuvant est un vaccin contenant une substance qui accroît la résistance du système immunitaire et augmente la réponse de l'organisme au vaccin. Un vaccin sans adjuvant ne contient pas ce genre d'élément.
Les adjuvants sont présents dans les vaccins communs, notamment ceux contre le tétanos et l'hépatite B. L'adjuvant présent dans le vaccin H1N1 canadien est composé d'ingrédients naturels, comme l'eau, l'huile de squalène et la vitamine E.
Q2. À quand remonte la dernière utilisation d'un adjuvant dans un vaccin au Canada?
Les adjuvants ne sont pas nouveaux. On les utilise depuis plusieurs décennies pour stimuler la réaction immunitaire aux vaccins.
Bon nombre des vaccins couramment utilisés au Canada contiennent un adjuvant. Toutefois, l'usage d'adjuvants avec des vaccins contre la grippe n'a pas été approuvé antérieurement au Canada.
Q3. Les vaccins antigrippaux avec adjuvant sont-ils sûrs ?
L'adjuvant utilisé par GSK a été mis à l'essai sur environ 45 000 personnes dans le monde et a été évalué par Santé Canada et d'autres organismes de réglementation dans le cadre de l'examen prépandémique du vaccin contre le virus H5N1. Aucune préoccupation importante relative à l'innocuité du vaccin avec adjuvant n'a été relevée.
En juin 2009, l'OMS a tenu des consultations sur l'innocuité des vaccins antigrippaux avec adjuvant afin d'examiner et d'analyser les préoccupations connues et théoriques relatives à l'innocuité, et de procéder à une évaluation prospective de l'innocuité des vaccins. Il est ressorti de cette consultation qu'aucune préoccupation importante relative à l'innocuité ni aucun obstacle lié à l'évaluation ou à l'utilisation de vaccins avec adjuvant pour lutter contre le virus H1N1 actuel n'a été relevé.
Des études cliniques ont été entreprises en lien avec les risques et les avantages liés à l'utilisation de vaccins avec et sans adjuvant contre le virus de la grippe H1N1, et Santé Canada ainsi que l'Agence de la santé publique du Canada travaillent de concert avec d'autres organismes nationaux afin de mettre en place des mécanismes de surveillance appropriés après la mise en marché.
Q4. Est-ce vrai que le vaccin avec adjuvant procure une immunité accrue? Si oui, pourquoi n'estce pas le seul vaccin administré?
Les deux types de vaccin contre la grippe H1N1, avec et sans adjuvant, sont sûrs et efficaces. Les plus récentes recherches montrent que les deux types de vaccin entraînent une forte réaction immunitaire en moyenne chez 90 % des gens les ayant reçus dans le contexte d'essais cliniques.
À titre de comparaison, le vaccin contre la grippe saisonnière, un vaccin sans adjuvant, procure une immunité de 60 à 80 % aux personnes qui se font vacciner, selon l'année. Ce degré d'immunité est considéré comme très bon.
Il existe certains éléments probants qui montrent que le vaccin avec adjuvant pourrait protéger contre la mutation de l'antigène viral et offrir une meilleure immunogénicité à certaines populations à risque. Le vaccin sans adjuvant est recommandé pour les femmes enceintes parce que le vaccin avec adjuvant n'a pas fait l'objet d'essais parmi ce groupe. Toutefois, dans les cas où le vaccin sans adjuvant n'est pas offert et que les taux de grippe H1N1 dans la collectivité sont élevés ou en croissance, il est recommandé d'offrir aux femmes enceintes de plus de 20 semaines de leur administrer une dose de vaccin avec adjuvant.
Toutes les données à ce jour montrent que le vaccin avec adjuvant est aussi sûr et efficace que le vaccin sans adjuvant. La composition du vaccin contre la grippe H1N1 sans adjuvant est similaire à celle du vaccin contre la grippe saisonnière, qui est depuis longtemps recommandé pour les femmes enceintes.
Q5. Est-ce qu'un vaccin avec adjuvant présente un risque pour les femmes enceintes?
Les éléments probants connus à ce jour indiquent qu'un vaccin avec adjuvant est tout aussi sécuritaire qu'un vaccin sans adjuvant; cependant, il n'existe pas de données sur l'innocuité de l'administration d'un vaccin avec adjuvant aux femmes enceintes. Au mois de juillet, le Groupe stratégique d'experts de l'OMS (Strategic Advisory Group of Experts [SAGE]) a recommandé que les femmes enceintes reçoivent le vaccin sans adjuvant dans la mesure du possible, mais qu'on peut administrer au besoin un vaccin avec adjuvant.
Q6. Quelles sont les recommandations les plus récentes en ce qui a trait aux personnes qui devraient recevoir le vaccin contre la grippe H1N1 avec adjuvant et à celles qui devraient recevoir le vaccin sans adjuvant?
Les recommandations nationales relatives à l'administration du vaccin contre la grippe H1N1 ont été élaborées en fonction des plus récents éléments scientifiques probants, y compris des résultats d'essais cliniques. Le gouvernement du Canada a surveillé l'administration de vaccins à l'étranger et a constaté que les deux types de vaccin, avec et sans adjuvant, offrent une protection sûre et efficace contre le virus de la grippe H1N1.
Chez les personnes en santé âgées entre 10 et 64 ans, les vaccins avec et sans adjuvant procurent une excellente réponse immunitaire.
Afin de continuer d'immuniser les gens et de s'assurer qu'il y ait une bonne dose d'immunité parmi les collectivités, nous rendons la provision de vaccin sans adjuvant disponible de sorte que les groupes prioritaires et les gens en santé âgés entre 10 et 64 ans puissent être vaccinés dès que possible.
Toutefois, chez certains groupes en particulier, le vaccin sans adjuvant pourrait ne pas offrir une réponse immunitaire aussi vigoureuse. Pour ce motif, on recommande que les groupes suivants reçoivent le vaccin avec adjuvant :
Pour le reste de la population, le vaccin sans adjuvant induit également une solide réponse immunitaire. Les vaccins avec ou sans adjuvant sont tout aussi sécuritaires et efficaces.
Q7. En achetant des doses de vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes, le gouvernement n'admet-il pas ainsi que le vaccin avec adjuvant présente un risque grave?
Non. Rien ne démontre que le vaccin avec adjuvant n'est pas sûr. Les deux types de vaccin ont passé des épreuves rigoureuses et un processus d'examen exhaustif avant qu'on en approuve l'utilisation. On ne dispose toutefois pas de preuves provenant d'essais cliniques réalisés sur un vaccin avec adjuvant administré à des femmes enceintes ou à des enfants de six mois à trois ans.
Le gouvernement du Canada a commandé des doses de vaccin sans adjuvant afin de pouvoir l'offrir aux femmes enceintes, car le vaccin avec adjuvant n'a pas été mis à l'épreuve dans ce groupe. La décision d'acheter des doses de vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes est fondée sur un souci de la part du gouvernement de privilégier la prudence.
Q8. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas simplement acheté suffisamment de doses de vaccin sans adjuvant pour toute la population?
L'OMS a recommandé que les pays utilisent un vaccin économe en antigène dans la mesure du possible. Un vaccin avec adjuvant permet d'économiser la quantité d'antigène utilisée, ce qui nous permet de vacciner rapidement davantage de personnes. L'utilisation d'un adjuvant peut également procurer une protection croisée contre la mutation de l'antigène viral, courante chez les virus de la grippe, qui se produit lorsque le virus de la grippe commence à changer. Le vaccin avec adjuvant fournit une plus large palette d'immunité, car il protège l'organisme contre l'infection et une forme grave de la maladie même lorsque le virus commence à muter.
Le gouvernement du Canada a commandé suffisamment de doses du vaccin avec adjuvant pour vacciner tous les Canadiens et les Canadiennes qui ont besoin de l'être et qui le souhaitent, et demeure la formulation recommandée pour la plupart des personnes.
Étant donné que nous avons également commandé deux (2) millions de doses du vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes – plus que ce dont nous avons besoin pour vacciner toutes les femmes enceintes qui ont besoin de l'être et qui le souhaitent – nous recommandons que les doses « supplémentaires » soient mises à la disposition des groupes prioritaires qui auraient avantage à être vaccinés dans les plus brefs délais. Tout comme le vaccin avec adjuvant, celui sans adjuvant est sécuritaire et efficace pour bon nombre de personnes.
Q9. Si le vaccin sans adjuvant est sécuritaire et tout aussi efficace, et qu'il faut moins de temps pour le produire, pourquoi avez-vous recommandé aux Canadiens et aux Canadiennes d'attendre le vaccin avec adjuvant pour ne leur offrir celui sans adjuvant que maintenant?
L'OMS a recommandé que les pays utilisent un vaccin à économie de doses dans la mesure du possible. En mettant au point un vaccin avec adjuvant, nous avons pu utiliser une quantité moindre de matériel viral (antigène), ce qui nous a permis de produire plus de vaccin dans le but d'immuniser plus de personnes de manière opportune. Le gouvernement du Canada a commandé suffisamment de doses du vaccin avec adjuvant pour vacciner tous les Canadiens et les Canadiennes qui ont besoin de l'être et qui le souhaitent, et demeure la formulation recommandée pour la plupart des personnes.
Étant donné que nous avons également commandé deux (2) millions de doses du vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes – plus que ce dont nous avons besoin pour vacciner toutes les femmes enceintes qui ont besoin de l'être et qui le souhaitent – nous recommandons que les doses « supplémentaires » soient mises à la disposition des groupes prioritaires qui auraient avantage à être vaccinés dans les plus brefs délais. Tout comme le vaccin avec adjuvant, celui sans adjuvant est sécuritaire et efficace pour bon nombre de personnes.
Chez les personnes en santé âgées entre 10 et 64 ans, les vaccins avec et sans adjuvant procurent une excellente réponse immunitaire.
Toutefois, chez certains groupes en particulier, le vaccin sans adjuvant pourrait ne pas offrir une réponse immunitaire aussi vigoureuse. Pour ce motif, on recommande que les groupes suivants reçoivent le vaccin avec adjuvant :
Pour le reste de la population, le vaccin sans adjuvant induit également une solide réponse immunitaire. Les vaccins avec ou sans adjuvant sont tout aussi sécuritaires et efficaces.
Q1. Quelle sont les posologies recommandées du vaccin contre la grippe H1N1?
Vaccin avec adjuvant:
Les recommandations nationales relatives à l'administration du vaccin contre la grippe H1N1 ont été élaborées en fonction des plus récents éléments scientifiques probants, y compris des résultats d'essais cliniques. Le gouvernement du Canada a surveillé l'administration de vaccins à l'étranger et a constaté que les deux types de vaccin, avec et sans adjuvant, offrent une protection sûre et efficace contre le virus de la grippe H1N1. Des éléments probants récents montrent que le vaccin avec adjuvant offre une meilleure protection aux enfants que le vaccin sans adjuvant, mais les deux types de vaccin entraînent une excellente réaction immunitaire chez la plupart des personnes âgées de 10 à 64 ans. Les recommandations relatives à l'administration du vaccin ont été mises à jour pour intégrer ces conclusions.
