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Le VIH et le sida au Canada : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2013

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Le VIH et le sida au Canada : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2013 (Document PDF - 3 Mo - 108 pages)

Introduction

Le rapport intitulé Le VIH et le sida au Canada : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2013 présente un aperçu de la situation du VIH/sida au Canada, fondé sur les déclarations de cas d’infection au VIH et de sida présentées à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et effectuées par l’ensemble des provinces et des territoires. Ce rapport présente également les données communiquées par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) et le Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada. L’ASPC publie ce rapport de surveillance chaque année dans le cadre de son mandat consistant à recueillir et à analyser les données de surveillance à l’échelle nationale. Le présent rapport évalue l’épidémiologie du VIH et du sida au Canada en déterminant les tendances au sein des populations délimitées par sexe, par groupe d’âge, par race ou par origine ethnique, par catégorie d’exposition et par situation géographique. Il remplace tous les rapports de cette série précédemment publiés, car il reflète les données les plus récentes. Une analyse plus approfondie des données de surveillance sur le VIH et le sida est disponible dans la série Actualités en épidémiologie du VIH/sidanote1.

Les données de surveillance sont essentielles pour comprendre comment le VIH et le sida touchent une population donnée. Toutefois, elles tendent à sous-estimer l’ampleur de l’épidémie du VIH. Les données de surveillance ne reflètent pas le nombre total de personnes infectées par le VIH (prévalence) ni le nombre de personnes nouvellement infectées chaque année (incidence). Elles ne nous renseignent que sur les personnes ayant subi le test de dépistage et reçu le diagnostic de VIH ou de sida. De plus, parce que le VIH est une infection chronique avec une longue période de latence, de nombreuses personnes nouvellement infectées au cours d’une année donnée peuvent n’être diagnostiquées que bien plus tard dans la vie. Les données de surveillance sont également sujettes aux retards de déclaration, à la sous-déclaration et à l’évolution des comportements à l’égard du dépistage du VIH.

Étant donné que les données de surveillance décrivent seulement la partie diagnostiquée de l’épidémie, la modélisation statistique et d’autres sources d’information sont utilisées pour produire les estimations qui décrivent l’ensemble de l’épidémie de VIH au Canada, y compris les personnes ayant reçu un diagnostic d’infection au VIH et les personnes non diagnostiquées. Les estimations permettent de réaliser une meilleure analyse de l’épidémie au Canada et orientent le travail fait par l’ASPC et d’autres ministères du gouvernement fédéral dans le cadre de l’Initiative fédérale de lutte contre le VIH et le sida au Canada. En 2012, l’ASPC a publié des estimations de l’incidence et de la prévalence à la fin de 2011. Il était alors estimé qu’il y avait au Canada environ 71 300 personnes (entre 58 600 et 84 000) vivant avec le VIH (incluant le sida), et que 25 % d’entre elles n’étaient pas au courant de leur infection au VIH (en raison de l’absence de test de dépistage ou de l’absence de diagnostic)note2. En 2011, le nombre de nouveaux cas d’infection était estimé à 3 175 (entre 2 250 et 4 100).

Note à l’intention du lecteur

Le présent rapport est différent des rapports précédents à de nombreux égards. Tout d’abord, le rapport comprend maintenant des renseignements descriptifs sur les sources de données pour donner aux lecteurs un meilleur aperçu du contexte et de l’interprétation des résultats. De plus, le rapport utilise maintenant le terme « cas de VIH » plutôt que « tests positifs pour le VIH ». « Cas de VIH » est un terme de surveillance de la santé publique accepté à l’échelle internationale, et il signifie que la plupart des provinces et des territoires effectuent le suivi de leurs épidémies à l’aide de systèmes de surveillance du VIH/sida basés sur les cas. Grâce à d’importants efforts visant à éliminer les rapports en double dans leurs bases de données, la majorité des comptes rendus présents dans ces bases de données de surveillance représentent les personnes ayant reçu un diagnostic d’infection au VIH ou de sida.

En outre, les changements apportés à plusieurs systèmes de surveillance provinciaux et territoriaux ont une incidence sur l’interprétation de l’ensemble des données nationales :

  • Ontario : Le nombre de cas de VIH déclarés durant la période 2007 à 2012 a augmenté de 2,4 % à la suite d’un examen de la qualité des sources de données et de légères révisions apportées à la hiérarchie des catégories d’exposition. Le nombre de cas de VIH déclarés a diminué entre 2007 et 2009 (entre -0,1 et -0,3 %), et le nombre de cas de VIH déclarés a augmenté entre 2010 et 2012 (entre 3,2 et 7,6 %).
  • Colombie-Britannique : Le nombre cumulatif de cas de sida déclarés a augmenté de 4,2 % en raison de l’identification rétrospective de nouveaux cas de sida de 1989 à 2013, dont la majorité a été déterminée après 2005. Entre 2005 et 2013, l’augmentation moyenne du nombre de nouveaux cas de sida répertoriés était de 15 par année (entre 8 et 26 cas).
  • Alberta : À partir de 2010, la base de données de surveillance en Alberta a inclus une nouvelle catégorie d’exposition appelée « Citoyenneté et Immigration Canada/Hors du pays (CIC/HP) » qui représente les personnes qui ont contracté une infection au VIH à l’extérieur du Canada. Les données reçues de l’Alberta ont intégré pour la première fois la catégorie d’exposition CIC/HP en 2013, et cette classification de l’exposition a été appliquée rétrospectivement à des cas diagnostiqués de 2010 à ce jour. Pour les cas diagnostiqués à l’extérieur du Canada avant 2010, la catégorie d’exposition initiale déclarée n’a pas changé. Au sein de l’ensemble de données nationales, la catégorie CIC/HP est traitée dans la catégorie d’exposition « Autres ».

