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ARCHIVÉ - Rapport d’étape sur le VIH/sida et les populations distinctes : Autochtones

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Chapitre 2 – Profil démographique

Ce chapitre a pour objet de fournir de l’information contextuelle sur certaines caractéristiques démographiques des Autochtones (situation géographique, âge, langue, niveau de scolarité, situation d’emploi, revenu et état de santé) pour jeter les bases de l’approche axée sur les déterminants de la santé utilisée dans le présent rapport et mieux cerner le contexte du VIH/sida chez les Autochtones.

Notes sur les données utilisées dans le présent chapitre

Les membres des Premières nations comprennent ceux qui sont inscrits en vertu de la Loi sur les Indiens(les Indiens inscrits) et ceux qui ne le sont pas (les Indiens non inscrits). Les membres des Premières nations peuvent résider dans une réserve ou hors réserve. Ces distinctions ont des conséquences importantes, car les données du recensement utilisées dans ce chapitre se rapportent à ceux qui se déclarent membres des Premières nations (vivant dans une réserve ou hors réserve), tandis que les autres renseignements (comme les données sur la santé ou celles de l’Enquête auprès des peuples autochtones) portent sur des groupes précis d’Autochtones, comme les Indiens inscrits qui vivent dans une réserve, ou ceux – inscrits ou non – qui vivent hors réserve.

Les données du présent chapitre sont tirées de plusieurs sources, notamment le Recensement du Canada de 2006, l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006, le Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada de 2005 de Santé Canada et l’Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières Nations de 2002-2003. Dans son recensement, Statistique Canada indique que le terme « Autochtone » comprend les personnes qui s’identifient à au moins un groupe autochtone (Premières nations, Inuits ou Métis) et celles qui sont des Indiens inscrits ou des membres d’une Première nation ou d’une bande indienne [1]. Il est important de noter que 22 collectivités des Premières nations n’ont pas été complètement dénombrées par le recensement de 2006 et que, par conséquent, elles ne sont pas comprises dans les données présentées dans le présent chapitre. Il faut aussi noter que le recensement utilise une définition du mot Métis plus large que celle du Conseil national des Métis. En conséquence, dans le présent chapitre, l’information sur les Métis peut différer de celle du registre du Conseil national [2].

2.1 Taille de la population et croissance des projets

Dans le recensement de 2006, plus de 1,1 million de personnes se sont dites Autochtones, soit 3,8 % de la population canadienne totale. Près de 60 % des Autochtones déclarent faire partie du groupe des Premières nations, 33 % des Métis et 4 % des Inuits8 [3].

La population autochtone augmente plus rapidement que la population non autochtone. De 1996 à 2006, la population autochtone a augmenté de 45 %, presque six fois plus vite que la population non autochtone. La population des Métis a augmenté de 91% de 1996 à 2006, soit la plus forte croissance des trois groupes autochtones. Cette croissance est attribuable au taux de natalité plus élevé et à la tendance croissante des Métis à s’identifier comme tels dans le recensement [2]. Le nombre de membres des Premières nations et d’Inuits a également augmenté considérablement de 1996 à 2006, soit de 29 % chez les Premières nations et de 26 % chez les Inuits [3]. Statistique Canada prévoit qu’en 2017, la population autochtone représentera plus de 4% de l’ensemble de la population canadienne [4].

2.2 Lieu de résidence

En 2006, environ 80 % des Autochtones vivaient en Ontario ou dans l’une des quatre provinces de l’Ouest (se reporter à la figure 1). La section qui suit fournit des renseignements sur le lieu de résidence des membres des Premières nations, des Inuits et des Métis.

Figure 1 : Répartition des populations des Premières nations, des Inuits et des Métis par province et par territoire (n=1 138 250)

Figure 1 : Répartition des populations des Premières nations, des Inuits et des Métis par province et par territoire (n=1 138 250)

Équivalent texte

Source : [1]

Ce tableau n’inclut pas les réponses autochtones multiples et les réponses autochtones non incluses ailleurs.

