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Résumé des projets |
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Healing Our Nations: Community Outreach and Communication Project (« Guérissons nos Nations : projet d'approche et de communication communautaire ») |
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HIV/AIDS Labrador Project (« Projet de lutte contre le VIH/Sida au Labrador ») |
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Urban Aboriginal HIV/AIDS Support Service (« Service de soutien en matière de VIH/Sida pour les Autochtones en milieu urbain ») |
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Mino Tibadjumowin (« Communiquer un message positif ») |
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HIV/AIDS Training Project (« Projet de formation sur le VIH/Sida ») |
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Northern Aboriginal Links for AIDS (« Ressources sur le Sida pour les Autochtones du Nord ») |
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Four Doorways Project: Phase II (« Projet Quatre portes : phase II ») |
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Red Prairie HIV/AIDS Project (« Projet sur le VIH/Sida de Red Prairie ») |
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2-Spirit Circle of Friends (« Cercle des amis bispirituels ») |
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Me and HIV (« Moi et le VIH ») |
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HIV/AIDS Training and Resources for Addictions and Community Workers (« Formation et ressources en matière de VIH/Sida pour les conseillers en toxicomanie et les intervenants communautaires ») |
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Wiya Wapaki (« Pour demain ») |
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HIV/AIDS Awareness and Prevention for High-Risk Aboriginal Target Groups in the Northwest Territories (« Sensibilisation et prévention en matière de VIH/Sida pour les groupes autochtones à haut risque des Territoires du Nord-Ouest ») |
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Iqaluit Community HIV/AIDS Fair (« Salon communautaire d'Iqaluit sur le VIH/Sida ») |
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Red Road Aboriginal HIV/AIDS Education Standardization Project (« Projet de normalisation de l'éducation sur le VIH/Sida pour les Autochtones de Red Road ») |
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Aboriginal HIV/AIDS Prevention Curriculum and Manual Project (« Projet d'élaboration d'un programme de formation et d'un manuel sur la prévention du VIH/Sida pour les Autochtones ») |
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LinkUp: An Aboriginal On-Line Information Network and Exchange (« Connexion : réseau autochtone d'information en ligne sur le VIH/Sida ») |
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Canadian Inuit HIV/AIDS Network (« Réseau Inuit Canadien sur le VIH/Sida ») |
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Le Fond pour les projets sur le VIH/Sida des communautés hors-réserve des Premières Nations, des Inuits et des Métis est un important volet de la Stratégie canadienne sur le VIH et le Sida (SCVS). Le Fond a été créé en 1998 après de vastes consultations auprès des Autochtones. Ses objectifs sont les suivants :
Le Fond soutient les projets de durée limitée entrepris dans les communautés autochtones hors réserve – en milieu urbain ou rural. Il est géré par la Division des Politiques, de la Coordination et des Programmes sur le VIH/Sida de Santé Canada et dispose d'un budget annuel de 1,2 million de dollars.
Lorsqu'ils présentent leurs demandes de financement, les organismes promoteurs, qui doivent être des organismes autochtones, doivent proposer des approches culturellement pertinentes pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Pour être admissibles au financement, les projets doivent bénéficier à une ou à plusieurs communautés autochtones hors réserve, de l'une des manières suivantes :
La première demande de propositions du Fond pour les projets sur le VIH/Sida des communautés hors-réserve des Premières Nations, des Inuits et des Métis a été diffusée à l'automne 1999. Au total, 41 propositions de projet ont été reçues et 18 ont été acceptées après examen par les conseillers de programme de la Division des Politiques, de la Coordination et des Programmes sur le VIH/Sida et par un comité national d'évaluateurs autochtones. Les projets ont été mis en œuvre pendant les exercices 2000-2001 et 2001-2002.
.Le présent rapport résume les 18 projets, mentionne quelques-unes des « leçons tirées » les plus courantes et évalue le succès de cette série de projets en lien avec les objectifs du Fond. Sans constituer une évaluation approfondie du Fond, ce rapport est important en ce sens qu'il raconte l'histoire de chacun des projets financés et en transmet les leçons apprises.
