Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida
Rapport Final
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8.3 Fiabilité des sources
d’information et degré
d’aise à leur égard
Les Canadiens devaient aussi évaluer la crédibilité de diverses sources d’information sur le VIH/sida ainsi que leur degré d’aise à leur égard. Afin de réduire le nombre de questions posées lors du sondage, les répondants d’une moitié de l’échantillon du sondage devaient évaluer la crédibilité de certaines sources et dire dans quelle mesure ils seraient à l’aise de recevoir de l’information de ces sources tandis que ceux de l’autre moitié de l’échantillon devaient évaluer la crédibilité des autres sources et préciser leur degré d’aise.
Les Canadiens considèrent leur médecin de famille ou un autre professionnel de la santé
comme la source d’information la plus digne de confiance (84 p. 100 estiment que cette source est très
fiable), après quoi viennent l’ASPC (79 p. 100) et les pharmaciens (68 p. 100). Environ la moitié des
Canadiens jugent que le gouvernement fédéral (55 p. 100) et une personne qui a le VIH/sida (50 p. 100)
sont des sources très dignes de confiance. Fait intéressant, une clinique anonyme est perçue comme
beaucoup moins fiable qu’un médecin de famille ou même un pharmacien (38 p. 100).
Bien que les jeunes soient les plus susceptibles de mentionner l’école comme source
principale d’information sur le VIH/sida, ils ne pensent pas que les enseignants ou les conseillers scolaires
soient des sources d’information très dignes de confiance. Trois sur dix sont d’avis qu’un enseignant est
une source digne de confiance (30 p. 100) et quatre sur dix (39 p. 100) pensent la même chose d’un
conseiller scolaire.
Les médias sont, pour les Canadiens, l’une des sources d’information jugées les moins dignes
de confiance (seulement 18 p. 100 des répondants les jugent très crédibles) malgré que les médias
populaires soient la source d’information la plus souvent citée au sujet du VIH/sida. Les amis sont
également jugés moins dignes de confiance (15 p. 100 leur accordent une grande confiance).
Fait intéressant, la crédibilité attribuée aux médecins de famille ou aux autres professionnels
de la santé comme source d’information sur le VIH/sida s’est accrue depuis 2003 (passant de 76 à
84 p. 100). Les Canadiens jugent également l’ASPC beaucoup plus fiable que Santé Canada qu’ils devaient
évaluer en 2003 (79 p. 100 estiment que l’ASPC est très fiable, comparativement à 67 p. 100 qui pensaient
la même chose de Santé Canada en 2003). La note de fiabilité du gouvernement du Canada en général a
toutefois augmenté de 10 points de pourcentage depuis 2003. La fiabilité attribuée à une personne qui a le
VIH/sida et aux médias demeure à peu près inchangée.

- Les Québécois ont moins tendance que les Canadiens des autres régions de trouver que leur
médecin de famille et l’ASPC sont des sources d’information sur le VIH/sida dignes de
confiance.
- Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de penser qu’une personne qui a le
VIH/sida et les amis sont des sources d’information dignes de confiance.
- Les Canadiens de 65 ans et plus sont les moins susceptibles de juger que l’ASPC ou le
gouvernement fédéral sont des sources dignes de confiance (62 et 43 p. 100, respectivement)
alors que ceux qui ont entre 25 et 34 ans sont les plus susceptibles de trouver ces sources
dignes de confiance (91 et 63 p. 100, respectivement). Les jeunes (moins de 25 ans) sont plus
portés que les autres à penser que les médias ne sont pas crédibles.
- Sans aucune surprise, la mesure avec laquelle une personne qui a le VIH/sida est jugée digne
de confiance comme source d’information diminue avec l’âge (passant de 60 p. 100 parmi les
moins de 35 ans à 35 p. 100 parmi les 65 ans et plus).
- La mesure avec laquelle l’ASPC et le gouvernement fédéral sont jugés dignes de confiance
augmente en fonction du niveau de scolarité et du revenu (p. ex., 45 p. 100 de ceux qui n’ont
pas dépassé l’école secondaire jugent le gouvernement fédéral digne de confiance,
comparativement à 67 p. 100 de ceux qui ont fait des études universitaires). Ceux qui n’ont
pas dépassé l’école secondaire sont plus susceptibles de trouver que les amis ou la famille
sont des sources d’information dignes de confiance.
- On ne saurait s’étonner que les personnes au courant d’une initiative fédérale touchant le
VIH/sida soient plus susceptibles de penser que l’ASPC et le gouvernement fédéral sont des
sources dignes de confiance.
- Ceux qui ont une vie sexuelle active sont plus susceptibles de trouver qu’une clinique
anonyme constitue une source d’information digne de confiance (42 p. 100, contre 29 p. 100
de ceux qui n’en ont pas).