2.2.1 Premières nations

En 2006, les membres des Premières nations se trouvaient principalement en Ontario (23 %), en Colombie-Britannique (19 %), au Manitoba (14 %), en Alberta (14 %) et en Saskatchewan (13 %) [3]. En outre, environ 9 % des membres des Premières nations vivaient au Québec en 2006, tandis que 5 % vivaient dans les quatre provinces de l’Est. Moins de 3 % de la population des Premières nations se trouvait dans le Nord du pays, surtout dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon.

On compte au Canada plus de 600 collectivités des Premières Nations. Selon le recensement de 2006, environ 40 % de la population des Premières Nations vit dans des réserves. Toutefois, si on n’inclut dans ce calcul que les indiens inscrits, le recensement indique qu’en 2006,  52 % d’entre eux vivaient dans une réserve.

En 2006, environ les trois quarts (78 %) des membres des Premières nations vivaient hors réserve en milieu urbain et 21 % en milieu rural [3].

2.2.2 Inuits

Le Canada compte plus de 50 collectivités inuites situées dans les quatre régions inuites : Inuvialuit, Nunavut, Nunavik et Nunatsiavut. Ces régions s’étalent sur deux provinces et deux territoires du Nord du pays (se reporter à la figure 2). Les Inuits forment la majorité de la population dans chacune de ces régions. En 2006, plus des trois quarts de la population inuite (78 %), soit environ 40 000 personnes, vivaient dans l’une de ces quatre régions. Près de la moitié des Inuits résidaient au Nunavut (49 %), 19 % au Nunavik, 6 % dans l’Inuvialuit et 4 % au Nunatsiavut [3].

Figure 2 : Régions inuites du Canada

Figure 2 : Régions inuites du Canada

Équivalent texte

Source : [5]

De 1996 à 2006, le nombre d’Inuits vivant en milieu urbain hors des quatre régions inuites a augmenté de 60 %. En 2006, environ 17 % des Inuits vivaient en milieu urbain hors des quatre régions inuites, principalement à Ottawa-Gatineau, à Yellowknife, à Edmonton, à Montréal et à Winnipeg [3].

2.2.3 Métis

Près de 90 % des personnes qui se sont identifiées comme Métis dans le recensement de 2006 résidaient en Ontario ou dans l’une des quatre provinces de l’Ouest, (22 % en Alberta, 19 % en Ontario, 18 % au Manitoba, 15 % en Colombie-Britannique et 12 % en Saskatchewan). Une autre tranche de 7 % des Métis résident au Québec, tandis que près de 5 % résident dans l’une des quatre provinces de l’Est. Un pour cent des Métis vivaient dans les territoires (Territoires du Nord-Ouest, Yukon et Nunavut) en 2006 [1].

En 2006, 69 % des Métis vivaient en milieu urbain. Toutefois, les Métis étaient deux fois plus susceptibles que les citadins non autochtones de vivre dans de petits centres urbains plutôt que dans de grandes villes (41 % de citadins Métis contre 20 % de citadins non autochtones).

2.2.4 Mobilité de la population, logement et itinérance

Le recensement de 2006 révèle que les Autochtones déménagent un peu plus souvent que les non-Autochtones. Au moment du recensement de 2006, la majorité des Autochtones (81 %) ont déclaré qu’ils vivaient à la même adresse que l’année précédente, à peine moins que les non-Autochtones (86 %) [3].

Il est important de noter que le recensement ne comprend pas toutes les populations des sans‑abri ou des itinérants, car ces groupes sont difficiles à recenser. Par conséquent, il est possible que les données du recensement soient inférieures au nombre réel des sans-abri et des itinérants autochtones. On estime entre 150 000 et 300 000 le nombre des sans-abri au Canada [6], et tout indique que les Autochtones sont surreprésentés au sein de cette population [6, 7]. Les chiffres sur les sans-abri de divers centres urbains du Canada indiquent que les Autochtones représentent 16 % des sans-abri à Toronto, 30 % à Vancouver, 38 % à Edmonton et 62 % à Winnipeg [7].

