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Guide canadien d'immunisation
Septième édition - 2006

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Partie 1
Lignes directrices générales

Dossiers de vaccination

On devrait consigner les données sur les vaccins administrés à une personne à trois endroits :

  • le carnet de vaccination que possède la personne ou son parent ou tuteur;
  • le dossier tenu par le personnel soignant qui a administré le vaccin;
  • le registre local ou provincial.

Dans chaque cas, il faut inscrire les renseignements suivants :

  • le nom commercial du produit;
  • la ou les maladies que le vaccin permet de prévenir;
  • la date d'administration (jour, mois et année);
  • la dose;
  • le site d'injection et la voie d'administration;
  • le fabricant;
  • le numéro de lot;
  • le nom et le titre de la personne qui administre le vaccin.

Des étiquettes détachables préimprimées et le codage à barres des produits faciliteront un tel enregistrement. On encourage les fabricants à produire ces étiquettes et à apposer des codes à barres sur leurs produits. Les registres d'immunisation devraient disposer de mécanismes qui permettent de lire dans la base de données l'information codée par des barres sur les produits.

Carnets de vaccination personnels : Chaque personne qui se fait vacciner devrait recevoir un carnet de vaccination personnel. On devrait l'encourager à garder ce carnet en lieu sûr et à l'apporter aux séances de vaccination. Les parents devraient tenir à jour ces carnets au nom de leurs enfants et leur remettre en temps opportun, notamment lorsqu'ils quittent le foyer. On peut exiger ces carnets lorsque les enfants fréquentent l'école ou la garderie. Les adultes peuvent être tenus de présenter ces carnets s'ils veulent travailler dans certaines professions, notamment dans le domaine de la santé, l'enseignement ou les professions où l'on doit voyager à l'étranger. D'autres renseignements pertinents, tels que les résultats des tests sérologiques de dépistage des anticorps contre le virus de la rubéole et de l'hépatite B ou des tests tuberculiniques peuvent être consignés dans le carnet de vaccination.

Dossiers du personnel soignant : Les membres du personnel soignant devraient également tenir un dossier sur tous les vaccins administrés. En plus de fournir de l'information sur les vaccins, le dossier devrait également contenir toutes les données sérologiques pertinentes (p. ex. sérologie de la rubéole, titres des anticorps dirigés contre l'antigène de surface de l'hépatite B) et devrait faire état des événements indésirables faisant suite à l'immunisation de même que des contre-indications, des exemptions ou des raisons pour reporter la vaccination. Il est recommandé de conserver un résumé des vaccins, des résultats sérologiques ou de toute réaction vaccinale indésirable importante de manière à pouvoir extraire facilement ces renseignements et ainsi vérifier et mettre à jour régulièrement l'état vaccinal de chaque patient (c.-à-d. les renseignements sur l'immunisation ne devraient pas être archivés dans un dossier médical). Les dossiers médicaux électroniques utilisés par le personnel soignant devraient être capables de recueillir toutes les données requises sur la vaccination et permettre d'y avoir facilement accès. Les vaccinateurs devraient transmettre les renseignements sur l'immunisation à d'autres professionnels de la santé ou organismes, tels que les services de santé publique, s'il y a lieu ou si la loi l'exige.

Registres d'immunisation : La tenue de dossiers de vaccination dans un registre comporte plusieurs avantages. À l'échelle individuelle, les registres d'immunisation contribuent à empêcher que des vaccins déjà administrés par un autre soignant soient donnés en double.

Un registre d'immunisation complet remplira les fonctions suivantes :

  • faciliter la consignation exacte et à jour de tous les renseignements pertinents sur l'immunisation, peu importe l'endroit où le vaccin est administré et par quelle personne;
  • identifier les enfants et adultes qui ont dépassé la date recommandée pour des vaccins et produire des rappels et des aide-mémoire dans ces cas;
  • permettre au personnel soignant de revoir l'état vaccinal lors de chaque rencontre de façon confidentielle et sûre et de produire un carnet de vaccination pour leurs patients;
  • fournir des données aux professionnels de la santé publique afin qu'ils mesurent les taux d'immunisation, planifient et évaluent les interventions visant des populations dont le taux d'immunisation n'est pas optimal.

Lorsqu'il existe des registres d'immunisation, les vaccinateurs devraient connaître les exigences législatives ou autres concernant la transmission de l'information sur l'immunisation à ces registres. Des renseignements incomplets peuvent réduire grandement les avantages associés à un registre d'immunisation. Il faut adopter des stratégies en vue de maximiser la participation des soignants.

Le lecteur est prié de se reporter aux Lignes directrices nationales relatives à l'immunisation pour obtenir plus de renseignements sur l'utilisation et la tenue de dossiers de vaccination.

Références choisies

Feikema SM, Klevens RM, Washington ML et al. Extraimmunization among US children. Journal of the American Medical Association 2000;283(10):1311-17.

Réseau canadien des registres d'immunisation (RCRI). URL : <http://www.phac-aspc.gc.ca/im/cirn-rcri/index_f.html>.

Santé Canada. Normes fonctionnelles et ensembles de données minimales (de base) pour un Réseau national de registres d'immunisation et un Système de surveillance des effets secondaires associés aux vaccins. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2002;28(S6):1-38.

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