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VIH/sida - Une enquête attitudinale
Rapport final

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4. Sources d'information

4.1 Sources d'information courantes

Nous avons demandé aux Canadiens quelles étaient leurs sources d'information habituelles sur le VIH/sida. Les sources le plus fréquemment citées sont les nouvelles à la télévision (53 p. 100) et les articles de journaux (46 p. 100). Moins de trois Canadiens sur dix mentionnent les magazines sur la santé (28 p. 100), et environ deux Canadiens sur dix mentionnent les émissions sur la santé à la télévision, puis l'école (21 et 17 p. 100 respectivement). Les Canadiens disent à raison de 12 p. 100 avoir obtenu de l'information sur le VIH/sida auprès de leur famille ou de leurs amis, alors qu'un Canadien sur dix en a obtenu dans des livres ou à la bibliothèque (10 p. 100), auprès d'un médecin (9 p. 100) ou sur Internet (9 p. 100). Les sources d'information les moins fréquentes sont la publicité à la télévision et en général (4 p. 100), les organismes concernant le sida (3 p. 100), les émissions sur la santé à la radio (3 p. 100) et Santé Canada (1 p. 100).

  • Les nouvelles à la télévision sont plus fréquemment citées par les personnes âgées de 35 à 44 ans (60 p. 100). Les jeunes et les personnes qui ont un revenu de 20 000 $ à 39 000 $ sont moins susceptibles de citer cette source d'information (41 et 48 p. 100 respectivement), et il en est de même pour les personnes qui ont un niveau de connaissance réel peu élevé du VIH/sida (46 p. 100).
     
  • Les résidents de la Colombie-Britannique sont plus aptes à obtenir de l'information dans des articles de journaux (53 p. 100), tandis que ceux du Québec utilisent moins cette source d'information (37 p. 100). L'utilisation des articles de journaux comme source d'information augmente selon l'âge (57 p. 100 chez les plus de 65 ans), selon le niveau de scolarité et le revenu (58 p. 100 chez les diplômés universitaires et les personnes ayant un revenu élevé). Ceux qui croient que le risque d'infection à VIH est demeuré stable sont aussi sensiblement plus aptes à citer cette source d'information (52 p. 100). Les personnes qui affirment avoir un niveau de connaissance élevé du VIH/sida citent moins cette source d'information (41 p. 100).
     
  • Les magazines sur la santé sont moins souvent cités par les résidents du Québec (15 p. 100), ainsi que par les jeunes (21 p. 100), les personnes ayant un niveau de scolarité et un revenu moins élevés et celles qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida (21 p. 100). Les personnes qui connaissent quelqu'un qui souffre de cette maladie sont plus susceptibles de citer les magazines sur la santé (33 p. 100).
     
  • Les résidents de l'Alberta et ceux qui ont un revenu de 40 000 $ à 59 000 $ sont légèrement plus susceptibles d'obtenir de l'information sur le VIH dans un programme télévisé sur la santé (26 p. 100 dans les deux groupes) que les autres Canadiens. Les jeunes (15 p. 100) utilisent moins cette source d'information que les autres groupes.
     
  • Comme nous pouvions nous y attendre, l'école est plus souvent citée comme source d'information par les jeunes (65 p. 100) et par ceux qui ont étudié à l'université (24 p. 100) que par les autres Canadiens.
     
  • Les jeunes utilisent moins les nouvelles à la radio pour obtenir de l'information sur le VIH/sida (6 p. 100) que les autres groupes.
     
  • Les personnes qui connaissent quelqu'un qui souffre de cette maladie et celles qui ont un revenu peu élevé sont plus aptes que les autres Canadiens à obtenir de l'information sur le VIH/sida auprès de la famille ou d'amis (20 et 17 p. 100 respectivement).
     
  • Les personnes âgées de 25 à 34 ans ont plus recours aux médecins comme source d'information sur le VIH/sida (15 p. 100) que les personnes des autres groupes d'âge.
     