Voici quelques-unes des recommandations.
Ces recommandations peuvent être mises à jour à mesure que d'autres renseignements deviennent connus.
Q2. Qui ne devrait pas recevoir le vaccin?
Le vaccin contre la grippe H1N1 n'est pas autorisé chez les enfants âgés de moins de six mois
Q3. Combien de temps après avoir reçu le vaccin est-ce que je commencerai à avoir une immunité contre le virus?
Après avoir reçu le vaccin contre la grippe H1N1, la plupart des gens commenceront à avoir une immunité dans les dix jours, avec une seule dose du vaccin.
Q4. Est-ce possible d'administrer le vaccin contre la grippe H1N1 en même temps que celui contre la grippe saisonnière ou que d'autres vaccins?
Le vaccin contre la grippe H1N1 peut être administré en même temps que le vaccin contre la grippe saisonnière ou que d'autres vaccins.
Le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin contre la grippe H1N1 ne doivent pas cependant alors être administrés dans le même bras. Si une personne reçoit le même jour le vaccin contre la grippe saisonnière, le vaccin contre la grippe H1N1 et le vaccin anti‑pneumocoque, le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin anti-pneumocoque doivent être administrés dans un bras, puis le vaccin contre la grippe H1N1 dans l'autre bras.
Q1. Ces recommandations semblent indiquer que le vaccin avec adjuvant est recommandé et meilleur pour les jeunes enfants. Si c'est le cas, alors que les États-Unis ont décidé de n'utiliser que le vaccin sans adjuvant pour toute sa population, le vaccin qui sera utilisé au Canada est-il plus sûr pour les enfants?
Les essais cliniques menés jusqu'à présent montrent que le vaccin contre la grippe H1N1 sans adjuvant ne procure pas une réponse immunitaire aussi forte dans les enfants que celle observée au cours d'essais cliniques précédents menés avec le vaccin H5N1 avec adjuvant (utilisé contre la grippe aviaire). C'est pourquoi le Canada a choisi de recourir à un vaccin avec adjuvant pour les enfants. Le Canada est confiant que ce vaccin est sûr et efficace. Un suivi rigoureux de son innocuité sera réalisé de manière continue au fur et à mesure qu'il sera administré.
Le Plan national de surveillance de l'innocuité du vaccin contre la grippe H1N1
Tous les vaccins homologués au Canada aux fins de leur utilisation ont subi des épreuves rigoureuses pour en vérifier l'innocuité. Le vaccin contre la grippe H1N1 a été approuvé aux fins de son utilisation en se fondant sur les données préliminaires des essais cliniques réalisés à ce jour, et il continuera à faire l'objet d'un suivi et d'épreuves pendant qu'il est administré dans l'ensemble du pays.
La vaccination est l'un des moyens les plus efficaces de prévenir la propagation des maladies infectieuses. Les bienfaits de la vaccination, soit la prévention de maladies graves et de décès, l'emportent largement sur quelque risque hypothétique pouvant être associé au vaccin.
Q1. Qu'est-ce qu'un effet secondaire suivant l'immunisation (ESSI)?
Le terme ESSI désigne tout événement médical fâcheux qui se produit à la suite de l'administration d'un vaccin. Tout symptôme ou signe fâcheux apparaissant après la vaccination est classé dans la catégorie des ESSI. Il convient toutefois de rappeler que ce n'est pas parce qu'un événement médical fâcheux se produit à la suite d'une vaccination qu'il y nécessairement un lien causal avec le vaccin. L'effet indésirable peut effectivement être attribuable à d'autres facteurs, par exemple à l'existence d'une maladie sous-jacente.
Pendant les essais cliniques du vaccin avec adjuvant, les effets indésirables les plus communs observés après la vaccination étaient mineurs, comprenant notamment de la douleur, de l'enflure et des rougeurs au site d'injection. Ces effets indésirables étaient attendus, car l'adjuvant aide l'organisme à mieux se défendre en augmentant sa réaction inflammatoire.
Les autres effets indésirables communs signalés comprennent notamment de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires ainsi que des maux de tête. Une faible quantité de cas de fièvre, de somnolence, d'irritabilité et de manque d'appétit ont également été signalés chez de jeunes enfants.
Q2. Qu'est-ce qui constitue un effet indésirable grave?
Un effet indésirable grave est un effet indésirable susceptible de causer la mort (comme une réaction anaphylactique) ou réputé constituer un événement médical fâcheux singulier (par exemple, une affection neurologique comme le syndrome de Guillain-Barré, ou qui résulte en l'hospitalisation, l'incapacité, une anomalie congénitale ou le décès de la personne en cause.
Les effets indésirables graves se produisant après avoir reçu un vaccin sont rares. Dans n'importe quelle campagne de vaccination, que ce soit pour un vaccin destiné aux enfants ou un vaccin contre la grippe saisonnière, le signalement des effets indésirables graves se situe à un taux moyen d'environ un par 100 000 doses du vaccin distribué.
Les bienfaits de la vaccination pour des maladies pouvant être contrées par le vaccin, comme l'infection au virus de la grippe H1N1, l'emportent largement sur quelque risque hypothétique pouvant être associé au fait de se faire vacciner.
Q3. Dans quelles circonstances faut-il signaler un effet secondaire suivant l'immunisation?
Il faut signaler tout effet indésirable grave. De plus, il faut également signaler tout effet post-vaccinal inusité ou inattendu, même s'il n'est pas nécessairement grave.
Il est important de signaler tous les effets indésirables précités, car ils peuvent être annonciateurs d'un problème sur le plan de l'innocuité du vaccin. Le fait qu'un événement indésirable se soit produit après la vaccination ne signifie pas nécessairement que le vaccin soit en cause. Il pourrait s'être manifesté malgré ce fait ou être attribuable à un facteur ou un événement sans rapport avec le vaccin. On procède sans délai à une enquête rigoureuse au sujet de tout effet indésirable grave afin d'en découvrir les causes potentielles.
Q4. Comment dois-je procéder pour signaler un effet indésirable (aussi appelé effet secondaire)?
Une fois que vous aurez reçu le vaccin contre la grippe H1N1, le travailleur de la santé affecté à ces fonctions (une infirmière ou un infirmier, un médecin ou un pharmacien, selon la province ou le territoire où vous résidez) vous gardera en observation pendant environ 15 minutes. Si un effet indésirable se manifeste alors, il ou elle en fera aussitôt le signalement.
Si un effet indésirable se produit après votre départ de la clinique de vaccination, il faut communiquer aussitôt avec un professionnel de la santé pour lui en faire part. Si vous devez vous rendre à l'urgence, le professionnel de la santé que vous consulterez vous posera des questions au sujet de vos antécédents médicaux récents et de vos antécédents de vaccination, le cas échéant. Nous incitons tout le monde, la population en général aussi bien que les professionnels de la santé, à signaler tout effet indésirable post-vaccinal inattendu. Le signalement de ces situations peut se faire aisément en utilisant le Formulaire de rapport des effets secondaires suivant l'immunisation accessible sur le site internet de l'ASPC.
Le professionnel de la santé ou l'organisme dont il ou elle relève doit signaler tout effet indésirable grave, inusité ou inattendu aux autorités sanitaires locales, qui communiquera ensuite ces informations à l'ASPC. Aucun renseignement personnel à votre sujet n'est alors communiqué à l'ASPC, seulement les détails au sujet de l'effet indésirable en question.
Les gouvernements provinciaux et territoriaux s'engagent à ce que le signalement des effets indésirables soit fait de manière diligente et avec exactitude.
Q5. Quelles mesures sont prises pour renforcer les capacités du système canadien de surveillance de la sécurité des vaccins afin d'assurer le suivi des effets indésirables du vaccin contre la grippe H1N1?
L'Agence de la santé publique du Canada travaille en collaboration avec les provinces et les territoires afin de produire des rapports hebdomadaires de tous les effets indésirables associés à l'administration du vaccin contre la grippe H1N1.
Le signalement des effets indésirables se fera dans le cadre du mécanisme déjà en place, le Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l'immunisation. Le SCSESSI est appuyé par les professionnels de la santé qui signalement les effets indésirables à leurs autorités sanitaires provinciales ou territoriales, selon le cas, lesquels communiquent ensuite ces informations à l'ASPC.
Ce système sera aussi appuyé par d'autres mécanismes fournissant des données plus pointues, en particulier au sujet du vaccin contre la grippe H1N1. Il s'agit notamment des mécanismes suivants :
Q6. Comment les informations au sujet des effets indésirables sont-elles partagées par les diverses administrations gouvernementales?
En plus d'assurer un suivi des taux d'effets indésirables pour l'ensemble du pays, le gouvernement du Canada rencontrera et consultera régulièrement des experts provinciaux, territoriaux et internationaux afin d'étudier les données sur l'innocuité du vaccin à mesure qu'elles deviennent disponibles à partir des essais cliniques qui se poursuivent dans le monde entier.
Les responsables de l'ASPC se réuniront régulièrement afin de discuter de tout signalement d'effet indésirable grave en provenance de ses partenaires provinciaux, territoriaux et internationaux. Cela aidera les experts en santé publique à repérer les tendances des effets indésirables de manière précoce, et de rechercher de manière proactive des signalements de même nature au Canada et de les étudier minutieusement.
Q7. Comment est-ce que les Canadiens peuvent rester au courant de la situation?
Le gouvernement du Canada continuera travailler en collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux pour s'assurer que tous les Canadiens disposent des informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées au sujet de la vaccination.
L'ASPC prépara un rapport hebdomadaire qui sera diffusé sur le site Combattezlagrippe.ca qui présente un bilan des effets indésirables signalés dans l'ensemble du pays.
Le signalement d'un effet indésirable ne signifie pas nécessairement que le préjudice observé est attribuable au vaccin. Seulement une enquête médicale, comprenant notamment un examen des antécédents médicaux de l'individu et une évaluation des facteurs contextuels, peut permettre d'établir si le vaccin est effectivement en cause.
S'il appert que le vaccin contre la grippe H1N1 représente un risque indu pour la population canadienne, le programme de vaccination serait interrompu.
Q8. Est-ce qu'il faut s'attendre au même genre d'effets secondaires chez les enfants que chez les adultes, s'il devait y en avoir?
Les effets indésirables les plus communément signalés après l'administration du vaccin H1N1 avec adjuvant étaient de la douleur mineure et circonscrite, de l'enflure et une rougeur au site d'injection. Il faut d'ailleurs s'y attendre, car l'adjuvant a pour effet d'aider l'organisme à développer une réponse immunitaire plus forte en accentuant la réponse inflammatoire.
Parmi les autres manifestations post-vaccinales, signalons la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, et des maux de tête. Il a aussi été observé chez les enfants, mais dans une faible mesure et de manière ponctuelle, de la fièvre, de la somnolence, de l'irritabilité et un manque d'appétit.