. Résumé des projets
Les 18 projets financés à la suite de la demande de propositions de 1999 ont été réalisés par des organismes autochtones du Canada et se répartissent comme suit entre les régions :
Les résumés de projet sont présentés dans le même ordre.
Healing Our Nations: Community Outreach and Communication Project
(« Guérissons nos Nations : projet d'approche et de communication communautaires »)
Healing Our Nations, Atlantic First Nations AIDS Network (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Ce projet a pour but d'offrir une approche communautaire aux Premières Nations de la région de l'Atlantique et de permettre une communication efficace avec les fournisseurs de services de santé et les membres de la communauté qui vivent avec le VIH/Sida qui sont touchés par la maladie ou s'intéressent au VIH/Sida et à ses enjeux. L'organisme Healing Our Nations a élaboré du matériel didactique normalisé et offert des ateliers sur le VIH/Sida dans les communautés des Premières Nations de la région. Un bureau secondaire a été ouvert au Nouveau-Brunswick où un éducateur en santé communautaire a été embauché pour le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard. Des cours de formation interculturels ont été offerts aux organismes et aux personnes qui fournissent des services aux membres des Premières Nations vivant avec le VIH/Sida. Le réseau a également établi un plan stratégique de lutte contre le VIH/Sida pour les Premières Nations de la région. Le projet a eu pour effet d'augmenter le taux de participation aux activités de Healing Our Nations, de renforcer la capacité du réseau de lutter contre le VIH/Sida et d'accroître la sensibilisation au VIH/Sida et à ses enjeux.
HIV/AIDS Labrador Project (« Projet de lutte contre le VIH/Sida au Labrador »)
Labrador Friendship Centre (hiv-aidslabradorproject@superweb.ca)
L'objectif de ce projet consiste à rehausser le niveau de sensibilisation au VIH/Sida chez les Autochtones du Labrador. On a ouvert un bureau de projet au Labrador Friendship Centre de Happy Valley-Goose Bay et mis sur pied un comité consultatif pour superviser le projet. Ce comité compte des représentants des communautés métisses, Inuites et Innues du Labrador et une personne vivant avec le VIH/Sida. Des ressources et de la documentation en provenance d'autres organismes de lutte contre le VIH/Sida ont été réunis et distribuées aux communautés. Plus de 200 séances d'information ont été tenues, dans 33 communautés la côte du Labrador et de la région d'Upper Lake Melville. Le bureau de projet a également collaboré avec le Comité sur le Sida de Terre-Neuve-et-Labrador pour offrir des séances de formation et de sensibilisation intégrées sur le VIH et l'hépatite C aux détenus et aux employés des prisons. Selon un évaluateur indépendant, le projet a permis d'accroître la sensibilisation au VIH/Sida chez les Autochtones du Labrador, quoique les résultats soient plus probants dans certaines communautés.
Urban Aboriginal HIV/AIDS Support Service (« Service de soutien en matière de VIH/Sida pour les Autochtones des milieux urbains »)
Centre d'amitié autochtone de Montréal (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
En collaboration avec divers organismes partenaires, le Centre d'amitié Autochtone de Montréal a créé et offert un programme de prévention et d'éducation en matière de VIH/Sida pour la communauté autochtone de Montréal. Notamment, des ateliers ont été offerts sur des thèmes comme la santé, l'éducation en matière de VIH, la sexualité, l'estime de soi ou l'éducation sur la drogue et l'alcool et chaque atelier a attiré en moyenne une quinzaine de personnes. On a organisé également des « rassemblements communautaires » de six jours, auxquels ont participé chaque fois 60 à 100 personnes afin d'offrir des renseignements sur le VIH/Sida et des divertissements aux membres de la communauté. Le Centre a organisé aussi, avec moins de succès, deux jeux-questionnaires; les participants devaient répondre à des questions sur le VIH/Sida devant un public composé de membres de la communauté. On a distribué des renseignements sur la prévention du VIH/Sida au moyen de cartes postales, de signets et d'autres outils. Le Centre a publié un bulletin, établi des contacts avec des organismes autochtones et non autochtones et participé à des conférences, réunions annuelles, réunions de comités et autres rassemblements pertinents.
