Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida
Rapport Final
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9.7 Cinquième segment :
non-informés et mal à l’aise
Ce segment ne comprend que 7 p. 100 des Canadiens. Les personnes de ce groupe se
caractérisent par les connaissances les plus faibles, et de loin, sur le VIH/sida (elles ont toutes les plus
basses valeurs sur l’indice des connaissances, comparativement à 18 p. 100 pour l’ensemble des
Canadiens). Elles arrivent aussi au second rang du point de vue du malaise envers les personnes qui ont le
VIH/sida (70 p. 100 ont des valeurs faibles contre 32 p. 100 pour l’échantillon complet). Ce groupe a
tendance à se distancier du problème du VIH/sida et de croire que c’est une maladie qui frappe surtout les
pays du tiers monde de même que la population des homosexuels et des toxicomanes (25 p. 100 ont des
valeurs élevées sur la mesure de la distanciation, comparativement à 14 p. 100 dans l’ensemble). Ses
membres sont ceux qui ont au plus haut degré des attitudes stigmatisantes (35 p. 100 ont des valeurs
faibles sur cette mesure en comparaison de 64 p. 100 dans l’ensemble) et ils sont enclins à faire preuve de
discrimination à l’égard des personnes atteintes du VIH/sida (50 p. 100 à comparer à 20 p. 100 dans
l’ensemble).
- En matière de connaissances, ce groupe est extrêmement mal renseigné sur les modes de
transmission et les moyens de dépistage de même que sur les groupes de gens les plus
affectés par le VIH. Plus de la moitié des membres de ce groupe pensent que le VIH/sida peut
se guérir et ils sont les moins susceptibles de savoir que le VIH empêche l’organisme de se
défendre contre les maladies et infections. Ils tendent à croire que le problème du VIH/sida est
moins grave aujourd’hui qu’il y a dix ans.
- Ils sont au second rang pour ce qui est du malaise ressenti dans toute situation mettant en
cause une personne atteinte du VIH/sida et ils sont les plus portés à croire que ces personnes
n’ont que ce qu’elles méritent.
- Ils sont les plus opposés à l’idée que les personnes qui ont le VIH/sida puissent servir le public
(65 p. 100 ne pensent pas qu’elles devraient pouvoir travailler en qualité de dentiste ou de
coiffeur), moins susceptibles que la moyenne de dire qu’elles ont connu quelqu’un qui avait le
VIH/sida et plus portés à ressentir de la crainte et de la colère envers les personnes qui vivent
avec le VIH.
- Sans présenter de modèle distinctif quant à la façon d’obtenir de l’information sur le VIH/sida,
ces personnes se caractérisent par le plus fort degré de scepticisme à l’égard des médecins,
des médias ainsi que des gens qui ont le VIH/sida et des organisations qui défendent les
intérêts de ces personnes. Ce groupe est plus susceptible que tout autre de trouver que la
famille et les amis sont des sources d’information sur le VIH/sida dignes de confiance. Il est le
moins susceptible de se sentir à l’aise de se renseigner auprès des professionnels de la
santé, d’une clinique anonyme ou d’une personne ayant le VIH.
- Bien que les membres de ce groupe soient les moins actifs sur le plan sexuel, leur perception
du risque personnel de contracter le VIH/sida dépasse celle de beaucoup de Canadiens. Par
contre, ils sont moins susceptibles que ceux des autres groupes d’avoir subi un test de
dépistage (81 p. 100 n’en ont pas subi, comparativement à 67 p. 100 dans l’ensemble).
- Ce groupe comprend un plus grand nombre d’hommes (56 p. 100), de personnes âgées
(32 p. 100 ont plus de 65 ans), de personnes peu scolarisées et à faible revenu et de citoyens
du Québec. On y trouve aussi une proportion plus élevée que la moyenne de personnes nées
à l’extérieur du Canada, en particulier en Asie du Sud-est, et de membres des minorités
visibles. Les gens de ce groupe sont les plus susceptibles de se dire très liés à une religion
particulière ou à un groupe religieux particulier (44 p. 100, comparativement à 28 p. 100 dans
l’ensemble).
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