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Sondage de suivi de 2006 sur les attitudes touchant le VIH/sida

Rapport Final

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2. Connaissances et sensibilisation

En ce qui concerne la compréhension du fonctionnement de la maladie en général, les Canadiens savent en majorité que « lorsqu’une personne a le VIH/sida, son corps ne peut pas se défendre contre des maladies ou infections ordinaires comme le rhume et la pneumonie » (81 p. 100), tandis que 7 p. 100 seulement sont en désaccord avec l’énoncé. Les résultats ressemblent à ceux d’il y a trois ans (84 p. 100). Les Canadiens sont moins nombreux à savoir qu’une personne peut être séropositive pendant dix ans ou plus sans développer le sida (70 p. 100). Cette proportion est sensiblement inférieure à celle de 2003 où 77 p. 100 étaient d’accord avec l’énoncé, ce qui pourrait indiquer une lente érosion des connaissances touchant la nature du VIH/sida. Un peu plus de six répondants sur dix (61 p. 100) sont d’accord pour dire que « le sida est toujours mortel », soit la même proportion qu’en 2003.

Connaissances générales

  • Les Canadiens qui ignorent que quand on a le VIIH/sida le corps ne peut pas se défendre contre des maladies ou infections ordinaires tendent à être des jeunes, des personnes âgées et des citoyens québécois. Les Canadiens âgés de 45 à 64 ans, en particulier ceux qui vivent en Alberta, sont les plus au courant de ce fait, tout comme les parents d’enfants en bas âge.
  • Les Canadiens ayant un revenu et un niveau de scolarité supérieurs sont plus susceptibles que les autres de croire qu’une personne peut avoir le VIH pendant dix ans ou plus sans développer le sida. Cette impression est moins répandue parmi les Canadiens les plus jeunes et les plus âgés (moins de 25 ans et plus de 64 ans), de même que dans les provinces de l’Atlantique.
  • Les répondants nés au Canada et ceux qui se disent d’ascendance européenne sont plus portés que ceux des autres groupes ethniques à croire qu’on peut être séropositif pendant dix ans ou plus sans développer le sida. Par contre, les personnes qui déclarent une autre origine ethnique que canadienne, européenne ou autochtone sont moins susceptibles d’être de cet avis.
  • Le fait de savoir qu’une personne peut être séropositive pendant dix années ou plus sans développer le sida est en étroite corrélation avec un plus grand sentiment de sécurité vis-à-vis des personnes atteintes du VIH/sida, des attitudes moins stigmatisantes et une plus grande compréhension des droits des personnes atteintes, de même qu’une impression plus répandue que le VIH/sida peut affecter n’importe qui (et non pas seulement certains groupes).
  • Les Québécois sont plus susceptibles que tous les autres répondants de penser que le sida est une maladie mortelle. Les citoyens de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont les moins susceptibles d’accepter cette affirmation. Les personnes au revenu inférieur sont aussi plus susceptibles de se dire d’accord, tout comme celles qui se déclarent d’ascendance européenne.
  • Ceux qui ont une opinion moins stigmatisante des personnes atteintes du VIH/sida sont moins portés à croire que le sida est une maladie mortelle.

De façon générale, les Canadiens comprennent que le VIH/sida n’est pas guérissable. Ils sont 89 p. 100 à le savoir et répondent dans une proportion légèrement plus faible seulement qu’on ne peut pas guérir du VIH/sida même si on est « soigné à temps » (81 p. 100). Cette observation est intéressante quand on la compare aux résultats mentionnés ci-dessus, selon lesquels seulement 61 p. 100 des répondants affirment que « le sida est toujours mortel ».

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Autres connaissances

  • Les Canadiens de 65 ans et plus sont davantage portés que les plus jeunes à croire que le VIH/sida est guérissable. Les plus jeunes et les plus âgés des répondants sont les plus susceptibles de penser que le VIH/sida est guérissable s’il est soigné à temps. Les personnes âgées de 25 à 34 ans sont les plus susceptibles de savoir que le VIH/sida ne se guérit pas.
  • Les personnes les moins scolarisées et dont le revenu est le plus faible (souvent surreprésentées dans les groupes d’âges le plus jeune et le plus âgé) sont aussi plus portées à croire que le VIH/sida peut se guérir quand on est soigné à temps.
  • Les répondants nés à l’extérieur du Canada et ceux qui donnent une autre origine ethnique que canadienne, européenne ou autochtone sont également plus susceptibles que ceux des autres groupes ethniques à croire que le VIH/sida est guérissable s’il est soigné à temps.
  • Les Canadiens qui pensent que le VIH/sida est guérissable, ou guérissable s’il est soigné à temps, tendent aussi à se distancier de la maladie, à avoir une opinion stigmatisante et, de façon générale, à moins appuyer les droits des personnes qui ont le VIH/sida.

2.1 Transmission et diagnostic du VIH/sida

Pour la plupart, les Canadiens sont à même d’identifier les modes de transmission du VIH. Ils répondent en majorité, et sans aide, que le virus du VIH peut s’attraper lors de relations sexuelles non protégées entre un homme et une femme ou un homme et un autre homme. Spontanément, 79 p. 100 mentionnent les relations sexuelles non protégées, en général, comme mode de transmission (taux qui était de 84 p. 100 en 2003). Pour une faible majorité (54 p. 100), le contact par le sang (p. ex., provenant d’une coupure) constitue une façon de transmettre le virus. Ils sont moins nombreux à savoir que tant le partage de seringues servant à l’injection de drogue que la fellation non protégée (18 p. 100) mettent une personne en danger d’attraper le VIH.