La surpopulation et la rareté des logements sont également des problèmes importants chez les Autochtones. Selon le recensement de 2006, 38 % des Inuits des quatre régions inuites vivaient dans des logements surpeuplés9, comparativement à 3 % des non-Autochtones [3]. Le plan d’action de dix ans sur le logement des Inuits du gouvernement du Nunavut, créé en 2004, indique que 39 % des Inuits du Nunavut ne vivent pas dans un logement acceptable et ne sont pas en mesure de le faire [8]. Le recensement de 2006 indique également qu’un grand nombre des membres des Premières Nations vivent dans des logements surpeuplés. Cette proportion est de 26 % chez ceux qui vivent dans une réserve et de 7 % chez ceux qui vivent hors réserve [3]. Le recensement a révélé que le pourcentage des Métis vivant en milieu urbain et occupant un logement surpeuplé est à peu près le même qu’au sein de la population non autochtone (3 %). Toutefois, le pourcentage des Métis occupant un logement surpeuplé en milieu rural est plus élevé que chez les non-Autochtones (5 % par rapport à 1 %) [3].

2.3 Âge

La moyenne d’âge des Autochtones est moins élevée que celle des non-Autochtones. Près de la moitié (48 %) des Autochtones sont des enfants et des jeunes de moins de 24 ans, comparativement à 31 % chez les non-Autochtones. L’âge médian des non‑Autochtones est de 40 ans, alors que celui des Autochtones est de 27 ans. Cette différence existe également entre les Métis (30 ans), les Premières Nations (25 ans) et les Inuits (22 ans) [3].

On compte également moins de personnes âgées chez les Autochtones que chez les non‑Autochtones. En 2006, celles-ci représentaient 13 % des non‑Autochtones, mais seulement 5 % des Autochtones. Toutefois, de 1996 à 2006, le nombre d’aînés autochtones a doublé [3].

2.4 Sexe biologique

Les femmes et les filles représentent un peu plus de la moitié (51 %) des Autochtones du Canada. Ce chiffre est comparable à l’ensemble du reste de la population [3].

2.5 Langue

2.5.1 Premières nations

Les Premières Nations parlent plus de 60 langues différentes qui peuvent être regroupées en plusieurs familles linguistiques, dont l’algonquin, l’athapaskan, le sioux, le salish, le tsimshian, le wakashan, l’iroquoïen, l’haïda, le kutenai et le tlingit. En 2006, près de 30 % des membres des Premières Nations pouvaient avoir une conversation dans une langue autochtone. Ceux qui vivaient dans les réserves étaient plus susceptibles de pouvoir converser dans une langue autochtone (51 %) que ceux qui vivaient hors réserve (12 %). Un pour cent des membres des Premières Nations recensés ne pouvaient s’exprimer que dans une langue autochtone [3].

En 2006, le cri était la langue autochtone la plus parlée chez les membres des Premières nations; 12,5 % d’entre eux pouvaient parler cette langue. Suivaient l’ojibway, l’oji-cri et le montagnais-naskapi, qui font toutes partie de la famille des langues algonquines. Les autres langues parlées par moins de 10 000 personnes comprennent le déné (de la famille des langues athapascanes), le mi’kmaq (de la famille des langues algonquines), les langues sioux (dakota/sioux) et l’attikamek (famille des langues algonquines).  

2.5.2 Inuits

Le recensement de 2006 révèle que la majorité (69 %) des Inuits sont en mesure de parler l’inuktitut10. Les Inuits vivant en milieu urbain sont généralement moins susceptibles de parler l’inuktitut que ceux qui vivent dans le Nord. En 2006, 84 % des personnes vivant dans l’une des quatre régions inuites ont déclaré pouvoir parler l’inuktitut, comparativement à 15 % des Inuits vivant en milieu urbain. De même, 63 % des Inuits vivant dans l’une des quatre régions inuites ont déclaré que l’inuktitut était la principale langue parlée à la maison, comparativement à seulement 4 % des Inuits vivant en milieu urbain [3].