- Les Canadiens réellement très informés sur la question du VIH/sida sont plus susceptibles
que les autres de penser que leur médecin, l’ASPC, le gouvernement fédéral et une clinique
anonyme sont des sources d’information dignes de confiance. Les personnes très à l’aise
avec les gens qui ont le VIH/sida et celles qui sont moins portées à stigmatiser ces malades
sont aussi plus susceptibles que les autres Canadiens de considérer l’ASPC, le gouvernement
fédéral et une personne atteinte du VIH/sida comme sources dignes de confiance. Enfin, les
gens très à l’aise avec les personnes ayant le VIH/sida et ceux qui soutiennent les droits de
ces malades sont plus susceptibles que les autres Canadiens de juger qu’une clinique
anonyme est une source digne de confiance.
- À l’inverse, les gens mal à l’aise au sujet du VIH/sida sont plus susceptibles que ceux qui sont
à l’aise de considérer les médias ou la famille comme des sources fiables. Les moins
renseignés et ceux qui sont plus susceptibles de stigmatiser les personnes ayant le VIH/sida sont plus portés que les autres Canadiens à penser que les amis sont une source digne de
confiance.
Les Canadiens se sentiraient le plus à l’aise de se renseigner sur le VIH/sida auprès de leur
médecin de famille ou d’un autre professionnel de la santé (93 p. 100 se sentiraient à l’aise avec cette
source) ou, encore, auprès d’un pharmacien (84 p. 100), sources qui sont aussi jugées les plus dignes de
confiance. Fait peut-être étonnant, un peu plus des trois quarts des Canadiens (77 p. 100) affirment qu’ils
seraient à l’aise de demander des renseignements à quelqu’un qui a le VIH/sida.
Plus de six Canadiens sur dix seraient à l’aise de recevoir de l’information provenant des
autres sources proposées, notamment d’un conseiller scolaire (71 p. 100), d’un enseignant (64 p. 100), de
la famille (62 p. 100), d’une clinique anonyme (65 p. 100) et d’amis (63 p. 100). Il convient de signaler
qu’au-delà de la moitié des Canadiens seraient à l’aise de demander des renseignements à ces sources,
malgré le fait que moins du tiers des Canadiens les jugent très dignes de confiance.
Il est aussi intéressant de constater que les Canadiens font moins confiance à de l’information
provenant d’une clinique de santé anonyme et seraient moins à l’aise d’en demander (bien qu’ils seraient
très à l’aise de le faire auprès de leur médecin de famille ou d’un autre professionnel de la santé et
trouveraient cette information crédible).

- Les Canadiens de 65 ans et plus seraient moins à l’aise que les plus jeunes de demander des
renseignements à des amis, à une clinique anonyme (source que ce groupe est aussi moins
susceptible de juger digne de confiance) ou à une personne qui a le VIH/sida.
- L’acceptation des amis comme source d’information augmente avec le niveau de scolarité.
Ceux qui n’ont pas dépassé l’école secondaire sont aussi moins à l’aise de demander des
renseignements à une clinique anonyme.
- Ceux qui connaissent ou ont connu une personne atteinte du VIH/sida sont beaucoup plus
susceptibles de se sentir à l’aise de demander des renseignements à des amis ou à une
personne qui a le VIH/sida, et les jeunes qui ont connu une personne atteinte du VIH/sida sont
plus susceptibles de se sentir à l’aise de s’informer auprès d’un enseignant.
- Ceux qui ont une vie sexuelle active sont plus susceptibles que les autres de se sentir à l’aise
de demander des renseignements à une clinique anonyme ou à une personne qui a le
VIH/sida. La mesure avec laquelle les Canadiens se sentent à l’aise de demander des
renseignements à une clinique anonyme décline avec la force de leurs convictions religieuses.
- Les Canadiens les plus à l’aise avec des personnes ayant le VIH/sida sont plus susceptibles
que ceux qui sont moins à l’aise de chercher à se renseigner auprès de leur médecin, de leurs
amis, d’une clinique anonyme ou d’une personne qui a le VIH/sida. Les gens moins enclins à
stigmatiser les personnes atteintes du VIH/sida sont plus susceptibles de se sentir à l’aise
avec à peu près toutes les sources d’information, par opposition à ceux qui font preuve
d’attitudes plus stigmatisantes.
- La mesure avec laquelle les Canadiens se sentent à l’aise de se renseigner auprès d’une
personne atteinte du VIH/sida augmente avec leur niveau de connaissance et leur degré
d’aise à l’égard des personnes qui ont le VIH/sida, mais elle diminue avec l’augmentation de
leur tendance à se distancier du VIH/sida (en tant que maladie qui n’arrive qu’aux autres) ou à
stigmatiser les personnes qui ont le VIH/sida.
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