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Leadership politique –l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH
L’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), à laquelle on a consacré 139 millions de dollars, est la contribution du Canada à l’Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, qui s’applique à hâter la mise au point de vaccins sécuritaires, efficaces, abordables et accessibles partout dans le monde pour prévenir le VIH, ce qui est essentiel si nous voulons un jour freiner la pandémie de VIH/sida. L’ICVV constitue un effort de collaboration inclusif et mondial auquel participent des pays développés et en développement, des chercheurs, des organisations non gouvernementales, le secteur privé et les gouvernements.
L’ICVV met l’accent sur cinq secteurs d’intervention prioritaires : la découverte et la recherche sociale; le renforcement de la capacité et des réseaux d’essais cliniques; le renforcement de la capacité du projet pilote de fabrication à petite échelle de vaccins en vue d’essais cliniques; la promotion des aspects communautaires et sociaux de la recherche; la planification, la coordination et l’évaluation.
Le leadership politique – XVIe Congrès international sur le sida, Toronto 2006
En août 2006, à Toronto, le Canada a accueilli pour une troisième fois le Congrès international sur le sida. La ville de Toronto, le gouvernement de l’Ontario et le gouvernement du Canada ont travaillé de manière coordonnée pour fournir un appui politique, stratégique et financier important aux organisateurs du congrès et au programme global du congrès. Cet événement a bénéficié d’un financement important de la part du gouvernement du Canada, qui a fourni un soutien financier direct à de nombreuses initiatives, dont les séances satellites, le soutien aux déplacements et l’accès au pays, le Village international et les programmes de bourses nationales et internationales, lesquelles ont permis une participation et une présence accrue de représentants de la société civile et de personnes vivant avec le VIH/sida.
L’importance des partenariats a été démontrée par le succès de l’aire d’exposition canadienne, qui a illustré de manière visuelle la relation qui existe entre les Canadiens qui partagent la responsabilité de lutter contre le VIH/sida au Canada. L’exposition fut une initiative de grande collaboration entre les représentants du gouvernement du Canada, des provinces et des territoires, les organisations non gouvernementales et la ville de Toronto.
Le ministre fédéral de la Santé, le ministre fédéral de la Coopération internationale, le ministre ontarien de la Santé et le maire de Toronto ont tous contribué au succès de cet événement en donnant des discours et des présentations tout au long du congrès, par exemple à la cérémonie d’ouverture, aux séances satellites et aux événements connexes. La gouverneure générale a également participé aux cérémonies d’ouverture.
Le congrès a fait l’objet d’une grande couverture médiatique et a mieux fait connaître les enjeux du VIH/sida au Canada et partout dans le monde.
L’environnement de soutien stratégique – Collaborer pour lutter contre l’épidémie
Le VIH/sida est une priorité pour tous les ordres de gouvernement. Un plan d’action national pour le VIH/sida a donc été élaboré pour relever les défis de coordination plurigouvernementale, et ce plan reconnaît les différents rôles assumés par les partenaires dans la réponse canadienne en vertu du cadre d’action commun.
Au premier plan : le Canada se mobilise contre le VIH/sida (2005-2010) définit l’approche nationale ambitieuse et coordonnée adoptée pour lutter contre le VIH/sida ainsi que les enjeux de santé et sociétaux sousjacents qui contribuent à l’épidémie. Pour promouvoir l’approche et la vision multisectorielles définies dans ce document, un Comité champion a été formé à la fin de l’année 2006. Ce comité comprend des représentants du secteur bénévole, du secteur de la recherche et du gouvernement. Le mandat du comité est de promouvoir et de faire progresser l’utilisation à grande échelle du document Au premier plan dans tout le Canada afin qu’il guide tous les secteurs de la réponse canadienne dans le but de devancer l’épidémie et d’améliorer la vie des personnes qui vivent avec le VIH/sida ou qui sont à risque de contracter la maladie.