Spontanément, les Canadiens mentionnent aussi comme modes de transmission du VIH les fluides corporels (8 p. 100), le baiser (7 p. 100), les transfusions sanguines (6 p. 100), le passage de la mère à l’enfant durant la grossesse (4 p. 100), le tatouage et le perçage de parties du corps avec des aiguilles non stérilisées (2 p. 100) et les piqûres de moustiques (1 p. 100). Ils sont 5 p. 100 à ignorer comment se transmet le VIH.

Spontanément, les personnes les plus à l’aise avec les gens qui ont le VIH/sida, de même que les personnes les plus renseignées au sujet de la maladie sont plus susceptibles de mentionner spontanément le partage des seringues servant à l’injection de drogue et le contact par le sang comme modes de transmission du VIH.

Connaissance des modes de transmission du VIH

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Connaissance des modes de transmission du VIH, par variables démographiques
D’après ce que vous savez ou avez entendu dire, pouvez-vous me dire comment est transmis le VIH, le virus qui cause le sida? C’est-à-dire, la façon dont les gens sont infectés ou les moyens pris pour ne pas être infecté? 8 (Réponses spontanées, n=2030)
  Relations sexuelles non protégées (homme + homme) Relations sexuelles non protégées (homme + femme) Fellation non protégée Partage de seringues servant à l’injection de drogue Contact par le sang
Ensemble 67 76 18 35 54
Région
Colombie-Britannique 69 76 23 37 53
Alberta 62 72 17 33 53
Prairies 64 78 15 40 51
Ontario 69 76 22 38 51
Québec 66 75 12 29 62
Atlantique 69 80 16 37 43
Âge
<25 69 78 18 30 58
25-34 69 76 19 43 65
35-44 69 78 23 41 58
45-64 65 74 15 37 49
65+ 61 73 17 21 40
Origine ethnique
Canadienne 64 74 16 32 56
Britannique 70 76 19 38 50
Française 67 77 21 33 55
Européenne 69 77 19 44 50
Autre 70 79 21 34 57
Autochtone 72 91 19 38 57

Quand des modes de transmission précis leur sont proposés, presque tous les Canadiens (entre 98 et 100 p. 100) savent que les relations sexuelles non protégées entre un homme et un autre homme ou un homme et une femme, le partage des seringues servant à l’injection de drogue ainsi que le contact par le sang constituent des façons de transmettre le VIH. De fortes majorités savent également que le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant durant la grossesse (89 p. 100), par le tatouage ou le perçage de parties du corps avec des aiguilles non stérilisées (82 p. 100) ou lors de relations sexuelles non protégées, malgré qu’ils soient beaucoup moins nombreux à pouvoir nommer spontanément ces modes de transmission.

Certains Canadiens continuent à croire (à tort) que le VIH peut s’attraper par un baiser (32 p. 100), une piqûre d’insecte (29 p. 100), à cause d’un éternuement ou de la toux (11 p. 100), par le contact avec des objets comme une fontaine d’eau potable ou une toilette (10 p. 100) ou par un contact occasionnel (5 p. 100). De toute évidence, il reste encore à abolir certains mythes entourant la transmission du VIH et, comme en témoigne la comparaison avec les résultats obtenus il y a trois ans, les connaissances de la population canadienne se sont quelque peu érodées au fil du temps.

  • La fausse impression selon laquelle le VIH/sida peut se transmettre par une piqûre d’insecte est plus répandue parmi les Canadiens les moins scolarisés (37 p. 100 de ceux qui ont terminé ou non l’école secondaire, comparativement à 28 p. 100 de ceux qui ont fait des études collégiales et à 21 p. 100 de ceux qui ont un diplôme d’études universitaires).
  • Les personnes âgées sont plus portées à croire, à tort, que le VIH peut se transmettre par un éternuement ou la toux (20 p. 100 contre 11 p. 100 dans l’ensemble).
  • Lorsque l’enquêteur le suggère, les baisers, les éternuements ou la toux, les piqûres de moustique, le contact avec des objets comme les fontaines d’eau potable et les sièges de toilette sont plus susceptibles d’être mentionnés comme moyens d’attraper le VIH par les gens mal à l’aise vis-à-vis des personnes atteintes du VIH/sida, ceux qui sont plus portés à croire que le VIH/sida est une maladie qui affecte seulement certains groupes, ceux qui ont une opinion plus stigmatisante des personnes ayant le VIH/sida et ceux qui n’appuient pas beaucoup les droits de ces malades.
  • Le contact occasionnel comme mode de transmission du VIH est aussi plus susceptible d’être cité par ceux qui sont moins renseignés sur la maladie et ceux qui sont portés à stigmatiser les personnes atteintes du VIH/sida.

Les Canadiens sont à peu près aussi susceptibles en 2006 qu’en 2003 de mentionner l’analyse sanguine comme moyen de dépistage du VIH/sida (96 p. 100 en 2006, comparativement à 98 p. 100 en 2003). Ils sont moins portés à croire que le VIH/sida peut être diagnostiqué lors d’une simple visite médicale (17 p. 100 contre 27 p. 100 en 2003) ou par un autodiagnostic (6 p. 100 contre 10 p. 100 en 2003). Ils sont maintenant 3 p. 100 à penser qu’une radiographie peut servir au dépistage du VIH/sida.

ssance des moyens de dépistage

  • Les Québécois, les jeunes et les aînés de même que les Canadiens ayant de faibles niveaux de scolarité et de revenu sont les moins renseignés en matière de dépistage. Entre 20 et 29 p. 100 des membres de ces segments pensent que le dépistage est possible grâce à un simple examen médical. Ils sont aussi plus susceptibles de croire que le VIH/sida peut être autodiagnostiqué.

8 Dans les tableaux qui renferment les résultats détaillés par groupe démographique, les proportions et moyennes figurent en gras lorsqu’elles sont statistiquement supérieures au reste de l’échantillon.

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