Enfin, le présent rapport contient de nouveaux tableaux qui présentent des données sur les cas de VIH déclarés chez les Autochtones. Pour la première fois, les tableaux montrant la désagrégation par groupes de Premières Nations, Métis et Inuits sont présentés dans les tableaux concernant les cas de VIH déclarés au Canada, la race et l’origine ethnique. Toutes les provinces ne recueillent pas, ni ne déclarent, des renseignements classés selon l’origine ethnique ou la race pour les cas déclarés comme étant Autochtones. Par conséquent, les cas déclarés sans ces détails sont inclus dans la catégorie « Autochtones d’origine non précisée ».

Méthodologie

Collecte de données

Ce rapport présente des données provenant de quatre sources différentes concernant le VIH et le sida :

  • le système national de surveillance du VIH/sida;
  • le dépistage médical du VIH aux fins d’immigration;
  • le Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada;
  • la base canadienne de données sur la mortalité.

Il est essentiel de comprendre chaque source de données, ses forces et ses faiblesses, afin de pouvoir interpréter les données dans le présent rapport.

Système national de surveillance du VIH/sida

Le système national de surveillance du VIH/sida est un système de surveillance basé sur les cas passifs qui rassemble les données transmises à l’ASPC sur une base volontaire de toutes les autorités de santé publique provinciales et territoriales. Les provinces et les territoires fournissent des données à l’aide du formulaire de déclaration de cas à l’échelle nationale (annexe 6) ou en transmettant un ensemble de données électroniques.

Les données concernant le VIH et le sida sont conservées dans deux bases de données non reliées. La base de données de surveillance du VIH se compose de données non nominatives sur les personnes ayant reçu un diagnostic d’infection au VIH, y compris, sans toutefois s’y limiter, l’âge, le sexe, la race ou l’origine ethnique, le pays de naissance, et les risques associés à la transmission du VIH (catégories d’exposition). Les cas déclarés à l’ASPC doivent être conformes à la définition nationale d’un casnote3 qui exige une preuve de l’infection au VIH en laboratoire au moyen d’un test de dépistage confirmé des anticorps anti-VIH donnant des résultats réactifs répétés chez une personne de plus de 15 mois ou pour les cas avec des antécédents de transmission du VIH non liée à une transmission de la mère au fœtus. La base de données de surveillance du sida recueille des données non nominatives sur les personnes ayant reçu un diagnostic de sida (conformément à la définition nationale des casnote4) et comprend, en plus de l’information incluse dans la base de données de surveillance du VIH, la maladie qui indique la présence du sida et le statut vital pour les cas de sida (p. ex., décès).

Il existe différentes pratiques et exigences de déclaration du sida et du VIH dans l’ensemble du paysnote5. La déclaration des diagnostics de VIH chez les personnes de moins de 2 ans varie entre les provinces et les territoires. Par exemple, Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ne tiennent pas compte des résultats de sérologie positifs pour les cas de VIH touchant les personnes de moins de 2 ans. Dans la plupart des autres provinces et territoires, où l’infection au VIH chez les enfants âgés de moins de 18 mois est confirmée à l’aide d’autres modalités de dépistage, les personnes ayant une infection au VIH âgées de moins de 2 ans sont incluses dans les données de surveillance.

L’exhaustivité des données épidémiologiques recueillies et soumises à l’ASPC varie selon la province ou le territoire. En particulier, les renseignements relatifs à la catégorie d’exposition, à la race ou à l’origine ethnique sont incomplets pour bon nombre de cas déclarés. Plus particulièrement, le Québec ne soumet aucune information en fonction de la catégorie d’exposition, de la race ou de l’origine ethnique concernant les cas de VIH à l’ASPC. Toutefois, le Québec publie des rapports provinciaux qui comprennent des renseignements sur la catégorie d’exposition, la race ou l’origine ethnique. Pour l’Ontario, l’exhaustivité des données relatives à la catégorie d’exposition, à la race ou à l’origine ethnique concernant les cas de VIH a évolué au fil du temps. L’exhaustivité s’est fortement améliorée pour les données recueillies depuis 2009 en raison de l’inclusion de données supplémentaires recueillies par l’intermédiaire du Programme d’amélioration des laboratoires. Le Manitoba ne fournit pas de données désagrégées sur les populations autochtones. En ce qui a trait à la déclaration des cas de sida, les changements suivants qui ont une incidence sur l’exhaustivité des données de surveillance du sida ont eu lieu au fil du temps :

  • Ontario : En raison des changements apportés à la déclaration des cas de sida, les données sur la catégorie d’exposition, la race ou l’origine ethnique et la mortalité ne sont pas disponibles après 2004.
  • Québec : Les données sur le sida (y compris les données sur la mortalité) n’ont pas été disponibles depuis le 30 juin 2003.
  • Terre-Neuve et Labrador : Le sida n’est plus une maladie à déclaration obligatoire depuis 2009.
  • Île-du-Prince-Édouard : Le sida n’est plus une maladie à déclaration obligatoire depuis 2012.

Les différences entre les données publiées dans le présent rapport et les données publiées dans les rapports de surveillance provinciaux et territoriaux peuvent s’expliquer par des retards de déclaration ou des différences relatives à la date à laquelle les données ont été extraites des bases de données de surveillance provinciales et territoriales pour les déclarations nationales, provinciales et territoriales. Lorsque ces différences sont présentes, on recommande d’utiliser les données provenant des rapports provinciaux et territoriaux. L’annexe 5 contient les programmes de sources de données provinciaux et territoriaux.

