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La Division de la surveillance et de l'évaluation des risques a rédigé ce rapport en se fondant sur des renseignements confidentiels non nominatifs concernant les tests positifs pour le VIH et les cas de sida diagnostiqués qui ont été fournis par l'ensemble des provinces et des territoires du Canada.
Les cas d'infection par le VIH et de sida sont classés dans une seule catégorie d'exposition selon une hiérarchie des facteurs de risque. Lorsque plus d'un facteur de risque est signalé, le cas est classé selon la catégorie d'exposition qui figure en premier (ou le plus haut) dans la hiérarchie. Par exemple, un utilisateur de drogues par injection (UDI) peut également être à risque d'infection par le VIH à cause de ses activités hétérosexuelles. L'injection de drogues est considérée comme l'activité la plus risquée même si ces personnes peuvent également être à risque d'infection par le VIH en raison de leurs activités sexuelles. La seule exception est celle des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRSH) et qui se sont également injecté des drogues. Ces cas sont classés dans la catégorie d'exposition combinée HRSH/UDI.
Les catégories d'exposition sont définies de la manière suivante :
HRSH Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres
HRSH/UDI Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et qui se sont injecté des drogues.
UDI Utilisateurs de drogues par injection.
Sang/produits sanguins
Contact hétérosexuel
Exposition professionnelle : Exposition à du sang ou à des liquides organiques contaminés par le VIH ou au virus concentré dans un milieu professionnel. Cette catégorie ne comprend que les cas de sida déclarés et non les cas d'exposition professionnelle déclarés positifs aux tests pour le VIH, qui sont classés dans la catégorie Autres. Pour obtenir plus de renseignements sur les cas d'exposition professionnelle, on peut consulter le Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC)1,2.
Transmission périnatale : Transmission du VIH d'une mère infectée à son enfant in utero, durant l'accouchement ou par l'allaitement maternel.
Autres : Cette catégorie est utilisée pour classer les cas dont le mode de transmission du VIH est connu mais qui ne peuvent être classés dans aucune des grandes catégories d'exposition présentées ici - par exemple, une femme qui reçoit du sperme d'un donneur séropositif.
ARS (aucun risque signalé) : Lorsque les antécédents d'exposition au VIH par l'un des modes énumérés sont inconnus ou qu'il n'y a aucun antécédent signalé. Cette catégorie d'exposition peut inclure les cas qui font actuellement l'objet d‘un suivi de la part des services de santé locaux, ceux dont les antécédents sont incomplets parce qu'ils sont décédés, ont refusé d'être interrogés ou ont échappé au suivi et ceux qui sont incapables d'identifier un mode de transmission.
Non indiquée : Dans certaines provinces, il est impossible de communiquer l'information concernant la catégorie d'exposition. Ces cas sont classés sous la rubrique non indiquée. Cela ne s'applique qu'aux tests positifs pour le VIH et non pas aux cas de sida déclarés.
Un délai peut s'écouler entre le moment où une personne reçoit un résultat positif au test pour le VIH ou un diagnostic de sida et le moment où l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) reçoit les résultats. On appelle ce délai « retard de déclaration ». Les cas de sida prenant en compte les retards de déclaration sont habituellement présentés lors des rapports de surveillance de fin d'année. L'attention accrue portée à la surveillance du VIH dans un certain nombre de provinces, comme nous l'avons indiqué dans un rapport de surveillance antérieur, a contribué à amplifier l'incertitude associée aux méthodes courantes utilisées pour estimer le retard de déclaration des cas de sida. L'ASPC étudie actuellement un processus amélioré d'estimation de la sous-déclaration et des retards de déclaration des cas diagnostiqués de sida et compte publier des résultats obtenus avec ces méthodes dans de prochains rapports.
Le nombre de cas de sida déclarés et de tests positifs pour le VIH
à un moment donné ne correspond pas nécessairement au nombre total de cas de sida diagnostiqués ou d'infections par le VIH. Cet écart s'explique par le fait que certaines personnes séropositives ou atteintes du sida ne sont jamais déclarées à l'ASPC. On parle alors de sous-déclaration de cas.
Les changements dans le nombre de tests positifs pour le VIH qui sont déclarés ainsi que les tendances observées doivent être interprétés avec prudence. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer. Mentionnons notamment les changements dans les profils de dépistage (p. ex. qui subit un test de dépistage et quand), une meilleure élimination des enregistrements en double et le retard de déclaration. Il faut considérer avec prudence la distribution des proportions de tests positifs pour le VIH dans les diverses catégories d'exposition en raison du grand nombre de résultats pour lesquels la catégorie d'exposition ou le sexe n'a pas été indiqué.