Mino Tibadjumowin (« Communiquer un message positif »)
Wabano Centre for Aboriginal Health (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Le projet Mino Tibadjumowin visait à créer, au Centre Wabano, un programme durable de services liés au VIH/Sida pour les Autochtones de la région de la capitale nationale. Entre autres activités, mentionnons l'élaboration et l'exécution d'un programme de formation des formateurs en matière de VIH/Sida, adapté à la culture, et d'un programme d'éducation par les pairs, Keep Our Circle Strong. Une vidéo sur le VIH/Sida produite par et pour les jeunes Autochtones a été présentée dans le cadre d'ateliers réguliers. Ces ateliers ont été remplacés, par la suite, par un programme de café Internet anti-décrochage scolaire et un programme de cercles autochtones communautaires, offrant tous deux des ateliers aux étudiants autochtones des écoles secondaires. Le Centre Wabano a aussi mis sur pied une compagnie de théâtre de rue, laquelle a créé deux pièces : The Blood Remembers, qui porte sur la toxicomanie, les traumatismes et leurs liens avec le VIH dans la population autochtone, et Jay's Story, qui renseigne sur le VIH/Sida en racontant l'histoire d'un jeune Autochtone qui quitte sa réserve pour la grande ville. Le Centre Wabano a décidé de poursuivre le projet à l'échéance de la période de financement, en mettant l'accent sur le développement communautaire.
HIV/AIDS Training Project (« Projet de formation sur le VIH/Sida »)
Ontario Federation of Indian Friendship Centres (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Dans le cadre de ce projet, la Ontario Federation of Indian Friendship Centres a fourni un soutien à ses organismes membres pour les aider à offrir des séances de formation et d'éducation sur le VIH/Sida, culturellement adaptées à leurs employés, aux membres de leurs conseils d'administration, à leurs bénévoles, à leurs clients et aux autres membres de leur communauté, en vue de renforcer la capacité des communautés autochtones de lutter contre le VIH/Sida. Au total, on a tenu 31 ateliers auxquels ont participé 3 314 personnes afin d'offrir des renseignements de base sur le VIH/Sida dans une perspective autochtone. On a distribué des feuillets d'information, des brochures et des affiches à tous les participants, et certains Centres d'amitié Autochtone ont aussi distribué des condoms. Selon l'évaluation des ateliers par les participants et les commentaires des Centres, le projet a considérablement accru la sensibilisation au VIH/Sida chez de nombreuses communautés autochtones et renforcé les connaissances et les compétences du personnel des Centres et des membres de la commuanuté. Toutefois, seulement 18 des 29 Centres membres de la Fédération ont participé au projet, ce qui veut dire que les communautés autochtones de la province n'ont pas toutes reçues la formation.
Northern Aboriginal Links for AIDS (« Ressources sur le Sida pour les Autochtones du Nord »)
Ce projet avait pour but d'amener les communautés autochtones et les leaders communautaires à participer à l'élaboration et à l'exécution d'un programme sur la sexualité et la santé. Des données et des recommandations ont d'abord été recueillies auprès des enseignants, des représentants des conseils scolaires et d'autres sources. On a également animé des groupes de consultation dans les communautés pour connaître les besoins, les désirs et les attentes des jeunes Autochtones en ce qui concerne l'éducation en matière de VIH/Sida. Des leaders communautaires et des aînés ont été invités à participer au programme, et des jeunes bénévoles ont été recrutés comme modèles de comportement. Le projet a abouti à la rédaction d'un manuel expliquant en quoi consiste un programme culturellement pertinent et qui peut être utilisé par les jeunes agissant à titre d'intervenants auprès de leurs pairs pour éduquer leur communauté sur la sexualité et la santé. L'organisme Northern AIDS Initiative Inc utilisent ses fonds de fonctionnement pour maintenir les activités du projet mais la formation est limitée à un petit nombre de communautés.