2.5.3 Métis

En 2006, environ 4 % des Métis parlaient une langue autochtone, principalement le cri, suivi du déné et de l’ojibway. Selon le recensement de 2006, il existe moins de 1 000 locuteurs des autres langues autochtones, y compris le michif, langue traditionnelle des Métis qui combine principalement le cri et le français [3]. 

2.6 Niveau de scolarité

Selon le recensement de 2006, environ un tiers des Autochtones de 25 à 64 ans n’avaient pas terminé leurs études secondaires, comparativement à 15 % dans la population canadienne totale du même groupe d’âge. En outre, pour 21 % des Autochtones, le diplôme d’études secondaires est le plus haut niveau de scolarité atteint, comparativement à 24 % de l’ensemble des Canadiens. En 2006, environ 44 % des Autochtones avaient obtenu un diplôme d’études postsecondaires (p. ex. un certificat de formation professionnelle ou un diplôme d’études collégiales ou universitaires), comparativement à 61 % de l’ensemble des Canadiens [9].

Figure 3 : Pourcentage des membres des Premières nations, des Inuits, des Métis et de l’ensemble des Canadiens, par niveau de scolarité

Figure 3 : Pourcentage des membres des Premières nations, des Inuits, des Métis et de l’ensemble des Canadiens, par niveau de scolarité

Équivalent texte

Source : [9]

2.6.1 Premières nations

En 2006, 38 % des membres des Premières Nations de 25 à 64 ans avaient un niveau de scolarité inférieur au diplôme d’études secondaires, 20 % avaient un diplôme d’études secondaires et environ 42 % avaient un diplôme d’études postsecondaires [9].

2.6.2 Inuits

En 2006, 51 % des Inuits de 25 à 64 ans avaient un niveau de scolarité inférieur au diplôme d’études secondaires, 13 % avaient un diplôme d’études secondaires et environ 36 % avaient un diplôme d’études postsecondaires [9].

2.6.3 Métis

En 2006, un peu plus du quart des Métis de 25 à 64 ans avaient un niveau de scolarité inférieur au diplôme d’études secondaires, près du quart avaient un diplôme d’études secondaires et la moitié avaient un diplôme d’études postsecondaires [9].

2.7 Emploi

Même si les Autochtones ont connu une augmentation de leur taux d’emploi de 2001 à 2006, ils continuent d’avoir des taux moins élevés que la population non autochtone. En 2006, le taux d’emploi des Autochtones adultes âgés de 25 à 54 ans était de 66 % en comparaison de 82 % dans la population non autochtone pour le même groupe d’âge. En 2006, les Autochtones étaient deux fois plus susceptibles d’être chômeurs que les adultes non autochtones [10].

2.7.1 Premières nations

Le taux d’emploi des membres des Premières nations âgés de 25 à 54 ans était de 61 % en 2006. Environ les deux tiers (66 %) des membres des Premières nations vivant hors réserve avaient un emploi, en comparaison de 52 % de ceux vivant dans une réserve [10].

2.7.2 Inuits

Environ 61 % des Inuits âgés de 25 à 54 ans avaient un emploi en 2006. Le taux de chômage des Inuits âgés de 25 à 54 ans était de 19 %, en comparaison de 5 % chez les adultes non autochtones en 2006 [10].  

2.7.3 Métis

Environ 75 % des Métis âgés de 25 à 54 ans avaient un emploi en 2006. Parmi les trois groupes autochtones, ce sont les Métis qui, pour cette tranche d’âge, présentaient le taux de chômage le plus bas, à 8 %, mais celui-ci était quand même supérieur à celui des adultes non autochtones (à 5 %) [10].