D’autres mécanismes de consultation ont également été mis en place pour faciliter la collaboration à l’intérieur des autorités et entre elles, par exemple le Comité consultatif fédéralprovincialterritorial sur le sida, qui encourage la collaboration entre les autorités et qui permet l’élaboration de politiques publiques. Le Comité des sousministres adjoints sur le VIH/sida fournit du leadership interministériel à l’échelle du gouvernement, et il permet une meilleure coordination et intégration des politiques et programmes qui sont reliés au VIH/sida et aux problèmes connexes. Les provinces et territoires ont mis en place différents mécanismes pour appuyer les efforts interministériels consacrés au VIH/sida.
Le secteur bénévole effectue aussi une coordination active de ses efforts. Par exemple, la Société canadienne du sida est une coalition nationale formée de plus de 125 organismes communautaires de services liés au sida qui travaillent à renforcer la réponse au VIH/sida dans tous les secteurs de la société et à enrichir les vies des personnes et des communautés qui vivent avec le VIH/sida. Le Réseau canadien autochtone du sida est pour sa part un organisme sans but lucratif formé de personnes et d’organismes qui fournissent du leadership, du soutien et de l’aide aux Autochtones qui vivent avec VIH/sida ou qui en sont affectés, peu importe où ils habitent (sur les réserves ou à l’extérieur des réserves). Plusieurs provinces peuvent compter sur des groupes de coordination représentant les diverses organisations communautaires qui participent à la réponse à l’épidémie de VIH/sida.
Mise à niveau des programmes de prévention efficaces
La prévention est un élément essentiel de tout effort visant à stopper l’épidémie au Canada. La prévention est devenue un aspect central de l’effort renouvelé, l’accent étant mis sur les pratiques exemplaires qui permettent d’atteindre les populations à risque, sur les partenariats, sur le transfert du savoir, sur les données scientifiques et sur des interventions spécifiques telles que l’élaboration de tests de dépistage et de vaccins.
La prévention : forum de prévention du VIH
L’Agence de la santé publique du Canada, en partenariat avec le Centre national de collaboration des maladies infectieuses, a tenu un forum sur la prévention du VIH à Ottawa, les 12 et 13 avril 2007. Ce forum a rassemblé des représentants officiels du gouvernement fédéral, des experts nationaux et internationaux, des délégués des gouvernements provinciaux et territoriaux et des délégués de la santé publique, des représentants nationaux et de première ligne des organismes de services liés au VIH/sida, des praticiens de la santé publique, des personnes vivant avec le VIH/sida, des chercheurs et d’autres intervenants. Les participants ont identifié et étudié les stratégies qui permettraient le maintien des efforts de prévention du VIH au cours de la prochaine décennie et qui empêcheraient l’acquisition et la transmission de nouvelles infections à VIH.
Ce forum a, entre autres, permis d’améliorer le niveau de sensibilisation à propos des rôles et responsabilités des partenaires participant à l’effort de prévention du VIH et a identifié les priorités et stratégies multilatérales de maintien de l’effort de prévention du VIH.
La prévention : tests de dépistage du VIH
Les discussions portant sur les nouvelles questions et politiques reliées aux tests de dépistage du VIH/sida comprennent le dépistage et la consultation engendrés par le fournisseur de soins de santé, le dépistage rapide dans les points de service, la disponibilité des trousses de dépistage à domicile, ainsi que des questions reliées aux droits de la personne, à la surveillance, à la recherche, à la formation et à la prestation des programmes de dépistage et de consultation. Ces nouveaux enjeux, ainsi que d’autres enjeux, continuent de soulever plusieurs questions sur les personnes qui devraient administrer les tests ainsi que sur l’impact potentiel de services insuffisants de counselling et de consultation lorsqu’on tient compte des initiatives de traitement et de soutien.