  • Les personnes qui ont étudié à l'université et celles qui sont âgées de 25 à 34 ans utilisent plus Internet (15 p. 100 dans chaque groupe) comme source d'information. Celles qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida utilisent moins cette source (trois p. 100).
Les médias (télévisés et imprimés) sont plus souvent cités comme source d'information par les Canadiens d'âge moyen, les personnes âgées, les résidents de la Colombie-Britannique, ceux qui ont un niveau de scolarité et un revenu élevés et ceux qui croient que le risque d'infection à VIH est demeuré stable.

Nous avons aussi demandé aux Canadiens quelles sources d'information ils avaient utilisées dans le passé pour obtenir de l'information sur des questions de santé en général. Dans l'ensemble, les sources d'information sur la santé en général sont semblables à celles utilisées pour le VIH/sida. Le tableau paraissant à la page suivante indique les pourcentages applicables aux différentes sources d'information utilisées pour obtenir de l'information sur le VIH et sur la santé en général. Les quatre principales sources ne changent pas quoique les gens sont plus aptes à mentionner les nouvelles à la télévision et les articles de journaux comme source d'information sur le VIH/ sida que sur la santé en général. L'école ainsi que la famille ou les amis sont des sources d'information plus probables en ce qui concerne le VIH/sida. Les médecins et Internet servent beaucoup moins souvent de source d'information sur le VIH/sida que sur la santé en général.

  • Les jeunes et ceux qui perçoivent une diminution du risque d'infection à VIH citent moins souvent les nouvelles télévisées comme source d'information sur des questions de santé en général. Le pourcentage de ceux qui le font est plus grand chez les personnes qui ont un niveau de scolarité et un revenu plus élevés.
     
  • Les résidents des provinces de l'Atlantique semblent moins utiliser les programmes télévisés sur la santé comme source d'information sur des questions de santé en général (12 p. 100). Contrairement aux sources d'information sur le VIH/sida, le niveau de revenu ne semble pas influer sur les sources d'information utilisées pour les questions de santé en général.
     
  • L'âge, le niveau de scolarité et le revenu influent non seulement sur l'utilisation des articles de journaux comme source d'information sur le VIH/sida, mais aussi comme source d'information sur les questions de santé en général.
     
  • Les résidents de l'Alberta semblent plus utiliser les sites Web et Internet comme source d'information sur la santé en général que comme source d'information sur le VIH/sida (21 p. 100 comparativement à 8 p. 100).
     
  • Les résidents de l'Ontario sont ceux qui, au pays, sont plus aptes à utiliser les médecins comme source d'information sur la santé en général (23 p. 100), et il en est de même pour l'information sur le VIH/sida.
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Sources d'information


4.2 Sources d'information privilégiées

Les questions précédentes portaient sur les habitudes passées en matière d'information et elles peuvent aussi se rapporter à des méthodes de recherche plus passives. Nous avons ensuite demandé aux répondants vers quelles sources d'information ils se tourneraient pour obtenir de l'information aujourd'hui. Cette question fait ressortir les sources d'information courantes qui viennent en premier à l'esprit, mais elle fait aussi ressortir des méthodes de recherche plus actives (plutôt que des méthodes passives). Les sources d'information auxquelles les Canadiens auraient le plus recours aujourd'hui en ce qui concerne le VIH/sida sont les sites Web ou Internet (48 p. 100), de même que les médecins (39 p. 100) et les autres professionnels de la santé (23 p. 100). La préférence irait ensuite aux livres et aux bibliothèques, puis à Santé Canada (16 et 8 p. 100 respectivement), alors que seulement 6 p. 100 préféreraient comme source d'information les organismes concernant le sida. Assez peu de Canadiens préfèrent les revues scientifiques sur la santé, la famille ou les amis, l'école ou les autres formes de médias. Ces résultats suggèrent que même si peu de gens ont déjà obtenu de l'information sur Internet et auprès des professionnels de la santé, ils utiliseraient ces sources d'information s'ils avaient des questions à ce sujet aujourd'hui.