2.8 Revenu

D’après le recensement de 2006, le revenu médian annuel des Autochtones est inférieur à celui de l’ensemble de la population canadienne. En 200511, le revenu médian annuel des Autochtones âgés de 15 ans et plus était de 16 796 $, tandis que celui de l’ensemble de la population canadienne était de  25 618 $. Comme dans l’ensemble de la population canadienne, le revenu médian annuel des hommes autochtones était supérieur (18 787 $) à celui des femmes autochtones (15 682 $).

Figure 4 : Revenu médian annuel des membres des Premières nations, des Inuits, des Métis et de l’ensemble des Canadiens, âgés de 15 ans et plus, en 2005

Figure 4 : Revenu médian annuel des membres des Premières nations, des Inuits, des Métis et de l’ensemble des Canadiens, âgés de 15 ans et plus, en 2005

Équivalent texte

Source : [11]

2.8.1 Premières nations

En 2005, le revenu médian annuel des personnes s’étant déclarées membres des Premières nations au recensement de 2006 était de 14 517 $, un montant considérablement inférieur à celui de l’ensemble de la population canadienne. Il était presque le même chez les femmes et les hommes qui ont déclaré être membres des Premières nations (revenu annuel de 14 516 $ et de 14 520 $ respectivement) [11].

2.8.2 Inuits

D’après le recensement de 2006, le revenu médian annuel des Inuits était de 16 969 $ en 2005. On note un léger écart salarial entre les hommes et les femmes. En 2005, le revenu médian annuel des femmes inuites était de 16 599 $ tandis que celui des hommes était de 17 425 $ [11].

2.8.3 Métis

En 2005, le revenu médian annuel des personnes s’étant déclarées Métis (à 20 936 $) au recensement de 2006 était supérieur à celui des personnes s’étant déclarées membres des Premières nations ou Inuits. L’écart salarial entre les hommes et les femmes était plus important chez les Métis que chez les membres des Premières nations et les Inuits. Le revenu médian annuel des femmes métisses était de 17 520 $, tandis que celui des hommes métis était de 26 466 $, ce qui représente une différence de presque 9 000 $ par année [11].

2.9 État de santé

Cette section donne un aperçu des divers indicateurs de santé dans les populations des Premières nations, des Inuits et des Métis, lorsque ces données sont disponibles. On y aborde la notion de santé principalement à la lumière du modèle biomédical occidental, notamment des indicateurs de santé comme l’espérance de vie et la prévalence de maladies. Il importe de reconnaître que bon nombre d’Autochtones considèrent la santé sous l’angle holistique, un point de vue différent du modèle biomédical occidental. L’approche traditionnelle de la santé adoptée par les Premières nations tient compte de l’importance du lien entre le monde naturel et la recherche, la réalisation et le maintien d’un équilibre dans la vie [12]. Les Métis ont aussi une perspective holistique de la santé [13], selon laquelle [traduction] « il ne peut y avoir de guérison physique si tous les aspects de l’être, y compris le corps et l’esprit, ne sont pas pris en compte et harmonisés » [14]. Selon la vision holistique des Inuits, une bonne santé est fondée sur l’équilibre et l’harmonie des facteurs sociaux, économiques, culturels, environnementaux et biologiques [15]. Selon les Autochtones, une bonne santé est plus que l’absence de maladie. Elle signifie le bien-être et l’équilibre des aspects physique, mental, affectif et spirituel, et repose sur des liens étroits avec la famille, la société et la nature [12;15].