Le gouvernement fédéral a répondu à ce nouvel environnement tant sur le front national que sur le front international. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l’Agence canadienne de développement international (ACDI), Santé Canada et Affaires étrangères Canada ont participé aux discussions de l’OMS/ONUSIDA sur les approches de dépistage et de consultation engendrés par le fournisseur de soins dans un certain nombre de forums internationaux. En faisant profiter le dépistage du VIH des expériences canadiennes, il est important d’inclure la consultation fournie avant et après les tests, la nature confidentielle des renseignements et le consentement informé dans tous les cas de dépistage du VIH. En 2006, l’ASPC a parrainé un dialogue stratégique international sur le dépistage du VIH et la consultation et auquel ont participé des experts en droits de la personne, des spécialistes de l’éthique en santé publique, des spécialistes en dépistage du VIH et en consultation et des praticiens de la santé publique, qui ont discuté de ces questions. Un document de recherche préparé pour ce dialogue – Test de dépistage du VIH et la consultation : Politiques en transition (2006)31 – constitue une ressource importante sur l’historique du dépistage et sur les nouvelles approches adoptées aux niveaux national et international.
De nombreuses études ont démontré que l’utilisation des technologies de dépistage rapide accentue le dépistage du VIH dans les groupes les plus vulnérables. Afin d’appuyer l’utilisation de ces tests de dépistage rapide, l’ASPC a publié des lignes directrices révisées : Dépistage du VIH dans les points de service à l’aide de trousses de dépistage rapide : Guide à l’intention des professionnels de la santé. Ces lignes directrices visent à ce que les professionnels de la santé, qui sont autorisés à effectuer le dépistage du VIH, puissent adéquatement administrer des tests de dépistage rapide du VIH dans les points de service. Les lignes directrices soulignent la nécessité d’effectuer une consultation avant et après le dépistage et l’importance d’adapter la consultation après le dépistage au contexte du dépistage rapide du VIH.
La prévention : initiatives de recherche ciblées
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) définit la prévention comme étant l’une des six priorités de son Initiative de recherche sur le VIH/sida. Afin d’améliorer les efforts de recherche et de renforcer la capacité des chercheurs canadiens dans le domaine de la prévention du VIH, les IRSC ont conçu un programme de financement de la recherche stratégique, en consultation avec un groupe de travail multisectoriel, qui a été lancé en décembre 2006. Ce programme appuie des projets de recherche qui devraient contribuer à l’identification des stratégies de prévention du VIH, nouvelles et améliorées, qu’elles soient sous forme de nouvelles technologies ou d’interventions innovatrices en santé publique.
Mise à niveau des soins, des traitements et des services de soutien
Dans le cadre de l’Initiative fédérale, l’Agence de la santé publique du Canada a modifié ses programmes nationaux de financement de la lutte contre le VIH/sida afin de renforcer le rôle du gouvernement fédéral et d’appuyer les communautés pour qu’elles luttent plus efficacement contre l’épidémie. En 2006, on a lancé le Fonds pour les initiatives visant spécifiquement les populations touchées par le VIH/sida, un des cinq programmes nationaux de financement de l’Initiative fédérale. Ce programme de financement appuie des projets nationaux qui portent sur la prévention de l’infection à VIH, l’amélioration de l’accès à des diagnostics, des soins, des traitements et du soutien appropriés ainsi que l’adoption accrue de comportements sains dans les populations les plus touchées par le VIH/sida et par les personnes les plus vulnérables à l’infection.
Renforcement des capacités – Élaborer un cadre national pour la planification de la recherche et le partage du savoir
Les initiatives qui visent à renforcer la planification de la recherche et le partage du savoir afin d’accroître l’adoption et l’utilisation du savoir pour élaborer des politiques et des programmes plus efficaces sont des éléments importants d’Au premier plan et del’Initiative fédérale. L’Agence de la santé publique du Canada joue un rôle de premier plan dans le processus d’élaboration des initiatives nationales. Par exemple, des travaux ont été entrepris pour établir un cadre national de planification de la recherche et de partage du savoir au Canada, en collaboration avec les gouvernements, les chercheurs, les bailleurs de fonds, les organisations communautaires et les organisations non gouvernementales nationales, les praticiens de la santé publique, les fournisseurs de services de première ligne et les personnes qui vivent avec le VIH/sida. Ce cadre identifiera des façons de mettre à profit les capacités existantes et de renforcer les systèmes pour que les besoins en matière d’information soient définis plus efficacement et plus rapidement et pour que le savoir soit établi et transféré afin de répondre à ces besoins, ce qui permettra à l’organisme d’élaborer des politiques, d’utiliser des pratiques et de prendre des décisions fondées sur des données probantes.
