Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida
Rapport Final
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6. Discrimination liée
au VIH/sida
6.1 Droits des personnes ayant
le VIH/sida
La discrimination est le fait de séparer un individu ou un groupe social des autres en le traitant plus mal. Presque tous les Canadiens (96 p. 100) pensent que les personnes atteintes du VIH/sida possèdent les mêmes droits qu’eux en matière de soins de santé et, dans à peu près la même proportion (95 p. 100), qu’elles possèdent les mêmes droits qu’eux en matière de logement. La plupart des Canadiens (88 p. 100) pensent aussi que les personnes qui ont le VIH/sida ont les mêmes droits qu’eux en matière d’emploi, ce qui contredit le fait qu’ils sont nombreux à croire que les personnes atteintes du VIH/sida ne devraient pas pouvoir servir le public en qualité de dentiste et que, dans une grande proportion, ils se sentiraient mal à l’aise de travailler avec quelqu’un qui a le VIH/sida. Par conséquent, bien que le public soutienne en principe le droit à l’emploi des personnes ayant le VIH/sida, il ne tient pas nécessairement à être en contact avec elles.
Très peu de Canadiens pensent que les personnes ayant le VIH/sida devraient être
formellement mises en quarantaine au nom de la santé publique ou qu’il faille publier les noms des
personnes qui ont le VIH/sida afin que les autres puissent les éviter, bien qu’un répondant sur dix soit de cet
avis. Les Canadiens sont toutefois beaucoup plus partagés quant à savoir si les personnes qui ont le
VIH/sida devraient avoir le droit de mener une vie sexuelle (48 p. 100 croient que oui, mais près du tiers
sont en désaccord avec cette idée).

- Les Québécois sont plus susceptibles que les Canadiens des autres régions d’appuyer le droit
des personnes ayant le VIH/sida d’avoir une vie sexuelle active.
- Sur toutes les mesures à l’étude, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de se
montrer sensibles aux droits des personnes ayant le VIH/sida.
- Les personnes les mieux informées, celles qui ont connu quelqu’un atteint du VIH/sida et
celles qui ont une vie sexuelle active sont toutes plus susceptibles que les autres d’affirmer
que les gens qui ont le VIH/sida ont les mêmes droits qu’elles (en matière d’emploi, de soins
de santé, de logement et de vie sexuelle active), et elles sont moins susceptibles de penser
qu’il faut mettre ces malades en quarantaine au nom de la santé publique.
- Les répondants peu religieux sont plus susceptibles que les autres de penser que les
personnes qui ont le VIH/sida possèdent les mêmes droits qu’eux en matière d’emploi et de
logement et d’affirmer qu’elles doivent pouvoir mener une vie sexuelle. Ceux qui ont des liens
étroits avec la religion sont plus susceptibles de croire que les personnes qui ont le VIH/sida
devraient être mises en quarantaine et que leurs noms devraient être publiés afin de protéger
la santé publique.
- Les aînés sont moins susceptibles que les Canadiens de moins de 65 ans d’être en faveur du
droit à l’emploi et au logement des personnes atteintes du VIH/sida. Ils sont aussi moins
favorables au droit de ces personnes de mener une vie sexuelle. En fait, ils sont plus
susceptibles que les autres de croire que les personnes qui ont le VIH/sida devraient être
mises en quarantaine et que leurs noms devraient être publiés afin de protéger la santé
publique.
- Le soutien à l’égalité des droits de ceux qui ont le VIH/sida en matière d’emploi, de soins de
santé et de logement est plus faible parmi les répondants qui n’ont pas dépassé l’école
secondaire (comparativement à ceux qui sont plus scolarisés)12. Ces personnes sont aussi
moins portées que les autres à penser que les gens qui ont le VIH/sida possèdent les mêmes
droits qu’elles à une vie sexuelle active, et plus susceptibles de croire qu’il faudrait mettre en
quarantaine les membres de ce groupe et publier leurs noms afin de protéger la santé
publique.
- Les Canadiens nés à l’extérieur du Canada et ceux dont l’origine ethnique n’est ni canadienne
ni européenne sont moins portés que les autres Canadiens à appuyer le droit à l’emploi ou au
logement des personnes qui ont le VIH/sida ainsi que leur droit d’avoir une vie sexuelle active.
Ils sont plus susceptibles d’affirmer qu’il faudrait mettre ces personnes en quarantaine au nom
de la santé publique.
- Les Canadiens qui sont très renseignés sur le VIH/sida, ceux qui sont le plus à l’aise avec les
personnes ayant le VIH/sida, ceux qui sont moins susceptibles de se distancier du VIH/sida et
ceux qui sont moins susceptibles de stigmatiser les personnes atteintes du VIH/sida sont tous
plus en faveur des droits de ces personnes en matière d’emploi, de logement et de soins de
santé et moins susceptibles de penser qu’il faudrait mettre en quarantaine les personnes qui
ont le VIH/sida ou publier leurs noms afin de protéger le public.
Bien que la plupart des Canadiens soient d’avis que les personnes qui ont le VIH/sida
devraient avoir le même droit qu’eux à l’emploi, ils sont moins de six sur dix (58 p. 100) à penser que ces
personnes devraient pouvoir servir le public en qualité de coiffeur ou de coiffeuse et seulement un sur trois
(35 p. 100) à être d’accord pour qu’un dentiste qui a le VIH/sida ait le droit de pratiquer.

- Les personnes âgées sont moins susceptibles de penser que ceux qui ont cette maladie
devraient pouvoir servir le public en qualité de dentiste ou de coiffeur.
- Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'affirmer que les personnes atteintes du
VIH/sida devraient pouvoir exercer les fonctions de dentiste ou de coiffeur.
- La proportion de Canadiens qui sont d'accord avec l'idée que les personnes ayant cette
maladie devraient pouvoir servir le public en qualité de dentiste ou de coiffeur augmente en
fonction du niveau de scolarité.
- Les personnes bien informées ou qui ont déjà connu quelqu'un atteint du VIH/sida sont
également plus susceptibles d'affirmer que ces malades devraient pouvoir servir le public en
qualité de dentiste ou de coiffeur. Ces observations sont aussi en corrélation avec l'indice des
connaissances.
12 L’inclusion ou l’exclusion des jeunes de moins de 18 ans (qui n’ont peut-être pas encore terminé leurs études
secondaires) n’a pas d’effet sur ces résultats
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