Les chercheurs autochtones et non autochtones reconnaissent l’importance de comprendre les disparités en matière de santé chez les Autochtones dans le contexte des processus historiques et actuels de colonisation [16-18]. Ils ont aussi observé que, [traduction] « le plus souvent, ces disparités étaient directement et indirectement associées à des injustices sociales, économiques, culturelles et politiques, dont le résultat final est un fardeau disproportionné de mauvaise santé et de souffrance sociale dans les populations autochtones du Canada » [17]. Les séquelles des pensionnats et des autres politiques d’assimilation ont aussi eu un impact important sur la santé mentale des Autochtones, de leur famille et de leur collectivité [19;20]. L’information présentée dans cette section, combinée au contenu des chapitres 3 et 4 du présent rapport, devrait brosser un tableau plus complet et plus global de l’état de santé et du bien-être actuels des Autochtones.

Il faut aussi souligner que la quantité restreinte de données sur l’état de santé des Inuits12 et des Métis limite le contenu de cette section. Cette restriction vient d’un certain nombre de facteurs, dont les limitations dans les collectes ou les rapports provinciaux et territoriaux, ainsi que le manque de mécanismes pour assurer la collecte régulière de données spécifiques aux populations inuite et métisse. Actuellement, l’information sur la santé de ces populations est principalement tirée des données des recensements, de sondages comme l’Enquête auprès des peuples autochtones et de la recherche universitaire. Cette section se fonde sur cette information, dans la mesure du possible.

2.9.1 Premières nations

Comme nous l’avons expliqué au début de ce chapitre, les membres des Premières nations sont les personnes inscrites aux termes de la Loi sur les Indiens (Indiens de plein droit ou Indiens inscrits) et celles qui ne sont pas inscrites (Indiens non inscrits). Les membres des Premières nations peuvent aussi vivre dans les réserves ou hors réserve. En raison des différentes manières de recueillir les données, les types de renseignements existants sur la santé de la population des Premières nations diffèrent en fonction des divers segments de cette population (p. ex. Indiens inscrits ou membres des Premières nations vivant hors réserve). Le tableau ci-dessous résume certains indicateurs clés de la santé pour les Indiens inscrits, et les membres des Premières nations vivant dans les réserves et hors réserve.

Indicateurs de la santé des Indiens inscrits, et des membres des Premières nations vivant dans les réserves et hors réserve
Indiens de plein droit ou Indiens inscrits
Espérance de vie En 2001, l’espérance de vie des Indiens et Indiennes de plein droit (ou Indiens inscrits) était de 70,4 et de 75,5 ans respectivement, tandis que celle des hommes et des femmes de l’ensemble de la population canadienne était de 77 ans et de 82,1 ans respectivement. Cela représente un écart de 6,6 ans pour les Indiens et Indiennes inscrits [ 21].
Tuberculose (TB) En 2007, le taux de TB était de 27,9 cas sur 100 000 chez les Indiens inscrits, en comparaison de 1,9 cas sur 100 000 dans la population totale née au Canada et de 0,7 cas dans la population non autochtone née au Canada [ 22].
  Membres des Premières nations vivant dans les réserves Membres des Premières nations vivant hors réserve
Auto-évaluation de l’état de santé 40 % des répondants ont déclaré être en excellente ou en très bonne santé, 27 % ont déclaré que leur état de santé était passable ou mauvais. [ 23]. 53 % des répondants ont déclaré être en excellente ou en très bonne santé; 19 % ont déclaré que leur état de santé était passable ou mauvais [ 24].
Problèmes de santé chroniques 54 % des répondants ont dit avoir un ou plusieurs problèmes de santé chroniques, dont les plus courants étaient l’arthrite ou les rhumatismes (25 %), l’hypertension artérielle (20 %) et l’asthme (9,7%) [ 12]. Près de 20 % des adultes des Premières nations vivant dans les réserves ont reçu un diagnostic de diabète [ 12]. 54 % des répondants ont dit avoir un ou plusieurs problèmes de santé chroniques, dont les plus courants étaient l’arthrite ou les rhumatismes (21 %), l’hypertension artérielle, les problèmes cardiaques ou les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (20 %) et des problèmes respiratoires (asthme, bronchite chronique, emphysème) (18 %) [ 24]. 8 % des adultes des Premières nations vivant hors réserve ont reçu un diagnostic de diabète [ 24].
Principales causes de décès En 2000, les principales causes de décès 13 chez les hommes des Premières nations étaient les blessures et les empoisonnements, qui ont entraîné 28 % des décès, suivis des maladies circulatoires et du cancer. Chez les femmes des Premières nations, les principales causes étaient les maladies circulatoires, les blessures et les empoisonnements, et le cancer [ 25].