Il est difficile d'éliminer les enregistrements en double étant donné que la déclaration des cas d'infection par le VIH est non nominative (le nom de la personne n'est pas indiqué) dans certaines provinces et certains territoires. Dans la mesure du possible, les provinces et les territoires revoient périodiquement les données concernant les cas de séropositivité révélés par les tests pour déceler les enregistrements en double et rendre compte le plus fidèlement possible du nombre de nouveaux cas de séropositivité observés. Les enregistrements en double des tests positifs pour le VIH (tests répétés pour la même personne séropositive) donnent lieu à une surestimation du nombre de résultats positifs pour le VIH signalés. L'élimination des enregistrements en double a varié pendant la période de 1985 à 1994. Les tendances annuelles au cours de cette période ne sont pas présentées ici parce que la comparaison des taux annuels pendant cette période n'est pas nécessairement valide.
Le Québec ne déclare que les tests positifs pour le VIH dont il est certain qu'ils ne sont pas enregistrés en double. Donc, pour cette province, le nombre de tests positifs pour le VIH publié dans le présent rapport correspond au nombre minimal de sujets séropositifs pour le VIH. Le nombre de tests positifs pour le VIH déclarés au Québec sera en réalité plus élevé que ce qui est présenté dans le rapport, mais les enregistrements en double n'ont pu être éliminés pour la majorité des autres cas signalés au Québec. Aussi le nombre de cas de VIH déclarés est une sous-estimation du nombre réel de diagnostics d'infection par le VIH au Québec. Cette situation pourrait changer dans l'avenir, puisqu'au Québec les cas d'infection par le VIH ne doivent être déclarés que depuis avril 2002.
Des enfants de moins de deux ans qui étaient séropositifs au moment où ils ont subi le test pourraient s'avérer séronégatifs au moment du test final pour le VIH. C'est pourquoi les tests positifs effectués au Québec et à Terre‑Neuve-et-Labrador ne comprennent pas les sérologies positives des nourrissons. Toutefois, dans la plupart des autres provinces et territoires, il est possible de confirmer l'infection par le VIH chez les enfants de moins de 18 mois. Dans ces provinces et territoires, les tests positifs peuvent inclure ceux des enfants de moins de deux ans.
En Ontario, le nombre de nourrissons nés de mères infectées par le VIH est inclus dans les tableaux sur les diagnostics d'infection par le VIH fondés sur les résultats sérologiques, lesquels comprennent le test de détection des anticorps anti-VIH et la méthode d'amplification en chaîne par polymérase (ACP). Seuls les cas confirmés de nourrissons infectés par le VIH sont inclus.
Dans les rapports précédents, les données de l'Ontario comprenaient tous les nourrissons nés de mères infectées par le VIH dont le test positif pour la présence d'anticorps avait été confirmé. Comme il est possible que certains de ces nourrissons n'aient pas été réellement infectés, cette observation a fait l'objet d'une note de bas de page dans les rapports précédents. Pour l'ensemble du Canada, ce problème a été contrôlé
en éliminant les enfants âgés de moins de deux ans du diagnostic. Cependant, cette méthode supprime également les enfants qui sont réellement infectés par le VIH. En juillet 2006, l'Ontario a passé en revue cette situation afin d'essayer de n'inclure que les nourrissons réellement infectés par leur mère. À cet égard, le moment où le test de détection
des anticorps anti-VIH a été effectué (c.‑à‑d. > 18 mois VS plus tôt) et d'autres résultats sérologiques, y compris par l'ACP et le test de dépistage de l'antigène p24, ont été pris en compte.
Cette revue a permis de détecter un grand nombre d'enregistrements en double qui n'avaient pas été reconnus auparavant. Pour les éliminer, l'Ontario a considéré que les cas multiples d'enfants ayant la même date de naissance et le même sexe, nés dans la même unité de santé publique n'étaient en fait qu'un seul cas. En conséquence, l'Ontario n'a inclus que les cas uniques de nourrissons nés de mères infectées par le VIH, lesquels sont réellement infectés, dans les données d'analyse jusqu'à décembre 2005 et dans toutes les analyses suivantes. L' élimination des cas d'enfants passivement infectés et des enregistrements en double a été appliquée rétrospectivement à tous les cas rapportés depuis 1985. En raison de ces changements et peut-être d'autres facteurs, l'Ontario a relevé des anomalies mineures dans les données des rapports précédents de l'Ontario, principalement chez les personnes de moins de 15 ans diagnostiquées de 1985 à 2000. Ces anomalies sont en cours de rectification par la validation continue des données; les corrections qui en résulteront seront incluses dans les analyses futures.