Les données présentées dans ce rapport de surveillance représentent des cas de VIH et du sida diagnostiqués le 31 décembre 2013 ou avant, et soumis par les programmes de surveillance provinciaux et territoriaux à l’ASPC entre le 15 mars et le 25 juin 2014. Elles ont été extraites de la base de données de surveillance nationale le 26 juin 2014. Des procédures normalisées d’enregistrement des données ont été appliquées à tous les ensembles de données provinciaux et territoriaux soumis, afin de créer un ensemble de données nationales à des fins d’analyse.

Dépistage médical du VIH aux fins d’immigration

CIC recueille des données relatives au VIH au cours du processus d’immigration. Tous les étrangers qui demandent la résidence permanente et certains étrangers qui présentent une demande de résidence temporaire doivent subir un examen médical réglementaire aux fins d’immigration (EMI) au Canada ou à l’étranger. Le 15 janvier 2002, Citoyenneté et Immigration Canada a ajouté un test de dépistage systématique du VIH à l’EMI pour les demandeurs de 15 ans et plus, ainsi que pour les demandeurs de moins de 15 ans présentant certains facteurs de risquenote6. CIC fournit à l’ASPC des données non nominatives (sur les immigrants ayant reçu un diagnostic de VIH) recueillies au cours du processus d’examen médical réglementaire à des fins d’immigration, y compris des renseignements démographiques (p. ex., le sexe, l’âge, le lieu de naissance), ainsi que l’année du dépistage (pour les personnes ayant fait l’objet d’un dépistage au Canada) ou l’année au cours de laquelle le candidat est arrivé au Canada (pour les personnes ayant fait l’objet d’un dépistage à l’étranger).

Dans le présent rapport de surveillance, les données relatives au VIH et à l’immigration ont été obtenues à partir de trois sources :

  • Les données concernant tous les candidats dépistés au Canada ou à l’étranger qui ont obtenu un résultat positif pour le VIH, y compris ceux qui ont obtenu un résultat positif, mais n’ont pas atterri au Canada, ont été extraites de la base de données de CIC sur le VIH en juin 2013.
  • Les données relatives aux cas de VIH dépistés au Canada ont été extraites de la base de données sur le VIH de CIC en mars 2013.
  • Les données concernant les cas de VIH dépistés à l’étranger et ayant atterri au Canada ont été extraites de la base de données des avis provinciaux et étrangers de l’Unité de liaison avec les autorités de la santé publique relatifs aux évaluations de l’état de santé après l’arrivée de la Direction générale de la santé de CIC, le 9 janvier 2013.

Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada

Des données nationales sur l’état sérologique des nouveau-nés exposés en période périnatale à l’infection au VIH sont recueillies par l’intermédiaire du Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada, une initiative du Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants. Au sein de l’ASPC, le Réseau canadien pour les essais VIH et la Division de la surveillance et de l’épidémiologie offrent leur soutien au programme.

Le Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada est un système de surveillance sentinelle qui recueille des données sur tous les nourrissons et enfants nés de mères reconnues comme étant séropositives pour le VIH au Canadanote7. Le programme vise les nourrissons dont l’exposition au VIH pendant la grossesse a été établie, ainsi que les nourrissons plus âgés et les enfants dont l’exposition n’a pas été décelée pendant la période périnatale ou qui sont nés à l’extérieur du Canada et sont traités contre une infection au VIH. Les données ont été obtenues au moyen d’une enquête nationale confidentielle anonyme sur les nourrissons connus des pédiatres travaillant dans des centres de soins tertiaires et des spécialistes du VIH œuvrant dans des cliniques spécialisées à l’échelle du pays. L’état sérologique des nourrissons est indiqué de la façon suivante : « infection confirmée », « absence d’infection confirmée » ou « statut à l’égard de l’infection non confirmée », conformément aux définitions de cas de l’agence américaine Centers for Disease Control and Prevention (CDC) utilisées aux fins de la surveillance de l’infection à VIHnote8. Des épreuves virologiques de détection de l’ADN ou de l’ARN du VIH réaction de polymérisation en chaîne sont utilisées pour confirmer l’état sérologique avant quatre mois. Le statut des nourrissons est « non confirmé » s’ils n’ont pas encore subi le nombre de tests requis pour déterminer leur état sérologique. Le statut actuel des nourrissons dont l’infection a été confirmée est défini de la manière suivante : asymptomatique, symptomatique, décédé du sida, décédé d’une autre cause ou perdu de vue.

Les données présentées dans le présent rapport de surveillance ont été extraites de la base de données du Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada en mars 2014 et fournies à l’ASPC.

Base canadienne de données sur la mortalité de Statistique Canada

En vertu d’une entente fédérale-provinciale-territoriale, tous les décès, quelle qu’en soit la cause, doivent être enregistrés auprès des registraires provinciaux ou territoriaux des bureaux de l’état civilnote9. Le registre central de chaque province et de chaque territoire fournit des données tirées des formulaires d’enregistrement de décès à la Division des statistiques sur la santé de Statistique Canada, qui gère la Base canadienne de données sur la mortalité, soit une base de données cumulant des statistiques sur les décès. L’information sur la cause du décès est codée selon la Classification internationale des maladies (CIM).

La 9e édition (CIM-9) de cet ouvrage est utilisée pour les décès survenus entre 1979 et 1999; les codes 042 à 044 correspondent aux décès attribuables à l’infection au VIH. La 10e édition (CIM-10) est utilisée pour les décès qui sont survenus depuis l’année 2000; les codes B20 à B24 correspondent aux décès attribuables à l’infection au VIH. En raison des modifications apportées aux définitions des deux systèmes de codage, les données ne sont pas comparables.