Comme pour les autres indicateurs de santé, la maladie mentale peut être associée aux expériences de colonisation et de marginalisation que les Premières nations ont vécues [12]. Les séquelles des pensionnats ont eu un impact profond et multigénérationnel sur la santé mentale et le bien-être des membres des Premières nations, leur famille et leur collectivité [19]. Le suicide est l’une des principales causes de décès chez les jeunes et les adultes des Premières nations. En 2000, 22 % des décès chez les jeunes membres des Premières nations (âgés de 10 à 19 ans) et 16 % des décès chez les jeunes adultes (de 20 à 44 ans) ont été des suicides [24]. Les résultats de l’Enquête longitudinale régionale sur la santé des Premières nations de 2002-2003 ont révélé que 30 % des adultes des Premières nations vivant dans les réserves s’étaient sentis tristes, mélancoliques ou déprimés pendant deux semaines consécutives ou plus [12]. Selon les résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2001, 12 % des adultes des Premières nations vivant hors réserve avaient vécu un épisode de dépression majeure, en comparaison de 7 % dans l’ensemble de la population canadienne [26].

Par le passé, l’alcool et les autres substances ont joué des rôles culturels et cérémoniels importants dans les collectivités des Premières nations ou d’autres sociétés autochtones [12]. Aujourd’hui, l’usage de substances, y compris l’alcool et les drogues, est reconnu comme étant une grande source de préoccupation dans bon nombre de collectivités autochtones [12;27;28]. Bien qu’il n’existe pas de rapport national sur l’usage de substances illégales par les Autochtones, des études de moins grande envergure semblent indiquer que les Autochtones sont surreprésentés dans la proportion de consommateurs de substances illégales au pays [29-31]. Dans l’Enquête longitudinale régionale sur la santé des Premières nations de 2002-2003, 27 % des répondants (membres des Premières nations vivant dans les réserves) ont dit avoir consommé de la marijuana dans les 12 mois précédents, tandis que 7 % ont rapporté avoir consommé d’autres substances illégales, y compris de la phencyclidine (PCP) ou poudre d’ange, de l’acide/LSD/amphétamines, de l’ecstasy, des inhalants, de la cocaïne/crack ou de l’héroïne [12].

L’enquête a aussi révélé des taux plus faibles de consommation d’alcool chez les Autochtones des Premières nations (66 %) sur douze mois que dans l’ensemble de la population canadienne (79 %). Cependant, la proportion de répondants des Premières nations ayant déclaré une forte consommation d’alcool14 hebdomadaire (16 %) était supérieure à celle observée dans l’ensemble de la population canadienne (6 %) [12].

2.9.2 Inuits

Dans l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006, 50 % des répondants inuits âgés de 15 ans et plus ont déclaré être en excellente ou en très bonne santé, tandis que 6 % ont indiqué que leur état de santé était passable ou mauvais [32]. En 2006, 44 % des adultes inuits ont dit avoir reçu un ou plusieurs diagnostics de problèmes de santé chroniques, dont les plus courants étaient l’arthrite ou les rhumatismes (13 %) et l’hypertension artérielle (12 %). Quatre pour cent des répondants inuits ont déclaré souffrir du diabète, ce qui représente une hausse de 2 % par rapport à 2001 [32]. De plus, 6 % des Inuits ont dit avoir une maladie transmissible (hépatite, TB, VIH/sida) [24].