Four Doorways Project: Phase II (« Projet Quatre portes : phase II »)
Manitoba Aboriginal AIDS Task Force (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
La phase II du projet Quatre portes (il s'agit des portes physique, émotionnelle, mentale et spirituelle) consistait à élaborer un modèle d'éducation par les pairs sur la réduction des méfaits de la toxicomanie, à l'intention des Autochtones utilisateurs de drogues injectables, des Autochtones vivant avec le VIH/Sida et des jeunes Autochtones de la rue. Le modèle devait être pertinent sur le plan culturel. Des aînés et des enseignants traditionnels ont participé à l'élaboration de la composante culturelle du modèle, et des experts-conseils ont été engagés pour produire le manuel de formation du formateur. On a distribué 50 copies du manuel aux personnes appelées à former leurs pairs, au centre de santé communautaire Nine Circles et à d'autres organismes partenaires de Winnipeg. Des pairs éducateurs ont présenté plus de dix séances de formation des formateurs au personnel du projet Quatre portes et à des organismes autochtones de Winnipeg et d'ailleurs. Des efforts ont également été déployés pour aider les groupes partenaires et d'autres organismes autochtones et non autochtones à intégrer les modèles d'éducation et de formation du projet Quatre portes à leurs propres services. Bien qu'on considère généralement que le projet Quatre portes a donné de bons résultats pour ce qui est d'éduquer les intervenants communautaires sur la réduction des méfaits, à la fin de la période de financement, des questions ont été soulevées sur la viabilité du projet.
Red Prairie HIV/AIDS Project (« Projet sur le VIH/Sida de Red Prairie »)
Brandon Friendship Centre Inc. (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur)
L'objectif du Projet sur le VIH/Sida de Red Prairie était de créer les connaissances, les compétences et les pratiques de sécurité nécessaires pour prévenir la transmission du VIH/Sida chez les Autochtones du sud-ouest du Manitoba, en particulier chez les jeunes. On a entrepris de produire des documents d'éducation sur la prévention en matière de VIH/Sida, pertinents sur le plan culturel et de les distribuer aux organismes de Brandon et du sud-ouest du Manitoba qui offrent des services aux Autochtones. Une série d'ateliers sur la prévention a été organisé entre septembre 2000 et mars 2002. Le Centre d'Amitié autochtone de Brandon a également formé un partenariat avec le centre des ressources d'éducation sexuelle et le regroupement des gais et des lesbiennes de Brandon dans le but d'éduquer la communauté au sujet des personnes bispirituelles. Un expert-conseil indépendant a conclu que le projet comblait une lacune de l'éducation sur le VIH/Sida dans la population autochtone et qu'il devait être maintenu.
2-Spirit Circle of Friends (« Cercle des amis bispirituels »)
Family Healing Circle Lodge Inc. (Téléphone : (306) 653-3900)
Le projet visait à offrir des mécanismes de soutien et des environnements sûrs aux Autochtones bispirituels et à éduquer les organismes autochtones sur l'homophobie, ses liens avec le VIH/Sida et les besoins des personnes bispirituelles. En collaboration avec les services de santé pour les gais et lesbiennes de Saskatoon, la Family Healing Circle Lodge a facilité la création d'un « Cercle des amis bispirituels » pour offrir à ces personnes une validation et un soutien, renforcer leur estime de soi et les aider à éviter la contamination par le VIH. Des réunions hebdomadaires ont été organisé portant des thèmes liés à la santé spirituelle, émotionnelle, physique et mentale. L'organisme réservait aussi du temps pour des rencontres de counseling individuel entre une personne bispirituelle et un aîné. Elle offrait également de la formation aux organismes autochtones de Saskatoon et d'ailleurs sur les besoins des personnes bispirituelles. Le projet a été évalué par la Sasknative Housing Society, qui a conclu qu'il avait eu des répercussions limitées aux chapitres de l'amélioration de la sensibilisation au VIH/Sida, de la mise sur pied de groupes de soutien, de la création d'environnements sûrs pour les personnes bispirituelles, et de la lutte contre l'homophobie. Toutefois, la Société appuie les objectifs du projet et recommande que l'on poursuive le travail.