L'immunisation est une des manières les plus efficaces de prévenir la propagation des maladies infectieuses. Les avantages de l'immunisation, soit la prévention de maladies graves et de la mortalité, l'emportent largement sur les risques liés à l'utilisation de vaccins.
Le Canada a mis en place un programme rigoureux de surveillance de l'innocuité du vaccin permettant de signaler et d'investiguer toute manifestation post-vaccinale indésirable grave ou imprévue.
Q9. Qu'est-ce que le gouvernement du Canada recommande au sujet de la vaccination des personnes allergiques aux œufs?
Les personnes qui ont une hypersensibilité aux œufs (éruptions cutanées, enflure de la bouche ou de la gorge, difficulté à respirer) ne devraient pas recevoir le vaccin.
Si votre allergie aux œufs est relativement faible, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant la vaccination. Il est possible de recevoir la vaccination si l'on prend des précautions supplémentaires.
La Société canadienne d'allergologie et d'immunologie clinique a publié récemment une déclaration indiquant qu'il est possible d'administrer les vaccins contre la grippe saisonnière et contre la grippe H1N1 aux patients qui ont une allergie aux œufs et prenant des précautions, notamment en prolongeant la durée de l'observation, et en ayant à portée de la main des traitements médicaux contre les réactions allergiques graves.
Les personnes qui ont une allergie aux œufs seront en outre un peu protégées contre le virus de la grippe H1N1 à mesure que les gens qui les entourent se feront vacciner. Plus la communauté comptera de personnes vaccinées, plus la probabilité qu'il y ait moins de virus de la grippe H1N1 augmentera.
Q10. Est-ce vrai que le vaccin contient du mercure? Si oui, combien y en a-t-il?
Les deux types de vaccin contiennent une faible quantité de thimérosal. Le thimérosal est une forme de mercure employée dans le vaccin contre la grippe H1N1 afin de le stabiliser et de maintenir sa qualité durant son entreposage. Le thimérosal est une forme différente de mercure que le mercure reconnu pour ses effets nocifs sur la santé. La quantité que l'on en retrouve dans le vaccin H1N1 avec adjuvant est de beaucoup inférieure à la limite quotidienne recommandée de l'exposition au mercure dans l'environnement. Par exemple, la quantité de mercure que l'on retrouve dans le vaccin contre la grippe H1N1 est beaucoup moindre que celle que l'on retrouve dans une boîte de conserve contenant du thon.
Q11. Est-ce vrai que le vaccin sans adjuvant contient dix fois la quantité de mercure que le vaccin avec adjuvant? Comment est-ce que cela peut être sûr pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge?
Oui, il est vrai que le vaccin sans adjuvant contient 50 ug de thimérosal alors que le vaccin avec adjuvant n'en contient que 5 ug. La quantité de 50 ug demeure toutefois à l'intérieur de la limite quotidienne recommandée d'exposition au mercure dans l'environnement. La quantité de mercure que l'on retrouve dans le vaccin contre la grippe H1N1 est beaucoup moindre que celle que l'on retrouve dans une boîte de conserve contenant du thon.
Q1. Que fait le gouvernement du Canada pour faciliter le développement d'un vaccin contre le virus de la grippe H1N1 ?
La vaccination constitue un élément clé du plan de lutte contre la grippe pandémique du gouvernement du Canada qui a signé, en 2001, un marché à long terme avec le fabricant de GlaxoSmithKline (GSK) pour produire et mettre à l'essai un prototype de vaccin afin que le Canada soit prêt, en cas de pandémie, à offrir le vaccin à tous les Canadiens qui en ont besoin ou qui le veulent.
Q2. Qui est responsable de la réglementation des vaccins au Canada ?
Santé Canada a l'autorité d'évaluer l'innocuité, l'efficacité et la qualité des vaccins destinés à protéger la santé des Canadiens. Santé Canada collabore avec l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) afin de remplir son mandat qui est de préserver la santé et la sécurité des Canadiens. Tout vaccin développé dans le cadre de la lutte contre le virus de la grippe H1N1 doit être évalué et autorisé par Santé Canada avant qu'on puisse l'utiliser au Canada.
Q3. Comment les vaccins sont-ils autorisés en vue de leur utilisation au Canada?
Le Canada, comme de nombreux autres pays dans le monde, mène des activités rigoureuses d'examen et de surveillance réglementaire des vaccins qui sont habituellement administrés à un grand nombre de personnes en bonne santé. Tous les vaccins destinés aux Canadiens doivent respecter les dispositions de la Loi et du Règlement sur les aliments et drogues. Avant d'obtenir une autorisation de mise en marché pour un nouveau vaccin, le fabricant doit présenter dans sa demande d'homologation des preuves scientifiques et cliniques démontrant que les avantages du vaccin l'emportent sur les risques et que le vaccin est efficace et de qualité appropriée.
Dans le cadre du processus d'approbation, les experts de Santé Canada procèdent à un examen sur place des installations du fabricant pour évaluer la qualité du processus de fabrication du vaccin et déterminer si le fabricant est en mesure d'effectuer les contrôles requis afin de garantir la qualité du vaccin. Le fabricant doit aussi fournir des échantillons d'au moins trois lots du vaccin, lesquels seront analysés dans les laboratoires de Santé Canada.
Si l'évaluation de Santé Canada indique que les avantages du vaccin l'emportent sur les risques, une autorisation de mise en marché est alors accordée, et le vaccin peut être vendu au Canada. Toutefois, les vaccins continuent d'être évalués après leur autorisation au Canada. Des mécanismes permettent de surveiller l'innocuité des vaccins et de déceler toute réaction indésirable potentielle suivant l'immunisation. Santé Canada évalue périodiquement des lots de vaccins autorisés avant qu'ils soient mis en circulation sur le marché canadien et utilisés par les Canadiens.
Q4. Quelles sont les principales étapes du développement d'un vaccin antigrippal?
La production d'un vaccin contre la grippe pandémique ne peut débuter avant que la souche pandémique ait été identifiée et qu'une souche primaire aient été développée et mise à l'essai dans des laboratoires reconnus par l'OMS. Les souches primaires constituent le matériau de base du développement d'un vaccin. Ces souches primaires sont ensuite distribuées aux fabricants pour servir à la production de vaccins. De nombreux vaccins antigrippaux contre la grippe pandémique, y compris celui de GlaxoSmithKline (GSK), sont produits à partir de virus inactifs cultivés dans des œufs. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le processus de développement des vaccins.
Q5. Pourquoi le développement d'un vaccin n'a-t-il pas débuté plus tôt au Canada ?
L'OMS a demandé à tous les pays de compléter la production de leurs vaccins contre la grippe saisonnière avant d'amorcer la production de leurs vaccins contre la grippe H1N1.
La production d'un vaccin contre la grippe H1N1 au Canada a débuté immédiatement après la fin de la production du vaccin contre la grippe saisonnière, comme le recommande l'OMS. Chaque année, la grippe saisonnière touche des dizaines de milliers de Canadiens et tue entre 2 000 et 8 000 personnes.
L'immunisation contre la grippe saisonnière est une mesure de santé publique importante et efficace. Le Canada affiche un des taux de vaccination contre la grippe les plus élevés au monde, ce qui contribue à prévenir la propagation du virus et à atténuer la gravité de la maladie chez les personnes atteintes.
Q6. Comment les vaccins contre la grippe saisonnière sont-ils réglementés ?
Comme les virus de la grippe évoluent et subissent des mutations constantes, le vaccin contre la grippe doit être reformulé chaque année. Chaque année, à partir des données issues de la surveillance mondiale, l'OMS détermine les souches du virus de la grippe qui circulent dans le monde et formule ensuite des recommandations quant aux souches qu'il convient d'utiliser pour la production du vaccin.
Puisqu'il est nécessaire de reformuler et de réapprouver le vaccin antigrippal chaque année et qu'on dispose de peu de temps entre la production du vaccin et le moment où on doit l'utiliser pour protéger la population canadienne, un processus d'homologation spécial a été mis sur pied pour ces types de vaccins. Le vaccin contre la grippe saisonnière est homologué chaque année en fonction des données qui sont présentées sur la fabrication et la qualité du produit, du matériel révisé concernant l'étiquetage ainsi que des résultats d'un petit essai clinique évaluant la tolérance et la réponse immunitaire au vaccin. Les fabricants et Santé Canada doivent donc coordonner leurs activités de façon étroite. La publication de Santé Canada intitulée
Accès au vaccin contre la grippe saisonnière au Canada – Comment le vaccin contre la grippe se rend du laboratoire jusqu'au cabinet médical décrit le parcours suivi par le vaccin contre la grippe au Canada, depuis son développement jusqu'à sa réglementation et sa distribution.
Q7. Les processus réguliers de développement et de réglementation des vaccins seront-ils appliqués pour autoriser le vaccin contre la grippe pandémique H1N1?
Le développement d'un vaccin contre la grippe pandémique ne peut débuter avant que la souche virale ait été identifiée et il est possible qu'on doive l'administrer presque immédiatement après sa fabrication. Contrairement à ce qui se passe dans le cas du vaccin contre la grippe saisonnière, les pandémies de grippe sont causées par des souches virales entièrement nouvelles qui n'ont encore jamais circulé chez l'humain. En conséquence, la population humaine n'est aucunement immunisée contre le virus et aucune donnée historique ne nous indique si le vaccin proposé contre la souche en question sera efficace. Ainsi, les mécanismes réguliers de développement et la réglementation des vaccins ne peuvent être utilisés en cas de pandémie.
Q8. Que fait Santé Canada pour s'assurer que les Canadiens disposeront d'un accès en temps opportun à un vaccin sûr et efficace contre la grippe pandémique?
Depuis plusieurs années, Santé Canada et l'ASPC prennent des dispositions pour se préparer à une éventuelle pandémie de grippe, et l'examen d'un vaccin potentiel contre la grippe pandémique a débuté en 2007.
En 2001, le gouvernement du Canada a signé un contrat avec le fabricant GlaxoSmithKline (GSK) pour assurer une capacité de production de vaccins au Canada, mettre à l'essai un vaccin pré-pandémique et garantir la disponibilité d'un vaccin pour les Canadiens dans l'éventualité d'une pandémie.
Pendant la période interpandémique, Santé Canada a axé son travail de réglementation sur l'examen d'un prototype de vaccin (H5N1). Le Ministère a pu ainsi valider le procédé de production employé par le fabricant sous contrat et se préparer à effectuer, au besoin, une évaluation réglementaire d'un vaccin antipandémique.
Q9. Le vaccin aurait-il été disponible plus tôt si Santé Canada avait traité ce dernier comme une variante du vaccin contre la grippe saisonnière?