Entre 1987 et 1999, les données sur la mortalité attribuable à l’infection au VIH ont été obtenues au moyen du Système d’extraction et d’analyse des données (DEXA) (extraites en août 2014). DEXA est une application Web fondée sur le SAS qui facilite l’accès à des fonds de données centralisées par l’ASPC, y compris aux statistiques de l’état civil de Statistique Canada. Les données de 2000 à 2011 étaient tirées de la Base canadienne de données sur la mortalité, Division des statistiques sur la santé, Statistique Canada (extraites en août 2014).

Tableaux et présentation des données

Les principaux résultats sont résumés dans la section Coup d’œil du présent rapport. En outre, la série de tableaux de données détaillées suivante est présentée dans les sections I à VI :

Section I : Le VIH au Canada : Cas de VIH déclarés au 31 décembre 2013
Section II : Dépistage médical du VIH aux fins d’immigration
Section III : Rapport du Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada : 1984 à 2013
Section IV : Le sida au Canada : Cas de sida déclarés au 31 décembre 2013
Section V : Mortalité attribuable au VIH/sida au Canada
Section VI : Statistiques internationales sur le VIH et le sida

Aucune procédure statistique n’a été utilisée pour les analyses comparatives dans le présent rapport. Aucune technique de statistique n’a été appliquée pour tenir compte des données manquantes. Les données des tableaux contenant de petites cellules (n ≤ 5) ont été examinées pour déceler tout problème lié à la qualité des données et à l’identification des cas. Des stratégies telles que la suppression de données ou la compression de catégories de données ont été utilisées lorsque cela était jugé nécessaire par les analystes nationaux ou par les fournisseurs de données provinciaux et territoriaux.

Le présent rapport comprend aussi les annexes suivantes :

Annexe 1 : Hiérarchie des catégories d’exposition
Annexe 2 : Limites des données
Annexe 3 : Terminologie
Annexe 4 : Liste des pays où le VIH est endémique
Annexe 5 : Fournisseurs de données
Annexe 6 : Formulaire de déclaration de cas de VIH/sida

Résultats : Coup d’œil

Surveillance du VIH

Tendances

(voir Tableau 1)

Depuis 1985, soit le début de la déclaration des cas d’infection au VIH au Canada, un total cumulatif de 78 511 cas de VIH ont été déclarés à l’ASPC. En 2013, 2 090 cas de VIH ont été déclarés, ce qui correspond à une diminution de 0,4 % par rapport aux 2 099 cas déclarés en 2012, soit le nombre annuel de cas d’infection au VIH le plus bas depuis le début de la déclaration en 1985.

La Figure 1 illustre les tendances annuelles pour les cas de VIH déclarés de 1996 à 2013. Une diminution constante du nombre de cas de VIH déclarés a été observée jusqu’en 2000. De 2002 à 2008, le nombre annuel de cas d’infection au VIH est demeuré stable, variant de 2 439 à 2 620. Depuis 2008, le nombre de cas de VIH déclarés a progressivement diminué.

Figure 1 : Nombre de cas de VIH déclarés par année de diagnostic – Canada : 1996-2013

Équivalent textuel - Figure 1

Âge et sexe

(voir Tableaux 2 à 4C)

En 2013, le sexe a été déclaré dans 96,6 % des cas de VIH déclarés; 21,9 % étaient des femmes. Au cours de la dernière décennie, la proportion de cas de VIH déclarés chez les femmes est demeurée stable, soit environ un quart (entre 21,9 % et 27,8 %). La répartition selon l’âge variait entre les femmes et les hommes, le diagnostic de VIH étant généralement établi à un plus jeune âge (≤ 15, 15 à 19 ans, 20 à 29 ans) pour les femmes par rapport aux hommes. Parmi ces derniers, une plus grande proportion de cas de VIH a reçu un diagnostic à un âge plus avancé (30 à 39 ans, 40 à 49 ans, 50 ans et plus) (Figure 2).

Figure 2: Distribution des cas de VIH déclarés selon le groupe d’âge et le sexe – Canada : 1985-2013

Équivalent textuel - Figure 2

Catégorie d’exposition

(voir Tableaux 5A à 5E)

Les tendances relatives aux catégories d’exposition ont évolué depuis le début de la déclaration du VIH en 1985. Au tout début de l’épidémie, plus de 80 % des cas dont la catégorie d’exposition était connue étaient attribués à la catégorie d’exposition « Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes » (HARSAH). Bien que cette catégorie d’exposition reste prédominante au Canada, la proportion a diminué au fil des ans.

En 2013, lorsque la catégorie d’exposition était connue (66,0 %), 49,3 % de tous les cas de VIH déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) ont été attribués à la catégorie d’exposition des HARSAH (Figure 3). La deuxième catégorie d’exposition en importance signalée chez les adultes était celle liée aux contacts hétérosexuels (29,6 %). Parmi ces cas, on compte les cas attribués à des contacts hétérosexuels chez des personnes nées dans un pays où le VIH est endémique (Hét-endémique, 9,6 %), à des contacts hétérosexuels avec une personne à risque (Hét-risque, 10,4 %), et à des contacts hétérosexuels avec une personne ne présentant aucun risque signalé (ARS-Hét, 9,6 %). La troisième catégorie d’exposition en importance signalée chez les adultes en 2013 était celle liée à l’utilisation de drogues par injection (UDI) qui représentait 12,8 % des cas de VIH déclarés.

