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Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida

Rapport Final

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5.2 Indice de la stigmatisation

Nous avons compilé quelques variables afin de créer une mesure synthétique ou un indice du degré de stigmatisation des Canadiens envers les personnes ayant le VIH/sida. Parmi ces variables, mentionnons :

  • La mesure avec laquelle les Canadiens croient pouvoir devenir ou demeurer amis avec quelqu’un qui aurait le VIH/sida;
  • L’acceptation de l’idée que les personnes qui contractent le VIH/sida à cause du sexe ou de la drogue ont ce qu’elles méritent et que les personnes qui ont le VIH/sida n’ont qu’elles-mêmes à blâmer;
  • La mesure avec laquelle les Canadiens craignent les personnes ayant le VIH/sida 11.

Il ressort de cet indice que près des deux tiers des Canadiens n’ont pas beaucoup tendance à stigmatiser les personnes atteintes du VIH/sida, malgré les 20 p. 100 qui témoignent d’un niveau moyen de stigmatisation envers ces personnes et les 7 p. 100 qui en témoignent à un niveau élevé.

Indice de la stigmatisation

 

5.3 Perception des répercussions de la stigmatisation liée au VIH/sida

Les tendances dans les résultats associés à la stigmatisation à l’égard des personnes qui ont le VIH/sida montrent bon nombre des relations dont il a été question dans la présente section. Les femmes, les Canadiens qui ont fait des études postsecondaires, les personnes qui se disent informées au sujet du VIH/sida et celles qui ont connu quelqu’un ayant le VIH/sida sont tous plus susceptibles que les autres de faire preuve d’attitudes moins stigmatisantes vis-à-vis des personnes qui ont le VIH/sida. Les répondants âgés ont des attitudes beaucoup plus stigmatisantes que les plus jeunes à l’égard des gens qui ont le VIH/sida. Les Canadiens qui ont une forte allégeance religieuse (et qui tendent à être plus âgés) de même que ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada sont plus susceptibles que les autres Canadiens d’afficher des attitudes stigmatisantes envers les personnes qui ont le VIH/sida.

Les Canadiens sont conscients des importantes répercussions que la stigmatisation peut avoir sur les personnes atteintes du VIH/sida. Près des trois quarts des Canadiens (72 p. 100) estiment que les personnes concernées ne sont pas prêtes à dire aux autres qu’elles ont le VIH/sida à cause de la stigmatisation qui se rattache à cette maladie. Plus de la moitié des répondants (57 p. 100) pensent que les personnes qui ont le VIH/sida éprouvent de la difficulté à obtenir un logement, des soins de santé ou un emploi, et quatre sur dix (40 p. 100) affirment que les gens ne sont pas prêts à subir un test de dépistage du VIH à cause aussi de la stigmatisation associée à cette maladie.

Perception des répercussions de la stigmatisation liée au VIH/sida

  • Les Québécois sont moins susceptibles que les autres Canadiens de croire que les personnes ayant le VIH/sida risquent de subir l’une ou l’autre de ces conséquences à cause de la stigmatisation associée à la maladie.
  • Les jeunes (moins de 25 ans) sont aussi moins susceptibles de croire que les personnes ayant le VIH/sida éprouvent de la difficulté à obtenir un logement, des soins de santé ou un emploi, tandis que les gens de 35 à 64 ans sont plus susceptibles de le penser.
  • Les Canadiens qui perçoivent le VIH/sida comme un problème sérieux ont plus tendance à affirmer qu’on peut ne pas vouloir subir un test de dépistage de la maladie à cause de la stigmatisation, et que les personnes ayant le VIH/sida éprouvent de la difficulté à obtenir un logement, des soins de santé ou un emploi.
  • Les plus susceptibles de stigmatiser les personnes ayant le VIH/sida sont aussi moins portés à croire que les gens seraient disposés à subir un test de dépistage du VIH.
  • Les personnes très religieuses sont moins susceptibles d’affirmer que ceux qui ont le VIH/sida ne sont pas tellement disposés à subir un test de dépistage à cause de la stigmatisation associée à cette maladie (ce qui n’est sans doute pas étonnant vu leurs niveaux de tolérance relativement bas).
  • Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de croire que chez les personnes atteintes du VIH/sida, la stigmatisation associée au VIH/sida a les trois conséquences proposées.
  • Ceux qui connaissent personnellement une personne atteinte du VIH/sida sont aussi plus susceptibles de penser que ces personnes éprouvent de la difficulté à obtenir un logement, des soins de santé ou un emploi.
  • Les Canadiens les plus renseignés sur le VIH/sida sont plus susceptibles de penser que les personnes qui ont le VIH/sida peuvent éprouver de la difficulté à obtenir un logement, des soins de santé ou un emploi et qu’elles ne sont pas prêtes à dire aux autres qu’elles ont le VIH à cause de la stigmatisation associée à la maladie.

11 Cet ensemble de variables est fondé sur une analyse factorielle qui indique une similitude dans la façon de répondre en ce qui concerne les mesures en cause. D’autres articles de la batterie ne se sont pas insérés avec autant de fiabilité dans l’indice synthétique.

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