En raison de l'évaluation prépandémique approfondie dont a fait l'objet le prototype de vaccin contre le virus (H5N1), une grande partie du travail nécessaire à l'autorisation du vaccin contre la grippe pandémique a déjà été effectuée. Les dernières données nécessaires à l'autorisation du vaccin contre le virus H1N1 ressemblent à celles qui sont requises chaque année pour approuver le vaccin contre la grippe saisonnière au Canada.
Au Canada, ce dossier constitue une présentation ouverte, ce qui signifie que Santé Canada examine les données à mesure qu'elles deviennent disponibles. Le processus d'évaluation se poursuivra concurremment à la production du vaccin. Santé Canada collabore étroitement avec le fabricant GSK pour examiner les délais de production et, aussitôt qu'un vaccin sera disponible, il sera en mesure de prendre une décision concernant son autorisation, selon les résultats de l'examen. Les Canadiens peuvent être assurés qu'aucune exigence réglementaire ne retardera l'administration du vaccin au Canada.
Q10. Que se passera-t-il si le vaccin est nécessaire avant que Santé Canada l'ait autorisé ?
La décision d'autoriser un vaccin et la décision de recourir à un vaccin pour des raisons de santé publique sont deux décisions distinctes. Selon la gravité de la situation, les responsables de la santé peuvent décider que le vaccin est nécessaire avant que celui-ci ait reçu l'autorisation de Santé Canada.
L'OMS a enjoint tous les pays à s'assurer que des dispositions autorisant l'utilisation d'un tel vaccin en cas d'urgence sont en place afin de permettre l'accès à des vaccins non homologués. Santé Canada s'est préparé à cette situation, et des mécanismes relatifs à l'utilisation de vaccins non homologués en situation d'urgence permettront aux Canadiens de profiter d'un tel accès si la protection de leur santé et de leur sécurité le justifie.
Si la situation de la santé publique au Canada s'aggrave à tel point que le besoin de vaccin devient urgent, Santé Canada a l'autorité nécessaire pour accélérer l'accès au vaccin sans devoir au préalable évaluer tous les résultats d'essais cliniques qui pourraient devenir disponibles cet automne.
L'Agence de la santé publique du Canada suit la situation de près. Si, pour des raisons de santé publique, il s'avère nécessaire de procéder plus rapidement à la vaccination, par exemple : si l'éclosion s'intensifie au Canada, nous serons prêts.
Q11. Les vaccins en développement seront-ils efficaces si la souche se modifie?
Les vaccins sont mis au point en fonction de la souche en circulation, conformément aux recommandations de l'OMS. Le virus semble stable, mais l'apparition de variantes des souches de virus grippaux est difficile à prévoir. D'un point de vue théorique, il est prévu que le vaccin aura au moins une efficacité partielle contre une souche modifiée (dérivée) du virus de la grippe H1N1. L'utilisation d'un adjuvant devrait élargir la réponse immunitaire et procurer une certaine protection croisée contre une forme dérivée du virus. Les laboratoires de l'OMS dans le monde entier continuent de surveiller la situation. Si l'existence d'une variante importante du virus est constatée, le vaccin pourrait perdre de son efficacité. Si tel est le cas, l'OMS recommandera que les fabricants modifient la composition du vaccin.
Q12. Comment le Canada collabore-t-il à l'échelle internationale sur les questions relatives à la réglementation des vaccins ?
Santé Canada a participé activement en 2006 et 2007 à l'élaboration de directives de l'OMS sur la préparation réglementaire relative aux vaccins contre la grippe pandémique. Ces directives prônent la convergence entre les organismes de réglementation nationaux relativement aux évaluations réglementaires de la qualité, de l'innocuité et de l'efficacité des vaccins qui seraient utilisés en situation de pandémie.
Sur une base régulière depuis l'apparition du virus pandémique en avril 2009, le Canada a pris part à des téléconférences de l'OMS portant sur la réglementation et a collaboré avec d'autres organismes de réglementation nationaux tels que le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques des États-Unis, l'Agence européenne des médicaments et le Secrétariat aux produits thérapeutiques d'Australie dans le cadre de discussions portant sur les plans de développement clinique et de pharmacovigilance en lien avec les vaccins contre la grippe H1N1. Des organismes de réglementation du monde entier se sont engagés à partager leurs données en temps réel.
En raison des différences saisonnières entre les hémisphères nord et sud, des pays comme l'Australie ont été les premiers à lancer la production d'un vaccin contre le virus pandémique et à entreprendre des essais cliniques. Les premières données concernant l'efficacité du vaccin contre la grippe pandémique et les posologies appropriées pourront orienter la prise de décisions stratégiques relatives à ce vaccin.
Q1. J'ai entendu parler d'une étude canadienne selon laquelle je risque plus de contracter la grippe H1N1 si j'ai reçu le vaccin contre la grippe saisonnière l'année passée. Devrais-je éviter de me faire vacciner contre la grippe saisonnière cette année ?
Non, mais vous devriez consulter l'autorité sanitaire de votre province ou de votre territoire pour connaître son plan relativement aux calendriers de vaccination contre la grippe saisonnière et la grippe H1N1.
Q2. Selon de récentes études canadiennes, les personnes vaccinées contre la grippe saisonnière pourraient être plus vulnérables au virus H1N1.
Des études similaires réalisées dans d'autres pays ne l'ont pas démontré. L'ASPC a demandé à un groupe d'experts internationaux de revoir les études. Ce groupe d'experts a conclu que les études canadiennes sont valides et méritent des recherches plus poussées.
Le groupe d'experts a de plus conclu que diverses options de vaccination demeurent valables, ce qui signifie que les administrations provinciales et territoriales prendront leurs propres décisions en fonction des effets du virus dans leur territoire et de leur capacité d'exécuter les programmes de vaccination. Les Canadiens devraient consulter les recommandations du bureau sanitaire de leur province ou de leur territoire.
Q3. Quelles recommandations le Comité consultatif national de l'immunisation a-t-il faites au sujet du vaccin contre la grippe saisonnière de 2009-2010?
Cette année, la vaccination contre la grippe de la saison précédente et un risque qui pourrait être accru d'infection par le virus de la grippe H1N1 préoccupent, comme on l'a observé dans les études canadiennes. Après avoir pesé les données probantes, le CCNI a décidé que le bienfait de la vaccination contre la grippe saisonnière l'emporte de loin sur tout risque accru possible d'infection par le virus de la grippe pH1N1.
Q4. Est-ce que je peux obtenir mon vaccin contre la grippe H1N1 en même temps que mon vaccin contre la grippe saisonnière?
Oui. Il est possible d'administrer le vaccin contre la grippe saisonnière en même temps que celui contre la grippe H1N1. Il ne faut cependant pas les administrer alors dans le même bras.
Q5. Pourquoi y a-t-il tellement d'avis contradictoires au Canada au sujet des vaccins contre la grippe saisonnière et contre la grippe H1N1?
L'Agence de la santé publique du Canada doit fournir aux provinces et aux territoires des recommandations sur la vaccination.
Les décisions sur la vaccination dans leur territoire respectif appartiennent finalement aux provinces et aux territoires.
Depuis l'apparition du virus de la grippe H1N1 au Canada, nous disons que les conseils de l'ASPC évolueront à mesure que de nouveaux renseignements seront connus.
Le gouvernement du Canada a pris le temps de revoir toutes les nouvelles preuves sur la vaccination contre la grippe saisonnière et sur un lien possible avec la grippe H1N1 et il est demeuré transparent avec le public canadien durant tout le processus.
Q6. Les recommandations du CCNI signifient-elles que les provinces et les territoires qui ont retardé ou annulé leur campagne de vaccination contre la grippe saisonnière devront les rétablir?
Il n'y a jamais eu de stratégie unique de vaccination contre la grippe saisonnière au Canada, et cette année ne fera pas exception. Les provinces et les territoires n'ont jamais eu à administrer deux programmes distincts de vaccination contre la grippe au cours d'une même saison et certaines des décisions prises au sujet du moment d'administrer le vaccin contre la grippe saisonnière et contre la grippe H1N1 reflètent des préoccupations liées à la logistique, à la capacité et à l'acceptation probable du vaccin.
La plupart des provinces et des territoires adoptent une stratégie semblable qui vise d'abord les plus de 65 ans et les personnes vivant dans des établissements de soins de longue durée, deux des principaux groupes à risque face à la grippe saisonnière. Il convient aussi de signaler que les données actuelles indiquent que le virus de la grippe H1N1 a remplacé celui de la grippe saisonnière au cours de la présente saison de la grippe.
Le CCNI recommande d'offrir le vaccin contre la grippe saisonnière lorsqu'il sera disponible. La décision concernant le moment exact de la vaccination, au cours d'une saison, dans un endroit ou une région géographique donnée, devrait être prise en fonction des facteurs épidémiologiques locaux (activité grippale, moment et intensité), des moments opportuns pour la vaccination, ainsi que des questions ayant trait aux programmes (p. ex., prise en compte du besoin d'administrer le vaccin contre la grippe pandémique H1N1).
Les médecins-hygiénistes en chef des provinces et des territoires connaissent leurs populations et sont les mieux placés pour décider comment mettre en œuvre les programmes de vaccination dans leur administration.
Q1 : Qu'est-ce que le syndrome de Guillain-Barré?
Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une maladie aiguë, caractérisée par une faiblesse ou une paralysie soudaine. La plupart des personnes qui en sont atteintes se rétablissent complètement. On ne comprend pas encore ce qui provoque l'apparition du SGB, mais on croit qu'il résulte d'un dérèglement du système immunitaire. Règle générale, on constate que le syndrome de Guillain-Barré se manifeste quelques jours sinon quelques semaines après que l'individu atteint ait présenté des symptômes liés à une infection virale respiratoire ou gastro-intestinale.
Q2 : Quels sont les symptômes de la manifestation du SGB?
Les symptômes habituels du SGB apparaissent habituellement tout d'abord sous la forme d'un engourdissement ou d'un picotement des orteils ou des doigts. La progression de ces symptômes se poursuit sur une période de quelques jours, se manifestant par une faiblesse au niveau des bras et des jambes pouvant être accompagnée d'une sensation que les jambes ont la consistance du caoutchouc, celles-ci pouvant alors fléchir et occasionner de la difficulté à marcher. Chez certains, ces symptômes ne progressent pas au-delà d'un engourdissement ou d'un picotement des orteils ou des doigts, alors que d'autres n'auront que des symptômes bénins ou seulement sur un côté du corps.
Par contre, la maladie continue sa progression chez certains individus, pouvant aller jusqu'à la paralysie complète des bras et des jambes. Parfois, cette paralysie se propage à la poitrine de la personne atteinte, paralysant les muscles de son système respiratoire et nécessitant alors le recours à un ventilateur pour faciliter sa respiration.
Q3 : Quelle est la fréquence du syndrome de Guillain-Barré au Canada?
Bon an mal an, on relève en moyenne deux nouveaux cas de SGB par année au Canada par tranche de 100 000 habitants. Ceci représente environ 600 à 700 cas par année pour l'ensemble du pays, un taux similaire à celui observé dans les autres pays.