Me and HIV (« Moi et le VIH »)
Mannawanis Native Friendship Centre
Les objectifs du projet étaient les suivants : accroître la sensibilisation au VIH/Sida chez les jeunes à haut risque de la région de St. Paul en Alberta; favoriser la création de familles saines; tendre la main aux personnes qui pourraient avoir besoin de plus de soutien. Le Mannawanis Friendship Centre a donc invité les étudiants de 8e année des écoles locales à participer à des camps de deux jours ayant pour thème « Le VIH et moi » afin de se renseigner sur le VIH/Sida, les autres maladies transmissibles sexuellement et les modes de vie sains. Chaque camp a organisé des séances d'information sur des sujets comme les maladies transmissibles sexuellement, le VIH, les activités sexuelles à haut risque, les activités sexuelles sûres et les autres modes de vie sains. On a engagé des étudiants du secondaire pour jouer le rôle d'animateurs auprès des adolescents, et des personnes séropositives sont venues d'Edmonton pour raconter leur histoire. Afin de favoriser la création de familles saines, on a donné de l'information aux participants sur les modes de vie sains et indiqué d'autres types de soutien dans la communauté. Selon les participants, les camps « Le VIH et moi » ont donné d'excellents résultats pour ce qui est de renseigner les étudiants sur le VIH/Sida, les activités sexuelles à haut risque et les modes de vie sains.
HIV/AIDS Training and Resources for Addictions and Community Workers (« Formation et ressources en matière de VIH/Sida pour les conseillers en toxicomanie et les intervenants communautaires »)
Nechi Training, Research & Health Promotions Institute (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Ce projet avait pour objectif fondamental de répondre aux besoins en ressources et en formation sur le VIH/Sida chez les conseillers en toxicomanie et les intervenants communautaires. À la phase I, l'Institut Nechi de St. Albert, en Alberta, a évalué les besoins de formation sur le VIH/Sida chez les Autochtones du Canada. À la phase II, on a élaboré des volets « VIH/Sida » et « Hépatite C » pour le programme de formation communautaire sur la toxicomanie et le programme avancé de formation des conseillers. Les nouveaux programmes de formation proposent des renseignements de base sur le projet, des objectifs d'apprentissage, de l'information sur les valeurs et les attitudes des participants aux ateliers, des plans de cours sur le VIH/Sida et l'hépatite C et une bibliographie. Selon les stagiaires qui ont participé aux essais, ces programmes sont utiles sur les plans professionnel et personnel, et le processus d'apprentissage est approprié. L'Institut Nechi est d'avis que le projet a grandement renforcé sa capacité de formation dans le domaine de la toxicomanie, notamment en ce qui concerne le VIH/Sida et l'hépatite C.
Wiya Wapaki (« Pour demain »)
Alberta Native Friendship Centre Association (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Wiya Wapaki veut dire « Pour l'avenir » en langue crie. L'objectif du projet était d'aider les Native Friendship Centres de l'Alberta, et les centres jeunesse affiliés, à renforcer leur capacité de répondre aux besoins des Autochtones en matière de VIH/Sida. On a effectué une analyse de conjoncture portant sur les ressources, les services, les attitudes et les comportements dans les communautés de 18 Centres et élaboré des stratégies pour répondre aux besoins respectifs de ces communautés. Plus de 30 séances de sensibilisation et de formation ont été offertes au personnel des Centres, des centres jeunesse affiliés et des organismes communautaires des 18 communautés ainsi qu'à leur clientèle autochtone. On a distribué des ressources sur le VIH/Sida aux Centres, qui ont distribué gratuitement des condoms. Le projet a accru la sensibilisation au VIH/Sida chez les Autochtones et renforcé la capacité des Centres à répondre par eux-mêmes ou avec l'aide d'autres organismes, aux besoins de leur clientèle en matière de VIH/Sida.