Figure 3 : Proportion des cas de VIH parmi les adultes (≥ 15 ans), par catégorie d’exposition – Canada : 2013

Équivalent textuel - Figure 3

Catégorie d’exposition et sexe

(voir Tableaux 5A à 5E)

Il y a des différences de distribution des catégories d’exposition entre les hommes et les femmes adultes (≥ 15 ans). L’exposition des HARSAH représente la plus grande proportion (62,7 %) des cas de VIH déclarés chez les hommes adultes, tandis que le contact hétérosexuel représente la plus grande proportion (66,2 %) des cas de VIH chez les femmes adultes (Figure 4, Figure 5). La plus grande différence entre les hommes et les femmes a été observée pour la catégorie d’exposition Hét-endémique qui représentait 42,7 % des cas de contact hétérosexuel chez les femmes par rapport à 22,9 % chez les hommes. L’exposition par UDI représentait environ un cinquième des cas de VIH chez les femmes adultes (20,7 %), tandis que l’exposition par UDI représentait un possible 14,1 % des cas de VIH chez les hommes adultes (c.-à-d. 10,6 % par exposition par UDI en plus d’un possible 3,5 % dans la catégorie HARSAH/UDI).

Figure 4 : Proportion des cas de VIH parmi les hommes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d’exposition – Canada : 2013

Équivalent textuel - Figure 4



Figure 5 : Proportion des cas de VIH parmi les femmes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d’exposition – Canada : 2013

Équivalent textuel - Figure 5

Distribution de la race ou de l’origine ethnique

(voir Tableaux 6A à 6C)

En 2013, les renseignements sur la race ou l’origine ethnique étaient disponibles pour près de deux tiers (59,9 %) des cas de VIH déclarés au Canada. Bien qu’il s’agisse d’une amélioration par rapport aux années précédant l’année 2009, les tendances nationales présentées dans le présent rapport doivent être interprétées avec prudence étant donné qu’un nombre important de cas de VIH ne sont pas inclus dans l’analyse de la race ou de l’origine ethnique. Ces données pourraient ne pas être entièrement représentatives du Canada, car les données sur la race ou l’origine ethnique concernant les cas de VIH dans les provinces et les territoires ayant des populations plus diversifiées ne sont pas incluses.

En 2013, la majorité des cas de VIH signalés a été attribuée à la catégorie Blancs (49,4 %), suivis des Noirs (17,3 %) et des Autochtones (15,9 %) (Figure 6). La distribution de la race ou de l’origine ethnique variait entre les sexes : chez les hommes, la plus grande proportion des cas était dans la catégorie Blancs (57,2 %), suivie des Autochtones (11,5 %) et des Noirs (11,1 %) (Figure 7). En comparaison, chez les femmes, un peu plus d’un tiers étaient dans la catégorie Noires (39,3 %), suivie des Autochtones (32,0 %) et des Blanches (21,3 %).

Figure 6 : Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon la race ou l’origine ethnique – Canada : 2009-2013

Équivalent textuel - Figure 6



Figure 7. Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon la race ou l’origine ethnique – Canada : 2013

Équivalent textuel - Figure 7

Race ou origine ethnique et catégorie d’exposition

(voir Tableau 6D)

De l’information sur les catégories d’exposition et la race ou l’origine ethnique était disponible pour 38,2 % des cas signalés de 1998 à 2013; par conséquent, les tendances nationales présentées dans le présent rapport doivent être interprétées avec prudence étant donné qu’une proportion importante des cas de VIH ne sont pas inclus dans les analyses.

Parmi les cas de VIH attribués à la catégorie d’exposition des HARSAH, la majorité (73,1 %) est comprise dans le groupe Blancs. Presque tous les cas de VIH attribuables à l’exposition par UDI étaient soit des Autochtones (50,1 %) ou des Blancs (46,4 %). Parmi les cas attribués à la catégorie Hét-endémique, 94,4 % étaient dans la catégorie Noirs (Figure 8). Parmi les cas déclarés dans le groupe Autochtones, les peuples des Premières nations représentent 16,7 % des cas de VIH signalés, tandis que les Métis représentaient 1,8 % et les Inuits 0,1 %.

Figure 8. Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon la catégorie d’exposition et selon la race ou l’origine ethnique – Canada : 1998-2013

Équivalent textuel - Figure 8

Distribution géographique

(voir Tableaux 7A à 7E)

En 2013, comme pour les années précédentes, l’Ontario représentait la plus forte proportion et le plus grand nombre de cas de VIH signalés (39,6 %, n = 827) au Canada, suivi par le Québec (21,7 %, n = 453), la Colombie-Britannique (13,0 %, n = 272), l’Alberta (12,5 %, n = 261), et la Saskatchewan (6,1 %, n = 126).

Les taux de diagnostic de VIH mettent en évidence les aspects uniques de l’épidémie du VIH (Figure 9). Le taux de diagnostic tous âges confondus à l’échelle nationale au Canada en 2013 était de 5,9 cas pour 100 000 habitants. Cependant, les taux provinciaux et territoriaux varient. Par exemple, dans toutes les provinces, à l’exception de la Saskatchewan, les taux de diagnostics pour le VIH des adultes en 2013 sont demeurés relativement semblables à ceux des dernières années. En Saskatchewan, le taux de diagnostics de VIH tous âges confondus a atteint un pic de 19,3 cas pour 100 000 habitants en 2009, avec des diminutions annuelles par la suite à un taux de 11,4 cas pour 100 000 habitants en 2013. Les taux provinciaux et territoriaux suivants les plus élevés en 2013 ont été observés au Manitoba (9,2 cas pour 100 000 habitants), en Alberta (6,5 cas pour 100 000 habitants), en Ontario (6,1 cas pour 100 000 habitants) et en Colombie-Britannique (5,9 cas pour 100 000 habitants). Les autres provinces et territoires avaient des taux de diagnostic de VIH inférieurs au taux national.