Q4 : Qui en est généralement le plus atteint?
Le SGB est généralement plus fréquent chez les personnes de plus de 50 ans et plus rare chez les groupes d'âge plus jeunes. Le taux d'incidence du SGB est aussi légèrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes.
Q5 : Quel est le traitement indiqué pour les personnes atteintes du SGB?
Dans la plupart des cas, l'hospitalisation est requise afin de fournir des soins de soutien et une surveillance des fonctions vitales du patient. La plupart des patients atteints du SGB doivent recevoir un traitement de plasmaphérèse (séparation du plasma et réinjection du sang) ou aux immunoglobulines (anticorps). Environ 70 % des patients répondent à l'une ou l'autre de ces thérapies. On observe parfois une amélioration spontanée de leur état. Ils peuvent cependant avoir besoin de physiothérapie afin d'aider au rétablissement des fonctions atteintes.
Q6 : Le SGB est-il un phénomène assez courant?
À chaque année, on recense quelque 600 ou 700 nouveaux cas du SGB au Canada. Bien que le nombre de cas puisse varier d'un mois à un autre, on n'observe pas de différence significative dans le nombre de cas signalés d'une saison à une autre. Ainsi, on signale en moyenne de 12 à 14 nouveaux cas du SGB à chaque semaine dans l'ensemble du pays.
Q7 : Qu'est-ce qui cause le syndrome de Guillain-Barré?
La bactérie campylobacter jejuni est l'une des causes du SGB pour laquelle on dispose des preuves les plus convaincantes; cette bactérie d'origine alimentaire occasionne notamment la diarrhée. Les infections respiratoires d'origine virale et la chirurgie sont d'autres éléments déclencheurs pour lesquels un certain lien a été établi avec l'apparition du SGB.
Q8 : Combien de cas du syndrome Guillain-Barré ont été signalés à la suite de l'administration du vaccin contre la grippe saisonnière?
Aucun lien n'a encore été formellement établi entre l'administration du vaccin contre la grippe et le SGB. En outre, le SGB n'est associé à aucune tendance saisonnière; des cas de SGB se produisent tout au long de l'année.
Avant 2009, on a administré chaque année entre 10 et 12 millions de doses du vaccin antigrippal saisonnier au Canada, ce qui en fait le plus important programme d'immunisation annuelle au pays. Au cours des trois dernières années, entre 250 et 300 manifestations post-vaccinales graves ont été signalées d'une année à l'autre.
Pour les 12 campagnes annuelles de vaccination contre la grippe saisonnière qui ont eu lieu depuis 1997, un total de 79 cas de SGB ont été signalés après l'administration du vaccin antigrippal. Il s'agit d'une moyenne de sept cas par année, ce nombre variant d'un cas jusqu'à 14 cas signalés au cours d'une même année.
Étant donné le taux annuel récurrent d'environ 600 à 700 cas du SGB observés chaque année au pays, le nombre de cas signalés après l'administration du vaccin antigrippal ne dépasse pas le taux auquel on pourrait s'attendre par ailleurs.
Q9 : Existe-il un risque d'apparition du syndrome Guillain-Barré après avoir reçu le vaccin contre la grippe H1N1?
Puisque le SGB est un phénomène aussi rare, on ne considère pas qu'il représente une manifestation post-vaccinale grave dans le cadre des essais cliniques du vaccin. Pour en évaluer le risque potentiel hypothétique après l'administration du vaccin contre la grippe H1N1, nous devons faire des observations auprès d'un grand bassin de population. Le risque de l'apparition du SGB après l'administration d'un vaccin antigrippal est d'environ un cas par million de doses distribuées. Les bienfaits de la vaccination l'emportent largement sur quelque risque hypothétique pouvant être associé au vaccin.
Q10 : Comment s'exercera la surveillance du syndrome Guillain-Barré au Canada?
L'objectif de la surveillance du SGB durant la campagne de vaccination contre la grippe pandémique H1N1 est de caractériser, dans les plus brefs délais, le risque d'apparition du SGB pouvant découler de l'administration du vaccin, le cas échéant. Pour y arriver, un mécanisme particulier a été mis en place afin de dépister tous les cas de SGB, peu importe que la personne atteinte ait ou non reçu le vaccin contre la grippe H1N1.
L'ASPC travaille en collaboration avec un réseau de neurologues établis dans différents endroits au pays afin de colliger des données au sujet de chaque cas de SGB se produisant tant durant qu'après la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. En effectuant un suivi de tous les cas de SGB, l'ASPX pourra alors comparer le nombre de cas signalés au taux normalement attendu de cas de SGB au sein de la population canadienne, soit d'environ 12 à 14 nouveaux cas par semaine.
Un relevé hebdomadaire des cas de SGB sera établi à partir de ces données. On investiguera chaque cas de SGB se produisant après l'administration du vaccin afin d'établir si l'individu présentait un risque plus élevé d'être atteint du SGB au cours de la période de six semaines suivant l'administration du vaccin. Ces observations permettront de vérifier si le taux d'incidence du SGB est plus élevé que le taux normalement attendu au sein de la population.
Ces recherches permettront également d'éclairer non seulement la question de l'innocuité du vaccin contre la grippe H1N1 mais aussi d'autres vaccins, et contribuer à établir les facteurs de risque liés au SGB et, partant, à renforcer les mesures de prévention et de traitement du SGB.
En plus de la surveillance effectuée dans le cadre du réseau des neurologues, une surveillance active en milieu hospitalier sera également menée pour relever les cas de SGB par le réseau IMPACT dans douze établissements hospitaliers pédiatriques de soins tertiaires, et le réseau de surveillance du PCIRN dans dix hôpitaux de soins aigus pour adultes. Ces trois réseaux travailleront en partenariat de manière à s'assurer notamment de ne pas comptabiliser les mêmes cas deux fois. Les provinces et les territoires feront également état à chaque semaine de tous les cas de SGB qui leur sont signalés à titre d'effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI). Le nombre total de cas de SGB recensés dans l'ensemble du pays sera présenté dans un bilan hebdomadaire préparé sous les auspices de l'ASPC.
Q11 : Si quelqu'un est atteint du syndrome Guillain-Barré après avoir reçu le vaccin contre la grippe H1N1, est-ce que le vaccin sera retiré pour autant?
Selon les recherches effectuées à cet égard, le taux normalement attendu de cas de SGB au sein de la population canadienne est d'environ 12 à 14 nouveaux cas par semaine au Canada. Ces cas se produiraient même en l'absence de toute campagne de vaccination. Par conséquent, un seul cas de SGB ne donnerait pas lieu à la suspension des campagnes de vaccination en cours.
Les efforts consacrés à la surveillance des cas de SGB se produisant à compter du lancement des campagnes de vaccination jusqu'à plusieurs mois après qu'elles soient terminées permettront de vérifier si les taux observés sont supérieurs au taux normalement attendu au sein de la population.
Dans l'éventualité où le taux observé était supérieur au taux normalement attendu, les autorités de santé publique interviendront de façon diligente et énergique afin de procéder à une enquête approfondie des circonstances et étudier l'opportunité de modifier les recommandations de vaccination.
Q12 : Est-ce qu'une indemnisation sera offerte aux personnes qui auront été atteintes du syndrome de Guillain-Barré dans les six semaines après avoir reçu le vaccin H1N1?
La gestion et la prestation des programmes de vaccination et les régimes d'indemnisation qui s'y rapportent relèvent de la compétence des provinces et des territoires.
À l'heure actuelle, au Canada, seul le Québec offre un régime d'indemnisation post-vaccinale sans égard à la faute.
L'Agence de la santé publique du Canada travaille en concertation avec les provinces et les territoires, dans le cadre de la Stratégie nationale sur l'immunisation, à assurer le suivi et l'évaluation des programmes d'immunisation et à vérifier s'il y a lieu d'apporter des ajouts ou des correctifs aux éléments de la stratégie nationale actuelle.
Q1. Existe-t-il des médicaments pour traiter le virus de la grippe H1N1?
Oui. Oui, des recherches préliminaires indiquent que deux médicaments antiviraux vendus sur ordonnance, oseltamivir (Tamiflu) et zanamivir (Relenza), traitent efficacement le virus de la grippe H1N1.
Q2. Quelles sont les recommandations formulées par l'ASPC au sujet de l'utilisation de médicaments antiviraux?
L'ASPC recommande d'utiliser des antiviraux contre le virus de la grippe H1N1 uniquement lorsque l'affection est de caractère modéré ou grave et que le patient court un risque élevé de souffrir des complications. L'ASPC ne recommande pas d'administrer des antiviraux lorsque les patients souffrent d'une affection bénigne, ni de manière préventive, pour le moment. Voici les raisons qui motivent ces recommandations :
Q3. Comment pourra-t-on se procurer des médicaments antiviraux lorsqu'on en aura besoin?
Les médicaments antiviraux sont des médicaments délivrés sur ordonnance. On peut se les procurer dans une pharmacie avec une ordonnance ordinaire du médecin.
Il existe une réserve nationale de médicaments antiviraux et des provinces et des territoires ont leurs propres réserves. Chaque gouvernement provincial et territorial a accès à la réserve nationale. Les médicaments antiviraux sont distribués proportionnellement au nombre d'habitants.
Q4. Quelle est la différence entre un antiviral et un vaccin?
Les antiviraux sont des médicaments employés pour la prévention et le traitement précoce de la grippe. Si l'on en prend peu de temps après le début de la maladie (dans les 48 heures), ils peuvent atténuer les symptômes de la grippe, raccourcir la durée de la maladie et, peut-être, prévenir des complications graves.
Les antiviraux réduisent la capacité de reproduction du virus, mais n'immunisent pas contre le virus. Deux antiviraux différents sont utilisés dans le traitement de la grippe causée par le virus de la grippe H1N1 : l'oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza).
Un vaccin est une formule qui vise à immuniser un patient contre une maladie en stimulant la production d'anticorps. Les vaccins constituent le principal moyen de prévenir la maladie et d'éviter d'en mourir. Ils stimulent la production d'anticorps qui luttent contre les composantes du virus de la grippe que contient le vaccin, provoquant ainsi l'immunisation du patient contre le virus.
Afin d'assurer une protection efficace, chaque vaccin doit être mis au point pour lutter contre une souche de grippe précise.
Q1. Pourquoi le gouvernement croit-il désormais que l'emploi du Tamiflu ne présente aucun danger chez les enfants de moins de un an?
Santé Canada a examiné les données disponibles sur l'innocuité du Tamiflu chez des enfants de moins de un an. Comme il n'existe aucun autre produit pour ce groupe d'âge et étant donné le contexte de la pandémie actuelle de grippe H1N1, Santé Canada a conclu que les avantages possibles connus du Tamiflu l'emportent sur les éventuels risques connus pour les enfants de moins de un an. La décision d'utiliser le médicament pour traiter la maladie revient au médecin, qui devrait envisager de prescrire le Tamiflu après avoir pesé les risques et les avantages éventuels pour chaque patient.