La communication de données sur l'origine ethnique comporte plusieurs limites; il faut donc faire preuve de prudence dans l'interprétation de ces données.
Lorsque l'on examine les données sur le VIH, il importe de tenir compte du fait que l'on ne dispose pas de données sur l'origine ethnique pour toutes les provinces et territoires. Au nombre des provinces et territoires qui fournissent des données sur l'origine ethnique dans les rapports de test positif pour le VIH figurent la Colombie-Britannique, le Yukon, l'Alberta, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, la Saskatchewan, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador.
Étant donné les divergences entre les rapports, il importe de garder à l’esprit que les renseignements sur l’origine ethnique contenus dans les rapports de test positif pour le VIH ne devraient pas être considérés comme représentatifs de l’ensemble de la population canadienne. Il faut également se rappeler que les sources des rapports de test positif pour le VIH contenant des données sur l’origine ethnique proviennent de régions où certains groupes ethniques sont plus nombreux que dans d’autres régions du Canada. Il peut donc y avoir des différences dans la représentation de certaines collectivités.
Lorsqu'une infection à VIH est confirmée ou que le sida est diagnostiqué, on incite les soignants à consulter les personnes atteintes pour déterminer l'origine ethnique de celles-ci afin d'éviter des erreurs de classification. En outre, l'origine ethnique doit être déterminée à partir d'une liste définie, ce qui peut limiter artificiellement les choix et fausser les renseignements. Il se peut aussi que des patients refusent de révéler leur origine ethnique, ce qui donnerait lieu à une sous-représentation chez certains groupes.
Les écarts entre le nombre de décès signalés parmi les cas de sida déclarés selon l'ASPC et le nombre de decès attribués à l'infection à VIH selon Statistique Canada sont dus à un certain nombre de facteurs : 1) la sous-déclaration à l'ASPC des cas de sida et des décès parmi les cas de sida déclarés; 2) les retards de déclaration à l'ASPC des cas de sida et des décès parmi les cas de sida; 3) les différences quant à la définition des décès utilisée selon la base de données, et 4) les inexactitudes possibles lors du codage de la cause du décès dans les statistiques de l'état civil. De plus, il importe de tenir compte du fait que l'année du décès est inconnue pour plusieurs cas de sida déclarés et qu'elle ne sera donc pas incluse dans les tableaux où une telle année est indiquée pour les décès déclarés à l'ASPC.
Larticle suivant comporte des renseignements additionnels sur les décès attribuables à l'infection à VIH : Schanzer D., Trends in HIV/AIDS mortality in Canada, 1987-1998. Revue canadienne de santé publique, 2003; 94(2):135-139.
Sida. Syndrome d'immunodéficience acquise.
VIH. Virus de l'immunodéficience humaine.
Incidence. Nombre de nouveaux cas d'une maladie donnée survenant au cours d'une période déterminée.
Prévalence. Nombre de personnes atteintes de la maladie qui sont vivantes au cours d'une période déterminée.
Déclaration non nominative. Système de déclaration des cas dans lequel aucun nom ou renseignement signalétique n'est fourni aux responsables de la santé publique lorsque les cas de VIH/sida sont déclarés.
Décès dus à l'infection à VIH (codes 042 à 044 de la CIM-9 et codes B20 à B24 de la CIM-10). Au Canada, les registres des décès sont tenus par les registraires de l'état civil provinciaux et territoriaux et sont codés par les provinces et les territoires ou par Statistique Canada à l'aide de la neuvième et la dixième édition de la Classification internationale des maladies (CIM-9 et CIM-10). Les données sur les décès déclarés dus à l'infection à VIH au Canada (correspondant aux codes 042 à 044 de la CIM-9) sont disponibles de 1987 à 1999. Les décès dus à l'infection à VIH depuis 2000 correspondent aux codes B20 à B24 de la CIM-10. Voir l'analyse et les limites de ces données à la Section IVb.
Prévalence du VIH. Nombre de personnes vivant avec le VIH au cours d'une période déterminée.
Incidence du VIH. Nombre de nouvelles infections par le VIH survenues dans la population au cours d'une période donnée.
Rapports de tests positifs pour le VIH. Documents du laboratoire indiquant un diagnostic de séropositivité chez une personne. Les rapports de tests positifs pour le VIH (nouveaux diagnostics de séropositivité déclarés) qui sont reçus subséquemment par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) sont indiqués dans le présent rapport.
Incidence du VIH par rapport aux tests positifs pour le VIH. Ce rapport fournit de l'information SEULEMENT sur les tests positifs pour le VIH qui sont envoyés à l'ASPC. Ces données ne représentent pas le nombre total de personnes infectées par le VIH, puisque ce ne sont pas toutes les personnes infectées par le VIH qui ont subi un test (chez lesquelles l'infection a été diagnostiquée).