Figure 9 : Taux de diagnostic de VIH tous âges confondus (pour 100 000 habitants) selon la province ou le territoire – Canada : 2013

Équivalent textuel - Figure 9

Dépistage médical du VIH aux fins d’immigration

(voir Tableau 8)

En 2012, 257 887 étrangers ont obtenu le statut de résident permanent et 1 091 876 étrangers ont obtenu le statut de résident temporaire au Canadanote10,note11 . Entre le 15 janvier 2002 et le 31 décembre 2012, 5 777 candidats ayant fait l’objet d’un dépistage au Canada ou à l’étranger ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIHnote12. En 2012, 534 demandeurs, dont 231 ont été dépistés au Canada et 303 à l’étranger, ont obtenu des résultats positifs au test du VIH. Toutefois, ce ne sont pas tous les candidats qui ont reçu un diagnostic de VIH qui étaient admissibles à la résidence, ni tous les demandeurs qui ont subi un dépistage pour le VIH et reçu un diagnostic de VIH à l'étranger qui ont atteri au Canada.

L’analyse qui suit porte sur les demandeurs ayant subi un EMI au Canada entre 2002 et 2011, et les demandeurs ayant subi un EMI à l’étranger et ayant atterri au Canada entre 2005 et 2012.

Entre le 15 janvier 2002 et le 31 décembre 2011, 3 004 candidats dépistés au Canada ont reçu un diagnostic d’infection au VIH, avec une moyenne de 300 par année (allant de 210 en 2011 à 373 en 2006)note13. Cela comprenait les candidats admissibles à la résidence ainsi que ceux qui n’étaient pas admissibles. Plus de la moitié des demandeurs séropositifs pour le VIH (56,7 %) étaient de sexe masculin et la majorité (42,5 %) était âgée de 30 à 39 ans ou de 20 à 29 ans (24,5 %) (Figure 10). L’Ontario a été la province de résidence ayant la proportion la plus élevée de demandeurs séropositifs pour le VIH (54,4 %), suivi par le Québec (26,9 %), la Colombie-Britannique (8,4 %), l’Alberta (5,8 %) et le Manitoba (2,8 %). Les moins de 1 % restant de demandeurs séropositifs vivaient dans les autres provinces et territoires. Les trois pays de naissance les plus fréquemment signalés étaient le Zimbabwe (13,6 %), le Mexique (8,2 %) et Haïti (6,4 %). Parmi tous les cas de VIH, 67,2 % étaient nés dans des pays où le VIH est endémique.

Entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012, 1 058 demandeurs dépistés à l’étranger et ayant atterri au Canada ont reçu un diagnostic d’infection au VIH, avec une moyenne de 132 par année (allant de 84 en 2009 à 183 en 2008)note14. Un peu plus de la moitié (52,4 %) était des femmes. La majorité des cas (41,9 %) étaient âgés de 30 à 39 ans, suivi par ceux âgés de 20 à 29 ans (26,6 %) (Figure 10). L’Ontario était la province de résidence le plus souvent visée (33,5 %), suivi par le Québec (24,4 %), l’Alberta (15,1 %), la Colombie-Britannique (12,9 %), le Manitoba (9,1 %), la Saskatchewan (2,9 %) et les provinces de l’Atlantique (2,1 %). Parmi les demandeurs séropositifs, 69,5 % étaient nés dans des pays où le VIH est endémique; l’Éthiopie (19,6 %), la République démocratique du Congo (9,7 %) et le Burundi (5,6 %) étaient les pays de naissance les plus souvent déclarés.

Figure 10 : Distribution selon le groupe d’âge des demandeurs séropositifs testés à l’étranger et des demandeurs testés au Canada

Équivalent textuel - Figure 10

Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada

(voir Tableaux 9 à 13)

Entre 1984 et 2013, au Canada, on a établi que 4 025 nourrissons ont été exposés au VIH pendant la période périnatale. Le nombre déclaré de nourrissons exposés au VIH, selon l’année de naissance, a augmenté entre 2005 et 2013, passant de 196 en 2006 à un pic de 248 en 2009. En 2013, 201 cas d’exposition périnatale au VIH ont été déclarés chez les nourrissons, ce qui constitue une diminution du nombre de cas par rapport aux 228 recensés en 2012.

Bien que le nombre de nourrissons exposés au VIH pendant la période périnatale ait augmenté au fil du temps, la proportion de nourrissons nés au Canada dont l’infection à VIH a été confirmée a baissé graduellement, ayant passé de plus de 25 % avant l’arrivée des traitements antirétroviraux pendant la grossesse (AZT en monothérapie après 1994, traitements antirétroviraux hautement actifs [TAHA] après 1996) à moins de 1 % en 2013 (données non présentées). Deux transmissions du VIH ont été confirmées parmi les 201 nouveau-nés exposés au VIH en période périnatale nés en 2013. De même, la proportion de mères séropositives pour le VIH recevant un traitement antirétroviral a augmenté au fil du temps, s’établissant à 95,5 % en 2013.

Un examen de tous les nouveau-nés ayant été exposés pendant la période périnatale entre 1984 et 2013 indique que pour la majorité (74,1 %) d’entre eux, l’infection de la mère était attribuable à des contacts hétérosexuels; cette proportion était légèrement supérieure à un cinquième (23,2 %) pour une infection attribuable à l’utilisation de drogues par injection (UDI). Lorsque l’on examine la distribution selon la race ou l’origine ethnique chez les nourrissons, on constate que la proportion la plus élevée est observée chez les Noirs et qu’elle représente près de la moitié (49,5 %). Viennent ensuite les Blancs qui représentent un quart (25,2 %) et les Autochtones qui représentent près d’un cinquième (17,0 %). La région de naissance de la mère pour la majorité des nourrissons était l’Amérique du Nord (43,0 %), l’Afrique (37,5 %) et les Caraïbes (10,6 %).