Nous savons que le Tamiflu est jusqu'ici efficace pour traiter la grande majorité des personnes qui sont atteintes de la grippe causée par le virus H1N1 puisqu'il réduit la gravité des symptômes et la durée de la maladie de quelques jours. Nous disposons désormais de données probantes qui semblent indiquer que le risque d'administrer du Tamiflu à de jeunes enfants est moins élevé qu'on le croyait. En donnant des lignes directrices aux médecins pour prescrire le Tamiflu à de jeunes enfants, nous comblons une lacune dans les traitements disponibles et dans les renseignements concernant le dosage. Par ailleurs, nous avons la possibilité d'en surveiller les effets chez les enfants de moins de un an et d'élargir le champ de nos connaissances sur ce médicament.
Q2. On a diagnostiqué le virus H1N1 chez mon enfant, devrais-je essayer d'obtenir du Tamiflu pour tenter d'éviter que mes autres enfants ne l'attrapent?
Des spécialistes de la santé publique ont pesé les risques et les avantages, ce qui les a amenés à formuler des recommandations sur l'emploi d'antiviraux afin de prévenir l'infection. Après des recherches et des analyses rigoureuses, ils ont conclu que l'emploi généralisé d'antiviraux dans la communauté par mesure de prévention n'est pas recommandé. L'emploi d'antiviraux par mesure de prévention n'est recommandé que dans un nombre limité de situations dans lesquelles les avantages potentiels l'emportent sur les risques potentiels. Cependant, ces recommandations ne sont pas coulées dans le béton, et le médecin traitant doit prendre des décisions au cas par cas.
Q3. Pourquoi le Tamiflu n'était-il pas recommandé à l'origine pour les enfants de moins de un an?
Certaines préoccupations relatives à l'innocuité du Tamiflu avaient été soulevées dans des études réalisées sur des animaux. À l'époque, il n'y avait pas de données disponibles sur l'effet du Tamiflu chez les bébés.
Q4. Quelles études ont été effectuées sur l'innocuité?
À ce stade, aucune étude en bonne et due forme ne prouve l'innocuité ou l'efficacité du Tamiflu pour traiter ou prévenir la grippe chez des bébés.
Q5. Si aucune étude n'a été réalisée, comment pouvez-vous m'assurer que le produit ne présente aucun danger?
Nous avons récemment obtenu des quelques données sur l'emploi du Tamiflu chez des bébés (ces études ne proviennent pas d'études en bonne et due forme, mais de médecins qui ont administré le Tamiflu à des bébés dans d'autres pays). Une analyse de ces données donne à penser que le Tamiflu peut être employé dans des situations d'urgence pour traiter ou prévenir l'infection au nouveau virus de la grippe pandémique chez des bébés, si le médecin estime que les avantages de l'administration du Tamiflu l'emportent sur les risques connus inhérents à son utilisation.
Q6. Pendant combien de temps mon enfant devrait-il en prendre? En a-t-il vraiment besoin? Devrait-il en prendre si ses symptômes sont bénins?
Il est très important d'administrer le médicament pendant toute la durée prescrite par votre médecin. Si vous observez des effets indésirables découlant de l'administration du Tamiflu, parlez-en à votre médecin et suivez son conseil de continuer ou de cesser de prendre le médicament. Si on arrête de prendre des médicaments comme le Tamiflu avant d'avoir pris terminé le traitement, on risque de développer une résistance au virus, ce qui signifie que le médicament ne fonctionnerait pas pour traiter ou prévenir l'infection à l'avenir.
D'après les données disponibles, il est suggéré d'utiliser le Tamiflu selon la dose prescrite par votre médecin. Pour traiter l'infection au nouveau virus pandémique de la grippe, on devrait prendre le Tamiflu deux fois par jour pendant cinq jours. En guise de mesure préventive, on devrait le prendre une fois par jour pendant au moins dix jours, mais votre médecin pourrait suggérer de prendre le Tamiflu pendant 14 jours.
Q7. Quel est le traitement recommandé pour ce groupe d'âge si, par exemple, un autre enfant à la garderie est atteint du virus H1N1? Serait-il recommandé par mesure de prévention pour tous les enfants de la garderie ou s'agit-il uniquement d'un traitement pour ceux qui sont malades?
Des agents de santé publique de partout au Canada s'entendent pour dire que le traitement est recommandé seulement pour les personnes malades, sauf si elles vivent dans un établissement résidentiel.
Q8. À quoi un « effet indésirable » d'un antiviral pourrait-il ressembler? Que dois-je faire si le médicament provoque un effet indésirable chez mon enfant?
Les effets indésirables les plus courants sont la nausée, les vomissements, les douleurs abdominales et les maux de tête.
Les personnes infectées par le virus de la grippe, en particulier les enfants et les adolescents, peuvent aussi avoir des convulsions, un état de confusion, des délires, des hallucinations, de l'agitation, des angoisses ou d'autres comportements anormaux au début de la maladie. Ces effets peuvent survenir peu après le début de l'administration du Tamiflu ou lorsque la grippe n'est pas traitée. Ils sont rares, mais ils peuvent être néfastes pour le malade et parfois mortels. Vous devriez surveiller l'apparition de comportements inhabituels et communiquer immédiatement avec votre médecin si de tels comportements apparaissent.
Nous invitons les parents et les professionnels de la santé à signaler les effets indésirables graves au Programme Canada Vigilance de Santé Canada. Pour en savoir plus sur le type d'effets indésirables à signaler et la façon de le faire, Santé Canada a mis sur pied les lignes directrices suivantes pour
déclarer les effets indésirables d'antiviraux lors d'une pandémie de grippe.
Q1. Quelles mesures l'ASPC recommande-t-elle aux écoles, aux garderies et aux établissements postsecondaires de prendre pour faire face au virus de la grippe H1N1?
Le virus de la grippe H1N1 peut se propager facilement chez les jeunes. L'ASPC a établi des lignes directrices pour les garderies et les écoles K-12, ainsi que pour les établissements postsecondaires et les écoles communales, afin d'aider à réduire le risque de transmission en contextes scolaires.
Ces lignes directrices contiennent des recommandations sur la façon d'enseigner aux élèves et au personnel comment bien se laver les mains, se couvrir la bouche et le nez en cas de toux ou d'éternuement, ainsi que des mesures accrues pour isoler les personnes malades, désinfecter les surfaces communes et signaler les éclosions aux responsables locaux de la santé publique.
Q2. Quelles sont les recommandations de l'ASPC en ce qui concerne la fermeture des écoles?
L'Agence de la santé publique du Canada continue de déconseiller la fermeture proactive et généralisée des écoles. Il est possible que cette mesure ne soit pas efficace pour éviter la transmission. De plus, les avantages associés à l'ouverture des écoles surpassent, à l'heure actuelle, le risque de transmission dans ces milieux. Cette recommandation sera révisée en fonction de la situation au Canada.
Q3. Dans quelles circonstances les écoles devraient-elles fermer?
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ne recommande pas la fermeture généralisée et proactive des écoles. La fermeture de certaines écoles pourrait toutefois être nécessaire dans certaines circonstances afin de réagir à une situation. Il s'agirait d'une décision prise à l'échelle locale, selon la législation provinciale ou territoriale. Si, par exemple, le taux d'absentéisme ou la pénurie de personnel a une influence sur la sécurité à l'école, on pourrait envisager de la fermer.
Q4. Quelles mesures ont été prises pour les élèves habitant dans des résidences?
L'ASPC recommande aux établissements d'enseignement postsecondaire et aux pensionnats d'isoler les élèves malades dans une partie séparée des résidences. De plus, tous les élèves devraient recevoir de l'information sur la façon de se soigner s'ils ont la grippe et sur la façon d'obtenir des soins médicaux. Enfin, il faudrait prendre des mesures pour aider les élèves qui n'ont pas de réseau de soutien dans la région (c.-à-d. les élèves de l'extérieur de la province ou du territoire). Cela pourrait comprendre la livraison de repas et la prestation de soins dans la chambre.
Le gouvernement du Canada entend protéger la santé et le bien-être des personnes qui vivent dans les réserves des Premières nations ainsi que dans les communautés éloignées, isolées et inuites. Avec nos partenaires, nous travaillons avec diligence pour gérer l'épidémie de maladies respiratoires.
Nous sommes conscients des nombreux défis auxquels font face les personnes vivant dans les réserves des Premières nations et dans les communautés éloignées, isolées et inuites, et continuons de coordonner nos efforts avec tous les autres pouvoirs publics et les dirigeants des Premières nations et des communautés inuites pour relever ces défis.
Dans son allocution après la réunion du Conseil de la fédération tenue à Regina au début d'août, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a reconnu le leadership du gouvernement du Canada au sujet de la grippe H1N1 affirmant: «Je crois que chaque gouvernement provincial prend des mesures pour faire face à la situation actuelle et se préparer à une situation qui pourrait s'aggraver à l'automne et nous avons certes besoin que le gouvernement fédéral participe au dossier, comme il le fait, pour nous assurer de tout faire en notre pouvoir afin d'assurer la sécurité et la santé de tous les Canadiens, surtout les personnes les plus vulnérables... ».
Comme le disait à ses collègues l'honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, lors d'une réunion du Comité permanent de la santé le 12 août 2009, le gouvernement du Canada a déployé des efforts concertés pour favoriser le partage de renseignements et des leçons tirées avec ses homologues des provinces et des territoires; cette collaboration reflète un niveau de coopération sans précédent. Experts et décideurs de toutes les administrations et de l'ensemble du secteur de la gestion de la santé publique ont collaboré pour garantir une intervention adéquate et rapide face à l'éclosion de grippe H1N1. Depuis le tout début, le gouvernement du Canada a travaillé avec les dirigeants des Premières nations et les provinces pour s'assurer que les communautés ont tout ce dont elles ont besoin, en temps opportun, en fonction des meilleurs conseils sanitaires.
Le gouvernement du Canada entend maintenir et des relations de travail solides et améliorées avec les provinces et les dirigeants des Premières nations afin de s'assurer que tous les Canadiens reçoivent les soins dont ils ont besoin, lorsqu'ils en ont besoin et que les Premières nations reçoivent tout le soutien dont elles ont besoin pour protéger leurs communautés .
Q1. Comment Santé Canada gère-t-il la grippe H1N1 dans les réserves des Premières nations?
Santé Canada travaille de concert avec les provinces, l'Agence de la santé publique du Canada, Affaires indiennes et du Nord Canada, d'autres ministères fédéraux et les dirigeants des Premières nations pour favoriser une réponse globale et coordonnée à la grippe H1N1 dans les réserves.
Accès aux soins
Santé Canada assure ou appuie la mise en œuvre de programmes de santé communautaire dans les réserves des Premières nations, et le personnel infirmier suit les directives cliniques provinciales pour les maladies respiratoires.