Les Inuits ont une espérance de vie plus faible que l’ensemble des Canadiens. En 2001, l’espérance de vie des personnes vivant dans les régions inuites était de 64,4 ans chez les hommes et de 69,8 ans chez les femmes. Cela représente un écart d’environ 12,6 ans chez les hommes et de 12,2 ans chez les femmes qui vivent dans les régions inuites [33].

L’incidence de la TB est plus forte chez les Inuits que dans la population non autochtone. En 2007, le taux de TB était de 84,2 cas sur 100 000 chez les Inuits, en comparaison de 1,9 cas dans la population totale née au Canada et de 0,7 dans la population non autochtone née au Canada [22]. Les taux élevés de TB observés chez les Inuits, comme chez les peuples des Premières nations, sont probablement reliés aux piètres conditions d’hébergement et au surpeuplement des logements [3].

La colonisation, les pensionnats et la rapidité des changements culturels ont tous eu des répercussions sur la santé mentale et le bien-être des Inuits [27]. Le suicide est une grande source de préoccupation chez les Inuits du Canada. Les études des régions inuites ont révélé des taux de suicide de 3,5 à 11 fois plus élevés que la moyenne nationale, et les jeunes hommes âgés de moins de 25 ans constituent la majorité des décès par suicide. De 2000 à 2003, 22 % des décès au Nunavut étaient attribuables au suicide [34].

On manque d’information concernant l’usage de substances problématiques dans les populations inuites au Canada. L’Organisation nationale de la santé autochtone souligne que la marijuana est souvent moins chère et plus facile à faire entrer au Nunavut que l’alcool. Il est possible de trouver des drogues comme la cocaïne et l’héroïne à Iqaluit et dans les plus grandes collectivités d’autres régions inuites [27]. Comme chez les Autochtones des Premières nations, l’abstinence d’alcool est plus élevée chez les Inuits que dans l’ensemble de la population canadienne. Cependant, les Inuits qui boivent ont nettement tendance à le faire de façon excessive (5 verres ou plus). En 2001, 37 % des adultes inuits ne buvaient pas d’alcool, tandis que 30 % des résidants du Nunavut âgés de 12 ans et plus qui en consommaient ont déclaré boire de façon abusive 12 fois ou plus par année [27]. 

2.9.3 Métis

Peu de données existent sur l’état de santé de la population métisse. Dans l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006, 58 % des Métis ont déclaré être en excellente ou en très bonne santé, tandis que 16 % ont rapporté un état de santé passable ou mauvais. Plus de la moitié (54 %) des Métis ont déclaré avoir un ou plusieurs problèmes de santé chroniques, dont les plus courants étaient l’arthrite ou les rhumatismes (21 %), l’hypertension artérielle ou d’autres problèmes cardiaques (20 %) et des problèmes respiratoires (18 %). De plus, 3 % des Métis ont déclaré avoir une maladie transmissible, comme l’hépatite15, la TB ou le VIH/sida [24].

L’information sur le diabète dans la population métisse est limitée parce qu’il n’y a pas suffisamment de systèmes de collecte de données pour cette population. Dans l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006, 7 % des Métis ont déclaré souffrir du diabète [24]. Une étude reliant un échantillon des membres de la Fédération des Métis du Manitoba aux bases de données provinciales du Manitoba sur la santé a révélé une prévalence du diabète supérieure chez les Métis que dans l’ensemble de la population de cette province. Parmi les Métis âgés de 15 ans et plus, la prévalence du diabète atteignait presque 10 % chez les hommes et 11 % chez les femmes, ce qui représente des proportions considérablement plus élevées que dans l’ensemble de la population provinciale (6,1 % des hommes et 5,7 % des femmes du Manitoba) [35].

Les Métis connaissent aussi un taux de TB plus élevé que la population non autochtone. En 2007, l’incidence de la TB était de 9,6 cas sur 100 000, en comparaison de 1,9 cas dans la population totale née au Canada et de 0,7 dans la population non autochtone née au Canada [22].

2.10 Références

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