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le principal organisme de financement du Canada dans le domaine de la recherche en santé, a entrepris plusieurs initiatives dans le cadre des efforts nationaux de planification de la recherche et de partage du savoir. En février 2006, les IRSC ont annoncé six priorités de recherche qui guideront la planification et l’investissement de l’organisme en matière de VIH/sida afin qu’il réponde mieux aux principaux enjeux reliés à l’épidémie au Canada. On a également défini les priorités par l’entremise d’un processus de consultation auquel ont participé des chercheurs, le gouvernement et des organismes communautaires. Les priorités établies encouragent l’adoption d’une approche spécifique aux groupes visés et ciblant les populations à risque élevé, et elles appuient des initiatives comme celles qui portent sur ‘accessibilité des services essentiels pour les personnes infectées par le VIH ou qui sont à risque de contracter la maladie. Les IRSC ont également entrepris l’élaboration d’un plan stratégique visant à mieux définir la mission et les activités de l’Initiative de recherche sur le VIH/sida au cours des cinq prochaines années. Le plan stratégique et les priorités permettront à l’organisme de mieux définir son rôle en vertu du cadre national et guideront l’élaboration d’une approche axée sur la coordination et la collaboration avec les intervenants.
Renforcement des capacités –Fonds national pour l’échange de connaissances concernant le VIH/sida
Un nouveau Fonds national pour l’échange de connaissances concernant le VIH/sida a été créé en 20062007 après la mise en œuvre des activités suivantes : l’analyse documentaire des modèles d’échange des connaissances; une enquête sur les fournisseurs de services de première ligne; des consultations avec des ONG du secteur du VIH/sida, des fournisseurs de soins de santé, des unités de santé publique, des chercheurs, des organismes communautaires de services liés au sida et d’autres ministères du gouvernement fédéral. En octobre 2007, on a apporté la touche finale au processus du Fonds. Le courtier national en connaissances sur le VIH/sida servira de centre de ressources à guichet unique qui fournira dans des délais raisonnables des informations et des renseignements pertinents, à jour et facilement accessibles permettant le renforcement des programmes de première ligne de prévention, de diagnostic, de soin, de traitement et de soutien du VIH/sida.
Renforcement des capacités – conception et mise à l’essai d’un outil commun de collecte et de divulgation des données
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a créé le Réseau des évaluateurs de la santé de la population (RESP), dont les membres sont des évaluateurs régionauxnationaux et des conseillers en programmes de santé de la population de l’ASPC. En 2005, le Réseau a lancé une initiative pilote de surveillance et d’évaluation qui a donné lieu à la création de l’outil PERT (Project Evaluation and Reporting Tool) et à une base de données permettant l’évaluation plus systématique des données probantes et l’amélioration de la divulgation axée sur les résultats dans toute l’Agence.
Les organisations financées remplissent le questionnaire de collecte de données PERT à différentes étapes du cycle de vie de leur projet. Le questionnaire PERT peut être rempli en ligne à l’aide de l’application Web d’enregistrement et d’analyse des données. Un projet pilote d’un an a été lancé en octobre 2006 pour l’outil PERT. Ce projet évaluera la validité et la fiabilité de l’outil. L'outil actuellement est validé par les experts en matière d'évaluation externes. Des révisions seront faites à l'outil en raison de ce processus pour soutenir des activités de surveillance et d'évaluation de l'agence de santé publique du Canada. Les organisations communautaires dont les projets sont financés par le Programme d’action communautaire sur le sida (PACS) et les programmes nationaux de financement sur le VIH/sida participent à ce projet pilote.
Cette initiative renforcera les processus de surveillance et d’évaluation de l’ASPC grâce à l’adoption d’une approche de divulgation simplifiée, intégrée, centralisée, uniforme et comparable.
31 http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/hivtest/index-fra.php