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VIH/sida : Enquête I‑Track

Bien que le nombre de nouvelles infections à VIH chez les utilisateurs de drogues injectables semble diminuer quelque peu, il n’en demeure pas moins que le problème persiste, qu’il est grave et qu’il est incontournable.

Le saviez vous? En date du 31 décembre 2009, les utilisateurs de drogues injectables représentaient 8,8 % de tous les cas de sida chez les adultes et 17,9 % de l’ensemble des dépistages d’une infection à VIH.

Un aperçu de I‑Track

Le système I-Track contribue à la surveillance de deuxième génération du VIH au Canada Site externe (en anglais seulement). Il s’agit d’une série d’enquêtes régulières menées dand des sites sentinelles situés à divers endroits au Canada – en vue de dégager les tendances relatives au VIH et à l’hépatite C chez les Canadiens – auprès d’utilisateurs de drogues injectables qui sont à risque en raison de leurs comportements en matière de pratiques sexuelles et d’usage de drogues. Ces enquêtes sont habituellement répétées tous les trois ou cinq ans.

I‑Track décrit l’évolution des tendances dans :

  • les pratiques d’injection de drogues;
  • les comportements sexuels;
  • les comportements à la suite du dépistage d’une infection à VIH et d’une hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables;
  • la prévalence du VIH et de l’hépatite C et le taux d’infections à VIH chez les utilisateurs de drogues injectables, à l’échelle nationale et à l’échelle locale.

Les enquêtes I‑Track sont très importantes car les utilisateurs de drogues injectables courent le risque de contracter le VIH et d’autres infections virales transmises par le sang lorsqu’ils partagent du matériel d’injection souillé. Et ils sont d’autant plus à risque de contracter le VIH et d’autres infections virales transmises par le sang lors de relations sexuelles non protégées.

Le partage de seringues et d’autre matériel d’injection de drogues peut donner lieu à la transmission continue de virus transmis par le sang entre des personnes infectées et des personnes non infectées qui utilisent des drogues injectables. Le suivi des comportements à risque qui se fait constamment auprès de populations d’utilisateurs de drogues injectables des milieux urbains et semi-urbains peut servir de système d’alerte précoce de la dissémination du VIH. La surveillance procure aussi des données en continu permettant d’élaborer des programmes de prévention et d’en faire l’évaluation.

Les résultats de l’enquête sont transmis aux partenaires provinciaux et locaux, ce qui fournit des renseignements essentiels à ceux qui participent à la planification et à l’évaluation de la lutte au VIH et à l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables, que ce soit au niveau national, provincial ou local. Le rapport publié en 2004 et intitulé I‑Track – Surveillance améliorée des comportements à risque chez les utilisateurs de drogues injectables au Canada constitue une synthèse de la phase pilote, et I‑Track – Surveillance améliorée des comportements à risque chez les utilisateurs de drogues injectables au Canada en résume la phase 1. La deuxième phase de la collecte de données (phase 2) a eu lieu entre 2005 et 2008; certains résultats sont résumés au chapitre 10, intitulé Le VIH/sida chez les utilisateurs de drogues injectables au Canada, de la publication Actualités en épidémiologie du VIH/sida – Juillet 2010.

Fonctionnement de l’enquête I‑Track

Le système de surveillance consiste en une série d’enquêtes transversales menées auprès d’utilisateurs de drogues injectables recrutés dans des sites sentinelles choisis du Canada. Les enquêtes sont répétées environ tous les trois ou cinq ans. Chaque enquête comporte deux volets : un questionnaire administré par un interviewer, suivi du prélèvement d’un peu de sang au bout du doigt ou d’un échantillon de salive.

Les sites (villes, villages ou municipalités) sont retenus en fonction de la faisabilité, de l’évaluation des besoins, de l’intérêt manifesté par la collectivité locale et de l’expertise nécessaire pour mener à bien l’étude.

Le fait d’inclure des sites sentinelles urbains et semi-urbains permet de rendre compte de la diversité des comportements à risques que l’on peut observer dans les villes et les communautés de partout au Canada.

Admissibilité des participants

Les personnes qui se sont injectées des drogues au cours des six derniers mois et qui sont âgées de 16 ans ou plus (la limite d’âge variera en fonction des exigences provinciales) sont admissibles à participer une seule fois par série d’enquêtes.

La participation est anonyme et totalement volontaire. L’échantillonnage s’effectue en grande partie en recrutant les participants de centres qui gèrent un programme d’échange de seringues.

Caractéristiques du questionnaire

Le questionnaire de base renferme des questions qui portent sur les données démographiques, la consommation et l’injection de drogues, les comportements sexuels et les tests VIH et hépatite C précédents. Un groupe d’experts, composé de chercheurs, de représentants communautaires, d’organismes communautaires et de praticiens en santé publique, a élaboré le questionnaire de base. Tous les sites se servent du même questionnaire afin d’assurer la comparabilité des résultats à l’échelle du pays. Chaque site sentinelle peut ajouter ses propres questions en vue de satisfaire à des centres d’intérêt qui leur sont particuliers (comme la sensibilisation de la population locale au programme ou à son utilisation).