HIV/AIDS Awareness and Prevention for High-Risk Aboriginal Target Groups in the Northwest Territories (« Sensibilisation et prévention en matière de VIH/Sida pour les groupes autochtones à haut risque des Territoires du Nord-Ouest »)
Native Women's Association of the Northwest Territories (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
L'objectif de ce programme était d'offrir de l'information culturellement pertinente sur le VIH/Sida aux groupes autochtones à haut risque des Territoires du Nord-Ouest, particulièrement aux femmes et aux jeunes détenus des établissements correctionnels. Après avoir évalué les besoins et élaboré des ressources, on a offert des ateliers dans les établissements correctionnels, les écoles et les centres communautaires de Fort Smith, Hay River et Yellowknife. Des ateliers ont également été organisés à Lutsel K'e, à Fort Resolution et à Fort Good Hope et au total, les ateliers ont réuni 1 440 personnes. Les participants ont pu se renseigner sur le VIH/Sida et les questions connexes ainsi que sur les mécanismes de soutien communautaire qui peuvent les aider à adopter des modes de vie plus sains. À la suite de ce projet, la Native Women's Association of the Northwest Territories et son partenaire, le Northwest Territories Youth Council ont fait de la prévention du VIH/Sida et de l'hépatite C une priorité. La demande de renouvellement du financement n'a pas été approuvée, mais les deux organismes poursuivent le travail amorcé.
Iqaluit Community HIV/AIDS Fair (« Salon communautaire d'Iqaluit sur le VIH/Sida »)
Pauktuutit Inuit Women's Association (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Le projet avait pour but d'inciter les jeunes à explorer les questions relatives au VIH/Sida comme s'il s'agissait d'un projet de recherche pour une expo-sciences. Au départ, on voulait tenir un salon uniquement à Iqaluit et présenter les projets les plus réussis à d'autres communautés inuites; on a modifié les plans et tenu plusieurs petits salons, à Iqaluit, à Taloyoak, à Pangnirtung et à Arctic Bay. C'est le bureau national de Pauktuutit à Ottawa qui a assuré la coordination du projet. Les salons ont eu lieu en février 2001, et les projets gagnants de chaque communauté ont été sélectionnés par un groupe de juges. Certains des projets les plus réussis ont été présentés dans deux autres communautés inuites. Pauktuutit pense que ce projet a livré les résultats attendus : meilleure compréhension et meilleure connaissance des questions liées au VIH/Sida dans les communautés; participation accrue des jeunes aux programmes d'éducation communautaires sur le VIH/Sida; partage de l'information entre les communautés. Les salons sur le VIH/Sida ont depuis pris de l'ampleur; ils s'étendent maintenant à l'hépatite C et mobilisent un plus grand nombre de communautés (12 en 2002, 19 en 2003). Les salons servent en outre de modèles pour le traitement des autres questions de santé dans les communautés inuites.
Red Road Aboriginal HIV/AIDS Education Standardization Project
(« Projet de normalisation de l'éducation sur le VIH/Sida pour les Autochtones de Red Road »)
Red Road HIV/AIDS Network Society (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Dans le cadre de ce projet, on a élaboré un manuel d'éducation sur le VIH/Sida contenant des renseignements normalisés et culturellement pertinents en matière de VIH/Sida à l'intention des éducateurs, des conférenciers, des Autochtones vivant avec le VIH/Sida, des représentants en santé communautaire et d'autres personnes qui s'adressent aux communautés autochtones de la Colombie-Britannique. Le manuel explique, étape par étape, comment préparer et présenter des documents, recommande des méthodes de présentation et propose des façons de tenir compte des particularités culturelles. On a distribué environ 200 copies du manuel en Colombie-Britannique et une centaine ailleurs au Canada. La Red Road HIV/AIDS Network Society a aussi dressé la liste des adresses électroniques de tous les éducateurs autochtones de la province et l'a communiquée à ces derniers. Le projet a atteint ses principaux objectifs : créer un modèle d'éducation en matière de VIH/Sida pour les Autochtones de la province et définir une norme de qualité dans le domaine. Selon des sources non officielles, la Red Road HIV/AIDS Network Society est certaine que le manuel a eu des répercussions positives sur les communautés autochtones de Colombie-Britannique et d'ailleurs.