Sources d'information privilégiées


  • Les sites Web et Internet sont les sources d'information les plus souvent citées par les résidents de l'Ontario (54 p. 100), mais elles sont moins souvent citées par les résidents des provinces de l'Atlantique (41 p. 100). Les personnes âgées de 25 à 44 ans sont plus susceptibles de citer ces sources (61 et 58 p. 100 respectivement), tandis que seulement 18 p. 100 des personnes âgées les citent. L'utilisation d'Internet augmente plus le niveau de scolarité et le revenu augmentent. Les parents d'enfants qui n'ont toujours pas atteint l'adolescence et les personnes qui croient que le risque d'infection à VIH est demeuré stable sont plus aptes à utiliser les sites Web et Internet (61 et 55 p. 100 respectivement).
     
  • Les résidents des provinces de l'Atlantique, ainsi que ceux de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, utilisent plus souvent les médecins comme sources d'information sur le VIH/sida (51 et 46 p. 100 respectivement), tandis que ceux du Québec citent moins souvent cette source d'information (24 p. 100). Les personnes âgées (47 p. 100) et les personnes qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida (44 p. 100) citent plus souvent les médecins comme source d'information. Les personnes qui ne croient pas que le VIH/sida est un problème très sérieux citent moins souvent cette source (33 p. 100), et il en est de même pour les personnes qui croient que le risque d'infection à VIH est demeuré stable et qui affirment avoir un niveau de connaissance élevé du VIH/sida (34 et 33 p. 100 respectivement).
     
  • Les autres professionnels de la santé sont une source d'information plus souvent citée par les résidents du Québec (31 p. 100) et par les personnes ayant des niveaux de scolarité et de revenu moins élevés que par les autres Canadiens, et plus le niveau de scolarité et le revenu sont élevés, moins cette source est citée.
En bref, les résidents du Québec citent moins souvent les livres et les bibliothèques (10 p. 100), tandis que les personnes qui ont des revenus de 20 000 $ à 39 000 $ citent plus souvent cette source (21 p. 100). Les résidents de l'Ontario, ceux qui ont un niveau de scolarité et un revenu élevés et ceux qui indiquent avoir une bonne connaissance du VIH/sida utilisent plus souvent les sites Web et Internet comme source d'information sur le VIH/sida. Il en est de même pour les jeunes Canadiens et les Canadiens d'âge moyen (25 à 44 ans), ceux qui ont un niveau de scolarité et un revenu élevés, les parents d'enfants qui n'ont pas atteint l'adolescence et les personnes qui croient que le risque d'infection à VIH est demeuré stable depuis cinq ans. Les médecins sont une importante source d'information parmi les résidents de la Colombie-Britannique et des provinces de l'Atlantique, ainsi que parmi les personnes âgées et celles qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida. Les résidents du Québec et les personnes qui ont un niveau de scolarité et un revenu peu élevés ont plus recours aux autres professionnels de la santé.

4.3 Fiabilité des sourceshaut de la page

Pour les trois quarts des Canadiens, leur médecin de famille (76 p. 100) et les autres professionnels de la santé (75 p. 100) constituent les sources d'information les plus dignes de confiance. Sept sur dix font confiance aux milieux de la recherche scientifique, et les deux tiers voient dans Santé Canada une source digne de confiance (67 p. 100). Ils sont moins de la moitié à accorder leur confiance à quelqu'un qui aurait le VIH et au gouvernement du Canada en général (48 et 45 p. 100 respectivement), et le quart d'entre eux voient dans leur propre famille et leurs amis une source d'information digne de confiance (24 p. 100). Les médias sont la source la moins bien cotée par les Canadiens (18 p. 100).

Fiabilité des sources


  • La confiance manifestée à l'égard des médecins en tant que source d'information est constante dans tous les groupes démographiques.
     
  • Les jeunes (87 p. 100) et les diplômés universitaires (81 p. 100) sont plus susceptibles que les autres groupes à considérer les professionnels de la santé comme étant une source digne de confiance, et il en est de même pour ceux qui ont un niveau de connaissance élevé du VIH/sida et les personnes qui n'ont pas tendance à se distancer de la question. Les résidents des Prairies (63 p. 100), les personnes âgées (54 p. 100), les personnes dont les revenus sont les plus faibles (64 p. 100) et celles qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida (65 p. 100) sont moins aptes à considérer les professionnels de la santé comme étant une source digne de confiance.
     