Surveillance du sida

Nombre de cas

(voir Tableau 14)

De 1979 au 31 décembre 2013, un total cumulatif de 23 111 cas de sida ont été déclarés à l’ASPC. Le nombre de cas de sida déclarés chaque année au Canada a baissé de manière constante depuis le milieu des années 1990, en grande partie en raison de l’introduction du traitement antirétroviral hautement actif (HAART) en 1996. Au cours des dernières années, il y a eu une diminution du nombre de déclarations, car certaines provinces ne déclarent plus les cas de sida.

En 2013, 177 cas de sida ont été déclarés à l’ASPC, ce qui représente une baisse de 12,8 % par rapport à 2012 et une baisse de 90,4 % par rapport à 1993, année durant laquelle le nombre de cas de sida déclarés était le plus élevé (1 837) (Figure 11).

Figure 11 : Nombre de cas de sida déclarés par année de diagnostic – Canada : 1979-2013

Équivalent textuel - Figure 11

Distribution par âge et par sexe

(voir Tableaux 15 à 17C)

Les données portant sur l’âge et le sexe étaient disponibles pour 98,8 % des cas de sida déclarés pour l’année 2013. En 2013, la majorité (35,0 %) des cas étaient âgés de 40 à 49 ans, suivis des cas âgés de 50 ans et plus (33,3 %) et des cas âgés de 30 à 39 ans (20,3 %).

En 2013, un cas de sida chez les enfants a été signalé. Chez les adultes (≥ 15 ans) pour lesquels le sexe était connu, la majorité des cas de sida déclarés concernaient des hommes (76,8 %). Comme pour les tendances du VIH, la distribution selon l’âge chez les femmes et les hommes varie. Chez les femmes, une plus grande proportion de cas de sida ont été observés dans les groupes d’âge plus jeunes (< 15 ans, de 15 à 19 ans et de 20 à 29 ans) par rapport aux hommes (Figure 12), pour lesquels une plus grande proportion de cas de sida ont été observés dans les groupes plus âgés (de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et de 50 ans et plus).

Figure 12: Distribution des cas de sida déclarés selon le groupe d’âge et le sexe – Canada : 1979-2013

Équivalent textuel - Figure 12

Catégorie d’exposition

(voir Tableaux 18A à 18E)

En 2013, la majorité (59,1 %) des cas de sida déclarés n’étaient pas appuyés par des renseignements sur les catégories d’exposition; par conséquent, aucune répartition des données n’est présentée.

Race ou origine ethnique

voir Tableau 19)

Semblable aux catégories d’exposition, une plus faible proportion de cas de sida en 2013 (35,6 %) était appuyée par des renseignements sur la race ou l’origine ethnique par rapport à 2012 (61,6 %). Par conséquent, ces données doivent être interprétées avec précautions. Lorsque des renseignements sur la race ou l’origine ethnique sont disponibles, 52,4 % des cas de sida sont classés dans la catégorie Blancs, 20,6 % dans la catégorie Autochtones et 14,3 % dans la catégorie Noirs (Figure 13).

Figure 13 : Proportion des cas de sida déclarés (tous âges confondus) par race ou origine ethnique – Canada : 2009-2013

Équivalent textuel - Figure 13

Distribution géographique

(voir Tableaux 20A à 20E)

En 2013, la majorité (56,5 %) des cas de sida signalés provenaient de l’Ontario, de la Colombie-Britannique (20,3 %) et de l’Alberta (18,1 %).

Mortalité attribuable au sida

(voir Tableaux 21 à 29)

Depuis 1996, la base canadienne de données sur la mortalité montre que le nombre de décès annuels attribuables à une infection au VIH est en déclin. Le plus faible nombre de décès déclarés attribuables à une infection au VIH (303) a été enregistré en 2011 (les données de la dernière année qui sont disponibles). Cette tendance se reflète aussi dans les données sur la mortalité recueillies dans le système de surveillance national du VIH/sida. Cependant, les différences entre les chiffres des deux bases de données sont dues à la sous-déclaration des décès attribuables au sida à l’ASPC par l’entremise du système de surveillance national du VIH/sida.

Limites des données

Les données de surveillance ont plusieurs limites qui doivent être prises en considération dans l’interprétation des tendances possible. Certaines limites s’appliquent généralement aux données de surveillance, par exemple, différentes pratiques de déclaration entre les provinces et les territoires, retards de déclaration, sous-déclaration, déclarations en double, données manquantes ou incomplètes, et limites liées aux données de surveillance du sida et de mortalité connexes. Il est également important de tenir compte des effets possibles des changements de comportements individuels et sociétaux au fil du temps qui contribuent à des changements dans les tendances des maladies observées; par exemple, les changements dans les tendances de dépistage du VIH (c.-à-d. les personnes qui viennent au test de dépistage et le moment où elles viennent). L’annexe 2 contient des descriptions complètes des limites des données.

Conclusion

Le nombre annuel de cas de VIH déclarés à l’ASPC pour l’année 2013 était le plus bas jamais enregistré depuis le début de la déclaration du VIH en 1985. À 5,9 cas pour 100 000 habitants, le taux de diagnostics de VIH en 2013 est le plus bas enregistré jusqu’à présent. L’Agence de la santé publique du Canada continuera à surveiller les données de surveillance du VIH, afin d’observer si cette tendance se poursuit.

Dans l’ensemble, lorsque les différentes catégories d’exposition au VIH ont été examinées, la catégorie des HARSAH était toujours la principale catégorie au Canada, suivie par les contacts hétérosexuels et les expositions liées à l’utilisation de drogues injectables. Toutefois, le profil d’exposition aux risques diffère selon la province et le territoire, et selon la race ou l’origine ethnique.