Des services infirmiers sont disponibles en tout temps dans les postes de soins infirmiers, où travaillent des professionnels de la santé qualifiés, et des effectifs médicaux supplémentaires sont dépêchés dans les communautés au besoin. Les niveaux de dotation sont suivis de près pour garantir que des soins appropriés sont disponibles en tout temps.
Fourniture d'équipement de protection individuelle
Santé Canada a envoyé de l'équipement de protection individuelle aux professionnels de la santé dans les communautés des Premières nations, et acquiert des stocks supplémentaires pour répondre aux besoins à long terme des travailleurs de la santé dans les réserves.
Les professionnels de la santé œuvrant dans les postes de soins infirmiers des communautés des Premières nations suivent les directives provinciales qui s'appliquent à l'utilisation de l'équipement de protection individuelle.
Distribution préalable d'antiviraux
Santé Canada a constitué des réserves d'antiviraux dans les postes de soins infirmiers ainsi que dans les communautés des Premières nations éloignées et isolées, où elles seront utilisées à des fins de traitement au besoin.
Recherche épidémiologique
Santé Canada s'inquiète de la situation actuelle dans certaines réserves, et suit la situation de près. Nous menons des travaux de nature épidémiologique pour mieux comprendre l'impact du virus de la grippe H1N1 sur ces populations. Entre-temps, nous faisons tout en notre pouvoir pour que les personnes des Premières nations aient accès à des soins de qualité.
Le 23 juin, le ministre de la Santé a annoncé que le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada s'associait aux services de soins intensifs du pays pour réaliser une étude afin de déterminer comment et pourquoi certaines personnes deviennent gravement malades après avoir été infectées par la grippe H1N1. Les enseignements tirés de cette étude aideront les médecins, ainsi que les spécialistes des soins intensifs et des soins d'urgence à se préparer en vue de la vague prévue de H1N1 pandémique à l'automne.
Soutien à l'élaboration et à la mise en œuvre de plans d'intervention
Santé Canada aide les réserves des Premières nations à préparer, à mettre à l'essai et à réviser des plans communautaires de lutte conte la grippe qui s'intègrent dans la mesure du possible aux efforts provinciaux.
Q2. Comment vous assurez-vous que les communautés des Premières nations disposent de toute l'information pertinente?
En avril 2009, le gouvernement du Canada a lancé une campagne afin d'informer les Canadiens au sujet du virus de la grippe H1N1. Des avis de santé publique furent publiés dans des quotidiens et des hebdomadaires, y compris dans la presse écrite destinée aux Premières nations et aux Inuits.
Santé Canada a aussi envoyé des avis de santé publique aux communautés inuites et des Premières nations, aux bureaux des conseils de bande, aux chefs, aux hameaux, coopératives et magasins nordiques, aux organismes inuits et à plus de 1400 organismes de santé autochtones, y compris les services de toxicothérapie, les représentants de la santé communautaire, les pavillons de ressourcement, les centres d'accès à la santé, les programmes d'éducation en santé, les hôpitaux et les postes de soins infirmiers.
Les bureaux régionaux de Santé Canada continuent de fournir à leurs établissements sanitaires les directives provinciales pour l'intensification des activités de suivi et de déclaration, ainsi que des directives cliniques. Ils collaborent avec leurs homologues provinciaux pour s'assurer que les réserves de Premières nations reçoivent une information juste et actuelle sur la situation, tout comme les autres citoyens des provinces.
Q3. Comment Santé Canada soutient-il les membres des Premières nations et les Inuits dans les communautés éloignées et isolées?
Santé Canada fournit des services de soins primaires dans les communautés de Premières nations en régions éloignées et isolées, là où les services provinciaux ne sont pas aisément accessibles. Des services infirmiers sont disponibles en tout temps dans les postes de soins infirmiers, où travaillent des professionnels qualifiés.
Le budget 2009 prévoyait 305 millions de dollars sur deux ans afin de renforcer les programmes de santé actuels pour les Premières nations et les Inuits, dont 135 millions de dollars pour la construction et la rénovation de l'infrastructure des services de santé dans les communautés des Premières nations, y compris les centres de santé et les résidences d'infirmières. Ces investissements et ceux prévus dans le Plan d'action économique du Canada confirment l'importance que notre gouvernement accorde à la santé et au bien-être des peuples autochtones du Canada.
Dans la situation actuelle, des efforts concertés avec les partenaires des Premières nations et les provinces ont pour but d'aider les communautés à mettre à jour et à appliquer leurs plans de lutte contre la pandémie.
Santé Canada travaille avec les provinces, les territoires, l'Assemblée des Premières nations et d'autres intervenants pour adapter les directives cliniques et les directives de santé publique actuelles aux besoins des communautés éloignées et isolées.
Q4. Comment traitez-vous les cas de grippe H1N1 dans les communautés des Premières nations accessibles par voie aérienne seulement?
Dans les communautés des Premières nations accessibles par voie aérienne seulement, le malade est évalué au poste de soins infirmiers local et traité, au besoin, conformément aux directives cliniques provinciales. S'il présente des signes de maladie grave, il est transporté vers l'hôpital le plus près.
Q5. Que dois-je faire si je crois avoir la grippe H1N1?
Des renseignements sur le virus H1N1 (grippe porcine chez l'être humain), y compris quels sont les symptômes, qui sont les personnes à risque de souffrir de complications, quand il faut communiquer avec un professionnel de la santé ainsi que quand et comment prendre soin d'une personne à la maison sont offerts dans le guide de préparation au virus H1N1. Vous pouvez également communiquer avec le poste de soins infirmiers ou le centre de santé communautaire de votre région.
Q6. Le gouvernement du Canada tient-il compte des communautés des Premières nations dans ses préparatifs antipandémiques?
Le Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza offre un cadre de planification pour toutes les administrations, y compris les Premières nations dans les réserves. L'information touchant les considérations relatives au plan de lutte contre la pandémie de grippe dans les réserves des Premières nations se trouve à l'Annexe B (http://www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/ann-b-fra.php) du Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza.
Q7. Que fait Santé Canada en ce qui a trait à l'incidence de la grippe H1N1 dans les communautés des Premières nations?
Santé Canada suit de près la situation relative à la grippe H1N1 dans les réserves des Premières nations.
Un groupe de travail a été formé expressément pour revoir les limites des directives nationales applicables à la réponse au virus H1N1 et les adapter, s'il y a lieu, aux circonstances qui prévalent en milieux éloignés et isolés. Les membres du groupe de travail représentent les provinces, les territoires, Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, Affaires indiennes et du Nord Canada, les Premières nations et les Inuits.
De concert avec l'ASPC, Santé Canada mène des travaux de nature épidémiologique pour mieux comprendre l'impact de la grippe H1N1 sur les Premières nations. Entre-temps, nous faisons tout en notre pouvoir pour que les membres des Premières nations aient accès à des soins de qualité.
Q8. Les communautés des Premières nations ont-elles ce qu'il faut pour prendre en charge les cas de grippe H1N1?
De concert avec l'Agence de la santé publique du Canada, les provinces et les dirigeants des Premières nations, Santé Canada fournit des informations à jour aux communautés au sujet de la prévention de la grippe pandémique et de la lutte contre l'infection.
Des efforts ont été faits pour minimiser le risque de propagation de la grippe H1N1 dans les réserves des Premières nations. De la documentation et des messages d'intérêt public sur les risques et la façon de les éviter ont été diffusés, ainsi que des informations sur les mesures d'hygiène universelles (lavage des mains, hygiène respiratoire, etc.), les soins autoadministrés, l'autosurveillance et l'auto-isolement.
Santé Canada a aussi envoyé de l'équipement de protection individuelle dans toutes les réserves des Premières nations, y compris dans les communautés éloignées et isolées, et acquiert des fournitures supplémentaires pour répondre aux besoins à plus long terme des travailleurs de la santé en cas de pandémie dans les communautés des Premières nations.
De concert avec les provinces, Santé Canada constitue des réserves d'antiviraux dans plusieurs sites afin d'assurer un accès rapide. Le Ministère continue également d'évaluer les besoins de chaque communauté afin de déterminer les ressources additionnelles requises.
Les bureaux régionaux continuent de collaborer avec leurs homologues provinciaux de la santé publique pour s'assurer que les membres des Premières nations dans les réserves reçoivent une information à jour et opportune sur la situation, tout comme les autres citoyens des provinces.
Q1. Qui est chargé de la santé publique pour les Autochtones à l'intérieur et à l'extérieur des réserves?
La santé publique est un domaine de responsabilité partagée entre tous les ordres de gouvernement et les administrations, avec la participation d'organismes non gouvernementaux, d'autres intervenants, des communautés des Premières nations et des organisations autochtones à l'échelle nationale.
Au sein du gouvernement fédéral, l'Agence de la santé publique du Canada assure la direction nationale de la santé publique par l'entremise de l'administrateur en chef de la santé publique, la gestion de la réserve nationale de fournitures d'urgence et la supervision des contrats de production d'antiviraux et de vaccins.
La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada assume les frais et, dans certains cas, offre une gamme de programmes et de services dans les réserves, y compris sur la promotion de la santé et la prévention des maladies. En outre, ces programmes et services comprennent des services de santé, un soutien à la préparation des plans de lutte contre la pandémie, ainsi qu'à leur mise à l'essai et à leur révision, la distribution et l'administration d'antiviraux et de vaccins, et une réserve d'équipement de protection individuel destiné aux travailleurs des soins de santé communautaires.
Le rôle clé que joue le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien est d'appuyer les efforts des principales organisations, soit Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada, et de veiller à ce qu'il n'y ait pas de perturbations dans les services communautaires essentiels dans les réserves.
Dans le cas des membres des communautés vivant à l'extérieur des réserves, y compris ceux des Premières nations, des Métis et des Inuits, les provinces et les territoires sont directement responsables de la prestation des soins de santé ainsi que des programmes et des services de santé publique.
Q2. Comment les responsables fédéraux de la santé publique communiquent-ils avec les Premières nations, les Inuits et les Métis au sujet de l'éclosion de la grippe H1N1?
Nous tenons à nous assurer que les Premières nations, les Inuits et les Métis ont accès en temps opportun à des renseignements exacts leur permettant de prendre des décisions éclairées pour protéger leur santé et celle de leurs familles.
Le gouvernement du Canada collabore étroitement avec les provinces et les territoires, les dirigeants des Premières nations et des Inuits, et d'autres organisations autochtones afin d'assurer une intervention globale et coordonnée en cas d'urgences de santé publique.
Nous travaillons avec les Premières nations, les Inuits et d'autres partenaires pour gérer l'éclosion actuelle et aider les communautés à terminer leur plan de lutte contre la pandémie. Nous maintenons les voies de communication ouvertes afin que les préoccupations propres aux Premières nations, aux Inuits et aux Métis se fassent entendre tout au long de la planification et de l'intervention concernant l'éclosion de grippe H1N1.