  • Plus le niveau de scolarité et le revenu sont élevés, plus le niveau de confiance manifesté à l'égard des milieux de la recherche scientifique augmente, mais plus les personnes sont âgées, moins elles semblent faire confiance à ces milieux. Les parents d'enfants qui n'ont pas atteint l'adolescence (77 p. 100) et les personnes qui ont un niveau de connaissance (perçu et réel) du VIH/sida ont aussi plus tendance que les autres Canadiens à considérer ces milieux comme étant une source digne de confiance, et il en est de même pour les personnes qui ont moins tendance à se distancer du VIH/sida.
     
  • Les personnes âgées de 25 à 34 ans (80 p. 100) et les personnes qui ont un niveau de scolarité et un revenu élevé considèrent plus souvent Santé Canada comme étant une source d'information digne de confiance, et il en est de même pour les parents d'enfants qui n'ont pas atteint l'adolescence (81 p. 100) et pour les personnes qui ne se distancent pas du VIH/sida.
     
  • Les résidents des provinces de l'Atlantique et ceux qui ont obtenu un diplôme d'études collégiales ont plus tendance à considérer les organismes de défense des intérêts des personnes infectées par le VIH/sida comme étant des sources d'information dignes de confiance (71 p. 100 pour chaque groupe) par rapport aux autres Canadiens. Il en est de même des personnes âgées de 25 à 34 ans (69 p. 100), des personnes qui ont un niveau élevé de connaissance (perçu ou réel) du VIH/sida et des femmes (65 p. 100), ainsi que des personnes qui ont moins tendance à se distancer du VIH/sida.
     
  • Les personnes qui connaissent quelqu'un qui souffre du VIH/sida (53 p. 100) et les personnes qui n'ont pas tendance à se distancer de cette maladie considèrent plus souvent les personnes infectées par le VIH/sida comme étant des sources d'information dignes de confiance. Les personnes âgées, les personnes nées à l'extérieur du Canada et les diplômés universitaires sont celles qui sont le moins de cet avis (38, 40, et 41 p. 100 respectivement).
     
  • Les parents d'enfants qui n'ont pas atteint l'adolescence et les personnes qui ont avoir une grande connaissance (perçue ou réelle) du VIH/sida considèrent souvent le gouvernement fédéral comme étant une source d'information digne de confiance (52 p. 100 pour chaque groupe). Les personnes de plus de 65 ans (35 p. 100), celles qui ont des niveaux de scolarité et de revenu peu élevés et celles qui affirment avoir un niveau de connaissance peu élevé du VIH/sida (34 p. 100) sont moins susceptibles de considérer le gouvernement fédéral comme étant une source d'information digne de confiance.
     
  • Les résidents du Québec sont sensiblement plus aptes à croire que leur propre famille et leurs amis représentent une source d'information digne de confiance (29 p. 100), tandis que les résidents de l'Alberta et de la Colombie-Britannique sont légèrement moins de cet avis (18 et 19 p. 100 respectivement). Les personnes ayant des niveaux de scolarité et de revenu moins élevés et celles qui ont une faible connaissance du sujet considèrent aussi plus souvent leur famille et leurs amis comme étant une source d'information digne de confiance.
     
  • Les résidents du Québec et les personnes qui affirment avoir une bonne connaissance du VIH/sida (23 p. 100) considèrent plus souvent les médias comme étant une source d'information signe de confiance (26 p. 100), tandis que les résidents de la Colombie-Britannique et les jeunes sont moins de cet avis (12 p. 100 pour chaque groupe).
En général, les professionnels de la santé sont considérés comme étant la source d'information la plus digne de confiance pour les jeunes, les diplômés universitaires, ceux qui ont une bonne connaissance du VIH/sida et ceux qui ne se distancent pas de la question. Les personnes âgées de 25 à 34 ans, les parents de jeunes enfants, les personnes qui ont des niveaux de scolarité et de revenu élevés et celles qui ont une bonne connaissance du VIH/sida sont plus susceptibles de considérer que le gouvernement fédéral et Santé Canada représentant des sources d'information dignes de confiance.

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