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Dans l'ensemble, les Canadiens sont très bien renseignés sur le VIH/sida. Ils comprennent généralement la nature de la maladie ainsi que ses modes de transmission et les méthodes de dépistage. Ils sont relativement peu nombreux à être mal informés sur les façons de contracter le VIH/sida ou de déceler le VIH. Ils sont assez bien au courant du fait que les hommes homosexuels et les utilisateurs de drogue par injection sont les groupes les plus à risque au Canada. Ils savent aussi, pour la plupart, que bien qu'il existe des thérapies assez efficaces, il n'y a pas de guérison pour le VIH/sida. Les points de vue sont toutefois très partagés quant au fait que le sida constitue toujours une maladie mortelle. Même parmi les mieux renseignés, ce fait n'est pas toujours bien compris.
Malgré des niveaux de connaissance élevés à propos de la maladie, la sensibilisation aux efforts accomplis par le gouvernement dans ce domaine est très faible. Très peu de gens connaissent la Stratégie canadienne sur le VIH/sida ou savent même ce sur quoi le gouvernement concentre ses efforts. Néanmoins, ils sont très en faveur de l'engagement gouvernemental à l'égard du VIH/sida et, de façon générale, mettent surtout l'accent sur la sensibilisation du public, la prévention et la recherche d'une thérapie.
Compte tenu du degré d'information, on ne saurait s'étonner que pour la majorité des Canadiens le VIH/sida constitue un problème très sérieux et qui n'est pas en train de s'atténuer. Il y a relativement peu de Canadiens pour qui le VIH/sida est le problème de quelqu'un d'autre (p. ex., celui du tiers monde, des homosexuels ou des drogués). Par contre, chacun a l'impression que le risque d'attraper soi-même le VIH est extrêmement faible.
La plupart des répondants se disent à l'aise en général à l'idée de côtoyer quelqu'un qui a le VIH/ sida; cependant, ils sont plus aptes à être mal à l'aise à l'idée qu'une personne atteinte puisse servir le public ou fréquenter l'école de leur enfant.
Le profil des sources d'information reflète assez bien celui des sources où l'on va chercher d'autres renseignements sur la santé, sauf pour un accent un peu plus prononcé en ce qui concerne les nouvelles à la télévision, les articles de journaux, les programmes de santé et l'école, et un peu moins prononcé en ce qui concerne les médecins et Internet. Par contre, ces dernières sources sont précisément celles que le public préférerait pouvoir consulter au sujet du VIH/ sida.
En matière de comportement, la sexualité sans risques n'est pratiquée que par une faible minorité des personnes actives sur le plan sexuel, et presque toujours en raison de partenaires occasionnels ou multiples. Elle est rarement pratiquée par les personnes qui entretiennent une relation suivie.
Pour ce qui est du dépistage, le quart des répondants ont subi un test mais, de leur nombre, près de la moitié n'en ont pas subi dans les deux dernières années. Parmi les personnes ayant fait l'objet de dépistage depuis deux ans, la plupart n'ont subi qu'un seul test.
Malgré des niveaux de connaissance élevés, il existe une lacune en ce qui concerne l'approche gouvernementale touchant le VIH/sida. Les Canadiens sont toutefois très en faveur de l'engagement du gouvernement et ils seraient intéressés à en apprendre davantage sur les efforts relatifs à la sensibilisation du public, à la prévention et à la recherche d'une thérapie (étant donné que le VIH/sida leur semble un problème sérieux dont il faut s'occuper).
Alors qu'il ne manque assurément pas d'information à propos du VIH/sida sur Internet, il est intéressant de constater que les Canadiens disent consulter l'Internet (et les médecins) moins souvent sur ce problème particulier que sur d'autres reliés à la santé, tout en disant préférer ce moyen d'information. Lors de prochaines campagnes de communication, il conviendrait sans doute de signaler les principaux sites Web capables de renseigner les Canadiens sur le VIH/sida et la stratégie fédérale dans ce domaine.
Bien que les Canadiens affichent en théorie des niveaux élevés de tolérance et d'aise, ces niveaux sont probablement plus faibles en pratique compte tenu de la variation dans les réponses à diverses questions et la réaction à divers scénarios présentés dans le sondage.
Du point de vue du comportement, la façon d'aborder les messages incitant à une pratique sexuelle sans risques pose tout un problème étant donné que même les mieux renseignés témoignent d'une légèreté devant le risque d'attraper le VIH et la nécessité d'adopter des mesures de protection. Le caractère mortel du VIH/sida n'étant pas très bien saisi, les messages incitant à une sexualité sans risques auraient sans doute plus d'effet si l'on faisait ressortir en même temps le caractère fatal de la maladie (quel que soit le délai entre sa contraction et le décès).