Par exemple, l'Agence de la santé publique du Canada tient régulièrement des réunions avec onze (11) organisations autochtones nationales afin de donner des renseignements à jour sur la grippe H1N1 et de prêter attention aux préoccupations. Parmi ces organisations, on compte l'Assemblée des Premières nations, l'Inuit Tapiriit Kanatami, les Métis, le Conseil national, l'Association des femmes autochtones du Canada et le Congrès des peuples autochtones.
Q3. Comment le gouvernement du Canada informe-t-il les Premières nations, les Métis et les Inuits du Canada de l'éclosion de la grippe H1N1?
Notre but consiste à nous assurer que les Premières nations, les Inuits et les Métis ont accès en temps opportun à des renseignements exacts leur permettant de prendre des décisions éclairées afin de protéger leur santé. Pour ce faire, nous prendrons divers moyens comme l'adaptation de l'information pour la rendre culturellement pertinente et nous la distribuons de diverses manières.
Par exemple, l'Agence de la santé publique du Canada a collaboré avec la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, l'APN et l'ITK pour préparer des affiches culturellement pertinentes sur la prévention de la grippe apposées dans les hôpitaux, les centres de santé communautaires et d'autres lieux publics.
Nous avons envoyé des avis publics et des affiches aux conseils de bande, aux chefs, aux hameaux, aux coopératives et aux magasins dans les régions du Nord, aux centres d'amitié et aux organisations inuites. Nous avons aussi envoyé des renseignements à plus de 1 400 organisations de santé autochtones (programmes de traitement de la dépendance, représentants de la santé communautaire, pavillons de ressourcement, centre d'accès à la santé, programmes d'éducation en santé et postes de soins infirmiers).
Les personnes qui ont accès à Internet peuvent consulter le site Web Combattez la grippe (Combattezlagrippe.ca) où se trouve une section réservée aux Premières nations, aux Métis et aux Inuits dans le but de leur transmettre des renseignements. Une section semblable est aussi prévue pour les communautés éloignées et isolées.
Pour les prochains mois, nous avons prévu les communications suivantes :
Q4. Que fait l'Agence de la santé publique du Canada pour comprendre les besoins et les préoccupations des Premières nations?
Nous avons travaillé avec l'APN et d'autres intervenants pour mieux connaître l'attitude des Premières nations à l'intérieur des réserves par rapport à la grippe H1N1 et leur niveau de sensibilisation à cet égard. Au moyen d'un sondage téléphonique confidentiel, nous vérifierons l'étendue des connaissances des gens à propos de la grippe H1N1 et comment ils prévoient assurer leur protection et celle de leur famille. Les résultats nous permettront d'ajuster au besoin notre façon de communiquer l'information et de la formuler. Les résultats feront l'objet d'un rapport qui sera rendu public.
Q5. Qui s'occupe des éclosions de grippe H1N1 dans les communautés éloignées ou isolées?
Le gouvernement du Canada collabore étroitement avec les provinces, les territoires, les dirigeants des Premières nations et des Inuits, et d'autres organisations autochtones afin d'assurer une intervention globale et coordonnée en cas d'urgences de santé publique.
En préparation de la saison grippale de l'automne, nous avons formé un groupe de travail afin de cerner les lacunes possibles des lignes directrices nationales et d'autres aspects liés à l'intervention sur la grippe H1N1 dans les communautés éloignées et isolées. Les membres du groupe comprennent des représentants des provinces et des territoires, et des représentants de la santé des Premières nations et des Inuits.
Le groupe de travail sur les communautés éloignées et isolées compte 25 membres de l'ensemble du pays. Ce groupe de travail a pour mandat de combler les lacunes des lignes directrices existantes en fonction des besoins des communautés éloignées et isolées, comme suit :
L'Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada aident l'Assemblée des Premières nations (APN) à développer un outil de surveillance des symptômes grippaux destinés à l'école d'ici l'automne.
Deux affiches différentes, adaptées à la culture des Premières nations et des Inuits respectivement, ont été préparées et distribuées dans chacune des communautés des Premières nations et dans chaque hameau inuit. Elles portent sur la lutte contre l'infection et comportent des messages clés de santé publique (lavage des mains, vaccination, maintien de la propreté des surfaces communes et maintien à la maison en cas de maladie). L'affiche des Premières nations est en anglais et en français. Deux affiches inuites sont en anglais, en français et dans cinq dialectes inuits.
Q6. Que fait-on pour protéger les Inuits durant une éclosion de grippe H1N1?
Dans le cadre du Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza (PCLPI), les provinces et les territoires sont responsables des activités de surveillance, de préparation et d'intervention, et de la préparation aux pandémies.
La majorité des Inuits qui habitent au Nunavut et dans le nord des Territoires du Nord-Ouest, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, sont couverts par cette planification des provinces et des territoires.
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille étroitement avec les provinces et les territoires concernés dans des domaines comme la surveillance des éclosions dans les communautés inuites et la distribution de vaccins, d'antiviraux et d'autres fournitures importantes.
L'ASPC travaille également avec Santé Canada, les provinces, les territoires, d'autres ministères fédéraux et des représentants de la santé des Inuits afin de tenir compte des circonstances uniques des communautés éloignées et isolées pendant une éclosion de grippe H1N1.
À la demande du gouvernement du Nunavut, l'ASPC a fourni un soutien épidémiologique au territoire dès le début de l'éclosion afin de faciliter l'évaluation des incidences de la grippe H1N1 au Nunavut.
L'ASPC a aussi fourni de l'aide financière et technique pour l'élaboration d'un modèle de planification pandémique dans les centres de santé communautaires du Nunavut. Les régions de l'Ontario et du Nunavut de l'ASPC dépêcheront du personnel dans les communautés, en collaboration avec le personnel du gouvernement du Nunavut, afin d'aider le personnel des centres de santé à terminer leur plan individuel. Le délai original de 18 mois imparti à ce projet a été raccourci à cause de la grippe H1N1, et sa fin est maintenant prévue pour l'automne 2009.
L'ASPC a collaboré avec la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits et l'Inuit Tapiriit Kanatami à la création d'affiches sur la prévention de la grippe adaptées à la culture à l'intention des centres de santé communautaires et d'autres lieux publics. Nous avons envoyé des avis publics et des affiches sur la prévention des infections aux hameaux, aux coopératives, aux magasins dans les régions du Nord, aux centres d'amitié et aux organisations inuites.
Q1. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a porté le niveau de l'alerte pandémique à la phase six. En quoi consistent ces phases?
L'
OMS donne actuellement six phases de préparation et d'intervention dans la lutte contre les pandémies de grippe.
Phase 1 : Les virus de la grippe sont transmis parmi les animaux, particulièrement les oiseaux. L'on n'a pas constaté de transmission d'un virus par des animaux à des êtres humains.
Phase 2 : L'on a constaté l'infection d'un être humain par un virus grippal circulant chez des animaux. Risque de pandémie.
Phase 3 : L'on constate un nombre limité de cas de maladie attribuables à un virus grippal circulant parmi des animaux ou transmis par des animaux à des êtres humains. La transmission d'une personne à une autre se produit parfois – mais elle n'est pas généralisée.
Phase 4 : L'on confirme la transmission d'une personne à l'autre d'un virus circulant parmi des animaux ou transmis par un animal à un être humain, qui provoque des foyers d'éclosion élargis ou au sein d'une communauté. Le risque de pandémie est plus élevé, mais ce fléau n'est pas inévitable.
Phase 5 : L'on confirme la transmission du virus d'une personne à l'autre dans au moins deux pays d'une région de l'OMS. Une pandémie est probablement imminente. Il ne reste pas beaucoup de temps pour terminer l'organisation, les communications et les stratégies d'atténuation prévues.
Phase 6 : La phase de pandémie. Des éclosions à l'échelle d'une communauté sont confirmées dans au moins un pays situé dans une autre région de l'OMS – ce qui indique qu'une pandémie mondiale est déclenchée.
Q2. L'OMS a déclaré qu'en général le degré de gravité de la pandémie est modéré. Qu'est-ce que cela signifie?
En ce moment, l'OMS estime qu'en général le degré de la pandémie est modéré. Cette détermination se fonde sur les informations cliniques et épidémiologiques dont l'OMS dispose dans l'actualité, ainsi que sur l'avis des États membres au sujet des conséquences de la pandémie sur leur système de soins de santé et, de manière générale, sur leur situation sociale et économique. Cette détermination signifie essentiellement que :
Q3. Quelles recommandations supplémentaires l'OMS a t elle formulées au sujet de la Phase 6?
L'OMS a formulé les recommandations supplémentaires suivantes :
Q4. Toutes les pandémies sont-elles graves?
Non. Une pandémie d'influenza peut être bénigne, modérée ou grave. Une pandémie d'influenza consiste en une maladie virale qui se propage facilement entre êtres humains et qui sévit dans une zone géographique de grande envergure. Une pandémie d'influenza ne provoque pas toujours une affection plus grave que la grippe saisonnière.
Q1. Comment un virus de la grippe peut-il se transmettre des porcs aux êtres humains?
Plusieurs souches de grippe se propagent continuellement dans notre environnement, y compris des souches qui peuvent rendre malades les êtres humains, les oiseaux et les porcs.
Il arrive que des souches de grippe se transmettent des humains aux animaux, et réciproquement, à la suite d'un contact direct, comme dans les élevages de porcs ou les foires de bétail.
Lorsqu'un virus de grippe porcine atteint un être humain, il y a des risques que la grippe animale subisse une mutation et se propage ensuite directement d'une personne à l'autre.
Q2. Faut-il éviter d'entrer en contact avec des porcs?
Les virus de la grippe peuvent être transmis des porcs aux êtres humains et réciproquement par la toux et les éternuements, mais peu de ces cas ont été documentés. La grippe H1N1 se propage entre les êtres humains et non directement des porcs aux humains. Il n'y a donc aucun danger d'entrer en contact avec des porcs qui sont en bonne santé.
Étant donné que les êtres humains peuvent également transmettre la maladie aux porcs, les personnes qui éprouvent les symptômes de la grippe doivent éviter d'entrer en contact avec des porcs afin de réduire la possibilité de transmission de la maladie à la population des porcs domestiques.
Des représentants du gouvernement procèdent à des recherches pour acquérir plus de connaissances sur le mode de transmission de la souche particulière de grippe H1N1.
Q3. Est-ce que je peux attraper le virus de la grippe H1N1 en mangeant du porc?
Non. Le virus H1N1 ne se transmet pas par la viande de porc. Continuez simplement à suivre des méthodes adéquates de manipulation et de cuisson de la viande pour diminuer les risques d'intoxication alimentaire.
Q4. Est-ce que le virus H1N1 peut se transmettre de l'humain à des animaux autres que les porcs comme des animaux d'élevage ou des animaux de compagnie?
Les scientifiques effectuent en ce moment divers travaux pour en apprendre davantage sur le virus H1N1. Une partie de ces travaux consiste à étudier la réceptivité de diverses espèces.
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