Aboriginal HIV/AIDS Prevention Curriculum and Manual Project
(« Projet d'élaboration d'un programme de formation et d'un manuel sur la prévention du VIH/Sida pour les Autochtones »)
Healing Our Spirit BC Aboriginal HIV/AIDS Society (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Ce projet visait l'élaboration d'un programme éducatif et d'un manuel de l'éducateur sur la prévention du VIH/Sida culturellement pertinent et scientifiquement correct, en vue d'éduquer les Autochtones et de former les éducateurs autochtones relativement au VIH/Sida dans la province. Sous la supervision d'un comité directeur, composé de professionnels, d'éducateurs autochtones et d'Autochtones vivant avec le VIH/Sida, on a effectué la recherche préalable et rédigé le programme et le manuel en s'inspirant des modèles créés par l'organisme Healing Our Spirit et la Mokakit Education Research Association. On a mis au point des ateliers pour les jeunes, les intervenants en santé et les aînés et également rédigé un manuel pour les participants. Si l'élaboration du manuel de l'éducateur est une importante réalisation du projet qui a amené les Autochtones à participer à la lutte contre le VIH/Sida, plusieurs éléments n'ont pu être terminés en raison des contraintes budgétaires et du manque de temps. Par exemple, le manuel n'a pas été traduit dans les trois langues des Premières Nations et n'a pas fait l'objet d'un projet pilote dans des communautés des Premières Nations. De plus, on a déployé peu d'efforts pour recruter des Autochtones vivant avec le VIH/Sida et leur offrir la formation nécessaire afin qu'ils deviennent des conférenciers ou des éducateurs.
LinkUp: An Aboriginal On-Line Information Network and Exchange
(« Connexion : Réseau Autochtone d'information en ligne sur le VIH/Sida »)
Réseau Canadien Autochtone sur le Sida (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Ce projet du Réseau Canadien Autochtone du Sida visait les buts suivants : créer un site Web pour relier les groupes et les particuliers membres du Réseau et des réseaux régionaux ainsi que les groupes partenaires; donner des conseils sur l'utilisation d'Internet pour la gestion et la communication de l'information; offrir des pages Web pour les activités des groupes, les rapports, les stratégies régionales, les programmes et les personnes-ressources; animer des groupes de discussion et forums virtuels; faciliter la création de groupes de discussion éducatifs; fournir un soutien en matière de formation et un soutien technique. Un site de démonstration a été élaboré puis modifié en fonction des commentaires des groupes de consultation. Le Réseau a également produit des documents de promotion pour faire connaître le projet Connexion et inciter les gens à visiter le site. Le lancement officiel a eu lieu en mars 2002. Le site remporte un vif succès et il est abondamment utilisé par les organismes autochtones pour leurs programmes de recherche et de planification. Chaque mois, 4 000 à 5 000 Canadiens et étrangers visitent le site. Le Réseau Canadien Autochtone sur le Sida continue d'assurer la maintenance, la mise à jour et l'amélioration du site à l'aide de son propre budget de fonctionnement et d'autres sources.
