Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida

Rapport Final

Précédent | Table des matières | Prochaine

3. Distanciation, risque et traitement du VIH/sida

3.1 Distanciation du VIH/sida

On peut affirmer que les gens se distancient de la maladie quand ils s’imaginent que le VIH/sida est un problème qui n’arrive qu’aux autres ou à certains groupes au lieu de penser qu’il peut affecter n’importe qui, y compris eux-mêmes. Comme le laissent entendre les résultats présentés ci-dessus, les Canadiens sont maintenant un peu plus conscients qu’en 2003 du fait que le VIH/sida peut affecter n’importe qui. Seulement 24 p. 100 sont d’accord pour dire que « le VIH/sida est surtout une maladie du tiers monde » (28 p. 100 en 2003) et ils sont moins nombreux encore à penser que c’est surtout une maladie de gais (15 p. 100 en regard de 19 p. 100 en 2003), tandis que seulement 10 p. 100 disent que c’est surtout une maladie de drogués (15 p. 100 en 2003).

Une maladie pour les autres

  • Les Canadiens de 65 ans et plus sont les plus susceptibles d’affirmer que le VIH/sida est surtout une maladie qui sévit parmi les drogués, les homosexuels ou dans le tiers monde.
  • Les Québécois sont les plus susceptibles au Canada de dire que le VIH/sida est surtout une maladie de gais ou une maladie du tiers monde.
  • Les personnes les plus persuadées que le VIH/sida affecte surtout les toxicomanes sont aussi plus susceptibles d’être nées à l’extérieur du Canada et de déclarer les niveaux de revenu et de scolarité les plus faibles.
  • Les Canadiens les mieux informés sur le VIH/sida et les plus à l’aise avec les personnes qui en sont atteintes, ceux qui ont le moins d’attitudes stigmatisantes envers ces personnes et qui sont le plus disposés à défendre les droits des personnes ayant le VIH/sida sont tous moins susceptibles de se dire d’accord avec l’un des trois énoncés.

3.2 Indice de la distanciation

Nous avons établi une autre mesure synthétique qui reflète à quel point les répondants perçoivent le VIH/sida comme une maladie qui affecte les autres ou des groupes très particuliers et non comme une maladie dont on doit s’inquiéter pour soi-même ou l’ensemble de la population canadienne. L’indice repose sur l’accord ou le désaccord avec les énoncés suivants :

  • le VIH/sida est surtout une maladie qui touche les personnes homosexuelles;
  • le VIH/sida est surtout une maladie de drogués;
  • le VIH/sida est surtout une maladie du tiers monde.

Pour chaque répondant, une valeur moyenne à l’égard de ces trois éléments a été calculée sur une échelle de 7 points. Les résultats ont ensuite été comprimés en fonction de la probabilité, élevée, moyenne ou faible, que le répondant se distancie du VIH/sida. La moitié des Canadiens (51 p. 100) obtiennent une valeur faible et ne se distancient pas du VIH/sida (c’est-à-dire qu’ils ne le perçoivent pas comme une maladie qui n’arrive qu’aux autres). Le tiers (34 p. 100) s’en distancient moyennement et les 14 p. 100 restant s’en distancient de façon marquée, c’est-à-dire qu’ils sont enclins à penser que le VIH/sida est une maladie qui n’arrive qu’aux autres et ne risque pas de les affecter 10.

Indice de la distanciation

  • Les personnes qui obtiennent des valeurs élevées sur l’indice de la distanciation sont plus susceptibles de provenir du Québec que des autres régions du pays.
  • Les aînés sont aussi plus susceptibles de se distancier du VIH/sida.
  • Les femmes sont moins susceptibles de se distancier que les hommes.
  • Les Canadiens qui ont revenu et un niveau de scolarité supérieurs sont moins susceptibles d’obtenir une valeur élevée sur l’indice de la distanciation.

10 Cet indice n’ayant pas été utilisé tel quel en 2003, il n’est pas possible d’en tirer directement une comparaison chronologique.

Précédent | Table des matières | Prochaine