Les taux de cas de VIH signalés en Saskatchewan continuent d’être au-dessus de la moyenne nationale, mais la tendance est à la baisse depuis 2009. Contrairement au déclin des chiffres nationaux attribués à l’exposition liée à l’utilisation de drogues injectables, la majorité des cas de VIH en Saskatchewan ont été classés dans la catégorie Autochtones, et l’exposition liée à l’utilisation de drogues injectables a été la catégorie d’exposition la plus souvent signalée. À cet égard, le ministère de la Santé de la Saskatchewan poursuit la mise en œuvre de sa stratégie provinciale visant à réduire la transmission du VIH et à améliorer l’accès aux soins et aux traitements pour le VIH pour les personnes infectées par le VIH.

À l’échelle nationale, des différences marquées ont été observées entre les sexes en ce qui concerne l’âge au moment du diagnostic du VIH. Le diagnostic du VIH avait tendance à être établi à un plus jeune âge chez les femmes que chez les hommes. De plus, la proportion de cas de VIH parmi les Canadiens plus âgés (50 ans et plus) a progressivement augmenté depuis le début des déclarations en 1985, les hommes étant plus nombreux que les femmes dans ces groupes plus âgés.

Compte tenu des variations de déclarations de cas d’infection de VIH et de sida entre les provinces et les territoires, ainsi que des variations d’un profil démographique à l’autre (p. ex., race ou origine ethnique, âge et sexe), les données figurant dans le présent rapport de surveillance mettent en évidence la nécessité de concevoir des interventions propres à chaque population.


note 1
Vous pouvez consulter les Actualités en épidémiologie du VIH/sida à l’adresse
http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/epi/2010/index-eng.php.
note 2
Agence de la santé publique du Canada. Résumé : Estimations de la prévalence et de l’incidence du VIH au Canada, 2011. Ottawa : Division de la surveillance et de l’épidémiologie et Division des lignes directrices professionnelles et des pratiques de santé publique, Agence de la santé publique du Canada; 2012. [consulté le 26 sept. 2014]. Accessible à l’adresse suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/survreport/estimat2011-fra.php.
note 3
Agence de la santé publique du Canada. Définitions nosologiques des maladies transmissibles faisant l’objet d’une surveillance nationale – Relevé des maladies transmissibles au Canada, 2009. Nov.; 35S2:86-87.
note 4
Les cas de sida doivent être conformes à la définition des cas faisant l’objet d’une surveillance nationale, comme il est décrit dans le document : Agence de la santé publique du Canada. Définitions nosologiques des maladies transmissibles faisant l’objet d’une surveillance nationale – Relevé des maladies transmissibles au Canada, 2009. Nov.; 35S2:86-87.
note 5
Base de données des maladies à déclaration obligatoire. Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses. Accessible à l’adresse : http://nddb.ca/diseaseinfo/search/search-disease#search-disease [consulté le 7 avril 2014].
note 6
Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements sur le test de dépistage systématique du VIH dans le cadre de l’EMI à l’adresse suivante : http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/partenariat/md/pdf/IEMI_VIH.pdf.
note 7
Forbes, JC, Limenti, AM, Singer J, Brophy, JC, Bitnun, A, Samson, LM, de l’argent, DM, Lee, TCK, Lapointe, ND, Read, SE, CPARG. A national review of vertical HIV transmission. AIDS.2012 26(6):757-63. doi : 10,1097/QAD.0b013e328350995c.
note 8
Schneider, E, Whitmore, S, Glynn, MK, Dominguez, K, Mitsch, A, McKenna, MT (2008). Revised Surveillance Case Definitions for HIV Infection Among Adults, Adolescents, and Children Aged < 18 Months and for HIV Infection and AIDS Among Children Aged 18 Months to < 13 Years —United States, Morbidity and Mortality Weekly Report [Internet] 5 déc. 2008 [consulté le 8 août 2014]; 57:1-16. Accessible à l’adresse suivante : http://www.cdc.gov/mmwr/pdf/rr/rr5710.pdf.
note 9
Statistique Canada. Statistique de l’état civil – Base de données sur les décès [Internet]. 2013 [mise à jour le 24 septembre 2013; consulté le 11 juillet 2014]. Accessible à l’adresse suivante :
http://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=3233
note 10
Citoyenneté et Immigration Canada. Faits et chiffres 2012 – Aperçu de l’immigration : Résidents permanents et temporaires – Résidents permanents [Internet]. 2013 [mise à jour le 7 août 2013; consulté le 5 juin 2014]. Accessible à l’adresse suivante : http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/statistiques/faits2012/permanents/01.asp
note 11
Citoyenneté et Immigration Canada. Faits et chiffres 2012 – Aperçu de l’immigration : Résidents permanents et temporaires – Résidents temporaires [Internet]. 2013 [mise à jour le 7 août 2013; consulté le 5 juin 2014]. Accessible à l’adresse suivante : http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/statistiques/faits2012/temporaires/01.asp
note 12
Citoyenneté et Immigration Canada – Base de données sur le VIH, en date de juin 2013. Reproduit et distribué avec la permission de Citoyenneté et Immigration Canada.
note 13
Citoyenneté et Immigration Canada, Base de données sur le VIH de CIC, en date de mai 2013. Reproduit et distribué avec la permission de Citoyenneté et Immigration Canada.
note 14
Citoyenneté et Immigration Canada, base de données des avis provinciaux et étrangers de l’Unité de liaison avec les autorités de la santé publique relatifs aux évaluations de l’état de santé après l’arrivée de la Direction générale de la santé de CIC, le 9 janvier 2013. Reproduit et distribué avec la permission de Citoyenneté et Immigration Canada.