Canadian Inuit HIV/AIDS Network (« Réseau Inuit Canadien sur le VIH/Sida »)
Pauktuutit Inuit Women's Association (Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre de navigateur) ![]()
Pauktuutit a poursuivi le développement du Réseau Inuit Canadien sur le VIH/Sida sous la gouverne d'un comité directeur national. Dans le cadre du projet, l'association a collaboré avec d'autres intervenants pour établir un plan d'action inuit sur le VIH/Sida qui définit une stratégie à long terme de lutte contre le Sida dans les communautés inuites du Nord et des milieux urbains. On a terminé l'élaboration d'un manuel sur l'acquisition de compétences visant à renforcer la capacité des membres des communautés inuites à offrir une éducation en matière de VIH/Sida et également formé des partenariats avec d'autres organismes en vue d'assurer une meilleure diffusion du matériel didactique de Pauktuutit sur le VIH/Sida. De l'avis de Pauktuutit, le projet est un succès. Le Réseau Canadien Inuit sur le VIH/Sida aide à coordonner la lutte contre le VIH/Sida chez les Inuits. Le plan d'action a été très bien accueilli et sera mis en œuvre à la fin de la période de financement. La diffusion de ressources culturellement pertinentes sur le VIH/Sida s'est davantage accrue à la fin du projet qu'en 1999 tout comme la capacité des leaders communautaires et des représentants en santé inuits pour offrir des programmes d'éducation en matière de VIH/Sida.
Bien que chaque projet financé ait eu des succès ou des défis particuliers à relever, un certain nombre de thèmes communs sont ressortis. Ces « leçons tirées », qui sont énumérées ci-dessous, peuvent faciliter l'élaboration et l'exécution des projets qui seront entrepris dans l'avenir par les communautés autochtones pour lutter contre le VIH/Sida.
Dans quelle mesure les 18 projets financés ont-ils aidé à atteindre les objectifs du Fond?
Objectif 1 : Renforcer la capacité des communautés autochtones de s'attaquer au VIH/Sida
La plupart des projets financés semblent avoir renforcé la capacité des communautés autochtones de lutter contre le VIH/Sida. Dans plusieurs cas, on a élaboré des programmes éducatifs ou des modèles d'éducation sur le VIH/Sida, adaptés à la culture, qui ont été largement diffusés aux échelons régional et national. Dans quelques cas, on a également offert de la formation sur la manière d'utiliser le nouveau matériel didactique.
D'importants progrès ont aussi été réalisés pour ce qui est d'élaborer et de distribuer des documents culturellement pertinents en vue de l'organisation d'ateliers de sensibilisation et d'éducation en matière de VIH/Sida, et d'autres initiatives de prévention. Ces ateliers ont rejoint plusieurs milliers d'Autochtones du Canada et leur ont permis de mieux connaître et de mieux comprendre le VIH/Sida et les questions connexes.
Objectif 2 : Accroître la durabilité
Bon nombre d'organismes croient que les projets qu'ils ont mis en œuvre ont augmenté leur capacité et souvent celle de leurs organismes partenaires, de lutter contre le VIH/Sida d'une façon adaptée à leur culture. Toutefois, le roulement élevé de personnel fait qu'ils ont de la difficulté à conserver cette capacité. De plus, de nombreux organismes n'ont pas les ressources nécessaires pour poursuivre ou élargir les projets à la fin de la période de financement.
Objectif 3 : Encourager l'intégration des activités relatives aux VIH/Sida dans les communautés autochtones
Beaucoup d'efforts ont été déployés, dans le cadre d'un certain nombre de projets, pour renforcer l'intégration des activités de lutte contre le VIH/Sida mises en œuvre dans les communautés autochtones. Il reste toutefois à savoir si les organismes qui ont adhéré au concept d'intégration maintiendront leur engagement face au roulement élevé de personnel et aux demandes concurrentes en programmes et en services. L'intégration est un défi continu pour l'organisme, qu'il s'agisse de former régulièrement les nouveaux employés ou de demeurer fidèle à l'objectif d'intégration.
Conclusion
La majorité des 18 projets dont on vient de faire le résumé ont réussi, à divers degrés, à atteindre les objectifs fixés. Dans de nombreux cas, on a accompli un travail préparatoire important pour la poursuite des efforts de prévention dans les communautés autochtones. Dans d'autres cas, on a créé des ressources qui seront utiles aux éducateurs et aux autres intervenants, pour bon nombre d'années. Les leçons importantes tirées de ces projets consolideront les efforts qui seront déployés dans l'avenir pour enrayer l'épidémie du VIH/Sida chez les Autochtones du Canada.
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