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Questions et réponses

Comment définir les « intervenants de première ligne » pour une demande de propositions reliée à l'Échange des connaissances?

On entend par intervenants de première ligne les organismes de services pour le sida, les organismes de services sociaux et les organismes communautaires, les services de santé publique et les organismes axés sur certaines populations. De façon générale, les organismes de première ligne comprennent les organismes qui oeuvrent auprès des personnes vivant avec le VIH/sida et des populations prioritaires, et dont la lutte contre le VIH/sida n'est peut-être pas le mandat principal. Cela englobe le travail effectué dans des collectivités de petite taille ou éloignées qui n'ont peut-être pas d'organisme de services pour le sida.

Quelles étapes comportait la création de la demande de propositions reliée au Fonds pour l'échange des connaissances?

  1. L'examen des programmes : effectué en 2005. Tous les fonds de subventions et de contributions à la Division du VIH/sida ont été examinés afin d'harmoniser les programmes et les mécanismes de financement établis avec la nouvelle Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada.

    Par suite de l'examen, sept fonds nationaux ont été réorganisés dans cinq volets de financement, d'où un changement d'orientation des fonds de subventions et de contributions. Le Fonds pour l'échange des connaissances était un de ces nouveaux volets de financement.

  2. L'examen des principaux documents de référence : effectué en janvier 2006. L'initiative fédérale Au premier plan et Un portrait national, Rapport sur la réponse des gouvernements à l'épidémie de VIH/sida au Canada ont été examinés.

    Ces documents signalaient la nécessité actuelle d'accroître l'échange et le transfert des connaissances pour éclairer le travail des intervenants de première ligne, y compris une diffusion plus rapide des connaissances. Une analyse bibliographique a également été faite, où l'on a présenté les définitions et les modèles actuels d'échange des connaissances. Il en a découlé un rapport qui recommande une attention plus soutenue à l'adaptation des connaissances aux besoins du public cible.

  3. L'évaluation des besoins : faite en février 2006. L'évaluation a donné lieu à une enquête nationale sur les intervenants de première ligne pour évaluer leurs besoins de connaissances et déterminer la meilleure façon d'y répondre. Les ONG nationales et locales ont été interrogées.

    Parmi les besoins les plus souvent signalés, mentionnons de l'information sur les pratiques exemplaires, des statistiques épidémiologiques, les résultats des recherches en cours, des renseignements sur certaines populations, et de l'information dans un langage clair et simple (y compris rendre l'information accessible aux personnes peu alphabétisées).

  4. Les consultations nationales des intervenants de première ligne en mars 2006 : des consultations en personne ont eu lieu à Ottawa et à Montréal pour interroger les fournisseurs de services de première ligne nationaux et locaux sur leurs besoins actuels d'échange des connaissances et la meilleure façon d'y répondre.

    Parmi les messages clés, signalons la nécessité d'établir un organisme de coordination qui répondrait rapidement aux nouveaux besoins de connaissances, le besoin de faire participer les intervenants de première ligne à tous les aspects de l'échange des connaissances (y compris la production de connaissances), le comblement des lacunes de connaissances dans des secteurs comme la recherche, l'épidémiologie et la surveillance, et la nécessité de rendre les connaissances accessibles et utiles aux organismes de première ligne.

Les organismes individuels ont­‑ils le droit de présenter une demande d'aide du Fonds pour l'échange de connaissances?

La demande de propositions liée au Fonds pour l'échange de connaissances énonce les critères d'admissibilité (c'est‑à‑dire au moins une organisation non gouvernementale (ONG) nationale doit faire partie du partenariat des ONG; voir les détails dans la demande de propositions). Il n'est pas dit que les organismes individuels n'ont pas le droit de présenter une demande d'aide. En conséquence, un organisme peut présenter une demande d'aide du Fonds pour l'échange de connaissances (FEC).

Cependant, à l'étape de l'examen, toutes les propositions seront évaluées en fonction des paramètres énoncés dans la demande de propositions, c'est‑à‑dire il faut que la demande de propositions pour le FEC vise à solliciter des propositions qui doivent êtres soumises conjointement par différentes ONG, que le FEC soit offert dans le cadre de partenariats formés par diverses ONG et que le partenariat comporte des liens et des collaborations avec d'autres organisations (voir la demande de propositions). On vérifiera également si les propositions cadrent avec les buts, les principes directeurs et les domaines de travail décrits dans la demande de propositions, notamment les partenariats avec les régions, les universités, les chercheurs et la population, une intervention rapide et un guichet unique pour l'échange de connaissances afin que les organismes de première ligne aient accès aux connaissances sur la prévention, les soins, la prise en charge et le soutien. Le comité d'examen étudiera les propositions pour s'assurer que toute proposition retenue favorise un grand éventail d'activités et de résultats conformes aux objectifs du Fonds.

Rappelons que l'ASPC n'est nullement tenue d'accorder des fonds ni de conclure un accord de contribution à la suite de cette demande de propositions. Cela comprend le droit de refuser l'une ou l'autre ou l'ensemble des propositions reçues, d'accepter une proposition en tout ou en partie ou de négocier avec un ou plusieurs organismes canadiens sans but lucratif sur un aspect de cette demande de propositions. De plus, l'ASPC peut annuler, modifier ou relancer en tout temps cette demande de propositions.

Si un consortium d’organisations non gouvernementales souhaite présenter une lettre d’intention (LI) dans le cadre du Fonds pour l’échange de connaissances et que les budgets combinés de financement des travaux proposés dépassent les trois millions de dollars, la LI sera-t-elle automatiquement déclarée inadmissible?

Une LI de plus de trois millions de dollars ne serait pas déclarée inadmissible uniquement pour cette raison. Le montant maximum disponible dans le Fonds s’élève à trois millions de dollars. Il est prévu que toutes les activités indiquées dans la demande de propositions (DP) seront financées dans les limites des montants maximaux permis.

À l’étape de l’examen de la LI, l’admissibilité de chaque demande sera examinée en vue de déterminer si elle peut passer à l’étape de la proposition complète. Le personnel de l’ASPC et les examinateurs externes évalueront chaque LI en fonction des critères d’admissibilité établis (voir la DP), y compris la gamme d’activités et de résultats escomptés que ce fonds servira à financer. Une rétroaction générale sera ensuite fournie pour aider les demandeurs à remplir le formulaire de proposition complète. Des décisions plus détaillées au sujet des budgets et des plans de travail proposés ne seront communiquées qu’à l’étape finale de l’examen des propositions. C’est à cette étape qu’aura lieu l’examen complet des propositions et que les décisions seront prises au sujet du financement.