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En ce qui concerne la compréhension du fonctionnement de la maladie en général, les Canadiens savent en majorité que « lorsqu’une personne a le VIH/sida, son corps ne peut pas se défendre contre des maladies ou infections ordinaires comme le rhume et la pneumonie » (81 p. 100), tandis que 7 p. 100 seulement sont en désaccord avec l’énoncé. Les résultats ressemblent à ceux d’il y a trois ans (84 p. 100). Les Canadiens sont moins nombreux à savoir qu’une personne peut être séropositive pendant dix ans ou plus sans développer le sida (70 p. 100). Cette proportion est sensiblement inférieure à celle de 2003 où 77 p. 100 étaient d’accord avec l’énoncé, ce qui pourrait indiquer une lente érosion des connaissances touchant la nature du VIH/sida. Un peu plus de six répondants sur dix (61 p. 100) sont d’accord pour dire que « le sida est toujours mortel », soit la même proportion qu’en 2003.

De façon générale, les Canadiens comprennent que le VIH/sida n’est pas guérissable. Ils sont 89 p. 100 à le savoir et répondent dans une proportion légèrement plus faible seulement qu’on ne peut pas guérir du VIH/sida même si on est « soigné à temps » (81 p. 100). Cette observation est intéressante quand on la compare aux résultats mentionnés ci-dessus, selon lesquels seulement 61 p. 100 des répondants affirment que « le sida est toujours mortel ».

Pour la plupart, les Canadiens sont à même d’identifier les modes de transmission du VIH. Ils répondent en majorité, et sans aide, que le virus du VIH peut s’attraper lors de relations sexuelles non protégées entre un homme et une femme ou un homme et un autre homme. Spontanément, 79 p. 100 mentionnent les relations sexuelles non protégées, en général, comme mode de transmission (taux qui était de 84 p. 100 en 2003). Pour une faible majorité (54 p. 100), le contact par le sang (p. ex., provenant d’une coupure) constitue une façon de transmettre le virus. Ils sont moins nombreux à savoir que tant le partage de seringues servant à l’injection de drogue que la fellation non protégée (18 p. 100) mettent une personne en danger d’attraper le VIH.
Spontanément, les Canadiens mentionnent aussi comme modes de transmission du VIH les fluides corporels (8 p. 100), le baiser (7 p. 100), les transfusions sanguines (6 p. 100), le passage de la mère à l’enfant durant la grossesse (4 p. 100), le tatouage et le perçage de parties du corps avec des aiguilles non stérilisées (2 p. 100) et les piqûres de moustiques (1 p. 100). Ils sont 5 p. 100 à ignorer comment se transmet le VIH.
Spontanément, les personnes les plus à l’aise avec les gens qui ont le VIH/sida, de même que les personnes les plus renseignées au sujet de la maladie sont plus susceptibles de mentionner spontanément le partage des seringues servant à l’injection de drogue et le contact par le sang comme modes de transmission du VIH.

| D’après ce que vous savez ou avez entendu dire, pouvez-vous me dire comment est transmis le VIH, le virus qui cause le sida? C’est-à-dire, la façon dont les gens sont infectés ou les moyens pris pour ne pas être infecté? 8 (Réponses spontanées, n=2030) | |||||
| Relations sexuelles non protégées (homme + homme) | Relations sexuelles non protégées (homme + femme) | Fellation non protégée | Partage de seringues servant à l’injection de drogue | Contact par le sang | |
| Ensemble | 67 | 76 | 18 | 35 | 54 |
| Région | |||||
| Colombie-Britannique | 69 | 76 | 23 | 37 | 53 |
| Alberta | 62 | 72 | 17 | 33 | 53 |
| Prairies | 64 | 78 | 15 | 40 | 51 |
| Ontario | 69 | 76 | 22 | 38 | 51 |
| Québec | 66 | 75 | 12 | 29 | 62 |
| Atlantique | 69 | 80 | 16 | 37 | 43 |
| Âge | |||||
| <25 | 69 | 78 | 18 | 30 | 58 |
| 25-34 | 69 | 76 | 19 | 43 | 65 |
| 35-44 | 69 | 78 | 23 | 41 | 58 |
| 45-64 | 65 | 74 | 15 | 37 | 49 |
| 65+ | 61 | 73 | 17 | 21 | 40 |
| Origine ethnique | |||||
| Canadienne | 64 | 74 | 16 | 32 | 56 |
| Britannique | 70 | 76 | 19 | 38 | 50 |
| Française | 67 | 77 | 21 | 33 | 55 |
| Européenne | 69 | 77 | 19 | 44 | 50 |
| Autre | 70 | 79 | 21 | 34 | 57 |
| Autochtone | 72 | 91 | 19 | 38 | 57 |
Quand des modes de transmission précis leur sont proposés, presque tous les Canadiens (entre 98 et 100 p. 100) savent que les relations sexuelles non protégées entre un homme et un autre homme ou un homme et une femme, le partage des seringues servant à l’injection de drogue ainsi que le contact par le sang constituent des façons de transmettre le VIH. De fortes majorités savent également que le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant durant la grossesse (89 p. 100), par le tatouage ou le perçage de parties du corps avec des aiguilles non stérilisées (82 p. 100) ou lors de relations sexuelles non protégées, malgré qu’ils soient beaucoup moins nombreux à pouvoir nommer spontanément ces modes de transmission.
Certains Canadiens continuent à croire (à tort) que le VIH peut s’attraper par un baiser (32 p. 100), une piqûre d’insecte (29 p. 100), à cause d’un éternuement ou de la toux (11 p. 100), par le contact avec des objets comme une fontaine d’eau potable ou une toilette (10 p. 100) ou par un contact occasionnel (5 p. 100). De toute évidence, il reste encore à abolir certains mythes entourant la transmission du VIH et, comme en témoigne la comparaison avec les résultats obtenus il y a trois ans, les connaissances de la population canadienne se sont quelque peu érodées au fil du temps.
Les Canadiens sont à peu près aussi susceptibles en 2006 qu’en 2003 de mentionner l’analyse sanguine comme moyen de dépistage du VIH/sida (96 p. 100 en 2006, comparativement à 98 p. 100 en 2003). Ils sont moins portés à croire que le VIH/sida peut être diagnostiqué lors d’une simple visite médicale (17 p. 100 contre 27 p. 100 en 2003) ou par un autodiagnostic (6 p. 100 contre 10 p. 100 en 2003). Ils sont maintenant 3 p. 100 à penser qu’une radiographie peut servir au dépistage du VIH/sida.

8 Dans les tableaux qui renferment les résultats détaillés par groupe démographique, les proportions et moyennes figurent en gras lorsqu’elles sont statistiquement supérieures au reste de l’échantillon.
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