En outre, le nombre de tests positifs pour le VIH dans une année donnée est composé en partie de personnes infectées au cours de l'année en question, mais aussi de personnes infectées au cours des années antérieures mais déclarées cette année-là à l'ASPC. De plus, certaines personnes qui sont infectées au cours d'une année donnée seront diagnostiquées (résultat positif au test pour le VIH) la même année, mais la majorité ne sera diagnostiquée qu'au cours d'une année subséquente. Par conséquent, la relation entre l'incidence du VIH et les tests positifs pour le VIH est fonction du recours au test de dépistage, qui est déterminé par de nombreux facteurs. Aussi ne faut-il pas parler d'incidence du VIH (nouvelles infections) lorsqu'on fait référence aux tests positifs pour le VIH, mais plutôt de nouveaux diagnostics signalés à l'ASPC.
Définition du sida aux fins de la surveillance au Canada. Cette définition sert de critère normalisé pour l'inclusion et l'exclusion des rapports de cas dans la base de données de surveillance du sida. Un cas de sida est défini par un résultat positif au test pour le VIH et par la survenue d'une ou de plusieurs maladies cliniques définies qui sont caractéristiques d'un déficit immunitaire. Le lecteur trouvera plus de renseignements à ce sujet dans le RMTC1.
Total cumulatif des cas de sida. Nombre total des cas de sida survenus au Canada depuis le début de l'épidémie. Le nombre cumulatif réel de cas de sida diffère du nombre total indiqué dans ce rapport en raison des retards de déclaration et de la sous-déclaration des cas.
Total cumulatif des cas de sida déclarés. Nombre total de cas de sida survenus au Canada depuis le début de l'épidémie tel qu'il figure dans la base de données de surveillance du sida à compter de 1979 jusqu'à la fin de la période de déclaration en cours. Le total cumulatif des cas de sida déclarés ne représente qu'une fraction du total cumulatif des cas de sida.
Date du diagnostic de sida. Date à laquelle est survenue la première manifestation d'au moins une des maladies cliniques énumérées dans la définition du sida aux fins de la surveillance au Canada, selon la déclaration du médecin pour un patient infecté par le VIH. Si plusieurs maladies ont été diagnostiquées à des époques différentes, la première de ces dates sera utilisée comme date de diagnostic du sida dans le présent rapport.
Date de déclaration du cas de sida. Date à laquelle un cas de sida diagnostiqué est entré dans la base de données de surveillance du sida.
Cas de sida déclarés par année de diagnostic. Ventilation du total cumulatif des cas de sida déclarés selon l'année de diagnostic. Le nombre de cas de sida diagnostiqués mais non déclarés est plus élevé pour les années les plus récentes en raison des retards de déclaration.
Cas de sida déclarés par année de déclaration. Ventilation du total cumulatif des cas de sida déclarés par année de déclaration. S'il n'y a aucun retard de déclaration, ce total concorderait avec le total annuel de cas de sida déclarés par année de diagnostic. Plus l'écart est important entre ces deux chiffres, plus le problème des retards de déclaration est important.
Décès signalés parmi les cas de sida déclarés. Mise à jour au dossier d'un cas de sida antérieurement déclaré à l'ASPC, qui entraîne un changement dans le statut vital. Voir l'analyse et les limites à la Section IV.
Retard de déclaration des cas de sida. Délai écoulé entre le moment où le diagnostic de sida est posé et celui où le cas est déclaré.La moitié des cas inclus dans le total cumulatif des cas de sida déclarés ont un retard de déclaration de moins de neuf mois, mais, dans un cas, ce retard a atteint 13 ans.
Cas de sida ajustés en fonction du retard de déclaration. En appliquant une analyse statistique aux retards de déclaration des années antérieures, il est possible d'estimer le nombre de cas de sida diagnostiqués chaque année qui finiront par être déclarés. Cette méthode permet d'avoir une idée du nombre de cas non déclarés, ce qui est important pour l'interprétation de la tendance, laquelle pourrait révéler des changements dans l'établissement du diagnostic, depuis l'infection à VIH jusqu'au sida. Cette méthode ne permet cependant pas d'évaluer les cas diagnostiqués qui n'ont jamais été déclarés.
Cas de sida non déclarés. Il s'agit du nombre de cas de sida diagnostiqués qui n'ont jamais été déclarés. Certains de ces cas font l'objet d'un retard de déclaration et finiront par être déclarés, mais d'autres ne le seront peut-être jamais.
Note : Le dernier mise-à-jour de cette liste a été fait en mars 2007
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